Andrés Manuel López Obrador

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Andrés Manuel López Obrador
Andrés Manuel López Obrador en 2017.
Andrés Manuel López Obrador en 2017.
Fonctions
Président du
Mouvement de régénération nationale
Chef de gouvernement de la Ville de Mexico
Prédécesseur Rosario Robles
Successeur Alejandro Encinas Rodríguez
Président du Parti de la révolution démocratique
Prédécesseur Porfirio Muñoz Ledo
Successeur Pablo Gómez Álvarez
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Macuspana (Tabasco, Mexique)
Nationalité Mexicaine
Parti politique PRI (1976-1989)
PRD (1989-2012)
MORENA (2012-)
Diplômé de Université nationale autonome du Mexique
Profession Politologue

Andrés Manuel López Obrador
Chefs de gouvernement du District fédéral

Andrés Manuel López Obrador (parfois surnommé AMLO), né le à Macuspana, État de Tabasco, est un homme politique mexicain.

Après avoir été membre du PRI, parti au pouvoir, il lance le Parti de la révolution démocratique (PRD), qu'il préside de 1996 à 2000. Il est chef de gouvernement de la Ville de Mexico de 2000 à 2005.

Il termine en deuxième position aux élections présidentielles de 2006 et de 2012. Il quitte ensuite le PRD pour créer le Mouvement de régénération nationale (MORENA) et se présente à l'élection présidentielle de 2018.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Il naît de père et mère émigrants espagnols.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Andrés Manuel López Obrador travaille à l'Institut des peuples indigènes de l'État de Tabasco en 1977 avant de rejoindre l'Institut national des consommateurs, une agence gouvernementale, en 1984.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Militant du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) dans les années 1970 et 1980, il se joint à la tendance dissidente du Courant démocratique avant de participer à la fondation du Parti de la révolution démocratique (PRD), en 1989. Il préside celui-ci de 1996 à 2000.

Chef de gouvernement de la Ville de Mexico[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle de 2006[modifier | modifier le code]

Article connexe : Élections mexicaines de 2006.

En 2005, il est désigné candidat à l'élection présidentielle pour la Coalition pour le bien de tous qui, outre le PRD, inclut le Parti du travail (PT) et Convergencia.

Le PRI et le PAN tentent de lever son immunité de chef de gouvernement de la Ville de Mexico en raison d'un non-respect d'une décision judiciaire dans le cadre de ses fonctions. Le but était de le priver du droit de se présenter à la magistrature suprême. La montée de popularité de López Obrador provoqués par la manœuvre conduit le président Vicente Fox à ordonner la suspension des poursuites judiciaires à l'encontre de López Obrador[1]. De son côté, le patronat mexicain mène contre lui une campagne médiatique de dénigrement, principalement diffusée par les deux grands groupes médiatiques Televisa et TV Azteca[2],[3].

Andrés Manuel López Obrador en 2006.

Au soir de l'élection présidentielle, le 2 juillet 2006, l'Institut fédéral électoral (IFE) indique que les résultats partiels issus des urnes ne permettent pas de départager les deux candidats arrivés en tête, la différence étant minime. Le 6 juillet après le dépouillement de la totalité des bulletins de chaque district électoral, l'IFE annonce que le candidat ayant recueilli le plus grand nombre de voix est Felipe Calderón (PAN). Andrés Manuel López Obrador conteste aussitôt les résultats[4] et appelle à des manifestations afin de demander un recompte de l'ensemble des votes.

De nombreux recours ayant été formés auprès du Tribunal électoral du pouvoir judiciaire de la Fédération (TEPJF), seule autorité compétente pour juger de la conformité du scrutin, il faut attendre le 5 septembre avant que ne soit déclaré le vainqueur de l'élection[5]. Selon la décision du TEPJF, Felipe Calderón est élu président des États-Unis mexicains avec une très faible avance sur Andrés Manuel López Obrador (35,89 % contre 35,31 % selon les résultats définitifs publiés par l'IFE)[6].

Andrés Manuel López Obrador continue à contester les résultats en invoquant la non-prise en compte de sa demande de recompte de la totalité des bulletins. Il organise des protestations, très suivies, par le biais de la Convention nationale démocratique (es) (CND) et se proclame président du Mexique le 16 septembre 2006[7]. Selon les observateurs de l'Union européenne, les élections mexicaines n'ont pas été truquées[8]. Mais l'impartialité de ces observateurs est discutée par le PRD, ainsi que par le journal de gauche La Jornada[9], l'hebdomadaire Proceso, le Réseau Voltaire et une partie de la population.

Par la suite, Andrés Manuel López Obrador est à la tête du mouvement de protestation contre l’initiative de réforme énergétique proposée par le gouvernement de Felipe Calderón, qui se traduit notamment par la prise de la tribune de la Chambre des députés par des députés du Frente Amplio Progresista (es) (Front étendu progressiste), organisation ayant pris le relai de la Coalition pour le bien de tous après les élections de 2006.

Élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle de 2018[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « Renuncia Macedo; revisión total al expediente de López Obrador: Fox », La Jornada,‎ (lire en ligne)
  2. « Si López Obrador devenait président, il nous endetterait encore plus et nous subirions crise économique, dévaluation, chômage. (…) Vous pourriez perdre votre maison et votre emploi... Ne votez pas pour la crise »
  3. Il tente de l’assimiler à la révolution bolivarienne vénézuélienne dans des vidéos associant son image à celle du président vénézuélien Hugo Chávez, dans une atmosphère anxiogène de violence. Cf. « Au Mexique, les uns votent, les autres trichent », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)
  4. (es) Site officiel d'Obrador, consulté le 13 juillet 2006.
  5. Au 13 juillet, 359 recours de non-conformité avaient été présentés devant le tribunal, 227 présentés par la Coalition pour le bien de tous, 131 par le PAN et 1 par l'Alliance pour le Mexique (PRI-PVEM)
  6. (es) Esadística de las Elecciones Federales de 2006.
  7. (es) « AMLO, presidente legítimo; toma posesión el 20 de noviembre: CND », La Jornada,‎ (lire en ligne)
  8. (en) EU says disputed Mexico vote fair, BBC, 8 juillet 2006.
  9. « Le Mexique, les élections et les observateurs internationaux », Traduction de l'article de Marcos Roitman (es) « México, elecciones y los observadores internacionales », La Jornada,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) George W. Greyson, Mesías Mexicano. Biografía crítica de Andrés Manuel López Obrador, Mexico, Grijalbo, coll. « Actualidad », (ISBN 968-5961-32-8), p. 347
  • (es) Erick Guerrero Rosas, Perredistas al poder. ¿Qué pasaría si ganara López Obrador en el 2006?, Mexico, Diana, (ISBN 968-13-4172-4), p. 203

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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