Tengrisme

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Daychin Tengry
Cachet de Güyük Khan, dans une lettre de 1246 : Dans la force du ciel éternel, du khan océanique du peuple des grands Mongols, l'ordre. S'il arrive à des peuples soumis, qu'ils le respectent et qu'ils le craignent !

Le tengrisme ou tangraïsme était la croyance majeure des Xiongnu, puis Xianbei qui se composait des populations turques, mongoles, hongroises et bulgares durant l'Antiquité. Il se concentre autour de la divinité du ciel éternel, Tengri (également transcrit en Tangri, Tanrı, Tangra, etc.), et intègre des éléments du chamanisme, de l'animisme, du totémisme et du culte des ancêtres[1],[2],[3],[4].

Étymologie[modifier | modifier le code]

« Khukh » et « Tengri » signifient littéralement « bleu » et « ciel » en langue mongole et certains Mongols prient encore le « Munkh Khukh Tengri » (« Éternel ciel bleu »). Par conséquent, la Mongolie est appelée les « terres du Dieu céleste » (« Munkh Khukh Tengriin Oron » en mongol). Aujourd'hui, le tengrisme est parfois appelé Gök Tanrı en Turquie. En turc, « Gök » et « Tanrı » ont respectivement la même signification que les mots mongols « Khukh » et « Tengri ». Même si les recherches restent insuffisantes, le tengrisme a probablement influencé fortement le système de croyances des alévis. Aujourd'hui, il existe encore un grand nombre de personnes croyant au tengrisme, notamment en Asie, comme les Khakasses et les Touvains.

Principes[modifier | modifier le code]

Nazar boncuk, amulette du tengrisme

Dans le tengrisme, le sens de la vie est considérée comme vivant et harmonieux avec le monde environnant. L'âme supérieur du « Gök » est donc le « Tengri ». Le Ciel est donc perçu comme le Père, l'Ötüken (terres sacrées des Turcs) comme la mère. Les âmes des ancêtres les protègent.

Pratique[modifier | modifier le code]

Il est probable que le tengrisme était la religion des peuples turcs, mongols et ouraliens. Il est toujours activement pratiqué dans la République de Sakha, en Bouriatie, dans la république de Touva, en Mongolie et chez les minorités turques, parallèlement au bouddhisme tibétain et au bourkhanisme.

Références[modifier | modifier le code]

  1. R. Meserve, Religions in the central Asian environment. In: History of Civilizations of Central Asia, Volume IV, The age of achievement: A.D. 750 to the end of the fifteenth century, Part Two: The achievements, p. 68 :
    • "[...] La religion impériale était plus monothéiste, centrée autour du Dieu omnipotent Tengri, le Dieu du ciel."
  2. Michael Fergus, Janar Jandosova, Kazakhstan: Coming of Age, Stacey International, 2003, p.91:
  3. H. B. Paksoy, Tengri in Eurasia, 2008
  4. Napil Bazylkhan, Kenje Torlanbaeva in: Central Eurasian Studies Society, Central Eurasian Studies Society, 2004, p.40

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Roux, Les religions dans les sociétés turco-mongoles, vol. 201, t. 201-4, coll. « Revue de l'histoire des religions »,‎ (lire en ligne).

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