Eugène Lanti

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Eugène Lanti
Image dans Infobox.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
MexicoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Eugène Aristide Alfred AdamVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Narazu Mono, E.L. ItanŝaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Conjoint
Elaine Limouzin (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
George Orwell (neveu)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Œuvres principales
For la Neŭtralismon! (d), La Laborista Esperantismo (d), Leteroj de E.Lanti (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Eugène Lanti (pseudonyme d'Eugène Aristide Alfred Adam), né à Néhou (Manche), le , mort à Mexico le ), est un ouvrier puis enseignant, militant libertaire puis communiste, animateur du mouvement espérantiste et « anationaliste ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’un charpentier-sabotier et d’une originaire du Pays basque, tous deux très religieux et tous deux analphabètes, Eugène Adam est un excellent élève fasciné par les voyages.

Il apprend la menuiserie puis l’ébénisterie. Il devient professeur de travaux manuels et de géométrie industrielle.

À Rouen, les conférences de Sébastien Faure et la lecture de Han Ryner l'orientent vers le mouvement libertaire.

Son mauvais caractère, son esprit de contradiction, son goût pour les « anti » (antimilitarisme, anticlérical, etc.) lui valent son pseudonyme L’anti puis Lanti.

Autodidacte, il suit des cours de langue, de sociologie, dévorant toute la littérature anarchiste.

C’est en 1914 qu’il découvre l’espéranto. Sa déception devant le ralliement de militants libertaires à la lutte contre le militarisme allemand (voir Manifeste des Seize) contribue à sa volonté de promouvoir une langue internationale.

Il est le principal fondateur de l'Association mondiale anationale (en espéranto : Sennacieca Asocio Tutmonda ou SAT).

Vie privée[modifier | modifier le code]

Le , à la mairie du XIIe arrondissement de Paris, mairie de leur domicile au 14, avenue de Corbera[1], il épouse Hélène Kate Limouzin (1870–1950), dite Nellie, tante de l'écrivain britannique George Orwell[2]. Hélène, née à Moulmein en Birmanie, était la troisième fille de Frank (Francis) et Theresa Limouzin, grands-parents maternels de l'écrivain.

Œuvres publiées en français[modifier | modifier le code]

  • Manifeste des anationalistes (publié initialement de manière anonyme en 1931 en espéranto sous le titre Manifesto de la sennaciistoj)
  • La langue internationale

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (eo) La vivo de Lanti, de E. Borsboom

Liens externes[modifier | modifier le code]