Yves Farge

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Yves Farge est un homme politique français, né le à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) et décédé le dans un accident d’automobile à Tbilissi (Géorgie, URSS).

Vie[modifier | modifier le code]

Il est journaliste au Progrès de Lyon. Son collègue Georges Altman le met en contact avec le mouvement de résistance Franc-tireur. En 1942, il rencontre Jean Moulin. Mission lui est donnée d’organiser militairement le massif du Vercors. Il est aussi membre de l’état-major de l’armée secrète dirigée par le général Delestraint. Après les arrestations de ces deux grands Résistants, il est recherché par la Gestapo et se rend à Paris où il préside le Comité d’action contre la déportation.

Le général de Gaulle nomme Yves Farge commissaire de la République pour les départements de la région rhodanienne. Il sauve 800 prisonniers de la prison Montluc à Lyon risquant d’être fusillés, en faisant exécuter 80 allemands détenus en Haute-Savoie (libérée par ses seules forces le 19 août), répondant ainsi au massacre de 120 internés de cette même prison à Saint-Genis Laval le 20 août 1944.[pas clair][réf. nécessaire].

Homme de gauche sans appartenance politique précise, il est ministre du Ravitaillement, poste très difficile, dans le gouvernement provisoire de Georges Bidault, du 8 janvier au 16 décembre 1946. Il dénonce le trafic des vins. Il lutte avec acharnement contre le marché noir.

Ce progressiste, proche des communistes[1], participe à la fondation du Mouvement de la Paix en 1947. Il en devient le président jusqu'à sa mort. Il était également membre du Conseil mondial de la paix. Pour ces actions en faveur de la lutte pour la paix, il reçut le prix Staline pour la paix à titre posthume en 1953.

Il est compagnon de la Libération.

Selon Arkadi Vaksberg[2], l'accident de voiture serait un assassinat déguisé, ordonné par les autorités soviétiques.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Renaud de Rochebrune et Jean-Claude Hazera, Les patrons sous l'Occupation, p. 25.
  2. Arkadi Vaksberg, Staline et les Juifs, Paris, Robert Laffont, 2003.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Dominique Veillon, article "Yves Farge" tiré de Dictionnaire historique de la résistance sous la direction de François Marcot, Robert Laffont, 2006

Filmographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

On lui doit de nombreux ouvrages :

  • Toulon, Éditions de Minuit, Paris 1943
  • Sauvons nos gosses. À Megève, premier village d'enfants, Lyon, 1945
  • Vent des fous, Paris 1946
  • Rebelles, soldats et citoyens. Souvenirs d'un Commissaire de la République, Paris 1946
  • Lettre au Président Truman, Paris 1949
  • La République est en danger, Paris 1950
  • La Guerre d'Hitler continue, Paris 1950
  • Le sang de la corruption, Paris 1951
  • Témoignage sur la Chine et la Corée, Paris 1952
  • Un simple mot, Paris 1953
  • Histoire vécue de la Résistance. Rebelle soldat et citoyen, carnet d'un Commissaire de la République, Genève 1971

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Le site de l’Ordre de la Libération présente une bibliographie détaillée et une photographie