Carlos Salinas de Gortari

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Carlos Salinas de Gortari
Image illustrative de l'article Carlos Salinas de Gortari
Fonctions
Président des États unis mexicains

(5 ans, 11 mois et 29 jours)
Élection
Gouvernement Carlos Salinas de Gortari
Prédécesseur Miguel de la Madrid Hurtado
Successeur Ernesto Zedillo Ponce de León
Biographie
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Mexico, Agualeguas (Mexique)
Parti politique Parti révolutionnaire institutionnel
Conjoint Cecilia Occelli
Profession Économiste

Carlos Salinas de Gortari
Présidents des États unis mexicains

Carlos Salinas de Gortari né le à Mexico, Mexique, est un homme politique mexicain, président de la République entre 1988 et 1994[1],[2][réf. à confirmer].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fut président de la République des États unis mexicains de 1988 à 1994. Il détient un doctorat d'Harvard ainsi que deux maîtrises[3].

Élu avec un programme de privatisation des industries du secteur public, son élection est controversée, car le système informatique de la commission électorale tomba en panne lors de la compilation des résultats alors que son adversaire, Cuauhtémoc Cárdenas, tenait une confortable avance. Lorsque le système informatique est relancé, Salinas de Gortari se retrouve soudainement propulsé en tête et est élu[4]. Le Congrès du Mexique décida toutefois de ne pas faire d'enquête.

Salinas de Gortari signa notamment l'ALENA durant son mandat et privatisa de nombreuses entreprises d’État. Le Mexique connait durant ces années une forte croissance économique et se développe une « nouvelle classe entrepreneuriale » extrêmement riche comprenant de plus en plus de milliardaires, mais au prix d'inégalités croissantes. La crise économique qui suivie le mandat de Salinas de Gortari provoqua toutefois de vives critiques contre cette politique[4]. En 1992, la modification de l'article 27 de la Constitution met définitivement fin à la réforme agraire et autorise la vente des terres communales[5].

Il quitta la présidence avec une forte renommée internationale, et fit campagne pour prendre la tête de l'Organisation mondiale du commerce. Moins d'un mois plus tard, le nouveau président Ernesto Zedillo Ponce de León, qui avait été son ministre du budget et plus tard de l'éducation, dévalua le peso mexicain d'environ 200 % (le peso perdant les deux-tiers de sa valeur par rapport au dollar américain). Cette décision, qualifiée ensuite « d'erreur de décembre », plongea le pays dans une crise économique profonde, et l'opinion publique reprocha à Salinas une mauvaise gestion économique qui aurait forcé la dévaluation.

Salinas s'exila ensuite volontairement en Irlande[6] où il se remaria et écrivit un livre défendant sa politique économique, et rejetant la responsabilité de la crise sur Zedillo : Mexico: The Policy and the Politics of Modernization.

Famille[modifier | modifier le code]

Son frère aîné Raúl Salinas de Gortari fut emprisonné pour avoir commandité l'assassinat d'un membre de son propre parti, le secrétaire général du PRI José Francisco Ruiz Massieu, ainsi que pour abus de pouvoir et corruption. Sa fortune, détenue à l'étranger sous différents comptes, s'élevait à plusieurs centaines de millions de dollars alors que ses revenus officiels n’atteignaient "que" 190 000 dollars annuellement[7].

Son plus jeune frère, Enrique, est mort assassiné en 2004. Les assassins n'ont jamais été identifiés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Burton Kirkwood, History of Mexico., Westport, CT, Greenwood Publishing Group, Incorporated, , 1e éd., poche (ISBN 978-1-4039-6258-4), p. 107
  2. (en) Burton Kirkwood, History of Mexico., Westport, CT, Greenwood Publishing Group, Incorporated, , 1e éd., poche (ISBN 978-1-4039-6258-4), p. 100
  3. Frédéric Saliba, « Carlos Salinas : le retour feutré du Machiavel mexicain », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  4. a et b « Au Mexique, retour de la « dictature parfaite » ? », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)
  5. « La révolte des « marginaux de la terre » », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)
  6. Guy Taillefer, « Mexique - Le démon Salinas et son frère », Le Devoir,‎ (ISSN 0319-0722, lire en ligne)
  7. http://www.gao.gov/archive/1999/os99001.pdf

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]