Garde suisse pontificale

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Garde suisse pontificale
Cohors Pedestris Helvetiorum a Sacra Custodia Pontificis
Anciens gardes suisses pontificaux à Lausanne
Anciens gardes suisses pontificaux à Lausanne
Fondation 22 janvier 1506
Quartier-général Cité du Vatican
Commandement
Colonel Daniel Anrig
Chapelain Pascal Burri
Main-d'œuvre
Âges militaires 19 à 30 ans
Actifs 110
Industrie
Fournisseurs étrangers RUAG Holding AG
Armasuisse

La garde suisse pontificale (en latin : Cohors Helvetica Pontificia) est une force militaire chargée de veiller à la sécurité du pape et du Vatican. Elle est la dernière Garde suisse encore existante (des détachements de mercenaires suisses servaient de garde rapprochée et protocolaire dans différentes cours européennes à partir du XVe siècle). Créée le 22 janvier 1506 sur l'ordre du pape Jules II, elle est la plus petite armée du monde avec 110 militaires contre 113 à la Compagnie des Carabiniers du Prince de Monaco, ainsi que la plus vieille existant aujourd'hui[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La place du Peuple à Rome.

La Garde suisse a été appelée au Vatican par le pape Jules II le 21 juin 1505 quand le souverain pontife demanda à la Diète suisse, par la voix de Peter von Hertenstein, archidiacre de la cathédrale de Sion, de lui fournir un corps de deux cents soldats permanent pour sa protection. Les mercenaires suisses étaient un choix naturel car ils étaient les plus réputés d'Europe.

En septembre 1505, le premier contingent de gardes suisses se met en route pour Rome. Ils traverseront le Col du Saint-Gothard à pied, en plein hiver, recevant une solde grâce aux prêts du banquier Jacob Fugger. La date officielle de fondation de la Garde suisse est le 22 janvier 1506, date de l'entrée d'un premier contingent de hallebardiers organisés en compagnies commandées par l'Uranais Kaspar von Silenen sur la place du Peuple (Piazza del Popolo) dans la Ville éternelle. En 1512, le pape leur accorda, au cours d'une cérémonie grandiose, le titre de « défenseurs de la liberté de l'Église», car ils venaient de sauver le trône pontifical en se battant bravement contre les troupes du roi de France, Louis XII.

Son action la plus mémorable et la plus significative se déroule le 6 mai 1527, lorsque cent quarante-sept des « mercenaires de Dieu » périssent en combattant les lansquenets de Charles Quint pour défendre l'escalier menant au tombeau de saint Pierre, pendant que quarante-deux autres gardes suisses protègent la fuite du pape Clément VII au château Saint-Ange (ils seront les seuls survivants). Dès l'année qui suit cette tragédie, le 6 mai devient la date du « serment des recrues ».

D'autres corps armés pontificaux avaient existé dans le passé, notamment la garde corse, dissoute au XVIIe siècle à la suite de l'affaire de la garde corse.

C'est la plus vieille armée encore en exercice[1]. Les troupes pontificales ne sont plus montées au feu des combats depuis leur défaite par les troupes italiennes, survenue en 1870[2].

Mission[modifier | modifier le code]

La Garde suisse est notamment responsable des entrées du palais apostolique, des bureaux de la Secrétairerie d'État et des appartements privés du pape. Elle partage avec la gendarmerie de l'État de la Cité du Vatican la charge de la sécurité du pape.

Cette force est formée de cent dix soldats.

Recrutement[modifier | modifier le code]

Gardes au Vatican.

Fondé sur l'enrôlement volontaire, le recrutement de la Garde suisse s'effectuait historiquement parmi les hommes de nationalité suisse et célibataires, originaires des cantons de Fribourg, Zurich et de Lucerne, auxquels se sont ajoutés par la suite les cantons d'Uri et d'Unterwald.

De nos jours, il suffit d'être citoyen suisse de confession catholique romaine et jouissant « d'une réputation irréprochable» pour être enrôlé. Les futurs gardes suisses doivent être diplômés d'un CFC ou d'une école secondaire du deuxième degré (maturité ou baccalauréat suisse) et avoir effectué l'école de recrues et être incorporé dans l'armée suisse au service actif. Ils doivent également être âgés de 19 à 30 ans, célibataires et mesurer au moins 1,74 mètre.

Par ailleurs, on demandera au curé de leur paroisse de confirmer par écrit que les postulants sont de bons pratiquants et jouissent d'une réputation sans tache. Des entretiens préalables (pouvant durer plus de cinq heures) ont lieu en Suisse. Le fait de parler plusieurs langues est un atout, la langue allemande étant la langue officielle de la garde.

En 1929, suite aux accords de Latran, le conseil fédéral indique que Quiconque pourra y prêter service, comme c’est le cas actuellement, sans l’autorisation du Conseil Fédéral car la Garde suisse n'est pas considérée, de son point de vue, comme un corps d'armée étranger mais comme un corps de police[3].

Le service auprès de la Garde suisse pontificale n'a aucune incidence sur le décompte des jours de service au sein de l'armée de la Confédération suisse. Les gardes et anciens gardes bénéficient toutefois d'une loi suisse permettant à tout citoyen astreint au service militaire de supprimer leur obligation de servir après une période d'absence due à un départ permanent à l'étranger.

Serment[modifier | modifier le code]

Si elle est retenue, la nouvelle recrue prêtera serment de fidélité le 6 mai (en souvenir de l'action du 6 mai 1527) de sa première année de service (le mandat étant d'au minimum 2 ans) dans la Cour Saint-Damase (Cortile San Damaso) du palais apostolique[4]. Les nouveaux incorporés écouteront le chapelain de la Garde lire dans leur langue le texte du serment inchangé depuis cinq siècles :

« Je jure de servir avec fidélité, loyauté et honneur le Souverain Pontife [nom du Pape] et ses légitimes successeurs, ainsi que de me consacrer à eux de toutes mes forces, offrant, si cela est nécessaire, ma vie pour leur défense. J’assume également ces engagements à l’égard du Sacré Collège des cardinaux pendant la vacance du Siège apostolique. Je promets en outre au commandant et aux autres supérieurs respect, fidélité et obéissance. Je jure d'observer tout ce que l'honneur exige de mon état[5]. »

La nouvelle recrue s'avance alors solennellement, empoigne de la main gauche le drapeau de la Garde et dresse le pouce, l'index et le majeur de la main droite (symbole de la Trinité et rappel également du mythique Serment du Grütli de 1291) en récitant :

« Moi, [nom de la recrue], je jure d'observer loyalement et de bonne foi tout ce qui vient de m'être lu. Aussi vrai que Dieu et nos Saints Patrons m’assistent[6]. »

Composition[modifier | modifier le code]

Gardes suisses en mai 2006

Depuis sa fondation, la Garde a connu des effectifs plus ou moins importants et a même été dissoute à l'occasion. En 1976, le Pape Paul VI fixe les effectifs de la Garde à 90 hommes. Le Pape Jean-Paul II les augmente à 100 hommes, le 5 avril 1979, et à 110 hommes, le 17 septembre 1998[7].

La Garde suisse est actuellement composée de 5 officiers (1 colonel, 1 lieutenant-colonel, 1 major et 2 capitaines), 26 sous-officiers (1 sergent-major, 5 sergents, 10 caporaux et 10 vice-caporaux), 78 hallebardiers et 1 chapelain (avec rang de lieutenant-colonel). Du 1er septembre 2006 au 30 novembre 2013 Alain de Raemy exerce cette fonction. Ce dernier est nommé évêque auxiliaire du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg et pour le remplacer, l'abbé Markus Heinz est nommé chapelain de la garde ad interim par le Saint-Siège le 22 février 2014[8]. Le 1er septembre 2014, c'est l'abbé neuchâtelois Pascal Burri qui, à la demande du pape François, prend la charge de chapelain de la Garde[9].

Depuis le 19 août 2008, le commandant de la Garde est le colonel Daniel Anrig. En novembre 2005, son prédécesseur, le colonel Elmar Theodor Mäder, a exclu que des femmes fassent partie de la Garde pour des raisons d'exiguïté de la caserne et de discipline (« Les gardes sont jeunes et je ne veux pas qu'il y ait des problèmes. Je ne dis pas que les femmes ne sont pas aptes à servir dans les forces de sécurité, c'est plutôt une question de discipline. [...] Les gardes sont jeunes et ils ne sont au service que de Dieu et du pape »).

La langue officielle de la Garde suisse est l'allemand.

Uniforme[modifier | modifier le code]

Garde suisse du Vatican, musée de Morges (Suisse)

Chaque garde dispose de deux uniformes : l'uniforme de gala et l'uniforme bleu. L'uniforme de gala est porté de jour à tous les postes sauf à la porte Sant'Anna[10]. L'uniforme bleu est porté à la porte Saint'Anna, la nuit et pour les exercices. Pour les bénédictions urbi et orbi des solennités de Noël, de Pâques et pour la cérémonie d'assermentation du 6 mai, les gardes s'habillent en "Grangala" avec armure argentée dotée de spalières et morion également argenté.

L'uniforme de gala a varié au cours des siècles[11]. Actuellement, il est de couleur rouge, jaune et bleu (le bleu et le jaune sont les couleurs de la famille Della Rovere à laquelle appartenait Jules II, le rouge a été ajouté par son successeur Léon X, un Médicis), n'a pas été dessiné par Michel-Ange pendant la Renaissance comme le veut une légende tenace, mais est l'œuvre de Jules Repond (1853 - 1933), commandant de la Garde de 1910 à 1921, qui s'inspira en 1914 des fresques de Raphaël[12]. Les uniformes sont créés sur mesure pour chaque garde. Quand l'un d'eux finit son service, son uniforme doit être détruit au hachoir afin d'éviter toute utilisation frauduleuse ou abusive[13]. Seuls les hallebardiers, les vice-caporaux et les caporaux portent cet uniforme très voyant, les sous-officiers supérieurs (sergents et sergent-major) portent un pantalon cramoisi et un pourpoint noir, tandis que l'uniforme des officiers est entièrement cramoisi.

L'uniforme se porte avec un béret de type « alpin » ou avec un casque léger à deux pointes aux bords relevés : le morion, ornés de plumes de faisan ou de héron et frappé du chêne, emblème de la famille Della Rovere. Le morion des hallebardiers et des sous-officiers est surmonté d'une plume rouge, tandis que celle ornant les casques du sergent-major et du colonel sont blanches, les autres officiers en portent une de couleur violet foncé.

L'uniforme complet, qui n'est requis que pour les grandes occasions (comme la prestation de serment), constitue un puzzle de 154 pièces.

Drapeau[modifier | modifier le code]

Drapeau actuel de la garde pontificale avec les armes du pape François et du commandant Anrig

Le drapeau de la garde suisse est composé d'un croix blanche, pour rappel à la croix du drapeau suisse, le premier quartier portant les armes du pape en place sur fond rouge, le deuxième et troisième quartiers ayant 5 bandes horizontales de couleur bleue, jaune et rouge, le bleu et le jaune étant les couleurs de la famille Della Rovere, le rouge celle des Médicis, le quatrième quartier portant les armes du pape Jules II sur fond rouge, et finalement avec les armes du commandant de la garde dans un cercle aux couleurs du canton d'origine du commandant, cercle placé au centre du drapeau.
Ainsi à chaque changement de pape ou de commandant, un nouveau drapeau est créé. Par tradition, celui-ci est offert par le Commandant en fonction ou nouvellement nommé.

Armement[modifier | modifier le code]

Gardes suisses du Vatican

La Garde suisse pontificale bien qu'ayant toujours été une unité d'infanterie a possédé quelques pièces d'artillerie à sa création[14]. Aujourd'hui, les armes sont les mêmes que celles détenues par les soldats helvétiques du 16e siècle : hallebarde de 2,30 mètres, pique et épée ainsi que quelques espadons (épée de grande taille, portée à deux mains, avec lame ondulée)[14]. Si, autrefois, six espadons escortaient le pape lorsqu'il était porté sur la sedia gestatoria[14], aujourd'hui, ils ne sont plus utilisés que par les deux caporaux de la garde au drapeau.

Outre le maniement historique de la hallebarde règlementaire, les gardes suisses sont entraînés à l'utilisation du pistolet Sig-Sauer P226 et du fusil d'assaut SIG-550[15], de vaporisateurs au poivre, ainsi qu’aux sports de combat.

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Les gardes signent un contrat de deux ans minimum pour une solde mensuelle nette de 1 200 euros.

Ceux-ci sont tous célibataires (sauf les officiers, les sous-officiers supérieurs, ainsi que les caporaux qui ont le droit de se marier). Ils ont interdiction formelle de dormir hors du Vatican, où ils sont logés en dortoir dans la caserne de la Garde. Les gardes sont seuls, à deux ou trois par chambre, avec extinction des feux à minuit ou plus tard selon l'avancement.

La vie quotidienne des gardes est ponctuée de célébrations liturgiques. Ils disposent d'une chapelle où officie le chapelain de l'armée pontificale.

Fait divers du 4 mai 1998[modifier | modifier le code]

Le 4 mai 1998 vers 21 heures, on retrouve dans son appartement privé le corps sans vie du colonel Alois Estermann (44 ans), promu la veille commandant de la garde, ainsi que celui de son épouse Gladys Meza Romero (48 ans) et de Cédric Tornay (23 ans), vice-caporal. Tous trois tués d'une balle de pistolet, un Sig 75, appartenant au sous-officier. L'enquête a officiellement conclu à « un coup de folie » du jeune garde. Cédric Tornay, furieux de s'être vu refuser une décoration (le Benemerenti), aurait abattu son supérieur et son épouse avant de se suicider. La presse a pu évoquer un dépit amoureux homosexuel d'autant que le calibre du Sig ne correspondrait pas au trou dans la gorge du jeune Tornay et que la mère de ce dernier n'a pas réussi à obtenir l'ouverture d'une enquête auprès du Vatican.

Beaucoup craignirent que la Garde suisse ne survive pas à ce scandale. Mais dès les cérémonies du 6 mai, Le Pape Jean-Paul II, par l'intermédiaire de son secrétaire d'État, le Cardinal Angelo Sodano, écarte l'hypothèse d'une dissolution et confie à Puis Segmüller, la mission de rénover la Garde.

Commandants depuis 1506[modifier | modifier le code]

Depuis 1506, trente-quatre commandants se sont succédé à la tête de la Garde suisse. La famille Pfyffer von Altishofen a fourni à elle seule onze commandants. Le 19 août 2008, le Pape Benoît XVI a nommé Daniel Anrig comme 34e commandant de la Garde[16].

Les commandants de la Garde suisse se sont recrutés jusqu’ici parmi les natifs de huit cantons différents :

Protection du pape[modifier | modifier le code]

Le pape François entrant dans la Maison Sainte-Marthe, en 2013.

Les derniers corps armés pontificaux ont été dissous par Paul VI le 14 septembre 1970 :

De nos jours, la sécurité intérieure de la Cité du Vatican est assurée par la gendarmerie de l'État de la Cité du Vatican et la Garde suisse pontificale.

La sécurité extérieure de la Cité du Vatican (place Saint-Pierre) est pour sa part assurée depuis le 13 mai 1981 par l'État italien, qui dispose d'un inspectorat de sécurité publique près du Vatican. Carabinieri, Guardia di Finanza et police italienne protègent les pèlerins des larcins.

Mémoire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Anna Passera, « L'uniforme mythique d'une armée particulière », sur swissinfo.ch,‎ 2006 (consulté le 12 mars 2013)
  2. "Depuis quand ?", le dictionnaire des inventions, Pierre Germa, page 29.
  3. http://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc.do?id=60004530
  4. En 2006, la prestation de serment a eu lieu exceptionnellement sur la place Saint-Pierre pour commémorer les cinq cents ans de la Garde.
  5. En allemand :
    Ich schwöre, treu, redlich und ehrenhaft zu dienen dem regierenden Papst [Name des Papstes] und seinen rechtmäßigen Nachfolgern, und mich mit ganzer Kraft für sie einzusetzen, bereit, wenn es erheischt sein sollte, selbst mein Leben für sie hinzugeben. Ich übernehme dieselbe Verpflichtung gegenüber dem Heiligen Kollegium der Kardinäle während der Sedisvakanz des Apostolischen Stuhls. Ich verspreche überdies dem Herrn Kommandanten und meinen übrigen Vorgesetzten Achtung, Treue und Gehorsam. Ich schwöre, alles das zu beobachten, was die Ehre meines Standes von mir verlangt.
  6. En allemand :
    Ich, [Name des Rekruten], schwöre, alles das, was mir soeben vorgelesen wurde, gewissenhaft und treu zu halten, so wahr mir Gott und seine Heiligen helfen.
  7. Robert Walpen, La Garde suisse pontificale : Acriter et fideliter, Genève, Editions Slatkine,‎ 2005, 272 p. (ISBN 978-2-8321-0201-5), p.188
  8. « Rome : Nouveau chapelain pour la garde suisse », Agence de presse internationale catholique,‎ 22 février 2014 (lire en ligne)
  9. « A nouveau un prêtre de LGF aumônier de la Garde Suisse pontificale », Agence de presse internationale catholique,‎ 28 juin 2014 (lire en ligne)
  10. La porte Saint'Anna étant le point de passage le plus important des voitures qui entrent à la Cité du Vatican, ce poste est considéré comme trop salissant pour permettre de porter la tenue de gala.
  11. L'uniforme de la Garde suisse
  12. Stéphane Bern, « Si les murs du Vatican pouvaient parler...», émission Secrets d'histoire sur France 2, 26 mars 2013
  13. selon Bruno Bartoloni et Baudouin Bollaert, Le roman du Vatican secret, Le Rocher, 2009
  14. a, b et c Robert Walpen, La Garde suisse pontificale : Acriter et fideliter, Genève, Editions Slatkine,‎ 2005, 272 p. (ISBN 2-8321-0201-8), p. 120
  15. Stéphane Sapin, Garde suisse au Vatican : Ombre et lumière, Yens sur Morges, Cabédita, coll. « Regard et Connaissance »,‎ 2004, 99 p. (ISBN 2-88295-421-2), p. 62
  16. Communiqué de la conférence des évêques suisses CES

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Castella, Gaston. La Garde Fidèle Du Saint-Père: Les Soldats Suisses Au Service Du Vatican, De 1506 à Nos Jours. Paris : La Clé d'Or, 1935. 201 p.

Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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