Sacramentaire

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Le sacramentaire est un livre liturgique catholique contenant les prières et textes réservés au célébrant de l'Eucharistie et des autres sacrements (ordination, baptême) ou cérémonies (consécration d'église, exorcisme) où la présence d'un ministre ordonné prêtre ou évêque est requise.

Le premier auteur du sacramentaire complet est de nos jours attribué au pape Gélase Ier alors que les premiers pas furent effectués par les papes Damase Ier ainsi que Léon Ier[1].

Sacramentaires notables[modifier | modifier le code]

VIe siècle - VIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • Sacramentarium Leonianum du pape Léon Ier (440-461), Vérone, ou Veronense en raison de la découverte du manuscrit au XVIIIe siècle dans cette ville[1] ; parfois appelé la collection de Vérone selon sa caractéristique archaïque[1]
  • Sacramentaire gélasien du pape Gélase Ier (492-496) ; certains le datent du début du VIIIe siècle voire aux alentours de l'an 800 (Sacramentarium Gelasium) ; destiné aux paroisses romaines[2] ; forme quasi définitive au canon romain[1]
Sacramentarium Gelasium - Frontispice et Incipit.

Comparaison (collecte de la messe de Pâques)

Gélasien : Deus qui per Unigenitum tuum æternitatis nobis aditum, devicta morte reserasti : da nobis, quæsumus, ut qui resurrectionis dominicæ solemnia colimus, per innovationem tui Spiritus a morte animæ resurgamus. (Dieu qui par votre Fils unique, vainqueur de la mort nous avez ouvert les portes de l'éternité ; accordez-nous, nous vous le demandons tandis que nous honorons les solennités de la résurrection du Seigneur, de ressusciter de la mort de l'âme par la rénovation acquise par le Saint-Esprit.)

Grégorien : Deus qui hodierna die per Unigenitum tuum æternitatis nobis aditum, devicta morte reserasti : vota nostra quæ praveniendo aspiras, etiam adjuvando prosequere. (Dieu qui, en ce jour, par votre Fils unique vainqueur de la mort, nous avez ouvert les portes de l'éternité, daignez seconder de votre aide les vœux que d'avance vous nous inspiriez[3] .)

VIIe siècle[modifier | modifier le code]

VIIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • Sacramentaire Gregorianum-Hadrianum (VIIIe siècle : d'après un sacramentaire grégorien achevé dans les années 730, puis laissé dans la bibliothèque pontificale, enfin octroyé par le pape Adrien Ier à Charlemagne en 791 à la suite de sa sollicitation, afin d'éviter les méprises des copistes. Avant l'usage dans le royaume des Francs, Alcuin corrigea son texte[5]. Il s'agit de la base des textes du chant grégorien.)
  • Sacramentaire de Bobbio (VIIIe siècle)
  • Sacramentaire de Pépin le Bref (VIIIe siècle)
  • Sacramentaire de Gellone (Saint-Guilhem-le-Désert) (vers 780)
  • Sacramentaire de l'évêque Arbeo de Freising (†783)
  • Sacramentaire de Rheinau (vers 795/800)
  • Sacramentaire d'Angoulême (VIIIe siècle ou IXe siècle)
  • Sacramentaire de Monza (VIIIe siècle ou IXe siècle)

Galerie[modifier | modifier le code]

IXe siècle[modifier | modifier le code]

Xe siècle[modifier | modifier le code]

Autres sacramentaires[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Consociatio internationalis musicæ sacræ, Musicæ sacræ ministerium, Anno XXXIX-XL (2002/2003), Rome, p. 180, Dom Hervé Courau, Saint Grégoire Le Grand, le Pape du chant liturgique
  2. Jean Favier, Charlemagne, p. 417
  3. ibid, p. 184
  4. Jean Favier, Charlemagne, p. 417 - 420 ; il manquait, par exemple, de rites d'obsèques, car le pape n'en célébrait pas.
  5. Jean Favier, Charlemagne, p. 419 - 420, Tallandier Texto, Paris 2013