Grito de Dolores

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Statue de Miguel Hidalgo devant l'église de Dolores Hidalgo.

Le Grito de Dolores est, selon l'histoire officielle, l'appel à la sédition contre les autorités soumises aux ordres de Joseph Bonaparte en Nouvelle-Espagne lancé par le curé Miguel Hidalgo le soir du dans la localité de Dolores, près de Guanajuato.

Le gouvernement de l'Espagne et de ses colonies, bouleversé par l'invasion napoléonienne, était alors assuré en Amérique par des "juntas", qui représentaient le roi Ferdinand VII d'Espagne, détrôné en 1808 par Napoléon Ier au profit de son frère Joseph Bonaparte.

Des historiens mexicains remettent aujourd'hui cette date en question, car à aucun moment, lors du Grito, Hidalgo n'appela à l'indépendance, mais seulement à lutter contre le gouvernement de Joseph Bonaparte.

La date du serait selon eux plus appropriée car elle marque le début d'un gouvernement, mené à Zitácuro par Ignacio López Rayón, totalement libre et indépendant de toute puissance étrangère[1].

Hidalgo aurait fait sonner les cloches de sa paroisse pour rassembler ses ouailles puis réclame l'insurrection contre la Junta de Mexico et termine sa harangue par :

¡Viva la Vírgen de Guadalupe! Muera el mal gobierno ¡Viva Fernando VII! " (Vive Notre-Dame de Guadalupe Mort au mauvais gouvernement ! (celui de Joseph Bonaparte). Vive Ferdinand VII d'Espagne !)

Selon Patricia Galeana dans son livre Miguel Hidalgo y Costilla, Hidalgo aurait crié :

Viva la Religión ! Viva la Vírgen de Guadalupe ! Viva Fernando VII ! Viva la América ! [2]

Après son discours, il est suivi par la une partie de la population du village.

Selon Carlos María de Bustamante dans son Cuadro histórico de la revolución mexicana publié en 1823, Hidalgo n'aurait jamais fait que de se servir des circonstances du moment dues à l'invasion napoleonienne de l'Espagne et n'aurait pas prononcé de discours politique ou faisant l'objet d'un quelconque projet libérateur, mais aurait simplement soulevé le peuple pour laisser le champ libre aux exactions et aux meurtres.

Pourtant, alors que la ville de Mexico est à sa portée, après la bataille indécise du Monte de las Cruces, le , il renonce à l'attaquer, craignant que de nouveaux massacres seraient commis par ses troupes indisciplinées et qu'ignorantes de la façon de combattre dans une ville, elles y seraient vite anéanties par un ennemi discipliné et aguerri.

Il ordonne la retraite vers Valladolid, l'actuelle Morelia. Il sera plus tard capturé, et exécuté le .

Selon Servando Teresa de Mier(un des pères fondateurs de la nation mexicaine) dans son Historia de la Revolución de Nueva España [3] publié sous le pseudonyme de José Guerra, Hidalgo aurait déclaré:

no hay remedio : está visto que los europeos nos entregan a los franceses : veis premiado a los que prendieron al Virrey y relevaron al Arzobispo porque nos defendían, el Corregidor porque es criollo está preso; adios religión, sereis jacobinos, sereis impíos, adios Fernando séptimo, sereis de Napoleón

Ce à quoi les indigènes répondirent:

No padre, Viva la Vírgen de Guadalupe ! Viva Fernando VII !

Hidalgo leur dit alors : Vivan pues y seguid a vuestro cura, que siempre se ha develado por vuestra felicidad

L'indépendance du Mexique sera reconnue par le Vice-roi, Juan O'Donojú en 1821.

Dieciséis de Septiembre[modifier | modifier le code]

Le Dieciséis de Septiembre ("16 septembre" en espagnol) est fêté tous les ans comme le jour de l'indépendance mexicaine.

Il est célébré dans tous les bureaux appartenant à la branche exécutive de l'État mexicain, du Président jusqu'aux autorités municipales, de la soirée du 15 septembre jusqu'au matin du 16 avec une reconstitution du Grito de Dolores.

Depuis la fin du XIXe siècle, la tradition veut que le Président du Mexique fasse sonner la cloche de Hidalgo (qui se trouve maintenant au palais national devant le zócalo de Mexico) et lance le cri chaque année à 23 heures dans la soirée du 15 septembre.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Patricia Galeana - Miguel Hidalgo y Costilla - Grijalbo - ISBN 9780307881984
  3. Fray Servando Teresa de Mier - Historia de la revolución de Nueva España - ISBN 2-85944-185-9 -

Voir aussi[modifier | modifier le code]