Albert Forcinal

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Albert Forcinal
Albert Forcinal en 1932
Albert Forcinal en 1932
Fonctions
Parlementaire français
Député 1928-1942
1945-1955
Gouvernement IIIème République-IVème République
Groupe politique PRS (1928-1932)
PSF (1932-1936
USR (1936-1942)
RRRS (1945-1946)
UDSR (1946-1951)
RRRS (1951-1955)
Biographie
Date de naissance 11 mai 1887
Date de décès 1er novembre 1976
Résidence Eure

Albert Forcinal, né le à Gisors où il est mort le , est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Premières années[modifier | modifier le code]

Albert Louis Forcinal naît le à Gisors, au 18 grande rue (aujourd'hui rue de Vienne), dans une famille de commerçants. Lui même est négociant et industriel en verrerie. Il entre en politique en 1908.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Mobilisé en 1914, il est blessé le à la bataille de la Marne. Il est considéré comme mort, son décès est annoncé à sa famille. Il est en fait très gravement blessé, mais il s'en sort. Volontaire pour le front en 1916, défenseur du Mont-Sans-Nom (Champagne) le , il est fait officier de la Légion d'honneur sur le champ de bataille. Il termine la guerre avec neuf citations.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Après la guerre, il devient conseiller général de l’Eure pour y représenter le canton de Gisors en 1925 et le reste jusqu'en 1976. Il est élu Maire de Gisors. Albert Forcinal se présente aux élections générales législatives de 1928 dans la circonscription des Andelys et y est élu [1]. Il est réélu en 1932 [2], et devient proche de son voisin Pierre Mendès France élu à ce moment-là. À partir de 1935, il adhère au groupe parlementaire du parti nouvellement formé, l'USR. Il est élu secrétaire de la Chambre des députés, où il est un député actif, pacifiste, laïque profondément républicain. Il est réélu en 1936 [3].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le , il ne prend pas part au vote accordant les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Il s'engage dans la Résistance. Arrêté le jour de ses 56 ans, le mardi , il est déporté à Buchenwald le samedi . Son épouse est déportée à Ravensbrück.

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

À la libération des camps, il rentre à Gisors en mai 1945. Il participe à la création de la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes. En 1947, il entre brièvement au gouvernement, comme ministre des anciens combattants. Il meurt le à Gisors.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Voie[modifier | modifier le code]

La ville de Gisors a donné son nom à une avenue, celle dont le prolongement conduit, vers l'est, à Trie-Château et Chaumont-en-Vexin.

Fonctions[modifier | modifier le code]

Sources et liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Deux tours de scrutin :
    Premier tour,  : Votants = 12 961 ; Le Vavasseur = 5 261 ; Forcinal = 4 696.
    Deuxième tour :  : votants = 12 858 ; Forcinal = 7 113 (élu) ; Le Vavasseur = 5 526.
  2. Deux tours de scrutin :
    Premier tour,  : Votants = 13 216 ; Forcinal = 5 738 ; Josse = 4 799 ; etc.
    Deuxième tour :  : votants = 13 224 ; Forcinal (élu) = 6 716 ; Josse = 6 290.
  3. Deux tours de scrutin :
    Premier tour,  : Votants = 13 093 ; Delarue = 5 776 ; Forcinal = 5 234 ; etc.
    Deuxième tour :  : votants = 13 121 ; Forcinal (élu) = 6 763 ; Delarue = 6 175.
  4. Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), tome V, PUF, 1968, p. 1711.