Catalogus Liberianus

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Couverture du Chronographe de 354 titre et page de dédicace - édition Die Calenderbilder, Berlin (1888) figure 3.

En compilant l'histoire de l'Église paléochrétienne, le Catalogus Liberianus (Catalogue Libérien), qui fait partie du manuscrit enluminé connu sous le nom de Chronographe de 354 , est un document essentiel, car il se compose d'une liste des évêques de Rome. La date de première appellation de pape n'est pas clairement définie : elle semble être apparue à partir de Calixte Ier ou à l'an 325[1]. Cette liste, se termine par le pape Libère (décédé en l'an 366 ), d'où le nom du catalogue. Ce catalogue est une des sources ayant été utilisée par le Liber Pontificalis pour établir la liste des premiers papes.

Généralités[modifier | modifier le code]

Le Catalogus Liberianus récapitule les années, mois et jours des pontificats mais aussi les consuls sous lesquels chaque pape prend les rênes de l'Église et ceux sous lesquels il est mort. Ce catalogue s'arrête à Liberius et a vraisemblablement été rédigé en l'année 354[2].

Anomalies[modifier | modifier le code]

Certaines anomalies ont été relevées[3] :

  • "Les morts de Saint Pierre et Saint Paul : déclarées avoir eu lieu dans les années 55. Il est admis que Saint Pierre serait mort vers l'an 65 et que Saint Paul serait mort entre 64 et 67.
  • Le pape Lin : il pourrait avoir eu la charge de l'Église durant la vie de St Pierre qui l'aurait sacré durant son premier séjour à Rome[4] vers l'an 47.
  • Clément succède à Lin en l'an 67 et Anencletus, le véritable successeur de Lin y est dupliqué et suit Clément Ier, d'abord en tant que Cletus puis comme Anaclet (ces deux papes sont maintenant considérés comme la même personne). La mort de Clément est enregistrée comme ayant eu lieu seize ans avant qu'il ne soit nommé Évêque, si l'on se réfère à la date généralement admise.
  • La source d'Hippolytean n'est pas plus précise concernant Pie lui-même qui, selon les mots du Fragment de Muratori vécu « très récemment à notre époque. » Hégésippe et Irénée, qui ont tous deux séjourné quelque temps à Rome peu de temps après la mort de Pie, citent tous les deux l'ordre de la succession de Pie Ier : Anicet, Sôter et Éleuthère. Le Catalogue libérien place Anicet en prédécesseur de Pie au lieu de son successeur.

"Depositio martyrum" et "Depositio episcoporum"[modifier | modifier le code]

Deux autres listes sont associées, dans le sens où elles sont reproduites dans le même manuscrit (Chronographe de 354). Ce sont les Feriale ecclesiae romanae ou depositio[5] martyrum et Depositiones episcoporum romanorum. La première est une table de la mort des martyrs qui forme le premier martyrologe romain, tandis que la seconde est une table de la mort des évêques depuis Lucius en 255 à la mort de Julius en 352[6].

Bien que les noms de tables peuvent être génériques, les listes de martyrs et des évêques sans autres précisions tendent à accréditer le catalogus leberianus.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les sources divergent : selon certains, Eusèbe de Césarée codifie les structures de l'Église et fige le dogme. Quant à l'an 325, cette date correspond au Premier concile de Nicée
  2. Troisième et dernière Encyclopédie théologique, Volume 15 - page 429 de Jacques-Paul Migne et la note 889
  3. (en)George Edmundson, 1913. The Church in Rome in the First Century
  4. Troisième et dernière Encyclopédie théologique, Volume 15 - page 429 de Jacques-Paul Migne
  5. Terme dans les inscriptions chrétiennes qui désigne les corps morts laissés en dépôt dans les églises, puis plus généralement toute sépulture. Il désigne plus spécifiquement la « Déposition (de Croix) », scène figurant le corps du Christ après la Descente de croix, et déposé sur la pierre de l'onction avant la Déploration.
  6. Histoire et politique à Rome : les historiens romains IIIe siècle av. J.-C de Marie-Pierre Arnaud-Lindet - page 316 - Les dernières persécutions et le triomphe de l'Église

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Troisième et dernière Encyclopédie théologique, Volume 15 (des origines du Christianisme) - page 429 de Jacques-Paul Migne