Équipe d'Allemagne de football
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| Généralités | |||||
| Confédération | UEFA | ||||
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| Couleurs | blanc et noir | ||||
| Surnom | Mannschaft (en dehors de l'Allemagne), DFB-Elf ou Nationalelf (en Allemagne) | ||||
| Classement FIFA | |||||
| Personnalités | |||||
| Sélectionneur | |||||
| Record de sélections | Lothar Matthäus : 150 | ||||
| Meilleur buteur | Gerd Müller : 68 | ||||
| Rencontres officielles historiques | |||||
| Premier match | Suisse (5 avril 1908) |
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| Plus large victoire | Allemagne (1er juillet 1912) |
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| Plus large défaite | Angleterre am. (16 mars 1909) |
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| Palmarès | |||||
| Coupe du monde | Phases finales : 17 |
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| Championnat d'Europe | Phases finales : 10 |
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| Jeux olympiques | |||||
| Maillots | |||||
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| Actualités | |||||
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Équipe d'Allemagne de football en 2013 |
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L'équipe d'Allemagne de football, (en allemand Deutsche Fußballnationalmannschaft), est constituée par une sélection des meilleurs joueurs allemands sous l'égide de la DFB. Cet organisme, fédération de l'Allemagne unifiée avant la création de la République démocratique allemande, n'avait autorité que sur le football de la RFA de 1949 à 1990 et a ensuite repris son rôle pan-allemand. Le premier match de l'équipe allemande réunifiée a lieu le 19 décembre 1990 à Stuttgart contre la Suisse. Pendant son existence, l'équipe nationale est-allemande était sous l'autorité de sa propre Fédération, la Fédération d'Allemagne de l'Est de football. La présente page ne traite donc, pendant les années de séparation, que de l'équipe de RFA.
L'équipe d'Allemagne de football compte un des plus beaux palmarès du football mondial avec sept finales de Coupe du monde dont trois remportées (1954, 1974 et 1990) et six finales de championnat d'Europe pour là aussi trois victoires (1972, 1980 et 1996). Elle a été la 3e équipe de l'histoire à remporter le trophée planétaire (après l'Uruguay et l'Italie), et la première à réaliser le doublé Championnat d'Europe-Championnat du monde en 1972 et 1974. L'Allemagne a par ailleurs terminé les trois dernières éditions de la compétition planétaire sur le podium (2e en 2002, 3e en 2006 et en 2010).
Elle est souvent surnommée "La (ou The dans les pays anglophone) Mannschaft" dans les pays étrangers à l'Allemagne et non-germanophones. Mais ce surnom qui signifie "équipe" en allemand n'est pas employé par les germanophones car toute équipe (club ou nation) est forcément appelé Mannschaft en Allemagne. Les allemands utilisent plutôt les surnoms de die Nationalmannschaft ("l'équipe nationale"), die Nationalelf ("le onze national") ou de die DFB-elf ("le onze de la DFB").
Sur la réussite de la sélection à travers l'histoire, une citation du footballeur anglais Gary Lineker est restée célèbre : « Le football est un jeu simple : 22 hommes courent après un ballon pendant 90 minutes et à la fin, ce sont les Allemands qui gagnent. »
Historique [modifier]
Avec trois Coupes du monde (1954, 1974, 1990) et trois Championnats d'Europe (1972, 1980, 1996), le palmarès de la Nationalmannschaft (équipe nationale en allemand, le surnom Mannschaft n'étant pas utilisé en Allemagne même) n'est devancé que par le Brésil et par l'Italie au niveau mondial.
Les débuts de l’Allemagne [modifier]
La Fédération allemande de football (Deutscher Fußball-Bund) est fondée en 1900. Elle est affiliée à la FIFA depuis 1904. Le premier match officiel de l’équipe d'Allemagne de football (Deutsche Fußballnationalmannschaft) fut joué à Bâle, contre la Suisse, le 5 avril 1908, qui se solde par une défaite allemande sur le score de 5 buts à 3[2]. La plus large défaite de l’Allemagne fut enregistrée à Oxford, contre l’Angleterre (amateur), le 13 mars 1909, qui se solde par un 9-0 pour les Anglais. La plus large victoire de l’Allemagne fut enregistrée à Stockholm contre la Russie (Russie impériale) sur le score de 16 buts à 0, le 1er juillet 1912. Elle ne participa pas à la première édition de la Coupe du monde de football en 1930.
Avant-guerre [modifier]
L’équipe d'Allemagne enregistre ses premiers résultats probants à l'occasion de la Coupe du monde 1934. Éliminée en demi-finale par la Tchécoslovaquie malgré le but de Rudolf Noack, l'Allemagne s'impose dans la petite finale pour la troisième place, 3-2 contre la Wunderteam autrichienne (doublé d’Ernst Lehner et but d’Edmund Conen). Quatre ans plus tard, l'Allemagne fait figure de favorite suite à l'annexion de l'Autriche. Cinq joueurs de la fameuse équipe autrichienne sont incorporés au onze allemand. Dès son entrée en compétition, l'Allemagne tombe pourtant sur une étonnante équipe suisse qui sort l'Allemagne en deux matches. À égalité 1-1 (but de Josef Gauchel) à l'issue du premier match, les Suisses s'imposent 4-2 (buts d’Ernst Lörtscher (csc) et de Wilhelm Hahnemann) au cours d'une partie rejouée cinq jours après.
La RFA de Sepp Herberger (1928-1936 ; 1950-1964) [modifier]
Déjà sélectionneur entre 1936 et 1942, l'entraîneur Sepp Herberger reprend en charge l'équipe d'Allemagne à partir de 1949. L’équipe d'Allemagne ne participa pas à la Coupe du monde 1950, non autorisée à participer du fait de la Seconde Guerre mondiale. La DFB est membre de l'UEFA depuis sa création en 1954. L'Allemagne fait son grand retour sur le plan international au cours de la Coupe du monde 1954. Balayés au premier tour 8-3 par le fameux « Onze d'or hongrois », la Mannschaft parvient néanmoins à atteindre la finale où elle retrouve à Berne la Hongrie archi-favorite. Contre toute attente, l'Allemagne s'impose 3-2, après avoir été menée 2-0 (doublé de Helmut Rahn et but de Maximilian Morlock). Cette rencontre, passée à la postérité sous le nom de « miracle de Berne ». Ce succès a une importance qui dépasse le cadre du football pour les Allemands de l'Ouest, symbolisant leur retour dans le concert des nations 5 ans après la fondation de la République fédérale d'Allemagne. L'Allemagne confirme quatre ans plus tard en étant présente dans le dernier carré et démontre ainsi sa régularité au plus haut niveau. Éliminés en demi-finale par la Suède (1-3, but de Hans Schäfer), les hommes de Sepp Herberger s'inclinent dans la petite finale pour la troisième place, 6-3 contre la France (buts de Helmut Rahn, de Hans Cieslarczyk et de Hans Schäfer). Au Chili en 1962, les Allemands sont sortis de la Coupe du monde en quarts de finale par la Yougoslavie (1-0). Cette défaite entraîne la mise à l'écart de l'emblématique sélectionneur Sepp Herberger. Helmut Schön lui succède.
L'ère Helmut Schön (1964-1978) [modifier]
Sous la direction d'Helmut Schön, l'Allemagne de l'Ouest va connaître une domination quasi sans partage sur le football européen et mondial, en s'appuyant notamment sur une génération de joueurs habitués à vaincre en club sous les couleurs du Bayern Munich (Franz Beckenbauer, Gerd Müller, Sepp Maier ou Hans-Georg Schwarzenbeck). La RFA remporte un championnat d'Europe (1972 en battant l’URSS 3-0), en perd un en finale aux tirs au but (1976 contre la Tchécoslovaquie (2-2, 5-3 tab), gagne une nouvelle Coupe du monde (1974, à domicile) et en perd une autre en finale (1966 contre l'Angleterre à Wembley, avec un score de 4-2 malgré des buts de Helmut Haller et de Wolfgang Weber) après une fin de match confuse et un but litigieux. L'Allemagne dispute également au cours de cette période une demi-finale de Coupe du monde (1970) face à l'Italie à Mexico (3-4, dont cinq buts en prolongation) que beaucoup considèrent comme le plus grand match de tous les temps. Le titre de 1974, qui représente un aboutissement pour des joueurs comme Franz Beckenbauer et Gerd Müller, est acquis après la victoire 2-1 en finale au Stade Olympique de Munich contre les Pays-Bas de Johan Cruyff (buts de Gerd Müller et de Paul Breitner).
Seule fausse note dans ce bilan, l'élimination en phase préliminaire du Championnat d'Europe 1968. L'Allemagne y est éliminée des les quarts de finale après un match nul 0-0 lors de la dernière journée face à la modeste Albanie qui offre la qualification à la Yougoslavie, laquelle s'imposera facilement face à la France en quarts (1-1, 5-1).
Le titre de champion olympique de l’Allemagne de l'Est en 1976 [modifier]
Il faut rappeler que l’Allemagne de 1945 à 1990, fut divisée entre la RDA et la RFA. Bien que la RFA ait gagné les Coupes du monde 1954 et 1974, la RDA a aussi remporté un titre, qui compte dans le palmarès allemand, la médaille d’or olympique en 1976. Lors des JO de Montréal en 1976, elle réalise le parcours suivant : au 1er tour, elle fait 0-0 contre le Brésil, puis bat l’Espagne 2-0, ce qui lui permet d’accéder aux quarts de finale. En quarts, elle bat la France par un score de 4 buts à 0. En demies, elle bat l’URSS (2 buts à 1). En finale, elle bat la Pologne 2 buts à 1 et décroche ainsi la médaille d'or olympique.
La consécration du Kaiser sélectionneur (1984-1990) [modifier]
Jupp Derwall remplace Helmut Schön après une décevante Coupe du monde 1978 et la RFA ne tarde pas à renouer avec les succès. L'équipe des Karl-Heinz Rummenigge, Horst Hrubesch et autres Harald Schumacher remporte l'Euro 80 (2-1 en finale contre la Belgique, doublé de Horst Hrubesch).
Lors du Mundial 82, la RFA débute délicatement par un revers contre l'Algérie (1-2) mais elle se reprend vite avec un succès 4-1 contre le Chili (avec un hat-trick de Karl-Heinz Rummenigge) et une victoire 1-0 contre l'Autriche (un match arrangé entre les deux équipes qui a fait scandale), ce qui lui permet d'obtenir la première place du groupe. Au second tour, après un nul 0-0 contre l'Angleterre, elle bat les Espagnols 2-1, ce qui lui permet d'accéder aux demi-finales sachant que l'Angleterre et l'Espagne n'ont pu se départager dans le dernier match de la poule. La RFA parvient à se qualifier pour la finale après un nouveau match de légende gagné face à la France à Séville (3-3, tirs au but). Fatigués physiquement et nerveusement par ce match, les Allemands ne peuvent rien faire en finale face à l'Italie (1-3, but de Paul Breitner).
Mais lors de l'Euro 1984 en France, elle est éliminée au premier tour après deux matchs nul contre la Roumanie et le Portugal et un revers 0-1 contre l'Espagne qui prend ainsi sa revanche de la coupe du monde.
Deux ans plus tard lors de la Coupe du monde 1986, elle atteint la finale. Pourtant le parcours est peu convaincant. En effet, le premier tour est médiocre (nul 1-1 contre l'Uruguay, victoire 2-1 contre l'Écosse et défaite 0-2 contre le Danemark), elle ne bat le Maroc qu'en fin de match en huitièmes de finale (1-0) et elle se qualifie pour les demi-finales aux tirs au but contre le Mexique après un nul 0-0. En demi-finale où elle retrouve la France, la RFA marque rapidement sur un coup franc de Brehme mais par la suite, les tricolores font le siège du but allemand sans parvenir à égaliser. En fin de match, Rudi Völler parachève le succès allemand sur un contre (2-0). En finale contre l'Argentine, la RFA est battue (2-3). Pourtant, elle a su revenir à 2-2 après avoir été menée 0-2 à la 56e minute mais s'est fait piéger sur un contre de Burruchaga.
Deux ans plus tard, la RFA organise l'Euro 1988. Elle termine première de son groupe avec un nul 1-1 contre l'Italie, puis des victoires 2-0 contre le Danemark et l'Espagne. Mais elle est battue en demi-finale par les Pays-Bas futurs vainqueurs du tournoi (1-2).
C'est sous la direction du Kaiser Franz Beckenbauer (entraîneur depuis 1984) que l'Allemagne atteint à nouveau les sommets : lors du Mondiale 1990, la RFA de Lothar Matthäus (Ballon d'or 1990) remporte sa troisième coupe du monde. Elle réalise un premier tour des plus brillants avec une attaque nettement au-dessus des autres équipes (victoires 4-1 contre la Yougoslavie, 5-1 contre les Émirats arabes unis et nul sans enjeu pour la RFA contre la Colombie 1-1). En huitième de finale contre les Pays-Bas, elle l'emporte logiquement 2-1 et se qualifie pour les demi-finales après une victoire 1-0 contre la Tchécoslovaquie. En demi-finale, elle vient à bout des Anglais aux tirs au but après un nul 1-1, d'où la fameuse phrase de Gary Lineker : « le football est un sport qui se joue à onze contre onze, mais à la fin c'est toujours l'Allemagne qui gagne ». En finale, la RFA prend sa revanche sur l'Argentine (1-0, but d’Andreas Brehme), qui l'avait battue quatre ans plus tôt en finale du Mundial mexicain.
Berti Vogts sélectionneur (1990-1998) [modifier]
Beckenbauer se retire sur ce triomphe et laisse la place à Berti Vogts.
L’équipe d'Allemagne de football désormais réunifiée (Deutsche Fußballnationalmannschaft) joue l'Euro 1992 où elle échoue en finale. Les Allemands arrachent in-extremis un nul 1-1 contre la CEI avant de battre l'Écosse 2-0. Battus 1-3 dans leur dernier match par les Pays-Bas, ils terminent second de ce groupe. En demi-finale, ils affrontent les Suédois qui organisent la compétition à domicile et l'emportent 3-2. En finale, ils jouent contre le Danemark, une équipe que l'on attendait pas jusque-là puisqu'elle a été repêchée de dernière minute pour la phase finale de l'Euro, remplaçant la Yougoslavie à cause du conflit dans les Balkans, et ne s'est donc pas préparée pour l'Euro. L'Allemagne est battue 0-2 par les Danois, ce qui constitue l'une des plus grosses surprises dans cette compétition avec la victoire de la Grèce à l'Euro 2004.
Au Mondial 1994 aux États-Unis, Berti Vogts aligne une équipe vieillissante et les Allemands ne franchissent pas les quarts de finale, battus par la Bulgarie. Ils battent la Bolivie pour le match d'ouverture du tournoi (1-0) avant de faire match nul contre l'Espagne (1-1) et de battre la Corée du Sud 3-2 (après avoir mené par trois buts à zéro à la mi-temps) et terminent ainsi premiers de leur groupe. Contre la Belgique, ils l'emportent 3-2 en huitième de finale avant de s'incliner face aux Bulgares en quart de finale (1-2). Seule consolation : les cinq buts de Jürgen Klinsmann dans la compétition.
Mais Berti Vogts permet tout de même à l'Allemagne de remporter l'Euro 1996 en Angleterre, le premier championnat d'Europe se disputant à seize équipes. L'Allemagne effectue un début très convaincant en se qualifiant facilement pour les quarts de finale (2-0 contre la République tchèque, 3-0 contre la Russie et nul 0-0 contre l'Italie). En quart de finale, ils gagnent 2-1 contre la Croatie et éliminent les Anglais en demi-finale aux tirs au but après un nul 1-1. En finale à Londres le 30 juin, ils retrouvent les Tchèques qu'ils avaient battu au premier tour. Berger ouvre le score à l'heure de jeu sur pénalty avant qu'Oliver Bierhoff n'égalise. C'est ce même Bierhoff qui, à la 95e minute, d'une frappe que Kouba n'a pu arrêter, inscrit le premier but en or de l'histoire du football et donne ainsi le trophée à l'Allemagne. Matthias Sammer est de surcroît élu meilleur joueur du tournoi (puis Ballon d'or 1996).
Mais par la suite l'Allemagne connaît quelques années d'échec. Lors de la Coupe du monde 1998 en France, elle échoue en quarts de finale. Au premier tour, elle bat les États-Unis (2-0), remonte deux buts à la Yougoslavie (2-2) et bat l'Iran (2-0), terminant ainsi en tête de son groupe. Elle remporte son huitième de finale contre le Mexique (2-1) mais reçoit une « gifle » (0-3) dans son quart de finale contre la surprenante Croatie.
Un déclin relatif au début des années 2000 (1998-2004) [modifier]
Berti Vogts laisse alors sa place à Erich Ribbeck. Mais l'Allemagne ne fait plus peur : la preuve à la Coupe des confédérations 1999 au Mexique où elle est battue par le Brésil (0-4), bat la Nouvelle-Zélande (2-0, buts de Lothar Matthäus et de Michael Preetz) et perd contre les États-Unis (0-2) au premier tour.
Elle se qualifie tout de même facilement pour le championnat d'Europe, malgré une défaite (0-1) contre la Turquie en début de qualifications. Mais l'Euro 2000 tourne au fiasco pour les Allemands qui sont éliminés au premier tour : un nul 1-1 contre la Roumanie, une défaite 0-1 contre l'Angleterre, revanche de l'Euro 1996, sur une tête d'Alan Shearer et surtout une humiliation (0-3) face au Portugal qui aligne son équipe B car déjà qualifié pour les quarts de finale. Le vieux Lothar Matthäus (39 ans), qui jouait sa dernière compétition officielle avec la Mannschaft, sort par la petite porte.
Erich Ribbeck laisse sa place à Rudi Völler après une période d'incertitude sur l'entraîneur qui le remplacerait. En septembre 2000, en éliminatoires de la coupe du monde 2002, l'Allemagne obtient une victoire encourageante en Angleterre (1-0). Mais environ un an après, les Allemands encaissent face à cette même équipe une lourde défaite (1-5) à domicile. Lors de la dernière journée de la phase des poules éliminatoires, les Allemands sont tenus en échec par la Finlande et ne profitent ainsi pas du nul entre l'Angleterre et la Grèce. L'Angleterre se qualifie et l'Allemagne doit disputer les barrages contre l'Ukraine. L'Allemagne parvient à se qualifier (1-1 en Ukraine puis succès 4-1 à domicile), c'est un soulagement mais peu de gens croient en cette équipe.
Les résultats dans les matchs amicaux de préparation à la coupe du monde sont irréguliers : un nul 2-2 contre l'Argentine, une défaite 0-1 au pays de Galles et une victoire écrasante contre l'Autriche (6-2).
Et un peu à surprise générale, elle accède à la finale de la Coupe du monde 2002, preuve que l'Allemagne est toujours présente même quand elle joue mal. L'équipe profite d'un tableau facile. Elle démarre le mondial asiatique en « atomisant » l'Arabie saoudite (8-0), avec notamment un triplé de Miroslav Klose de la tête, profitant de la faiblesse des Saoudiens dans le jeu aérien. Klose marque à nouveau contre l'Eire mais les Allemands se font rejoindre dans le temps additionnel de la seconde période (1-1) sur un but de Robbie Keane et ce malgré les prouesses du gardien Oliver Kahn, qui a longtemps retardé l'échéance. L'Allemagne n'est donc pas encore qualifiée et joue contre le Cameroun. Les Camerounais ne parviennent pas à profiter de l'expulsion de Ramelow. Un joueur camerounais expulsé plus tard, les deux équipes se retrouvent à dix contre dix et l'Allemagne l'emporte 2-0, terminant ainsi première du groupe. Contre le Paraguay en huitième de finale, les Allemands s'imposent dans les dernières minutes du temps réglementaire (1-0) grâce à Oliver Neuville. 1-0, c'est aussi le score sur lequel les Allemands l'emportent contre les États-Unis en quart de finale puis contre la Corée du Sud qui co-organise le tournoi en demi-finale, avec à chaque fois Oliver Kahn qui effectue de spectaculaires arrêts. Les Américains, en quart de finale, auraient pu bénéficier d'un pénalty sur une faute de main de Frings sur la ligne de but non vue par l'arbitre. Seul coup dur : Michael Ballack, indispensable au milieu de terrain et qui a marqué les buts vainqueurs contre les États-Unis et la Corée du Sud, ne peut disputer la finale contre le Brésil à cause d'un autre carton jaune en demi-finale. La finale se dispute le 30 juin à Yokohama, au Japon. Elle est longtemps indécise, Ronaldo se créant quelques occasions en fin de première mi-temps et Oliver Neuville expédiant un coup franc direct sur le poteau du portier brésilien en début de seconde période. La décision se fait sur la seule erreur d'Oliver Kahn dans tout le mondial : à la 67e minute, il ne capte pas le ballon sur une frappe apparemment anodine de Rivaldo et Ronaldo, opportuniste, pousse le ballon au fond des filets. Ronaldo inscrit un doublé à la 78e minute, tuant ainsi le match (0-2).
Oliver Kahn est élu meilleur joueur de la coupe du monde 2002, ayant sauvé l'Allemagne à maintes reprises tout au long du tournoi avec des parades spectaculaires.
L'Euro 2004 est un nouvel échec, l'Allemagne ne confirme pas son retour. La presse allemande s'inquiète après un lourd revers en Roumanie (1-5) en amical environ un mois avant le début de l'Euro. Et effectivement, les débuts dans l'Euro sont poussifs : nul 1-1 contre les Pays-Bas et surtout les Allemands sont tenus en échec par la Lettonie (0-0), une équipe qui ne participe qu'à sa première grande compétition officielle. Le troisième match est décisif et l'Allemagne perd contre l'équipe B de la République tchèque déjà qualifiée (1-2). La Mannschaft est éliminée sans gloire d'entrée.
Une chance est cependant offerte à l'Allemagne en 2006 de renouer avec son passé glorieux avec la tenue sur son propre sol de la dix-huitième Coupe du monde après une petite révolution au sein du football allemand.
Klinsmann et Löw, retour au premier plan (2004-2012) [modifier]
Jürgen Klinsmann prend les rênes de l'équipe en 2004, après le départ de Rudi Völler. Il accorde sa confiance à de jeunes joueurs tels que Bastian Schweinsteiger, Lukas Podolski et Philipp Lahm, avec la ferme intention de bâtir une équipe produisant un football offensif et attractif pour les supporters. Il prend ses responsabilités en préférant le gardien Jens Lehmann à Oliver Kahn. À la Coupe des confédérations 2005, à domicile, elle bat au 1er tour l’Australie (4-3, buts de Per Mertesacker, de Lukas Podolski, de Kevin Kurányi et de Michael Ballack), puis la Tunisie (3-0, buts de Michael Ballack, de Mike Hanke et de Bastian Schweinsteiger) et fait match nul contre l’Argentine (2-2, buts de Gerald Asamoah et de Kevin Kurányi). Elle perd en demi contre le Brésil (2-3, buts de Lukas Podolski et de Michael Ballack) mais se console en prenant la 3e place en battant le Mexique (4-3 ap, buts de Robert Huth, de Lukas Podolski, de Michael Ballack et de Bastian Schweinsteiger).
Après des résultats irréguliers lors des matches de préparation, l'équipe réalise un bon parcours lors de la Coupe du monde dont elle est l'hôte. Ainsi, lors du premier tour, l'Allemagne termine première du groupe A avec 9 points, en ayant remporté successivement ses trois matchs de poule (4-2 contre le Costa Rica, 1-0 contre la Pologne et 3-0 contre l'Équateur). Elle remporte son huitième de finale contre la Suède 2-0 (doublé de Lukas Podolski) et se retrouve opposée en quart à l'Argentine. Menée au score, elle refait son retard dans les dernières minutes avant de l'emporter finalement aux tirs au buts grâce à deux arrêts décisifs de Jens Lehmann. L'Allemagne atteint une nouvelle fois le dernier carré. Mais en demi-finales contre l'Italie, après un match de longue haleine se terminant à la prolongation, l'Allemagne cède en encaissant deux buts dans les deux dernières minutes de la seconde prolongation. Quatre jours plus tard, la Mannschaft remporte le match pour la troisième place face au Portugal (3-1, doublé de Bastian Schweinsteiger et but de Armando Teixeira dit Petit (csc)).
Après le départ de Jürgen Klinsmann, son adjoint, Joachim Löw, devient le nouveau sélectionneur de l'équipe allemande. Sous sa conduite, l'Allemagne est le premier pays qualifié pour l'Euro 2008. Durant ce tournoi, la Mannschaft sort second du groupe B en battant la Pologne (2-0, doublé d’un Polonais d’origine Lukas Podolski) et le pays co-organisateur, l'Autriche (1-0, but de Michael Ballack) mais s'incline face à une Croatie bien organisée (1-2, but de Lukas Podolski). Si les Allemands se montrent brillants en 1/4 face au Portugal (3-2, buts de Bastian Schweinsteiger, de Miroslav Klose et de Michael Ballack), la demi-finale face à la Turquie (3-2, buts de Bastian Schweinsteiger, de Miroslav Klose et Philipp Lahm) n'est remportée in-extremis que grâce à leur réalisme. L'Allemagne déçoit ensuite en finale contre l'Espagne (0-1). Piquée au vif après l'ouverture du score de Fernando Torres à la demi-heure de jeu, l'équipe de Joachim Löw fait preuve d'une faible combativité et d'un jeu sans imagination ni précision.
L'Allemagne est qualifiée pour la coupe du monde en Afrique du Sud notamment grâce à sa dernière victoire en Russie (1-0). Elle débute sa préparation le 3 mars par une défaite (0-1) face à l'Argentine, équipe qu'elle écrasera quelques mois plus tard dans la compétition. Mais les succès 3-0 en mai contre Malte et la Hongrie puis le 3 juin contre la Bosnie-Herzégovine (3-1) montrent les capacités offensives de l'équipe.
Quelques semaines avant le début des hostilités, elle voit deux de ses titulaires forfait, le gardien numéro un René Adler et surtout le meneur de jeu et capitaine Michael Ballack victime d'un tacle violent du ghanéen Kevin-Prince Boateng en finale de FA Cup. À ces deux importants forfaits, il faut rajouter les absences du défenseur central Heiko Westermann, blessé en amical contre la Hongrie, celle du relayeur Simon Rolfes, et celle de Christian Träsch. Autant d'évictions qui font trembler le pays tant leurs rôles étaient essentiels au sein de l'équipe d'Allemagne, amputée de 4 titulaires clés et d'un probable remplaçant. Suite à ces blessures en cascade, c'est Philipp Lahm qui hérite du brassard de capitaine. Joachim Löw instaure un système de jeu en 4-2-3-1, avec deux milieux récupérateurs (Schweinsteiger, Khedira), deux milieux offensifs de couloir (Müller à droite, Podolski à gauche) et un milieu offensif axial (Özil) en soutien d'un attaquant de pointe (Klose), avec une défense type Boateng-Mertesacker-Friedrich-Lahm.
Cette équipe rajeunie, contrainte et forcée, a tout de même des certitudes avant le début de cette compétition : de nombreux jeunes joueurs comme Mesut Özil, Sami Khedira, Marko Marin, Jérôme Boateng, Manuel Neuer et Dennis Aogo ont remporté le Championnat d'Europe Espoir 2009. D'autres comme Thomas Müller ou Holger Badstuber ont brillé en club en Ligue des champions. Ce sont des jeunes qui ont déjà une grande expérience du haut niveau. Et les Allemands se rassurent rapidement en écrasant les Australiens 4-0 sur des buts de Lukas Podolski, Miroslav Klose, Thomas Müller et Cacau. L'équipe a dévoilé lors de ce match une grande maîtrise technique, et une capacité à alterner le jeu court et long avec facilité. Peut-être trop confiant de leur premier match en coupe du monde les Allemands perdent 0-1 contre la Serbie au deuxième match mais se rattrapent face au Ghana lors de leur dernier match de poule en s'imposant 1-0. Ils joueront contre l'Angleterre en 1/8e de finale et se qualifieront sur le score sans appel de 4 buts à 1. La Mannschaft bat en quart de finale l'Argentine sur le score de 4-0, donnant un avertissement aux autres nations, mais s'incline en demi-finale face à l'Espagne sur le score de 1-0.
L'Allemagne achève son aventure dans la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud en finissant troisième dans la compétition après avoir battu l'Uruguay sous un score de 3-2. Manuel Neuer, titularisé dans le but en dernière minute, éclate sur la scène internationale et s'affirme comme l'un des tout meilleurs gardiens du monde. Le jeune Thomas Müller est élu meilleur jeune de la compétition et meilleur buteur (5 buts, 3 passes décisives). La qualité de la jeune équipe allemande (d'une moyenne d'âge de 24,9 ans) est alors vantée, et de nombreux internationaux allemands sont alors pistés par les plus grands clubs européens suite à leur brillante Coupe du monde (Özil, Khedira, Müller, Schweinsteiger, Podolski, Mertesacker, Boateng...).
La Mannschaft confirme son retour au premier plan de manière éclatante en éliminatoires de l'Euro 2012 en remportant ses dix matchs, s'imposant notamment en Belgique (1-0) et en Turquie (3-1). Seule l'Espagne, championne du monde en titre, aura fait aussi bien. La confirmation de la génération 2010 pousse en outre Michael Ballack vers la sortie : après plusieurs mois de polémique larvée, Joachim Löw tranche à l'été 2011 et déclare construire l'avenir sans lui. L'Allemagne s'annonce d'ores et déjà comme une des grandes favorites de la phase finale de l'Euro.
Après un nul (3-3) face à l'Ukraine, elle obtient une victoire très encourageante (3-0) face aux Pays-Bas au mois de novembre d'autant que le tirage au sort des poules met ces deux équipes dans le groupe B. Cela dit, dans les matchs amicaux de préparation à l'épreuve, elle encaisse deux revers à domicile face à l'équipe de France (1-2) le 29 février et en Suisse (3-5) le 26 mai avant de se reprendre face à Israël (2-0) le 31 mai. La défaite contre la Suisse n'inquiète pas le sélectionneur.
Après avoir réalisé un bon parcours lors des éliminatoires pour le championnat d'Europe 2012 avec dix victoires en autant de matchs joués et surtout avec treize points d'avances sur le second la Turquie et reste donc invaincu depuis le 17 octobre 2007 et une défaite à Munich contre la République tchèque sur le score de trois buts à zéro dans le cadre des qualifications pour le championnat d'Europe 2008. Placé dans le groupe B surnommé le "groupe de la mort" lors du tirage au sort[3], l'Allemagne se retrouve en compagnie des Pays-Bas, du Danemark et du Portugal. La sélection allemande entre dans le tournoi le 9 juin avec son premier match face à la Selecção portugaise, elle remporte d'un courte tête le match grâce à un but de l'attaquant Mario Gómez à la 72e minute et permet à l'Allemagne d'empocher ses trois premiers points. Le deuxième match de la sélection allemande est marqué par son opposition avec les Pays-Bas et aussi marqué par un doublé de Mario Gómez, l'attaquant du Bayern Munich porte ainsi son total à trois buts en deux matchs, les néerlandais réduisent l'écart par l'intermédiaire de Robin van Persie en seconde période mais ne ils peuvent pas empêcher cette nouvelle victoire de l'Allemagne sur le score de deux buts à un[4]. Le 17 juin, la Nationalmannschaft défie le Danemark à Lviv lors de la troisième et dernière journée de phase de groupes, Lukas Podolski ouvre le score en faveur des allemands à la 19e minute, cinq minute plus tard c'est le milieu danois du Brøndby IF Michael Krohn-Dehli qui remet les deux équipes à égalité et enfin Lars Bender qui inscrit le but de la victoire allemande à dix minutes du terme de la rencontre qui permet aux allemands d'être qualifier pour les quarts de finale du tournoi. Le bilan de cette phase de groupes pour les allemands est de 3 victoires dans la lignée des dix obtenus lors des qualifications et totalise 9 points soit trois de plus que le Portugal qui s'installe à la deuxième place. En quart de finale, l'Allemagne rencontre la Grèce à Gdansk dans un contexte économique difficile entre les deux pays[5], sur le terrain peu avant la mi-temps la Mannschaft ouvre le score par l'intermédiaire de son capitaine Philipp Lahm, Yeóryos Samarás remet les deux équipe à égalité peu avant l'heure de jeu et c'est ensuite Sami Khedira à la 61e minute, Miroslav Klose à la 68e minute et Marco Reus à la 74e minute qui alourdissent le score en faveur des allemands, le grecque Dimítris Salpingídis réduit le score avec un penalty suite à une main de Jérôme Boateng dans la surface de réparation à la fin de la partie. Grâce à ce succès face au vainqueur de l'édition de 2004, l'Allemagne réalise un record mondial de 15 victoires consécutives en compétition[6].
Plus que jamais la Mannschaft est proche de la finale. Elle n'ira malheureusement pas jusque là , puisqu'elle se fait éliminer par leur bête noire de toujours qu'elle n'a jamais battu en compétition officielle : l'Italie de Pirlo en demi-finale. Après un match décevant, l'Allemagne de Joachim Löw perd 2-1 contre une équipe d'Italie soudée et très organisée à l'image de leur buteur Mario Balotelli (doublé). Les défenseurs firent notamment une grosse erreur défensive sur le premier but de Mario Balotelli. Mais l'Allemagne sauvera l'honneur avec un penalty transformé à la 90ème minute par Mesut Özil.
Dans l'attente d'un trophée (2012-) [modifier]
À la suite de cette élimination survenue en demi-finale, les critiques pleuvent sur la Nationalmannschaft et sur son sélectionneur Joachim Löw notamment sur ses choix stratégiques et sur son coaching pendant le match[7]. Ces reproches fait au Bundestrainer sont plus important après une nouvelle défaite de l'équipe allemande face aux argentins sur le score de trois buts à un en août à Francfort-sur-le-Main, le match est également marqué par l'exclusion du gardien Ron-Robert Zieler à la 30e minute. Suite à cette partie, Oliver Kahn ancien gardien emblématique du Bayern Munich et de la sélection allemande aux 86 sélections reconverti alors comme consultant pour la chaîne ZDF désapprouve les méthodes du sélectionneur et l'attitude des joueurs sur le terrain[8]. En lice pour participer à la Coupe du monde 2014 au Brésil, l'Allemagne réussie ses débuts en étant leader de son groupe après trois journées et avec autant de victoire rencontre à Berlin son principale adversaire la Suède dans cette poule. Cette dernière pourtant menée quatre buts à zéro à l'heure de jeu parvient à remonter au score pour terminer sur un match nul quatre buts partout[9]. La piètre performance défensive de la Mannschaft n'est pas passé inaperçue aux yeux de la presse allemande qui n'hésite pas à remettre en cause la totalité de l'équipe aussi bien la défense que l'attaque[10].
Résultats de l'équipe d'Allemagne [modifier]
Palmarès [modifier]
Le tableau suivant liste le palmarès de l’équipe d'Allemagne actualisé au 28 juin 2012 dans les différentes compétitions internationales officielles.
| Compétitions internationales | Compétitions continentales |
|---|---|
|
Parcours dans les compétitions internationales [modifier]
Parcours en Coupe du monde [modifier]
L’équipe allemande s'est qualifiée à dix-sept reprises sur dix-neuf possibles pour la phase finale de la Coupe du monde[11], elle a toujours réussi à se qualifier lors des éliminatoires. Elle l'a remporté par trois fois : en 1954, 1974 et en 1990. À quatre reprises, elle échoue en finale : devant l'Angleterre en 1966, contre l'Italie et l'Argentine respectivement en 1982 et 1986 puis en 2002 contre le Brésil. La sélection termine à la troisième place lors de l'édition de 1934, 1970, 2006 et celle de 2010 et finie quatrième en 1958. En 1962, 1994 et 1998, l'équipe sort de ces différents tournois en quarts de finale. En revanche, elle n'a pas participé à l'édition de 1930, elle a par ailleurs était exclue de celle de 1950 en raison de son occupation par les différentes armées suite à la Seconde Guerre mondiale.
| Phase finale | Phase qualificative | ||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Lieu et année | Stade | Position | J | G | N | D | BP | BC | Pos | J | G | N | D | BP | BC | ||
| Non entrée | |||||||||||||||||
| Demi-finale | 3e | 4 | 3 | 0 | 1 | 11 | 8 | 1/3 | 1 | 1 | 0 | 0 | 9 | 1 | |||
| Huitième de finale | 10e | 2 | 0 | 1 | 1 | 3 | 5 | 1/4 | 3 | 3 | 0 | 0 | 11 | 1 | |||
| Exclu | |||||||||||||||||
| Vainqueur | 1er | 6 | 5 | 0 | 1 | 25 | 14 | 1/3 | 4 | 3 | 1 | 0 | 12 | 3 | |||
| Demi-finale | 4e | 6 | 2 | 2 | 2 | 12 | 14 | Qualifiée d'office | |||||||||
| Quart de finale | 7e | 4 | 2 | 1 | 1 | 4 | 2 | 1/3 | 4 | 4 | 0 | 0 | 11 | 5 | |||
| Finale | 2e | 6 | 4 | 1 | 1 | 15 | 6 | 1/3 | 4 | 3 | 1 | 0 | 14 | 2 | |||
| Demi-finale | 3e | 6 | 5 | 0 | 1 | 17 | 10 | 1/4 | 6 | 5 | 1 | 0 | 20 | 3 | |||
| Vainqueur | 1er | 7 | 6 | 0 | 1 | 13 | 4 | Qualifiée d'office | |||||||||
| Second tour | 6e | 6 | 1 | 4 | 1 | 10 | 5 | Qualifiée d'office | |||||||||
| Finale | 2e | 7 | 3 | 2 | 2 | 12 | 10 | 1/5 | 8 | 8 | 0 | 0 | 33 | 3 | |||
| Finale | 2e | 7 | 3 | 2 | 2 | 8 | 7 | 1/5 | 8 | 5 | 2 | 1 | 22 | 9 | |||
| Vainqueur | 1er | 7 | 5 | 2 | 0 | 15 | 5 | 2/4 | 6 | 3 | 3 | 0 | 13 | 3 | |||
| Quart de finale | 5e | 5 | 3 | 1 | 1 | 9 | 7 | Qualifiée d'office | |||||||||
| Quart de finale | 7e | 5 | 3 | 1 | 1 | 8 | 6 | 1/6 | 10 | 6 | 4 | 0 | 23 | 9 | |||
| Finale | 2e | 7 | 5 | 1 | 1 | 14 | 3 | 2/5 | 10 | 6 | 3 | 1 | 19 | 12 | |||
| Demi-finale | 3e | 7 | 5 | 1 | 1 | 14 | 6 | Qualifiée d'office | |||||||||
| Demi-finale | 3e | 7 | 5 | 0 | 2 | 16 | 5 | 1/6 | 10 | 8 | 2 | 0 | 26 | 5 | |||
| À déterminer | |||||||||||||||||
| Total | 17/19 | 99 | 60 | 19 | 20 | 206 | 117 | 74 | 55 | 17 | 2 | 213 | 56 | ||||
Parcours en championnat d'Europe [modifier]
L’équipe allemande s'est qualifiée à onze reprises sur quatorze possibles pour la phase finale du championnat d'Europe[12]. Elle l'a remporté à trois reprises en 1972, 1980 et en 1996 grâce à ses trois titres, l'Allemagne est avec l'Espagne les équipes les plus titrées de la compétition. Elle échoue par trois fois en finale, une première en 1976 face à la Tchécoslovaquie aux tirs aux buts (5-3) après un match nul de deux buts partout[13], la seconde finale perdue est en 1992 contre l'équipe surprise de ce tournoi le Danemark sur le score de deux buts à zéro[14]. Et enfin la dernière lors de l'Euro 2008 contre l'Espagne sur le seul but du match inscrit par Fernando Torres en première période[15]. La sélection allemande s'arrête en quart de finale lors de l'édition 1988 puis à celle de 2012. Les trois éliminations survenus au 1er tour ont été accompagnés par la démission du sélectionneur en place : Jupp Derwall en 1984, Erich Ribbeck en 2000 et Rudi Völler en 2004. Elle ne parvient pas à atteindre la phase finale de l'Euro 1968. L’Allemagne n'a pas participé aux qualifications pour les deux premiers tournois en 1960 et 1964.
| Phase finale | Phase qualificative | |||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Lieu et année | Stade | Position | J | G | N | D | BP | BC | Pos | J | G | N | D | BP | BC | |
| Non entrée | ||||||||||||||||
| Non qualifiée | 2/3 | 4 | 2 | 1 | 1 | 9 | 2 | |||||||||
| Vainqueur | 1er | 2 | 2 | 0 | 0 | 5 | 1 | 1/4 | 8 | 5 | 3 | 0 | 13 | 3 | ||
| Finale | 2e | 2 | 1 | 1 | 0 | 6 | 4 | 1/4 | 8 | 4 | 4 | 0 | 17 | 5 | ||
| Vainqueur | 1er | 4 | 3 | 1 | 0 | 6 | 3 | 1/4 | 6 | 4 | 2 | 0 | 17 | 1 | ||
| Phase de groupes | 5e | 3 | 1 | 1 | 1 | 2 | 2 | 1/5 | 8 | 5 | 1 | 2 | 15 | 5 | ||
| Demi-finale | 3e | 4 | 2 | 1 | 1 | 6 | 3 | Qualifiée d'office | ||||||||
| Finale | 2e | 5 | 2 | 1 | 2 | 7 | 8 | 1/4 | 6 | 5 | 0 | 1 | 13 | 4 | ||
| Vainqueur | 1er | 6 | 4 | 2 | 0 | 10 | 3 | 1/6 | 10 | 8 | 1 | 1 | 27 | 10 | ||
| Phase de groupes | 14e | 3 | 0 | 1 | 2 | 1 | 5 | 1/5 | 8 | 6 | 1 | 1 | 20 | 4 | ||
| Phase de groupes | 12e | 3 | 0 | 2 | 1 | 2 | 3 | 1/5 | 8 | 5 | 3 | 0 | 13 | 4 | ||
| Finale | 2e | 6 | 4 | 0 | 2 | 10 | 7 | 2/7 | 12 | 8 | 3 | 1 | 35 | 7 | ||
| Demi-finale | 3e | 5 | 4 | 0 | 1 | 10 | 6 | 1/6 | 10 | 10 | 0 | 0 | 34 | 7 | ||
| À déterminer | ||||||||||||||||
| Total | 11/14 | 43 | 23 | 10 | 10 | 65 | 45 | 88 | 62 | 19 | 7 | 213 | 52 | |||
Parcours en Coupe des confédérations [modifier]
L’équipe allemande a participé à deux reprises en phases finale de Coupe des confédérations. La première au Mexique en 1999[16], qualifiée grâce à son succès à l'Euro 1996, l'Allemagne dispute pour la première fois ce tournoi depuis son instauration en 1992. Placée dans le groupe B avec le Brésil, les États-Unis et la Nouvelle-Zélande, la sélection allemande ne parvient pas à accéder en demi-finales suite à deux défaites et une victoire, la placent ainsi à la troisième place du groupe. La seconde édition auquel participe l'Allemagne se dispute sur ses terres en 2005 à un an de la Coupe du monde allemande[17], la sélection parvient à se qualifier pour les demis-finales en disposant de la Tunisie et de la Nouvelle-Zélande, mais le parcours dans cette coupe des confédérations s'arrête en demi-finale face au Brésil sur le score de trois buts à deux. La Nationalmannschaft finie tout de même à la troisième place en battant le Mexique quatre buts à trois après prolongations lors de la petite finale.
| Phase finale | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Lieu et année | Stade | Position | J | G | N | D | BP | BC |
| Non entrée | ||||||||
| Non qualifiée | ||||||||
| Phase de groupes | 5e | 3 | 1 | 0 | 2 | 2 | 6 | |
| Non qualifiée | ||||||||
| Demi-finale | 3e | 5 | 3 | 1 | 1 | 15 | 11 | |
| Non qualifiée | ||||||||
| À déterminer | ||||||||
| Total | 2/9 | 8 | 4 | 1 | 3 | 17 | 17 | |
Autres tournois [modifier]
L'équipe d’Allemagne participe à plusieurs tournois amicaux, tout d'abord en 1981 lors du Mundialito organisé en Uruguay dans le cadre du 50ème anniversaire de la première Coupe du monde mettant aux prises les cinq champions du monde plus les Pays-Bas, deux fois finaliste. Positionné dans le groupe B en compagnie du Brésil et de l'Argentine, la Nationalmannschaft perd ses deux matchs et finie dernière de son groupe avec aucun point. Elle organise chez elle le Tournoi des quatre nations à Berlin en 1988, elle termine à la troisième position grâce à sa victoire face à l'Argentine. En 1993, elle prend part à la US Cup qui l'oppose au Brésil, aux États-Unis et à l'Angleterre, elle remporte la compétition devant le Brésil avec sept points.
Divers [modifier]
- Championne olympique en 1976 (Allemagne de l'Est)
- L'équipe allemande (hors RDA) n'a jamais perdu de match à l'extérieur en phase de qualification pour le mondial. D'ailleurs, ses 2 défaites à domicile sont contre l'Angleterre pour la qualification au mondial 2002 (1-5) et le Portugal pour la qualification au mondial 1986 (0-1). Cependant, pour relativiser cet exploit à l'extérieur il est important de noter que l'Allemagne n'a participé aux qualifications qu'à 12 reprises sur 19, du fait de sa qualification d'office soit en tant que pays organisateur (2 fois) soit en tant que tenant du titre (3 fois) ou par simple forfait lié au contexte politique de l'après-guerre (en 1950). De plus elle n'a pas non plus disputé la 1re édition (1930) qui résultait exclusivement d'invitation (13 équipes seulement avaient été conviées en 1930). De surcroît, elle s'est toujours qualifiée pour une phase finale pour une coupe du monde (Ses 2 absences en 1930 et 1950 sont explicitées ci-dessus).
- L'équipe allemande a disputé 12 demi-finales ce qui constiue le record en coupe du monde. Elle s'est toujours qualifiée en phase de poule d'une coupe du monde (sa seule élimination au "1er tour" date de 1938 lors d'un match à élimination directe : un 1/8ème de finale contre la suisse). C'est la seule équipe dans ce cas.
- L'équipe allemande s'est toujours qualifiée pour un Euro comportant au moins 8 équipes. Sa dernière absence (un Euro à 4 équipes) remonte à 1968. Elle a disputé 3 finales de suite (1972, 1976 et 1980) pour 2 victoires et 1 défaite.
- Bien qu'elle possède 3 étoiles sur son maillot, l'Allemagne réunifiée n'a jamais été championne du monde. En effet, tous ses titres ont été obtenus par l'Allemagne de l'Ouest, le dernier ayant été obtenu en 1990.
- Lors de la victoire au mondial 1990, Franz Beckenbauer disait que les Allemands seraient encore plus forts grâce à la réunion de la RFA et la RDA. Cependant, elle n'a depuis remporté qu'un seul titre (Champion d'Europe en 1996).
Couleurs [modifier]
Les couleurs de l'équipe d'Allemagne se composent d'un maillot blanc, de chaussettes blanches et d'un short noir. Ces couleurs sont celles du drapeau de la Prusse utilisée au XIXe siècle. Outre les couleurs traditionnelles de la Prusse, le maillot affiche aussi pour emblème l'aigle présent sur le drapeau prussien et l'actuel drapeau national.
Les deuxièmes couleurs de l'équipe (utilisées lors des matchs joués à l'extérieur contre des équipes possédant un maillot blanc) ont varié selon les époques. Le plus souvent, il s'agit d'un maillot vert et d'un short blanc, couleur de la DFB - Deutscher Fussball Bund. Néanmoins, il existe une croyance selon laquelle le choix de ce maillot serait un hommage à l'Irlande, première nation à avoir accepté de disputer un match amical contre l'Allemagne après la Seconde Guerre mondiale. Cette croyance est cependant fausse puisque le premier match disputé après la Seconde Guerre Mondiale, fut contre la Suisse en 1950. En dehors du vert, la sélection a parfois joué avec un maillot gris ou noir. De 2004 à 2010, le second jeu de maillot de l'équipe est rouge suite à une demande du sélectionneur Jürgen Klinsmann, arguant du fait que le rouge est plus intimidant que les autres couleurs et synonyme de succès. En 2010, le deuxième maillot de l'équipe d'Allemagne redevient vert.
Depuis 1954, l'équipementier de l'équipe d'Allemagne est Adidas. La marque allemande est en contrat avec la sélection jusqu'en 2018.
Infrastructures [modifier]
Stade [modifier]
L'équipe d'Allemagne n'a pas de stade attitré lorsqu'elle évolue à domicile et en général, change de stade et de ville à chaque rencontre. Néanmoins, c'est à Berlin, la capitale que se sont disputés le plus de matchs (43), suivis par Hambourg (32), Stuttgart (29) et Hanovre (24).
Centre de préparation de l'équipe [modifier]
N'aillant aucun stade ou terrain attitrés pour s'entraîner et ne possédant pas de camp d'entraînement à l'instar du Centre technique national Fernand-Sastre pour l'équipe de France, la Nationalmannschaft, lors de ses rassemblement, s'entraîne actuellement sur les terrains annexes de la Commerzbank-Arena appelés "Kleine Kampfbahn" situés à Francfort-sur-le-Main, à l'ouest de l'Allemagne[18].
La Commerzbank-Arena qui à par ailleurs accueilli plusieurs matchs de la Coupe du monde 2006 et de la Coupe du monde féminine 2011 se trouve à quelques mètres du siège de la fédération allemande facilitant ainsi son accès.
Même si la sélection s'entraîne régulièrement à Francfort-sur-le-Main, elle peut privilégier un autre site plus proche de l'endroit où se déroule le match qu'elle doit disputer, parmi ces sites plusieurs grandes villes allemandes : Hambourg, Düsseldorf, Munich, Berlin...
Principaux joueurs d'hier et d'aujourd'hui [modifier]
Gardiens
Défenseurs
Milieux
Attaquants
pour une liste plus complète voir Liste des footballeurs internationaux allemands
L'équipe d'aujourd'hui [modifier]
Voici la liste de joueurs sélectionnés pour disputer deux matchs amicaux contre l'Équateur le 29 mai et contre les États-Unis le 2 juin 2013[19].
Sélections et buts actualisés le 26 mars 2013.
Appelés récemment [modifier]
Les joueurs suivants ont aussi été appelés en équipe nationale par le sélectionneur pendant les 12 derniers mois et restent toujours sélectionnables.
Les joueurs qui comportent ce signe
sont blessés.
Staff technique [modifier]
Sélectionneurs [modifier]
Depuis les débuts internationaux de l'équipe d'Allemagne en 1908 jusqu’à aujourd'hui, la Nationalmannschaft a connu dix sélectionneurs (dont trois à ne pas avoir été internationaux allemands durant leur carrière de joueur : Otto Nerz, Erich Ribbeck et Joachim Löw[20]) à sa tête tous de nationalité allemande, le dernier en date étant Joachim Löw en poste depuis juillet 2006 à la suite du départ de Jürgen Klinsmann, ce dernier ne souhaitant pas poursuivre son travail au poste de sélectionneur[21]. Ce poste de sélectionneur (en allemand : Bundestrainer) fait régulièrement l'objet de critique que cela soit au niveau des résultats, au niveau comportemental ou encore au niveau du mode de fonctionnement, souvent remis en cause.
De 1908 à 1926, les joueurs étaient sélectionnés par un comité de sélection de la DFB[22] avant de laisser place en 1926 au tout premier sélectionneur en la personne d'Otto Nerz qui conduit l'équipe à la troisième place de la Coupe du monde 1934, lors des Jeux olympique de 1936 à Berlin, elle échoue au stade des quarts de finale en se faisant éliminer par les Norvégiens. Otto Nerz est alors remplacé par son adjoint Sepp Herberger[23]. Avec lui l'équipe allemande remporte son premier titre lors de la Coupe du monde 1954 en battant les Hongrois en finale (3-2) surnommée le Miracle de Berne et ainsi remporte sa première Coupe du monde de son histoire. Outre ce titre de champion du monde, l'équipe se hisse jusqu'en demi-finale lors de l'édition de 1934, cette performance est réitérée 24 ans plus tard en 1958 en Suède, entre temps la Nationalmannschaft va en huitièmes de finale en 1938 et en quart de finale en 1962. Sepp Herberger détient toujours le record de longévité au poste de sélectionneur en y restant pendant prêt de 20 ans avec une interruption de 1942 à 1950 dû en partie à la Seconde Guerre mondiale, en 1964 après un match amical contre la Finlande, il décide de prendre sa retraite son adjoint Helmut Schön[24] prend sa succession, ce dernier ayant occupé le poste de sélectionneur de l'équipe de Sarre de 1952 à 1957. Lors de la Coupe du monde 1966, la sélection parvient à aller jusqu'en finale avant de perdre contre l'organisateur du tournoi : l'Angleterre. Peu de temps après, l’Allemagne connait alors sa période faste en remportant deux titres majeurs tels que : un Euro en 1972 et une Coupe du monde en 1974 qui se déroule en Allemagne de l'Ouest avec une équipe composée entre autres de Uli Hoeneß, Franz Beckenbauer ou encore Gerd Müller qui ont réalisé le doublé en remportant Euro-Coupe du monde en l'espace de deux ans. La RFA ne conserve pas son titre de champion d'Europe malgré être allée jusqu'en finale, elle le perd contre la Tchécoslovaquie lors de la séance des tirs au but de l'Euro 1976. Helmut Schön quitte son poste à l'issue de la Coupe du monde 1978 après s'être incliné face au voisin autrichien lors du deuxième tour. À ce jour, Schön détient toujours les records du nombre de matchs joués (25) et de matchs gagnés (16) à la tête d'une sélection nationale lors d'une Coupe du monde.
Jupp Derwall alors adjoint de Helmut Schön est intronisé au poste de sélectionneur, avec lui la RFA remporte son deuxième Euro en 1980 et atteint la finale de la Coupe du monde 1982 après une demi-finale historique contre la France mais finit par perdre la finale face aux Italiens (3-1). Après ces deux tournois réussis, la Nationalmannschaft réalise une contre-performance lors de l'Euro 1984 en se faisant éliminer dès la phase de groupes, Jupp Derwall est alors démis de ses fonctions par la fédération allemande[25]. Pour le remplacer, la fédération choisie de faire appel à l'ancien capitaine de l'équipe victorieuse des années 70 et du double Ballon d'or : Franz Beckenbauer[26], alors sans aucune expérience d'entraineur. Le Kaiser amène tout d'abord son équipe en finale lors du Mondial 1986 et va jusqu'en demi-finale pendant l'Euro 1988 organisé chez elle en Allemagne de l'Ouest, avant d'atteindre la finale de la Coupe du monde 1990, remportée au dépens de l'Argentine aux tirs au but. Grâce à cette victoire la RFA gagne sa troisième Coupe du monde et Franz Beckenbauer réédite la performance du brésilien Mário Zagallo pour avoir soulevé le trophée en tant que joueur et en tant qu'entraineur. A l'issu du tournoi, Beckenbauer quitte son poste de sélectionneur, il est remplacé par Berti Vogts[27] qui, avec Holger Osieck, a été adjoint de l'ancien joueur du Bayern Munich. Deux après la réunification allemande, la sélection dispute l'Euro suédois en 1992, et perd la finale devant l’outsider danois empêchant l'Allemagne d'avoir un premier titre en tant que seul et unique pays. Pendant la Coupe du monde 1994, l'équipe va jusqu'en quart de finale avant d'être éliminée par la surprenante équipe de Bulgarie sur le score de 2 buts à 1 en faveur des bulgares, qui se qualifie pour le tour suivant. L'Euro 1996 signe le triomphe de Berti Vogts et de son équipe qui remporte pour la troisième fois le trophée Henri-Delaunay face à la République tchèque grâce à un but en or de Oliver Bierhoff dans les prolongations. La Coupe du monde 1998 se révèle plus difficile pour Berti Vogts qui voit son équipe se faire éliminer en quart de finale par la Croatie sur le score de 3 buts à 0. Suite à cette élimination, plusieurs voix s’élèvent notamment la presse qui demande la démission de Berti Vogts[28], cette dernière intervint en septembre 1998 après deux prestations décevantes en matchs amicaux contre Malte et contre la Roumanie[29].
Pour le remplacer, la fédération allemande décide d'engager un autre joueur de l'épopée des années 70 : Paul Breitner. Mais son arrivé à la tête de la sélection nationale est de courte durée après que le personnel refuse de travailler avec l'ancien champion du monde et des différents avec le président de la fédération Egidius Braun[30],[31]. L'équipe allemande se retrouve toujours sans sélectionneurs et décide de faire appel à Erich Ribbeck[32], il a été l'adjoint de Jupp Derwall de 1978 à 1984 et devient à 61 ans le plus vieux entraineur a être nommé au poste de sélectionneur. Le premier tournoi qu'il dispute dans son nouveau rôle est la Coupe des confédérations de 1999 où la sélection ne parvient pas à passer le stade des groupes avec une défaite importante face au Brésil (4-0). L'Euro 2000 est également un fiasco pour l'équipe allemande qui est incapable de remporter un match et se retrouve, là aussi, prématurément éliminée dés les phases de groupes. Ribbeck démissionne le 21 juin 2000[33]. Après le départ de Erich Ribbeck, la DFB décide d’enrôler Rudi Völler[34], ancien international allemand et vainqueur de la Coupe du monde italienne de 1990, il est recruté pour diriger la sélection en espérant la venue de Christoph Daum sous contrat avec le Bayer Leverkusen. En septembre 2000, la presse allemande révèle que Christoph Daum possède une dépendance à la cocaïne qui est confirmer plus tard par un test capillaire positif[35], ce dernier était alors en contact avancé pour prendre la relève, jusque-là assuré par Rudi Völler[36]. Devancée par l'Angleterre grâce à la différence de buts pendant les qualifications pour la Coupe du monde 2002, l'Allemagne passe pour la première fois en barrage, face à l'Ukraine. Malgré un match nul (1-1) à Kiev, l'équipe allemande parvient tout de même à se qualifier du fait de leur quatre buts inscrits à Dortmund (4-1) lors du match retour. La première coupe du monde du XXIe siècle voit l'Allemagne se rendre jusqu'en finale avant d'être battue par le Brésil sur le score de 2 buts à 0. Rudi Völler poursuit son travail à la tête de la sélection jusqu'en 2004, où peu de temps après l'Euro portugais, il décide de remettre sa démission[37] après l’élimination prématurée de la Nationalmannschaft qui pointe alors à la troisième place juste devant la Lettonie avec seulement deux points au compteur.
Sans sélectionneur à deux ans de la Coupe du monde 2006 qui se déroule en Allemagne, la fédération résout se problème en engageant Jürgen Klinsmann, ancien coéquipier de Rudi Völler, son prédécesseur, et novice au poste d'entraîneur. Klinsmann met en place dès son arrivée un jeu tourné vers l'attaque et fait confiance à de jeunes joueurs pour faire son équipe, c'est ainsi que la sélection finie troisième de la Coupe des confédérations 2005 et de la Coupe du monde 2006 après être éliminé par l'Italie, futur vainqueur de la compétition. Il a été par ailleurs souvent critiqué sur ses méthodes de travail et ses multiples allers-retours entre son lieu de résidence aux États-Unis et l'Allemagne où siège la fédération[38]. Ne se sentant pas capable de continuer à ce poste il cède sa place à Joachim Löw[39], qui était jusque-là l'adjoint de l'ancien joueur du Bayern de Munich depuis la prise de fonction de ce dernier. Joachim Löw poursuit la même philosophie de jeu instaurée par Jürgen Klinsmann et parvient à amener son équipe jusqu'en finale de l'Euro 2008 avant d'être battue par l'équipe espagnole, qui prive donc l'Allemagne de remporter son quatrième Championnat d'Europe. Ce scénario se réitère deux ans plus tard, en 2010 pendant la Coupe du monde où les espagnoles battent de nouveau l'Allemagne, mais cette fois lors des quarts de finale. La position de Joachim Löw se fragilise suite à l'élimination de l'Euro 2012 contre l'Italie en demi-finale[40] avec des critiques venant de la presse[41], mais également de anciens internationaux tels que Oliver Kahn[42] après un match amical perdu contre la sélection argentine en août 2012.
Mise à jour le 26 mars 2013[43].
| Sélectionneur | Période | Matchs | Gagnés | Nuls | Perdus | Gagnés % | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Comité DFB | 1908-1926 | 58 | 16 | 12 | 30 | 27.6 | |
| 1926-1936 | 70 | 42 | 10 | 18 | 60.0 | ||
| 1936-1942 | 70 | 42 | 13 | 15 | 60.0 | ||
| Aucun sélectionneur et aucun match de 1942 à 1950. | |||||||
| 1950-1964 | 97 | 52 | 14 | 31 | 53.6 | ||
| 1964-1978 | 139 | 87 | 31 | 21 | 62.6 | ||
| 1978-1984 | 67 | 44 | 12 | 11 | 65.7 | ||
| 1984-1990 | 66 | 34 | 20 | 12 | 51.5 | ||
| 1990-1998 | 102 | 66 | 24 | 12 | 64.7 | ||
| 1998-2000 | 24 | 10 | 6 | 8 | 41.7 | ||
| 2000-2004 | 53 | 29 | 11 | 13 | 54.7 | ||
| 2004-2006 | 34 | 20 | 8 | 6 | 58.9 | ||
| 2006- | 92 | 63 | 15 | 14 | 68.5 | ||
Staff actuel [modifier]
Le staff technique est composé du sélectionneur allemand Joachim Löw en poste depuis 2006, il est assisté par Hans-Dieter Flick qui occupe le rôle de sélectionneur assistant[44], Hans-Dieter Flick a par ailleurs remplacé Joachim Löw pendant une recontre lors des demis-finales de l'Euro 2008 contre le Portugal, lorsque Löw fut suspendu[45]. Andreas Köpke occupe la fonction d'entraîneur des gardiens de but[46], l'ancien gardien de but du FC Nuremberg et international allemand à 59 reprises est arrivé en 2004 sous les ordres de Jürgen Klinsmann en remplacement de Sepp Maier. Le footballeur allemand de l'année 1998, Oliver Bierhoff est quant à lui le manager de la Nationalmannschaft[47]. Le médecin de la sélection est le Dr Hans-Wilhelm Müller-Wohlfahrt qui est connu pour avoir soigné plusieurs sportifs de haut niveau tels que le jamaïquain Usain Bolt, le basketteur Michael Jordan ou encore des joueurs internationaux anglais comme Michael Owen ou Steven Gerrard[48], il est en place depuis 1995.
| Nom | Rôle |
| Sélectionneur | |
| Sélectionneur assistant | |
| Entraîneur des gardiens | |
| Manager de l'équipe | |
| Médecin | |
| Préparateurs physiques | |
| Physiothérapeutes |
Joueurs les plus capés et meilleurs buteurs [modifier]
Les joueurs en gras sont encore en activité.
Mis à jour le 26 mars 2013.
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Joueurs les plus capés
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Meilleurs buteurs
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- 1 étoile = Joueur d'Allemagne de l'Est intégré au classement de la fédération de football allemande[49].
Citation [modifier]
- « Le football est un sport inventé par les Anglais qui se joue à onze contre onze, durant 90 minutes et à la fin ce sont toujours les Allemands qui gagnent. » (Gary Lineker, international anglais, après la Coupe du monde 1990)
Notes et références [modifier]
- Classement mondial, sur fr.fifa.com, 14 mars 2013. Consulté le 14 mars 2013.
- (de) Senf auf dem Smoking, Berliner-zeitung.de, 5 avril 2008.
- Le tirage de l'EURO prépare des matches passionnants, Uefa.com, 2 décembre 2011.
- L'Allemagne tout près des quarts, Uefa.com, 13 juin 2012.
- Euro 2012 - 1/4 : Allemagne - Grèce, tout un pays contre Merkel ?, Rtl.fr, 17 juin 2012.
- Euro 2012, Uefa.com.
- Joachim Löw reconnaît ses erreurs, Rtbf.be, 22 décembre 2012.
- Kahn tacle Low, Goal.com, 16 août 2012.
- Et à la fin c'est l'Allemagne qui se fait remonter, Sofoot.com, 16 octobre 2012.
- L'Allemagne attérée, Sport24.com, 17 octobre 2012.
- (de) Deutsche WM-Spiele, Dfb.de.
- (de) Deutsche EM-Spiele, Dfb.de, 1er juillet 2012.
- UEFA 1976 - Histoire, Uefa.com, 21 novembre 2011.
- UEFA 1992 - Histoire, Uefa.com, 5 octobre 2003.
- UEFA 2008 - Histoire, Uefa.com, 30 juin 2008.
- Coupe des Confédérations de la FIFA, Mexique 1999, Fifa.com.
- Coupe des Confédérations de la FIFA, Germany 2005, Fifa.com.
- (de) Kleine Kampfbahn, Sportparkstadion.de.
- (de) Das Team, Dfb.de, 16 mai 2013.
- Allemagne : Löw, l'idéaliste, Starafrica.com, 25 mars 2010.
- Allemagne : Löw nouveau sélectionneur, Football365.fr, 12 juillet 2006.
- (en) All Matches from 1908, schwarzundweiss.co.uk.
- (de) Sepp Herberger, Dfb.de.
- Sepp Herberger, Fifa.com.
- "Ugly Germany" : 1980-1984, genèse de La Belle Immonde !, Eurosport.fr, 29 décembre 2010.
- (de) Franz Beckenbauer, Dfb.de.
- (de) Berti Vogts, Dfb.de.
- De Vogt à Daum, nouvelle Allemagne et mauvais gestes, Eurosport.fr, 1er janvier 2011.
- Berti Vogts hors du banc, Libération.fr, 8 septembre 1998.
- (en) Political Football:Beckenbauer vs Breitner, Channel4.com, 31 juillet 2007.
- (de) Gewinnspieleinlösung: Paul Breitner – Revoluzzer aus Spaß an der Freude, Aktives-abseits.de, 20 décembre 2011.
- (de) Erich Ribbeck, Dfb.de.
- Allemagne, année zéro, Ladepeche.fr, 22 juin 2000.
- (de) Rudi Völler, Dfb.de.
- Daum reconnaît la prise de cocaïne, Libération.fr, 13 janvier 2001.
- Christoph Daum rêve toujours de diriger la sélection, Fifa.com, 30 décembre 2007.
- L'Allemagne au ban, Völler quitte le banc, Libération.fr, 25 juin 2004.
- Jürgen Klinsmann, sélectionneur atypique, Le parisien.fr, 6 avril 2006.
- Jürgen Klinsmann quitte son poste, Lalibre.be, 13 juillet 2006.
- La Fédération soutient Löw, L’Équipe.fr, 6 août 2012.
- Presse allemande : Jogi et les canards, Calciomio.fr, 30 juin 2012.
- Les critiques pleuvent sur Joachim Löw, Rds.ca, 17 août 2012.
- (de) Nationaltrainer, Dfb.de, 26 mars 2013.
- (de) Biografie Hansi Flick, Dfb.de.
- Allemagne: la journée peu ordinaire d'Hans-Dieter Flick, Fifa.com, 19 juin 2008.
- (de) Biografie Andreas Köpke, Dfb.de.
- (de) Biografie Oliver Bierhoff, Dfb.de.
- Mais qui est donc Hans Wilhelm Müller Wohlfahrt le médecin de Usain Bolt ?, Vo2.fr, 26 mai 2011.
- (de) Rekordspieler, Dfb.de, 6 février 2013.
Voir aussi [modifier]
- Liste des sélectionnés en équipe d'Allemagne A de football
- Équipe d'Allemagne de football à la coupe du monde 2006
- Équipe d'Allemagne de football à la coupe du monde 2010
| Précédé par | Équipe d'Allemagne de football | Suivi par | ||
|---|---|---|---|---|
1950 |
|
1958 |
||
1970 |
|
1978 |
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1986 |
|
1994 |