Guyana
République coopérative du Guyana
Co-operative Republic of Guyana (En)
Drapeau du Guyana. |
Armoiries du Guyana. |
| Devise nationale | One People, One Nation, One Destiny (Un Peuple, Une Nation, Un Destin) |
|---|---|
| Hymne national | Dear Land of Guyana, of Rivers and Plains |
| Forme de l'État | République |
|---|---|
| Président de la République | David Granger |
| Premier ministre | Moses Nagamootoo |
| Langues officielles | Anglais |
| Capitale | Georgetown |
| Plus grande ville | Georgetown |
|---|---|
| Superficie totale | 214 970 km2 (classé 81e) |
| Superficie en eau | 8,4 % |
| Fuseau horaire | UTC - 4 |
| Indépendance | Du Royaume-Uni |
|---|---|
| Date |
| Gentilé | Guyanien |
|---|---|
| Population totale (2015) | 735 222[1] hab. (classé 155e) |
| Densité | 3,50 hab./km2 |
| Monnaie | Dollar du Guyana () |
|---|
| Code ISO 3166-1 | |
|---|---|
| Domaine Internet | .gy |
| Indicatif téléphonique | +592 |
| Organisations internationales | ONU (), Caricom |
Le Guyana, en forme longue la République coopérative du Guyana, en anglais Co-Operative Republic of Guyana, anciennement Guyane britannique, est le seul État du Commonwealth situé en Amérique du Sud. De plus il s'agit également du seul État d'Amérique du Sud où la langue officielle est l'anglais[2]. Localisé au nord de l'équateur mais dans les tropiques, il dispose de côtes sur l'océan Atlantique. Le Guyana est entouré à l'est par le Suriname, au sud et au sud-ouest par le Brésil et à l'ouest par le Venezuela. C'est le troisième plus petit pays de l'Amérique du Sud et il fait partie des plus pauvres. Le Guyana est l'un des deux derniers pays sur le continent américain où la conduite se fait du côté gauche.
Guyana signifie « terre d'eaux abondantes » dans la langue arawak. Le pays est caractérisé par ses vastes forêts tropicales disséquées par les nombreux fleuves, criques et chutes d'eau, notamment les chutes de Kaieteur sur le fleuve Potaro. Les tepuys du Guyana sont célèbres pour avoir inspiré le roman d'Arthur Conan Doyle Le Monde perdu, en 1912.
La capitale du Guyana, Georgetown, est située sur la côte atlantique et compte environ 245 000 habitants.
Sommaire
Histoire[modifier | modifier le code]
Lorsque les premiers Européens sont arrivés dans la région autour de 1500, le Guyana était habité par les Arawaks, les tribus du peuple Caraïbe et d'Amérindiens. Bien que le Guyana ait été aperçu pour la première fois par Christophe Colomb pendant son troisième voyage (en 1498), il n'a pas été colonisé par les Européens avant que les Néerlandais n'y établissent en 1616 trois colonies séparées ; Essequibo (1616), Berbice (1627), et Demerara (1752). Le commandement fut assumé par les Britanniques vers la fin du XVIIIe siècle et les Néerlandais ont formellement cédé le territoire en 1814. En 1831, les trois territoires sont devenus une seule et même colonie britannique connue sous le nom de Guyane britannique.
En 1953, une nouvelle constitution établit le suffrage universel. Les élections d'avril 1953 donnent une majorité au People's Progressive Party, jugé trop à gauche par le Bureau des Colonies. Parmi les premières lois du nouveau gouvernement figure l'obligation pour les entreprises de reconnaitre le droit syndical. Des troupes sont envoyées et la Constitution est suspendue. Le Colonial Office justifie cette décision en déclarant que « le gouvernement britannique a décidé que la Constitution du Guyana devait être suspendue pour prévenir la subversion communiste du gouvernement et une crise dangereuses dans l'ordre public et les affaires économiques »[3].
En 1963, le gouvernement progressiste du « ministre en chef » Cheddi Jagan résiste à une tentative de coup d’État qui laisse cent soixante-dix morts[4]. Le Guyana britannique accède finalement à l'indépendance en 1966 sous le nom de Guyana. En 1974 est créée la communauté Jonestown, à une dizaine de kilomètres de Port-Kaituma par le révérend Jim Jones. Cette communauté de la secte du Temple du Peuple rentre dans l'histoire le par le suicide collectif de 914 personnes dont 276 enfants.
Politique[modifier | modifier le code]
Comme le pays est membre du Commonwealth, cela signifie qu'en tant que territoire issu de l'Empire britannique, il s’intègre à un ensemble composé d'États qui, comme lui, par leurs histoires sont rattachés à l'Empire britannique. Cet ensemble, le Commonwealth, établit des règles et une solidarité partagées par ses membres. En somme, les pays membres comme le Guyana jouissent d'un réseau politique composé de 80 organisations intergouvernementales, culturelles, professionnelles et de sociétés civiles. Le « chef » (au sens premier, la « Tête » - « Head », sans aucun pouvoir factuel) du Commonwealth est de droit le roi ou la reine du Royaume-Uni, actuellement Élisabeth II.
L'Assemblée nationale de la République coopérative du Guyana pour sa part est l'assemblée législative du territoire depuis 1980. Elle est composée de 65 membres. La Constitution de Guyana stipule que le président de la République de Guyana fait partie de l’assemblée.
Subdivisions[modifier | modifier le code]
Le Guyana est divisé en dix régions.
Géographie[modifier | modifier le code]
Le paysage du Guyana peut être approximativement divisé en trois régions :
- une étroite plaine marécageuse le long de la côte atlantique ;
- une ceinture de sable blanc à l'intérieur du pays avec la forêt vierge et la plupart des gisements de minerai ;
- la plus large partie du pays constituée de montagnes et de savane. Le point le plus élevé est le mont Roraima culminant à 2 772 mètres dans sa partie guyanienne[5].
Les fleuves principaux sont l'Essequibo, le Demerara, le Corentyne et le Berbice.
Le climat est tropical, presque équatorial, c'est-à-dire chaud et humide, mais cependant modéré par les alizés du nord-est le long de la côte. Il y a deux saisons des pluies, la première de mai à la mi-août, la seconde de mi-novembre à mi-janvier.
Frontières terrestres[modifier | modifier le code]
Revendications territoriales[modifier | modifier le code]
Le Guyana est confronté à deux revendications territoriales par ses voisins :
- Par le Venezuela : la Guayana Esequiba, zone comprise entre la frontière des deux pays et le fleuve Essequibo. Revendication très ancienne (avant l'indépendance du Guyana), la Guayana Esequiba faisant initialement partie de la Grande Colombie ; elle représente 62 % de son territoire.
- Par le Suriname : une zone dans l'angle sud-est du Guyana.
Économie[modifier | modifier le code]
Cultures principales : riz, canne à sucre, café et agrumes. Ressources minérales : bauxite, manganèse, or et diamants. Exportations : bauxite, manganèse, pierres précieuses et rhum. Importations : denrées alimentaires et pétrole.
Démographie[modifier | modifier le code]
La population du Guyana est de 747 884 habitants lors du dernier recensement de 2012[6] et estimée à 735 222[1] habitants en 2015. Les habitants du Guyana sont appelés les Guyaniens et Guyaniennes. Ne pas confondre avec les Guyanais et les Guyanaises qui sont les habitants de la Guyane.
| Origine | Proportion |
|---|---|
| Inde | 51 % |
| Afrique | 30 % |
| mélange d'Européens et d'Indiens | 11 % |
| Amérindiens autochtones | 5 % |
| autres | 3 % |
Langues[modifier | modifier le code]
Religion[modifier | modifier le code]
| Religion | Proportion |
|---|---|
| Protestantisme | 30,5 % |
| Hindouisme | 28,4 % |
| Catholicisme | 8,1 % |
| Islam | 7,2 % |
| Autres chrétiens | 17,7 % |
| Sans religion | 5,3 % |
Source : The World Factbook
Les évêques de Guyana sont membres de la Conférence des évêques catholiques des Antilles qui se charge en conséquence de représenter les catholiques de Guyana. De plus le diocèse catholique de Georgetown, la capitale de Guyana, regroupe et représente les catholiques de cette région[7].Enfin les anglicans (qui sont des protestants conservateurs) sont pour leurs part représentés par le diocèse anglican du Guyana[8]. Pour sa part, la cathédrale anglicane St. Georges située à Georgetown est un des plus gros édifice en bois de la planète[9].
Culture[modifier | modifier le code]
Il s'agit du seul État en Amérique, avec le Suriname, où on conduit à gauche comme au Royaume-Uni[10].
| Date | Nom français | Nom local | Remarques |
|---|---|---|---|
| 1er janvier | Jour de l'an | New Year's Day | |
| 23 février | Mashramani | Mashramani-Republic Day | |
| Mars/Avril | Holî | Phagwah | |
| Mars/Avril | Youman Nabi | ||
| Mars/Avril | Vendredi saint | Good Friday | |
| Mars/Avril | Lundi de Pâques | Easter Monday | |
| 1er mai | Fête du Travail | Labour Day | |
| 5 mai | Indian Arrival Day | ||
| 26 mai | Jour de l'indépendance | Independence Day | |
| 1er lundi de Juillet | CARICOM Day | ||
| 1er août | Emancipation Day | ||
| (date changeante) | Aïd el-Fitr | Eid-ul-Fitr | |
| Octobre/Novembre | Divālī | Diwali | |
| 25 décembre | Noël | Christmas | |
| 26 décembre | Boxing Day | Boxing Day |
Description des principales fêtes en Guyana[modifier | modifier le code]
Les principales fêtes de la Guyana se décrivent comme suit [11],[12]:
- La Fête de la République : depuis 1966 cette journée du 23 février est le jour qui marque l'accession du territoire à l'indépendance face au Royaume-Uni.
- La Fête du Caricom le 3 juillet : elle célèbre les liens de cette communauté anglophone caribéenne dont Guyana fait partie.
- La Fête de la liberté le 14 août : depuis 1833 cette journée célèbre la loi du Parlement du Royaume-Uni qui abolit en 1833 l'esclavage dans la plus grande partie de l'Empire britannique.
- Noël : en cette journée du 25 décembre, la maison est généralement gardée propre et réparée si elle est endommagée. Il y a beaucoup de lumières de Noël pour décorer. Le menu est composé de poulet, de dinde, de farce, de porc à l'ail et d’oignons marinés. Le dessert est surtout le fameux gâteau noir local et la boisson privilégiée pour Noël en Guyana est le bière de gingembre.
Autres données statistiques[modifier | modifier le code]
Répartition de la population selon les classes d'âge : 0-14 ans : 28,19 %; 15-64 ans : 66,89 %; + 65 ans : 4,92 %
Littoral : 459 km
Extrémités d'altitude : 0 m > + 2 835 m
Espérance de vie des hommes : 64 ans (en 2011)
Espérance de vie des femmes : 70 ans (en 2011[13])
Taux de croissance de la population : 0,07 % (en 2001)
Taux de natalité : 17,92 ‰ (en 2001)
Taux de mortalité : 8,87 ‰ (en 2001)
Taux de mortalité infantile : 38,72 ‰ (en 2001)
Taux de fécondité : 2,1 enfants/femme (en 2001)
Taux de migration : - 8,38 ‰ (en 2001)
Lignes de téléphone : 154 200 (en 2012)[14]
Téléphones mobiles : 547 000 (en 2012)[14]
Postes de radio : 420 000 (en 1997)
Postes de télévision : 46 000 (en 1997)
Utilisateurs d'Internet : 189 600 (en 2009)[14]
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 3 (en 2000)
Routes : 7 970 km (dont 590 km goudronnés) (en 2000)[14]
Voies ferrées : 187 km
Voies navigables : 5 900 km
Nombre d'aéroports : 117 (dont 11 avec des pistes goudronnées) (en 2013)
Codes[modifier | modifier le code]
Guyana a pour codes :
- GUY, selon la norme ISO 3166-1 code alpha-3 (liste des codes pays),
- GUY, selon la liste des codes pays du CIO,
- GUY, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques,
- GUY, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-3,
- GY, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2,
- GY, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-2,
Références[modifier | modifier le code]
- https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/gy.html CIA World Factbook
- « Guyana - Guide de voyage - Tourisme », sur www.linternaute.com (consulté le 7 septembre 2016).
- Saïd Bouamama, Figures de la révolution africaine, La Découverte, , p. 127.
- Maurice Lemoine, Les enfants cachés du général Pinochet. Précis de coups d’Etat modernes et autres tentatives de déstabilisation, Don Quichotte, , p. 44
- (en) « Mount Roraima-Guyana High Point, Guyana/Venezuela », Peakbagger (consulté le 11 avril 2012).
- http://www.geohive.com/cntry/guyana.aspx Census 2012
- (en) « Diocese of Georgetown », sur www.rcdiocesegy.org.
- (en) « Diocese - West Indies - Guyana », sur www.anglicancommunion.org.
- (en) « Welcome to St. George's Cathedral, Georgetown, Guyana », sur archive.org, .
- « Guyana - Guide de voyage - Tourisme », sur www.linternaute.com.
- « Liste des Jours Fériés - Guyana », sur www.dniwolne.eu.
- (en) « Christmas in Guyana : Christmas Celebrations in Guyana », sur 1234christmas.com.
- « Guyana », sur Organisation mondiale de la Santé
- (en) « The World Factbook - Guyana », sur https://www.cia.gov/ (consulté le 22 avril 2015).