Rite ambrosien

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le rite ambrosien est l'une des manières de célébrer la messe dans le catholicisme latin. Ce rite est en vigueur dans le diocèse de Milan et dans trois vallées tessinoises, Leventina, Blenio et Riviera (51 paroisses de rite ambrosien).

Bien qu'il n'y ait aucune preuve que ce rite ait été fixé par Ambroise, évêque de Milan au IVe siècle[1], il est attesté dès le IXe siècle.

Le cardinal Montini, archevêque de Milan et futur pape Paul VI, a célébré une messe selon le rite ambrosien en 1962 devant les Pères du concile Vatican II.

La liturgie ambrosienne est assez proche du rite romain, mais a un certain nombre de caractéristiques propres. Ainsi la supplication Kyrie eleison, sans le Christe eleison, est reprise plusieurs fois au cours de la messe. Le Credo est placé après l'Offertoire. La majeure partie des lectures et prières sont propres au rite ambrosien; l'Avent ambrosien débute deux semaines avant l'Avent romain (pour un total de six semaines contre quatre). Le Carnaval se poursuit au-delà du mardi gras jusqu'au samedi suivant, le sabato grasso (samedi gras). Pour cette raison il n'y a pas de Mercredi des Cendres et le Carême ne commence qu'au lendemain du "sabato grasso".

Le rite a été réformé après le Concile de Vatican II selon les mêmes principes que le rite romain, avec, en particulier l'emploi du vernaculaire, et une profonde réforme des rites d'ouverture et d'offertoire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Faute des documents définitifs, la création du rite par saint Ambroise reste encore hypothétique. Il est certain que le futur pape Célestin Ier († 432) s'aperçut que saint Ambroise faisait chanter son hymne Veni Redemptor gentium à ses fidèles, lors de son séjour à Milan. Au regard du propre de la messe, cela reste incertain. D'ailleurs, il est encore possible, car il serait le premier pape qui ait établi le rite romain, vraisemblablement inspiré par Ambroise. Encore faut-il retrouver des justificatifs dans les archives, pour tous les deux rites. (Dom Daniel Saulnier, Le chant grégorien, p. 81 et 108, Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 2003)