Souvenez-vous

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Souvenez-vous est une prière catholique dédiée à la Vierge Marie. Elle a été composée par Saint Bernard au XIIe siècle. On rencontre souvent son titre latin Memorare.

Claude Bernard, le « pauvre prêtre », qui vécut au XVIIe siècle, a vigoureusement encouragé la récitation de cette prière.

Les fidèles de l'Opus Dei, quant à eux, le prient plusieurs fois chaque jour, à l'intention du fidèle de l'Opus Dei ou de la Société Sacerdotale de la Sainte-Croix qui en a le plus besoin[1].

Dans la foi catholique, la Vierge Marie n'abandonne jamais ceux qui prient par son intercession et la prière permet d'accomplir l'impossible. Le Souvenez-vous proclame que Marie est la Mère du Verbe, car en théologie Jésus-Christ, son Fils, est la parole de Dieu, son Verbe. La phrase « ô ma Mère » rappelle que Marie est la Mère des chrétiens, mais aussi la Mère de l'Église. L'imploration « ne rejetez pas mes prières » n’est pas sans rappeler le Nostras deprecationes ne despicias in necessitatibus du Sub tuum praesidium, « Sous l'abri de ta miséricorde[2] ».

Le texte de la prière[modifier | modifier le code]

Français[modifier | modifier le code]

Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance ou réclamé votre secours, ait été abandonné.
Animé d'une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je cours vers vous, je viens à vous et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds.
Ô Mère du Verbe[3] ne rejetez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer.
Ainsi soit-il.

Latin[modifier | modifier le code]

Memorare, o piissima Virgo Maria,
non esse auditum a saeculo,
quemquam ad tua currentem praesidia,
tua implorantem auxilia,
tua petentem suffragia,
esse derelictum.
Ego, tali animatus confidentia,
ad te, Virgo virginum, Mater curro,
ad te venio, coram te gemens peccator assisto.
Noli, Mater Verbi, verba mea despicere,
sed audi, propitia, et exaudi.
Amen.

Note[modifier | modifier le code]

  1. De spiritu et de piis servandis consuetudinibus - Del Espíritu y de las Costumbres, Roma, 1990 9e édition- Point 88
  2. Antienne des Litanies de la Sainte Vierge : Sub tuum praesidium confugimus, sancta Dei Genitrix, nostras deprecationes ne despicias in necessitatibus sed a periculis cunctis libera nos semper, virgo gloriosa et benedicta, « Sous l'abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l'épreuve, mais de tous les dangers délivre-nous toujours, Vierge glorieuse, Vierge bienheureuse. »
  3. Certains prient en disant « Mère du Verbe incarné ». Ce n'est aucunement une erreur, à proprement parler, mais une redondance. Le « Verbe », comme il est dit plus haut, est Jésus fait homme, et la mention « incarné » n'est pas utile. Les puristes ajouteront que le texte latin porte Mater Verbi, « Mère du Verbe », sans adjonction qualificative, tautologique mais nullement fautive.