Arequipa

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Arequipa
Cité blanche
Blason de Arequipa Drapeau de Arequipa
Arequipa
Arequipa dominée par le Misti.
Administration
Pays Drapeau du Pérou Pérou
Région Arequipa
Province Arequipa
Maire Florentino Alfredo Zegarra Tejada
Code postal 04
Démographie
Population 1 287 205 hab. (2016)
Densité 440 hab./km2
Géographie
Coordonnées 16° 25′ 51″ sud, 71° 30′ 56″ ouest
Altitude 2 335 m
Superficie 292 353 ha = 2 923,53 km2
Localisation

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Arequipa
Liens
Site web muniarequipa.gob.pe

Centre historique de la ville d’Arequipa *
Image illustrative de l’article Arequipa
Cathédrale Notre-Dame d'Arequipa
Coordonnées 16° 23′ 56″ sud, 71° 32′ 13″ ouest
Pays Pérou
Subdivision Amérique latine et Caraïbes **
Type Culturel
Critères (i) (iv)
Superficie 167 ha
Zone tampon 165 ha
Numéro
d’identification
1016
Année d’inscription 2000 (24e session)

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Centre historique de la ville d’Arequipa

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Centre historique de la ville d’Arequipa
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Arequipa est la capitale de la région péruvienne du même nom, et la deuxième ville du pays par le nombre d'habitants. La ville est située à 2 335 mètres (7 550 pieds) d'altitude, au pied des volcans Misti et Chachani, dans les Andes péruviennes.

Dans la province aride d'Arequipa, les autorités péruviennes ont entrepris de rendre fertiles des milliers d'hectares désolés en domptant l'eau qui dévale de la Cordillère des Andes.

La ville possède en son centre le plus grand couvent du monde, le couvent Santa Catalina.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située à 2 335 mètres (7 550 pieds) d'altitude, au pied des volcans Misti et Chachani, dans les Andes péruviennes.

Elle est surnommée La Cité Blanche car la plupart de ses monuments sont construits en pierre volcanique blanche : l'ignimbrite (communément appelé sillar), ce qui lui donne son cachet si particulier.

Cette pierre provient d’une éruption particulièrement violente d'un volcan situé près de l'emplacement actuel de Chachani, il y a deux millions d’années. Un grand volume de magma submergea toute la région d’Arequipa. La solidification des dépôts permettent ensuite à la pierre d'être suffisamment compacte pour être utilisée en construction. 3 carrières de sillar sont encore exploitées au XXIe siècle[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Deux étymologies existent pour expliquer son nom : l'actuelle assure que le mot arequipa vient de l'Aymara ari (montagne) + kipa (locatif) et signifie à peu près près de la montagne ; une autre interprétation serait que le mot vient de la phrase quechua Ari, quepay qui signifie « Ici, restez vous ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Période pré-coloniale[modifier | modifier le code]

Les trouvailles archéologiques indiquent que la vallée fertile où se trouve Arequipa a été occupée entre 5000 et 6000 av. J.-C.

Au XIIIe siècle, Mayta Càpac, le quatrième Inca, est séduit par la vallée d’Arequipa, habitée par des populations aymaras. Mais les Incas ne s'y installent pas encore[1].

Au XVe siècle, la région, alors toujours occupée par les Amérindiens aymaras, fut conquise par les Incas et servit de base importante de ravitaillement de produits agraires pour l'empire.

Période coloniale[modifier | modifier le code]

La ville moderne fut fondée le par Garcí Manuel de Carbajal, un émissaire du conquistador espagnol Francisco Pizarro. Le plan en damier du centre-ville est conçu. Un an plus tard, Charles V d'Espagne l'élève au rang de ville et lui confère les armes qu'elle conserve toujours aujourd'hui. L'arrivée de l'influence espagnole laissa de nombreuses reliques et l'architecture coloniale, ce qui rappelle au visiteur le passé colonial de cette ville, lorsqu'elle était la plus peuplée de l'ensemble du territoire du Pérou.

Les années d'après 1540, la priorité est de fonder des monastères. Les séismes de 1582 et 1600 détruisent les constructions. En 1595 commence l’édification de la Compania de Jesùs, le premier monument important réalisé principalement en sillar[1].

Période républicaine[modifier | modifier le code]

Place d'Armes d'Arequipa de nuit.

Après l'indépendance péruvienne de l'Espagne, entre 1833 et 1834, l'écrivaine française Flora Tristan visita Arequipa dans le but de rencontrer sa famille paternelle (Flora Tristan était la fille du diplomate péruvien Mariano Tristán y Moscoso). En 1838, elle publia à Paris les souvenirs de son voyage sous le titre Pérégrinations d'une paria. Elle décrit dans ce livre la réalité aréquipénienne de cette époque.

En 1870, la construction d’une voie ferrée vers la mer favorise le développement de la ville, qui devient un grand centre d’exportation des laines de mouton, alpagas et vigognes vers l’Anteterre[1].

XXe siècle-XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1917 Arequipa n’a encore que 440 000 habitants[1].

Le début du XXe siècle commence par une série de coups d'État. Tout d'abord le 22 août 1930 avec le lieutenant-colonel Luis Miguel Sánchez Cerro proclamé Chef Suprême et força la démission du Président Augusto B. Leguía, et le 27 octobre 1948, lorsque le Général Manuel A. Odría forma un co-gouverne et évinça le Président José Luis Bustamante y Rivero.

Après les années 2000, Arequipa est la seconde ville du Pérou. La majorité de la population est venue de la région du lac Titicaca. C’est la grande rivale de Lima la capitale, tant culturellement qu’économiquement (mines or argent zinc cuivre, laine…)[1]

Arequipa fait partie du Patrimoine culturel de l’humanité depuis 2000.

Culture et Patrimoine[modifier | modifier le code]

Le musée Santuarios Andinos présente l'histoire précolombienne de la région d'Arequipa. Il abrite notamment la momie Juanita, qui fut retrouvée en 1995 sur le Mont Ampato, à 85 km d'Arequipa, congelée dans un excellent état de préservation.

La Cathédrale Notre Dame (Catedral), Elle a été maintes fois reconstruite, voici les principales dates : construite initiale en 1656, puis détruite par un incendie en 1844. Reconstruite, elle a été de nous détruite par un tremblement de terre en 1868, puis de nouveau rebâtie, dans un style néo-Renaissance. Le séisme de 2001 a renversé l’une des énormes tours, elle fut réparée fin 2002… La seule cathédrale au Pérou à occuper toute la largeur d'une place des armes, avec ses 108 mètres de long.

Le Musée de la Cathédrale, abritant trésors, objets religieux, peintures, explications sur la cathédrale, habits. La visite du musée se fait avec un guide, qui nous fait également visiter la cathédrale, y compris les toits de la cathédrale avec une vue sur toute la ville.

Monastère Santa Catalina (Monasterio de Santa Catalina), aussi appelé couvent de Santa Catalina. Entouré de hauts murs, ce monastère de 20 000 m² est une véritable ville dans la ville, construit en sillar. Le style architectural est principalement colonial bien qu'on y trouve de nombreuses influences locales. Fondé en 1580 par une riche veuve, il a abrité jusqu'à 170 nonnes et leurs 300 serviteurs. La sœur Anne des Anges Monteagudo connue pour ses prédictions et béatifiée en 1985 y a vécu. En avril 2019, environ 25 nonnes, âgées de 18 à 90 ans, y vivent encore. La majorité du monastère est ouvert au public, avec visite possible le soir à la nuit tombée à la lueur des bougies, comme les sœurs à l'époque.

Église de la compania (Iglesia de la Compañia), fin XVIIe siècle : église jésuite sur le coin de la Plaza de Armas, une des plus vieilles de la ville. La façade sculptée en sillar de façon magistrale, incluant des figures de la mythologie inca (pumas, serpents…) parmi les anges. Intérieur de style churrigueresque (style baroque espagnol des années 1660). Retable en bios sculpté et doré du XVIIIe s., influencé par l’école de Cuzco. L'autel est également doré à la feuille. Une chapelle (chapelle San Ignacio, dont l'entrée est payante) dont la coupole polychrome est couverte de décoration exubérante et naïve (perroquets, oiseaux, fleurs multicolores...). 2 cloîtres en sillar abritant aujourd'hui des boutiques d'artisanat (Claustros de la Compañia).

Le musée de Arte Virreinal - Monasterio de Santa Teresa : couvent carmélite datant du XVIIe siècle, transformé partiellement en musée (le reste du couvent accueille toujours une vingtaine de nonnes, mais qu'on ne voit pas, contrairement à Santa Catalina). Bâtiments de l'époque coloniale, aux murs peints, remplis d'objets d'art votif, de tableaux... On y trouve les reliques de Santa Terera, et des peintures retraçant la vie de Marie.

La Casa del Moral : Cet édifice, construit aux alentours de 1730, semble être la seule demeure d'Arequipa encore meublé comme à l'époque coloniale et ouverte au public. Appartement à une banque, on y trouve une grande collection de monnaies, ainsi que des meubles coloniaux et des peintures.


En 2006 et en 2007, la ville a organisé également un festival international de musique, fondé par Serge Schoonbroodt.

Traditions[modifier | modifier le code]

L'une des traditions encore largement pratiquée à Arequipa est le combat de taureaux (peleas de toro de Arequipa), qui se déroule régulièrement dans les arènes en périphérie de la ville. À la manière d'une corrida, mais sans mise à mort, de nombreux Arequipeños s'y retrouvent dans une ambiance festive.

Combat de taureaux

Personnalités associées à Arequipa[modifier | modifier le code]

Gens de lettres[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Vincent Geus, Treks au Pérou, paru le 16 mars 2016, p. 82