Sous-diacre

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Le sous-diaconat, jusqu'aux définitions du concile Vatican II dans Lumen Gentium, était considéré comme le premier degré des ordres majeurs. Ce concile ayant défini que le sacrement de l'ordre ne compte que trois degrés (diaconat, presbytérat et épiscopat), le sous-diaconat est devenu le plus élevé des ordres mineurs.

En 1972, par le motu proprio « Ministeria quaedam »[1], le pape Paul VI a supprimé le sous-diaconat pour l'Église latine. Il existe encore dans les Églises orthodoxes et catholiques de rite oriental.

Dans l'histoire[modifier | modifier le code]

Le sous-diaconat, comme premier des ordres majeurs, était l'occasion pour l'aspirant à la prêtrise de s'engager au célibat ecclésiastique et à la récitation de l'office divin.

Roland Mousnier : « Il fallait être au moins sous-diacre pour manier les vases sacrés et les linges qui touchent immédiatement la Sainte Eucharistie. Le sous-diacre devait avoir été éprouvé dans tous les Ordres inférieurs, être dans sa vingt-deuxième année, être instruit, présenter des attestations de bonne vie et mœurs de son curé et de ses maîtres. Le jour de l'ordination, il était averti par l'évêque : « Jusqu'ici il vous est libre de retourner à l'état séculier, mais si vous recevez cet ordre vous ne pourrez plus reculer il faudra toujours servir Dieu, dont le service vaut mieux qu'un royaume ; garder la chasteté avec son secours et demeurer engagés à jamais au ministère de l'Eglise. » Le sous-diacre devait préparer l'eau pour le ministère de l'autel, laver les nappes d'autel et les corporaux, ou linge sacré étendu sous le calice avant l'offertoire pour recevoir l'hostie et les miettes qui en pourraient tomber, sur ce corporal ramasser avec le patène les particules de l'hostie pour les mettre dans le calice avant la consommation, offrir au diacre le calice et la patène pour le sacrifice, poser sur l'autel les pains bénits pour le peuple... »

Le sous-diaconat aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Il a été maintenu dans les communautés de l'Église latine ayant l'usage des livres liturgiques de 1962 : Que ce soit la fraternité Saint-Pie-X ou les communautés dépendant de la commission pontificale « Ecclesia Dei ». Il existe toujours dans les Églises catholiques orientales ainsi que dans les Églises orthodoxes.

Le sous-diacre en liturgie[modifier | modifier le code]

Il est revêtu d'une aube, d'une tunique et porte le manipule, qui devint, à partir du XIe siècle dans l'Église latine, son insigne spécifique : il signifie non recuso laborem « je ne refuse pas le labeur ». Pendant la messe, le sous-diacre porte la croix, l'Évangéliaire, lit l'épitre ou la prophétie (=lecture de l'Ancien testament). À l'offertoire, il ajoute l'eau au vin dans le calice. Pendant tout le canon, il se tient en bas des marches de l'autel, tenant la patène devant ses yeux : il montre par là qu'il n'est pas digne d'assister aux « saints mystères »[2].

Le sous-diacre dans les Églises d'Orient[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sous-diacre (orthodoxie).

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ministeria quaedam de Paul VI au §VI sur le site cérémoniaire.net
  2. De l'ordre du sous-diaconat, par Jean-Jacques Olier XVIIe siècle, sur le site Salve Regina

Source[modifier | modifier le code]

  • Roland Mousnier, Histoire des institutions de la France sous la monarchie absolue, Paris, PUF-Quadrige, 1974-2005, p 225

Articles connexes[modifier | modifier le code]