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Jalisco

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Jalisco
Estado Libre y Soberano de Jalisco
État libre et souverain de Jalisco
Blason de Jalisco
Héraldique
Drapeau de Jalisco
Drapeau
Jalisco
Localisation de l'État de Jalisco.
Administration
Pays Drapeau du Mexique Mexique
Capitale Guadalajara
Adhésion à la République  (9e)
Municipalités ou équivalent 125
Gouverneur Pablo Lemus Navarro (es)
Sénateurs Alberto Cárdenas
Héctor Pérez Plazola
Ramiro Hernández García
Nombre de députés 26
ISO 3166-2 MX-JAL
Fuseau horaire UTC-6
Langue(s) régionale(s) De jure : Espagnol
Démographie
Gentilé Jalisciense
Population 8 348 151 hab. (2020)
Densité 106 hab./km2
Rang 4e
Ville la plus peuplée Guadalajara
Géographie
Coordonnées 20° 40′ 35″ nord, 103° 20′ 45″ ouest
Altitude Max. 4 260 m (Nevado de Colima)
Superficie 78 609 km2
Coordonnées géographiques 20° 34′ 00″ N, 103° 40′ 35″ O
Latitude 22° 45' - 18° 55' N
Longitude 101°28' - 105° 42' O
Divers
Surnom Jalisco es México
En français : Jalisco est Mexique
Liens
Site web jalisco.gob.mx
Vue aérienne de la station balnéaire de Puerto Vallarta.

Le Jalisco (prononcé en espagnol : /xa'lisko/), officiellement l'État libre et souverain de Jalisco (Estado Libre y Soberano de Jalisco /esˈtado ˈliβɾe i soβeˈɾano de xaˈlisko/), est un État du Mexique en bordure de l'océan Pacifique. Sa capitale est Guadalajara. Sa population était en 2015 d'environ 7,85 millions d'habitants[1].

Le Jalisco est un État très dynamique[réf. nécessaire] grâce à ses activités économiques, commerciales et culturelles. Dans certains quartiers de Guadalajara, le niveau de vie est comparable à celui de l'Espagne ou de l'Italie, mais ce niveau de vie n'est pas représentatif de l'ensemble de l'État[réf. nécessaire][2].

Le Jalisco est confronté à une criminalité importante liée notamment au Cartel de Jalisco Nouvelle Génération. Il est l'État enregistrant le plus grand nombre de disparitions au Mexique.

Origine du nom

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Le nom de l'État vient du nahuatl. Il est composé de trois parties : le mot « xalli » qui signifie « sable », « ixtli » qui signifie « face » et du suffixe locatif « co ». Le nom veut donc dire « sur la surface de sable »[3]. Pendant plusieurs siècles, jusque vers 1836, le mot s'est écrit « Xalisco », la lettre initiale rendant le phonème « ch » dans son nom d'origine en nahuatl.

Période préhispanique

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Site archéologique de Guachimontones, construit et habité par la culture Teuchitlán de 300 av. J.-C. à 450 apr. J.-C.

Des peuples nomades migrant vers le sud sont arrivés dans la région de Jalisco il y a environ 15 000 ans[4],[5]. Parmi les plus anciennes traces d'occupation humaine, on trouve des vestiges tels que des ossements humains et animaux, ainsi que des outils en os et en pierre[4]. D'autres signes d'habitation humaine incluent des pétroglyphes et des peintures rupestres découverts à Cabo Corrientes, San Gabriel, Jesús María, La Huerta, Puerto Vallarta, Mixtlán, Villa Purificación, Casimiro Castillo, Zapotlán el Grande et Pihuamo[6].

L'agriculture a débuté dans cette même région il y a environ 7 000 ans, donnant naissance aux premiers établissements permanents de l'ouest du Mexique[4]. La production de céramique a commencé il y a environ 3 500 ans, à des fins utilitaires et cérémonielles. Les plus anciennes poteries de la région de Jalisco sont appelées El Opeño, d'après une zone proche de Zamora de Hidalgo et Capacha, d'après une zone de Colima. L'apparition de ces styles témoigne d'une certaine spécialisation du travail, avec des cultures sédentaires distinctes établies dès 1000 avant notre ère[4]. Les premières cultures sédentaires étaient centrées sur le site de Chupícuaro, dans l'État de Guanajuato, dont la zone d'influence s'étendait de Durango à l'est, traversant le nord de l'actuel État de Jalisco. Des sites liés à ces cultures ont été découverts à Bolaños, Totoate, dans le canyon du fleuve Bolaños et à Totatiche, ainsi que dans d'autres localités de la région de Los Altos[4]. Les cultures datant du début de l'ère chrétienne se distinguent par l'utilisation de tombes à puits, dont les principaux exemples se trouvent à Acatlán de Juárez, El Arenal et Casimiro Castillo. Ce type de tombe est unique au Mexique[4],[6].

Au VIIe siècle, l'influence toltèque et téotihuacane est manifeste dans la région, avec un territoire appelé Xalisco établi par les Toltèques en 618[7],[8]. La domination s'est établie par la conquête militaire des groupes locaux les plus faibles. Des fouilles archéologiques plus récentes ont mis au jour des vestiges de villes plus importantes, d'un système d'irrigation à grande échelle et d'une forme d'écriture utilisée par différentes cultures de la région[6]. L'influence toltèque a fortement marqué le développement religieux, certaines divinités se transformant en dieux reconnus par la civilisation aztèque ultérieure, tels que Tlaloc, Mictlantecuhtli et Quetzalcoátl[4]. Plusieurs villes furent construites à cette époque, dont Ixtepete, qui présente de nombreuses caractéristiques de l'Architecture mésoaméricaine (en), comme la construction de bases pyramidales, de temples et de terrains de jeu de balle (en). Cependant, ces constructions sont peu nombreuses, car les communautés étaient trop peu importantes pour les entretenir. Les pierres utilisées pour la construction étaient souvent taillées en angle et en relief, comme celles que l'on trouve à Tamazula et El Chanal (en), dans l'État de Colima. La construction d'Ixtepete, datant du Xᵉ siècle, présente des taluds/tableros témoignant de l'influence de Teotihuacan[4]. En 1112, les tribus dominées par les Toltèques se révoltèrent et mirent fin à leur domination ; cependant, la région fut de nouveau conquise en 1129, cette fois par les Chichimèques[8]. L’une des raisons de la présence de civilisations anciennes dans la région était l’abondance des gisements d’obsidienne, et elle fut le centre de la culture de Teuchitlan[9]. Des vestiges des cultures préhispaniques les plus avancées ont été découverts au centre et au sud de l’État. Le site le plus important est Ixtepete à Zapopan, datant du Ve au Xᵉ siècle et témoignant de l’influence de Teotihuacan[5].

En 1325, l'empire purépecha dominait certaines parties de l'État, mais en 1510, les populations indigènes de Ciudad Guzmán, Sayula et Zacoalco de Torres repoussèrent les Purépecha lors de la guerre de Salitre[6].

Architecture et patrimoine

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Événements culturels et festivals

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Population et société

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L'État de Jalisco est aussi réputé pour sa production de Tequila à l'aide de l'agave, produit abondant dans la région.

Criminalité

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L'État de Jalisco enregistre le plus grand nombre de disparitions au Mexique. Il compte, en 2025 plus de 15 000 personnes disparues. Nombre de ces cas seraient liés au Cartel de Jalisco Nouvelle Génération[10]. Avec l'expansion du territoire de ce groupe criminel dans l'État les années précédentes, le nombre d'homicides et de disparitions a explosé[10].

En 2025, près du village de La Estanzuela, est découvert un « camp d’extermination », selon la dénomination utilisée par les médias locaux, attribué au Cartel de Jalisco. L’organisation criminelle est soupçonnée d’y avoir formé ses recrues, mais surtout d’y avoir exécuté plusieurs centaines de victimes et d’avoir fait disparaître leurs corps. Plus de 1 500 victimes auraient été torturées, violées et exécutées. Le camp comprend notamment trois fours crématoires souterrains[11],[10].

En septembre de la même année, une autre fosse clandestine située dans la banlieue de Guadalajara est localisée. Y sont découverts 48 sacs contenant des restes humains[12].

Géographie

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D'une superficie de 80 386 km2, l'État de Jalisco est bordé par l'Océan pacifique à l'ouest, et les États de Nayarit au nord-ouest, Zacatecas et l'Aguascalientes au nord, Guanajuato à l'est de Colima et de Michoacán au sud.

On distingue quatre grandes régions géographiques : le Plateau mexicain, la Sierra Madre occidentale, la Sierra Madre del Sur et la Cordillère Néovolcanique.

Le volcan de Colima situé entre l'État de Colima et de Jalisco, est sous surveillance car il menace les villages avoisinants[13].

Paysages et végétation

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Flore et faune

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Villes et urbanisme

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Administration

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Notes et références

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  1. http://www.inegi.org.mx/est/contenidos/proyectos/encuestas/hogares/especiales/ei2015/doc/eic_2015_presentacion.pdf Recensement 2015
  2. (es) Portal de Gobierno del Estado de
  3. Jacqueline de Durand-Forest, Danièle Dehouve et Éric Roulet, Parlons nahuatl. La langue des Aztèques, L'Harmattan, 1999, p. 289
  4. a b c d e f g et h (es) Rosa María Espiritu Miguel, « Cultura aborigen en Jalisco » [archive du ], sur Gouvernement de Jalisco, (consulté le )
  5. a et b (es) « Atractivos Culturales y Turísticos » [archive du ], sur e-local.gob.mx (consulté le )
  6. a b c et d (es) « Historia » [archive du ], sur e-local.gob.mx (consulté le )
  7. « History of Mexico - The State of Jalisco » [archive du ], sur houstonculture.org (consulté le )
  8. a et b (es) Rosa María Espiritu Miguel, « Cronología » [« Chronology »] [archive du ], Mexique, État de Jalisco, (consulté le )
  9. (en-US) Tony, « The Magic Circle: Mexico's five ecosystems meet around Guadalajara », sur MexConnect, (ISSN 1028-9089, consulté le )
  10. a b et c (en) Paulina Villegas, Clues From Inside an ‘Extermination Camp’ Promise Despair and Hope, nytimes.com, 21 mars 2025
  11. Vincent Jolly, Au Mexique, l’horreur et la sauvagerie des cartels au «camp d’extermination» de La Estanzuela, lefigaro.fr, 22 mars 2025
  12. Mexique : découverte de 48 sacs contenant des restes humains, un cartel mis en cause, lefigaro.fr, 24 octobre 2025
  13. (en) « Mexico's Colima volcano erupts, local communities evacuated », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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