Néerlandais (peuple)

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Néerlandais

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1er rang: ÉrasmeGuillaume Ier d'Orange-NassauJohan van OldenbarneveltMaurice de NassauPiet Hein
2e rang: GrotiusFrédéric-Henri d'Orange-NassauJan Adriaanszoon LeeghwaterRembrandtMichiel de Ruyter
3e rang: Johan de WittSpinozaChristiaan HuygensGuillaume III d'Orange-NassauAntonie van Leeuwenhoek
4e rang: Belle van ZuylenThorbeckeMultatuliVincent van GoghJohannes van der Waals
5e rang: Hendrik LorentzAletta JacobsWilhelminaWillem DreesJohan Cruyff

Populations significatives par région
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 13 236 618
(Ethnie néerlandaise)
~472 600[1]
(Néerlandais indonésiens)
Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud 7 000 000 (Ancêtres néerlandais)
Drapeau des États-Unis États-Unis 5 087 191 (Ancêtres néerlandais)
Drapeau du Canada Canada 1 000 000 (Ancêtres néerlandais)
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 350 000
Drapeau de l'Australie Australie 335 000 (Ancêtres néerlandais)
Drapeau de la Belgique Belgique 120 970
Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande env.100 000
Drapeau du Danemark Danemark 30 000
Drapeau de la Suisse Suisse 20 000
Drapeau de la Turquie Turquie 15 000
Drapeau de l'Indonésie Indonésie 15 000
Drapeau de la Norvège Norvège 13 000
Drapeau de la Suède Suède env.10 000
Population totale 16-28 000 0000 (env.)
Autres
Langues

néerlandais

Le peuple néerlandais est un groupe ethnique originaire des Pays-Bas[2]. Les Néerlandais partagent une culture commune et parlent le néerlandais. Le peuple néerlandais et ses descendants sont présents partout dans le monde, particulièrement au Surinam, au Chili, au Brésil, au Canada[3], en Australie, en Afrique du Sud, en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis.

L'art et la culture néerlandaise comprennent différentes formes de musiques, danses, styles architecturaux et vestimentaires traditionnels, dont certains sont reconnus à l'échelle mondiale. Ainsi, Rembrandt, Vermeer ou van Gogh sont internationalement considérés comme des génies de la peinture. Les Néerlandais sont traditionnellement de religion chrétienne (catholiques et protestants), mais de nos jours seule une minorité reste pratiquante. Des parts importantes de la population adhèrent à l'humanisme, l'agnosticisme, l'athéisme ou l'individualisme. Au Moyen Âge, les Pays-Bas étaient situés près de la frontière de la France et du Saint-Empire romain germanique, formant une part de leur de zones de domination respectives. C'est au XIIIe siècle que les différents territoires qui les constituaient sont devenus de facto quasiment autonomes.

Sous la famille des Habsbourg, les Pays-Bas furent organisés en une seule entité administrative et aux XVIe et XVIIe siècles, le nord du pays devint indépendant de la couronne espagnole et forma la République des Provinces-Unies. Le haut degré d'urbanisation caractéristique des Pays-Bas fut atteint relativement tôt. Les premières grandes vagues d'émigrations en-dehors de l'Europe débutèrent à l'époque de la République.

Histoire[modifier | modifier le code]

Émergence[modifier | modifier le code]

Comme pour tous les groupes ethniques, l'ethnogenèse des Néerlandais (et de leur prédécesseurs) a été un processus long et complexe. Bien que la majorité des aspects caractéristiques (tels la langue, la religion, l'architecture ou la cuisine) de ce groupe ethnique se soient accumulés au cours du temps, il est difficile (voire impossible) de clairement distinguer l'apparition du peuple néerlandais, les avis étant très partagés à ce sujet.

La suite de l'article se concentre sur l'histoire du groupe ethnique néerlandais. Pour plus d'informations sur l'histoire nationale néerlandaise, se référer aux articles portant sur l'histoire des Pays-Bas ; pour l'histoire coloniale, se diriger vers la page portant sur l'Empire colonial néerlandais.

Généralités sur les peuples germaniques[modifier | modifier le code]

Au cours des premiers siècles après J.-C., les tribus germaniques formèrent des sociétés tribales sans forme apparente d'autocratie (les chefs étant seulement élus en temps de guerre). Leur mythologie, tout comme leurs dialectes, étaient d'origine germanique. De grands changements ont eu lieu au sein de ces sociétés germaniques lorsqu'après la période migratoire qui eut lieu à l'ouest vers le IVe siècle, de grandes tribus (telles les Francs, les Vandales, les Alamans et les Saxons) s'installèrent sur l'Empire romain en plein déclin. Parmi ces changements, il faut noter leur conversion au christianisme, l'émergence d'un nouveau système politique centré sur l'apparition de rois comme détenteurs du pouvoir, et un processus continu de différentiation entre les parlers, empêchant petit à petit une compréhension mutuelle.

La naissance d'une identité néerlandaise[modifier | modifier le code]

Répartition des peuples germaniques au premier siècle

La situation générale décrite ci-dessus est applicable à la plupart sinon à tous les groupes ethniques européens descendants de tribus germaniques, tels les Frisons, les Allemands, les Anglais et les peuples germaniques septentrionaux. Aux Pays-Bas, cette phase débuta lorsque les Francs, eux-mêmes composés de différentes petites tribus (dont beaucoup, comme les Bataves, les Chauques, les Chamaves et les Chattuares, s'étaient déjà établis aux Pays-Bas avant la formation de la confédération des Francs), commencèrent à annexer les provinces du Nord-Est de l'Empire Romain.

La conversion de Clovis au christianisme aura une grande signification dans la formation de la future identité néerlandaise.

Finalement, en 358 après J-C, les Saliens, une des trois subdivisions de la ligue franque s'installèrent au Sud, formant un peuple fédéré et chargé par les Romains de défendre la frontière.

Le langage des Francs se transforma petit à petit en vieux néerlandais, dont on trouve les premières traces au VIe siècle. Leur conversion au christianisme (en commençant par les élites) s'est produite entre 500 et 700. Sur le plan politique, les chefs de guerre francs abandonnèrent petit à petit le tribalisme pour former des royaumes, qui finirent par devenir l'empire carolingien. Cependant, la population qui vivait dans l'empire de Charlemagne, ou même auparavant sur les petits royaumes francs comme l'Austrasie ou la Neustrie, n'était pas majoritairement composée de Francs. Bien que les chefs francs contrôlaient la plus grande partie de l'Europe occidentale, la population franque en elle-même restait confinée dans la partie du Nord-Ouest de l'Empire (c'est-à-dire les Pays-Bas et le nord de la France). Finalement, les Francs de la France septentrionale furent assimilés à la population majoritairement gallo-romaine, s'adaptant aux dialectes locaux (ce qui conduisit au français), tandis que les Francs aux Pays-Bas conservèrent leur langage qui évolua plus tard en néerlandais. La frontière linguistique entre le français et le néerlandais est quasiment restée la même depuis (à l'exception de la Flandre française et de Bruxelles).

Convergence[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Pays-Bas bourguignons et Moyen néerlandais.

Consolidation[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Révolte des gueux et Primitif flamand.
L'Acte de La Haye, signé le 26 juillet 1581, fut la déclaration formelle d'indépendance des Pays-Bas hollandais.

Identité nationale[modifier | modifier le code]

Identité ethnique[modifier | modifier le code]

Une scène typique de novembre dans une ville néerlandaise, Middelburg, Pays-Bas

Nationalisme thiois[modifier | modifier le code]

Comme l'ont fait de nombreuses ethnies européennes durant le XIXe siècle [4] les Néerlandais ont aussi vu une émergence d'une diversité de nationalismes thiois et de mouvement pannationaux cherchant l'unité des personnes parlant néerlandais à travers le continent. Durant la première moitié du XXe siècle, il y eut une augmentation prolifique d'écrits concernant le sujet. Un de ses partisans les plus actifs fut l'historien Pieter Geyl, qui écrivit De Geschiedenis van de Nederlandsche stam (néerlandais: L'histoire du peuple/de la tribu néerlandais/e) tout comme de nombreux essais sur le sujet.

Durant la Seconde Guerre mondiale, quand la Belgique et les Pays-Bas tombèrent tous les deux sous la férule nazie, des éléments fascistes (comme le NSB et Verdinaso) essayèrent de convaincre les Nazis de combiner les Pays-Bas et les Flandres. Toutefois les Allemands refusèrent cela, puisque cela allait à l'encontre de leur but ultime d'Europe allemande[5]. Durant toute l'occupation nazie, les Allemands refusèrent l'assistance au nationalisme thiois, et, un décret de Hitler lui-même, s'opposa à cela[6].

Les années 1970 marquèrent le début d'une coopération culturelle et linguistique formelle entre la Belgique (Flandres) et les Pays-Bas à l'échelle internationale.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Linguistique[modifier | modifier le code]

Langage[modifier | modifier le code]

Étymologie d'autonyme et exonyme[modifier | modifier le code]

Noms[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Religion[modifier | modifier le code]

Différences culturelles[modifier | modifier le code]

Culture néerlandaise du Nord[modifier | modifier le code]

Frisons[modifier | modifier le code]

Culture néerlandaise du Sud[modifier | modifier le code]

Flamands[modifier | modifier le code]

Diaspora néerlandaise[modifier | modifier le code]

Europe centrale et de l'est[modifier | modifier le code]

Afrique du Sud[modifier | modifier le code]

Asie du Sud-Est[modifier | modifier le code]

Australie et Nouvelle-Zélande[modifier | modifier le code]

Bien que les Néerlandais furent les premiers européens à découvrir l'Australie et la Nouvelle-Zélande, la colonisation n'eut pas lieu et ce fut seulement après la Seconde Guerre mondiale qu'une nette augmentation eut lieu dans l'émigration néerlandaise en Australie. Des perspectives économiques moroses pour de nombreux Néerlandais tout comme la pression démographique dans les Pays-Bas de l'après guerre furent des leviers puissants de l'émigration. En raison de la pénurie de main d'oeuvre agricole et métallurgique en Australie et dans une moindre mesure en Nouvelle-Zélande, cela semblait une possibilité attrayanbte pour le gouvernement néerlandais de promouvoir activement l'émigration[7].

Les effets de cette émigration vers l'Australie peuvent encore se faire sentir. Il y a de nombreuses associations néerlandaises et des journaux en langue néerlandaise qui continuent à être publiés. Ils sont restés une communauté soudée, surtout dans les grandes villes. Au total, environ 310 000 personnes aux ancêtres néerlandais vivent en Australie tandis qu'il y a environ 100 000 de leurs descendants en Nouvelle-Zélande[7].

Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon une étude de 1990 par le Bureau central de la statistique, il y avait 472 600 Néerlandais indonésiens résidant aux Pays-Bas. Ils sont descendants à la fois de Néerlandais et d'Indonésiens.
  2. Population autochtone au 1er janvier 2006, Bureau Central de Statistique, Integratiekaart 2006, (lien externe) Cela inclut également les Frisons.
  3. Basé sur les Statistiques canadiennes (en), Recensement canadien de 2001 (en). Lien vers les statistiques canadiennes.
  4. cf. Pangermanisme, Panslavisme et beaucoup d'autres.
  5. Het nationaal-socialistische beeld van de geschiedenis der Nederlanden par I. Schöffer. Amsterdam University Press. 2006. Page 92.
  6. Par exemple, il donna des ordres explicites de ne pas créer de volontaires nationalistes néerlandais dans la division Waffen SS composés de soldats des Pays-Bas et de Flandres (Liens vers les documents)
  7. a et b (nl) Pays-Bas-Australie 1606-2006 sur l'émigration néerlandaise.

Article connexe[modifier | modifier le code]