Lives (peuple)

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Lives
Livoniens

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Drapeau de Livonie.

Populations significatives par région
Autres
Langues

Live, letton

Religions

Luthérienne

Les Lives ou Livoniens (en live : raandalist = gens de la côte) sont un peuple autochtone de la Lettonie (ex Livonie), d'origine fennique.

Ils parlent le live et le letton (langue officielle de la Lettonie).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Lives vers 1200.

Les Lives pourraient éventuellement être l'un des peuple les plus anciens d'Europe (avec les autres peuples finno-ougriens) et seraient arrivés vers 3000 avant J.-C. en Livonie (pour comparaison, les Celtes sont arrivés bien plus tard).

Ils sont chassés du Sud des Pays baltes avec l'arrivée des Baltes qui sont arrivés vers 2000 avant J.-C.

Trois mille ans plus tard, soit en 1201, la ville de Riga est fondée par des chevaliers germaniques (Ordre Teutonique ; Chevaliers Porte-Glaive) partis en croisade contre les derniers peuples païens d'Europe. Les différents peuples combattent ainsi les croisés mais également le Royaume du Danemark et la Suède. La résistance balto-finnoise dure de 1206 jusqu'en 1227 où elle est écrasée (bataille de Muhu).

Ainsi est formée la Livonie qui comprend des territoires ou vivent les Estoniens, les Lives et les ancêtres des Lettons actuels.

En 1558 commence la guerre de Livonie (1558 - 1583; soit 25 ans) ou s'affrontent la Pologne, les Teutoniques, la Russie d'Ivan IV et la Suède dans le but du contrôle de la mer Baltique. En 1621, la Suède occupe l'Estonie et Riga avant de perdre ses territoires en 1721 au profit de la Russie.

Pendant cette période très meurtrière, les Lives sont assimilés et perdent leur langue à l'avantage du letton (excepté à l'extrémité de la Courlande).

En 1918, la Lettonie devient indépendante et le live connaît une renaissance (1923 : création de la Société livonienne) qui devait durer jusqu'à l'invasion soviétique (1940). Cette dernière ne les reconnaît pas comme minorité ethnique et ils sont de plus frappés par la répression et les déportations.

Aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Maison de la Livonie à Mazirbe

La population live n'est plus estimée qu'à 500 personnes en 2000, contre 1 238 selon le recensement de 1925, qui sont pour l'essentiel installées dans la péninsule de Courlande (mais une bonne partie des Lettons possèdent une ascendance live).

Ce n'est qu'en 1970 que des chanteurs Lives furent autorisés à créer un chœur appelé "Līvlist" ("Les Lives") dans la ville de Ventspils. Les politiques de glasnost et perestroika des années 1980, initiées par le Premier Ministre soviétique Mikhaïl Gorbatchev, ont ouvert le Rideau de fer et apporté le changement. La société culturelle Live est créée en 1986 et sera plus tard renommée l'Union Live (en Live: Līvõd Īt).

Après la chute de l'URSS en 1991, la Lettonie devient indépendante; les Lives y sont reconnus comme minorité ethnique autochtone dont la langue et la culture doivent être protégées. Tous les droits et propriétés confisqués pendant la période soviétique sont restitués aux survivants. Ainsi l'ancien Centre de la communauté Live de Mazirbe (live: Irē) est restitué et transformé en musée historique dénommé maison du peuple Live. La langue Live est réintroduite dans les écoles élémentaires de Riga, Staicele, Ventspils, Dundaga et de Kolka[1].

Le 4 février 1992, Le gouvernement Letton crée un territoire de culture historique protégé appelée Līvõd rānda - (en français: la Côte Live) qui comprend les 12 villages Lives de Lūžņa (en live: Lūž), Miķeļtornis (Pizā), Lielirbe (Īra), Jaunciems (Ūžkilā), Sīkrags (Sīkrõg), Mazirbe (Irē), Košrags (Kuoštrõg), Pitrags (Pitrõg), Saunags (Sǟnag), Vaide (Vaid), Kolka (Kūolka) et Melnsils (Mustānum). Le gouvernement de Lettonie décourage l'installation de personnes autres que Lives dans cette zone. Il est interdit de créer un hôtel, un restaurant ou tout autre établissement public qui pourrait avoir une influence néfaste sur la culture Live et amener des étrangers à fréquenter trop ce territoire[2]

De nos jours de nombreux Lettons revendiquent une ascendance Live mais seuls 176 Lettons se déclarent Lives. Selon des données de 1995, la langue Live était parlée par 30 personnes parmi lesquelles 9 l'ont pour langue de naissance[3]. Un article publié en 2007 par la Fondation pour les Langues en danger indiquait qu'il y avait 182 Lives enregistrés dont six de langue natale Live. "Le dernier Live", ayant appris le Live par une chaîne ininterrompue de générations, fut Viktor Berthold (né en 1921). Il a été enterré le 28 février 2009 dans le village Live de Kolka en Courlande[4].

Le Live Dāvis Stalts a été élu au Saeima lors de élections législatives de Lettonie de 2011.

Culture[modifier | modifier le code]

Drapeau[modifier | modifier le code]

Les Lives ont adopté un drapeau pendant l'entre-deux-guerres. Le drapeau possède la même dimension que le drapeau letton (2;1;2) mais avec trois couleurs : le vert (forêt), le blanc (plage) et le bleu (mer).

Langue[modifier | modifier le code]

Le live est une langue fennique proche de l'estonien et du finnois.

Proche de l'extinction, la langue est réapprise par des personnes ayant des origines lives où même par des particuliers (comme le montre le livre Parlons live).

L'alphabet livonien est le suivant: A/a, (Ā/ā), B/b, C/c, Č/č, D/d, Ḑ/ḑ, E/e, (Ē/ē), F/f, G/g, Ģ/ģ, H/h, I/i, (Ī/ī), J/j, K/k, Ķ/ķ, L/l, Ļ/ļ, M/m, N/n, Ņ/ņ, O/o, (Ō/ō), Ȯ/ȯ, (Ȱ/ȱ), P/p, [Q/q], R/r, Ŗ/ŗ, S/s, Š/š, Z/z, Ž/ž, T/t, Ț/ț, U/u, (Ū/ū), V/v, (W/w), Õ/õ, (Ȭ/ȭ), Ä/ä, (Ǟ/ǟ), Ö/ö, (Ȫ/ȫ), Ü/ü, [X/x], Y/y, (Ȳ/ȳ)

Religion[modifier | modifier le code]

Les Lives sont majoritairement luthériens depuis l'arrivée de la Réforme en Livonie (XVIe siècle).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]