Sanctus

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Le Sanctus est l'une des principales acclamations dans les Églises dites « des origines », c'est-à-dire principalement les catholiques et les orthodoxes. On trouve ses deux premiers vers à l'intérieur du Te Deum. Le mot Saint est répété trois fois pour magnifier la louange à Dieu et Lui rendre gloire.

Origine[modifier | modifier le code]

Le Sanctus est le cantique de la liturgie céleste (Ap 4,8). La première partie de ce chant vient du prophète Isaïe (Es 6,3), qui a entendu les Séraphins le chanter devant le Seigneur, Sabaoth, c’est-à-dire seigneur des armées célestes, qui exécutent ses ordres pour gouverner l'univers. La deuxième partie vient de l'acclamation des rameaux (Mt 21:9).

Le Sanctus se trouve dans toutes les liturgies orientales et latines. Il a été introduit dans la messe dès le IIe siècle, et sa forme n'a pratiquement pas changé.

Sabaoth est resté dans la traduction latine et grecque ce qui montre bien que peu de mots indo-européens permettent d'exprimer l'idée originale. En fait, Sabaoth signifie plus qu'armées, il signifie toutes les multitudes organisées, les armées entre autres. Le fait d'introduire l'idée d'armée introduit une incompréhension qu'on cherche alors à lever en ajoutant des adjectifs comme ici « célestes ». D'ailleurs, plus aucune traduction récente de la bible (Bible de Jérusalem, TOB, Chouraqui, La Bible de Bayard Presse) ne reprend le terme « armées », Chouraqui laisse Sabaoth, et les autres parlent de Dieu Maître de tout, Dieu tout puissant ou des équivalents, comme dans la messe en français Dieu de l'univers.

Texte de la prière[modifier | modifier le code]

Le texte de cette prière connait quelques variations selon son usage dans les différents rites existants.

Rite romain[modifier | modifier le code]

Sanctus 11 - Dimanches des temps ordinaires

Français[modifier | modifier le code]

Saint, Saint, Saint le Seigneur, Dieu de l'univers.
Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.
Hosanna au plus haut des cieux !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
Hosanna au plus haut des cieux !

Latin[modifier | modifier le code]

Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus, Deus Sábaoth !
Pleni sunt caeli et terra glória tua.
Hosánna in excélsis !
Benedictus qui venit in nómine Dómini.
Hosánna in excélsis !

Rite Mozarabe[modifier | modifier le code]

La version du rite Mozarabe comporte des vestiges d'une plus ancienne forme avec la dernière phrase demeurée en grec[1].

Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus, Deus Sábaoth :
Pleni sunt caeli et terra glória maiestatis tuae,
Hosánna filio David.
Benedictus qui venit in nómine Dómini.
Hosánna in excélsis.
Agios, agios, agios Kyrie o Theos.

Rite byzantin[modifier | modifier le code]

La version, donnée ici en langue grecque, est celle utilisée aussi bien dans la divine liturgie de saint Jean Chrysostome que celle de saint Basile[2].

Ἅγιος, ἅγιος, ἅγιος Κύριος Σαβαώθ·
πλήρης ὁ οὐρανὸς καὶ ἡ γῆ τῆς δόξης σου,
ὡσαννὰ ἐν τοῖς ὑψίστοις.
Εὐλογημένος ὁ ἐρχόμενος ἐν ὀνόματι Κυρίου.
Ὡσαννὰ ὁ ἐν τοῖς ὑψίστοις.

Rite de l'Église de Jérusalem[modifier | modifier le code]

Cette version diffère très peu de celle utilisée dans le rite byzantin, seul l'article masculin ne figure pas dans la dernière phrase[3].

Ἅγιος, ἅγιος, ἅγιος Κύριος Σαβαώθ.
Πλήρης ὁ οὐρανὸς καὶ ἡ γῆ τῆς δόξης σου.
Ὡσαννὰ ἐν τοῖς ὑψίστοις.
Εὐλογημένος ὁ ἐρχόμενος ἐν ὀνόματι Κυρίου.
Ὡσαννὰ ἐν τοῖς ὑψίστοις.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Shawn Tribe, « The Mozarabic Rite: The Offertory to the Post Sanctus », sur newliturgicalmovement.org,‎ 26 avril 2010 (consulté le 14 octobre 2014)
  2. Collectif, La Divine Liturgie de saint Jean Chrysostome, Paris, Cerf, coll. « Catéchèse orthodoxe »,‎ janvier 1986, 96 p. (ISBN 978-2-20402-427-3, présentation en ligne)
  3. (el) « Ἡ Θεία Λειτουργία τοῦ Ἁγίου Ἰακώβου τοῦ Ἀδελφοθέου (La sainte liturgie de saint Jacques le frère de Dieu) » [PDF], sur saint.gr (consulté le 14 octobre 2014)