Cuernavaca

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Cuernavaca
Blason de Cuernavaca
Héraldique
Administration
Pays Drapeau du Mexique Mexique
État État de Morelos
Municipalité (es) : Cuernavaca
Maire Rogelio Sánchez Gatica (PRI)
Code postal 62000 -
Fuseau horaire UTC-6
Pas d'heure d'été
Indicatif (+52) 777
Démographie
Gentilé Cuernavacense
Population 365 168 hab. (2010)
Densité 1 901 hab./km2
Population de l'agglomération 980 000 hab.
Géographie
Coordonnées 18° 55′ 07″ N 99° 14′ 04″ O / 18.9187, -99.2344318° 55′ 07″ Nord 99° 14′ 04″ Ouest / 18.9187, -99.23443
Altitude 1 510 m
Superficie 19 209,2 ha = 192,092 km2
Divers
Fondation 1560
Fondateur Hernán Cortés
Localisation

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Liens
Site web http://www.cuernavaca.gob.mx

Cuernavaca est une ville mexicaine, capitale de l'État de Morelos. Elle se situe dans le centre sud du Mexique, à quelques 80 km de Mexico.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom vient du nahuatl et doit son origine à une ethnie indigène, les Tlahuica[1], dont la capitale du royaume était nommée Cuauhnáhuac [kʷawˈnaːwak] qui signifie « Le lieu près des arbres »[2], composé de «cuahuitl» (arbre) + «na(h)uac» (à côté, près de)[3]. Les conquérants espagnols ne sachant pas prononcer le mot « Cuauhnáhuac » et comprenant mal la langue indigène, le déformèrent en « Cuernavaca »[4], en l'assortissant d'une étymologie fantaisiste : cuerno (de) vaca, c'est-à-dire «corne de vache[5]».

Climat[modifier | modifier le code]

Cuernavaca est connue comme « la ville de l'éternel printemps » du fait de sa température clémente variant sur l'année de 25 à 31 degrés le jour et de 12 à 18 la nuit[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'époque préhispanique, Cuauhnauac était la capitale de l'altepetl d'un petit peuple nahuatl, les Tlahuicas. Ils furent victimes de l'impérialisme aztèque. Le tlatoani Itzcoatl conquit la cité, qui devint tributaire des Aztèques. Moctezuma Ier dut la reconquérir. Au cours du siège de Tenochtitlan par les Espagnols, les Cuauhnauacas choisirent le camp espagnol. En 1529, Hernan Cortés reçut du roi d'Espagne le marquisat de la vallée d'Oaxaca, qui comprenait Cuernavaca, où il s'était fait construire un palais, par-dessus un édifice tlahuica, dont on peut encore voir les vestiges dans la cour.

Éducation[modifier | modifier le code]

La ville héberge de nombreuses écoles accueillant des étudiants venus du monde entier pour apprendre l'espagnol.

Cuernavaca est par ailleurs une ville caractérisée par la présence de plusieurs centres de recherche scientifique. Le Centre en Sciences Génomiques (UNAM), l'Institut National de la Santé Publique INSP, l'Institut de Biotechnologie (UNAM), le Centre de Recherche en Ingénierie et Science Appliquée (UAEM), en sont quelques exemples.

Population[modifier | modifier le code]

Située dans la tierra templada (zone tempérée), cette ville a toujours été une destination de villégiature pour les habitants de la vallée de Mexico, depuis les rois aztèques aux classes aisées de notre époque, en passant par les Espagnols[7]. À la suite du tremblement de terre du 19 septembre 1985, dont l'épicentre était dans le Michoacán, et qui frappa si durement Mexico, de nombreux habitants du DF qui possédaient une résidence secondaire à Cuernavaca, s'y établirent définitivement. C'est l'une des raisons de la très forte croissance démographique qu'a connue Cuernavaca[8].

Personnalités célèbres[modifier | modifier le code]

Évêché[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Jean Camp, Mexique, Genève, Nagel, coll. « Guide Nagel. Encyclopédie de voyages »,‎ , 602 p.
  2. (fr) Claude Fell, Jorge Volpi et Collectif, Carlos Fuentes, Paris, L'Herne, coll. « Les Cahiers de l'Herne »,‎ , 331 p. (ISBN 2-85-197147-6), p. 100 à 103
  3. Jacqueline de Durand-Forest, Danièle Dehouve et Éric Roulet, Parlons nahuatl. La langue des Aztèques, L'Harmattan, 1999, p. 288
  4. (fr) Jean Descola, Le Mexique, Paris, Larousse, coll. « Larousse. Monde et voyages »,‎ , 159 p. (ISBN 2-03-053108-1)
  5. Lyle Campbell, Historical Linguistics, Edinburgh University Press, 2013, p. 100
  6. Cuernavaca. Ciudad de la Eterna Primavera
  7. Bernardo García Martínez, Las regiones de México: breviario geográfico e histórico, El Colegio de Mexico, 2008, p. 133
  8. Observatorio Urbano de la Ciudad de México, Enrique Pérez, La emigración desde la Ciudad de México, 2005
  9. Philippe Capart et Erwin Dejasse, introduction à "Jerry Spring, l'intégrale en noir et blanc", Dupuis, 2011, p. 5-8

Liens externes[modifier | modifier le code]