Tombelaine

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Tombelaine
Tombelaine (à gauche) et le mont Saint Michel (à droite) vus depuis la baie.
Tombelaine (à gauche) et le mont Saint Michel (à droite) vus depuis la baie.
Géographie
Pays France France
Localisation Manche (océan Atlantique)
Coordonnées 48° 39′ 36″ N 1° 30′ 46″ W / 48.66, -1.51277848° 39′ 36″ N 1° 30′ 46″ W / 48.66, -1.512778
Point culminant non nommé (45 m)
Géologie Île continentale
Administration
France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Démographie
Population Aucun habitant
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+1
Tombelaine
Îles de France

Tombelaine est un îlot granitique situé dans la baie du mont Saint-Michel, sur la rive droite du chenal de la Sée, à quelques kilomètres au nord du mont Saint-Michel. L'important marnage (plus de 10 mètres) de la baie permet à cet îlot d'être atteint à pied sec par basse mer (3,5 km depuis la côte du Cotentin au nord-est).

Sommaire

[modifier] Légende

Tombelaine et le mont Saint Michel vus depuis les prés-salés

Envahie selon la légende, par la forêt de Scissy, la baie était plus vaste aux temps historiques anciens[réf. nécessaire], et seules trois îles émergeaient : le mont-Dol, situé maintenant à l'intérieur des terres, le mont Tombe (le Mont-Saint-Michel) et l'îlot de Tombelaine.

Son nom naîtrait d'une légende celte, qui dit qu'une princesse nommée Hélène, fille du roi Hoël, fut enlevée par un géant, et fut inhumée sur ce rocher. Le nom viendrait de tumulus belenis, le « tumulus de Belenos », dieu gaulois de la guerre, de la lumière et guide des morts, triple fonction reprise par l'archange Michel dans les croyances chrétiennes. On sait d'ailleurs qu'un dolmen se trouvait autrefois sur le site du Mont Saint Michel, dont on peut imaginer que les druides avaient fait un portail vers le monde des morts [réf. souhaitée].

Son étymologie pourrait aussi être celte, et signifier « petit mont Tombe »[1]. En fait « tombe » utilise une acception ancienne du terme : éminence, mont (voir par exemple le mot « Tumulus »)... De la sorte, la tombe (l'éminence) primitive est le Mont-Saint-Michel. Quant à Tombelaine, il s'agit ni plus, ni moins qu'un diminutif du premier, soit « la petite tombe », la « petite éminence », le « petit mont ». Les références à une princesse Hélène ou au dieu Belenos relèvent de l'étymologie populaire

[modifier] Histoire

Au XIe siècle, deux moines, Anastase et Robert, quittèrent le Mont Saint-Michel pour s'y retirer en ermites. En 1137, Bernard le Vénérable y fonda un prieuré, et l'îlot devint un lieu de pèlerinage. L'église fut dédiée à Notre-Dame de la Gisante ou Notre Dame de Tombelaine.

À partir du 11 février 1423, Tombelaine fut occupé par les Anglais, qui souhaitaient faire tomber la place forte du mont Saint-Michel. Ils y construisirent un fort avec donjon. Durant les guerres de religions, le comte de Montgomery qui dirige les armées huguenotes, fait du rocher son repaire. Il y aurait battu de la fausse monnaie, et abrité sa maîtresse.

En 1666, le marquis de la Chastrière demanda la destruction à la Cour, alors que l'île était devenue propriété de Nicolas Fouquet. Il pensait que la place forte de Tombelaine pouvait être réutilisée par les Anglais en cas de nouveau siège du mont Saint-Michel.

Alors que la société nommée Groupement national de la Baie du Mont Saint Michel désirait en faire un lieu de résidence pour touristes, Tombelaine est acheté par l'État en 1933, puis classé en 1936 et 1987.

[modifier] Aujourd'hui

Tombelaine dépend maintenant de la commune de Genêts et est actuellement une réserve ornithologique. Le suivi de la baie dans son ensemble et la volonté de maintenir l'insularité du Mont Saint-Michel devrait aussi préserver Tombelaine.

[modifier] Notes et références

  1. Sources : site de la ville de Genets

[modifier] Voir aussi

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