Émile Clapeyron

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Émile Clapeyron

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Portrait photographique d'Émile Clapeyron

Nom de naissance Benoît Paul Émile
Naissance
Paris
Décès (à 64 ans)
Paris
Nationalité française
Profession Ingénieur des mines
Formation
Distinctions

Compléments

  • Pionnier du chemin de fer :

Benoît Paul Émile Clapeyron, né à Paris et mort le dans cette même ville, est un ingénieur et physicien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Émile Clapeyron est élève au Collège de Juilly (1808-1814) avant d'étudier à l'École polytechnique (1815-1818) puis à l'École des Mines de Paris (1818-1820). Il devient ainsi ingénieur du Corps royal des Mines, titularisé le . Condisciple et ami de Gabriel Lamé, il part avec lui pour Saint-Pétersbourg en 1820 pour y former les élèves de l'École des transports, créée en 1809 et dirigée par Augustin Bétancourt[1]. Le gouvernement tsariste confie en outre aux deux jeunes Français la conception de ponts suspendus. Après les événements de juillet 1830, la tension diplomatique s'aggrave subitement entre la couronne de France et le gouvernement tsariste, et les deux ingénieurs des Mines doivent rentrer en France.

Portrait photographique

De retour en France en 1830, il se passionne pour les chemins de fer, notamment comme professeur à l'Ecole des Mineurs de Saint-Etienne (1832-1834). Il est l'un des principaux promoteurs du railway de Paris à Saint-Germain, en 1836 il entre[2] à la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Saint-Germain des Frères Pereire pour participer à l'étude du tracé de la ligne de chemin de fer avec trafic voyageurs Paris-Le Pecq, avec Flachat, Lamé et Mony, tous[3] Saint-Simonien. À partir de 1837, il travaille aux projets de chemins de fer du Nord de la France, et à partir de 1852 à l'exécution des lignes du Midi. Il fait faire des progrès au calcul des poutres et des voûtes de ponts, grâce à des considérations sur l'élasticité. Il est aussi l'auteur de progrès des machines à vapeur des locomotives, avec un mécanisme de détente de la vapeur.

Avec Lamé, Clapeyron rédige un « Mémoire sur l'équilibre intérieur des solides homogènes » destiné à l'Académie des sciences de Paris, dont Louis Poinsot est le rapporteur. C'est dans ce texte publié en 1833 qu'apparaît pour la première fois la notion d'ellipsoïde des contraintes.

Désormais il s'intéresse principalement à la thermodynamique alors naissante (Sadi Carnot en 1834). Il laisse son nom à l'équation de Clapeyron (ou de Clausius et Clapeyron) qui donne la chaleur latente de changement d'état des corps purs ainsi qu'à un diagramme thermodynamique (coordonnée (P,V)). Il mène une carrière d'enseignant à l'École nationale des ponts et chaussées à partir de 1844 et il est élu membre de l'Académie des sciences en 1858, au fauteuil de Cauchy.

Il avait épousé Mélanie Bazaine Vasseur, sœur du maréchal de France et de l'ingénieur Pierre-Dominique Bazaine.

Publications[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après Timoshenko, History of strength of materials, McGraw-Hill Book Co.,‎ 1953 (réimpr. 1983, éd. Dover), 452 p., « The Beginning of the Mathematical Theory of Elasticity », p. 114
    Timoshenko retrace l'histoire de la résistance des matériaux de Léonard de Vinci et Galilée jusqu'aux années 1950.
  2. Compagnie du Chemin de Fer de Paris à Saint-Germain, Chemin de fer de Paris à Saint-Germain, Impr. de Grégoire, 1835, (Google Livres)
  3. La Vie du Rail, Les Origines: De Saint-Étienne - Andrézieux à Paris - Saint-Germain : Les Saint-Simoniens, supporters et promoteurs des chemins de fer & De Paris à Saint-Germain : un chemin de fer école, in revue la Vie du Rail, no 1841, 1982. (Rail.com)
  4. Gallica, intégral (consulté le 1er août 2010).

Bibliographie[modifier | modifier le code]