Paraguay

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République du Paraguay

(es) República del Paraguay Écouter

(gn) Tetã Paraguái

Drapeau
Drapeau du Paraguay
Blason
Armoiries du Paraguay
Devise en espagnol : Paz y justicia (« Paix et justice »)
Hymne en espagnol : Paraguayos, República o muerte (« Paraguayens, la République ou la mort »), depuis 1846
Fête nationale
· Événement commémoré Révolution de Mai de 1811
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La République du Paraguay en Amérique du Sud (l'Amérique du Sud est en gris).
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte du Paraguay avec les principales villes.
Administration
Forme de l'État République unitaire à régime présidentiel
Président Mario Abdo
Vice-président Hugo Velázquez
Parlement Congrès
Chambre basse
Chambre haute
Chambre des députés
Sénat
Langues officielles Espagnol et guarani[1]
Capitale Asunción

25° 17′ S, 57° 38′ O

Géographie
Plus grande ville Asunción
Superficie totale 406 752 km2
(classé 59e)
Superficie en eau 2,6 %
Fuseau horaire UTC -4
Histoire
Indépendance Bandera de España 1808-1813.svg Espagne
De facto
Déclarée
Reconnue
(211 ans)

Gouvernorat de Nouvelle-Andalousie
Gouvernorat du Paraguay
Intendance du Paraguay
Guerres d'indépendance hispano-américaines
Gouvernement provisoire
Première République
Mort de José Gaspar Rodríguez de Francia
Guerre de la Triple Alliance
Deuxième République
Guerre du Chaco
Troisième République
Coup d'État d'Alfredo Stroessner
El Stronato
Renversement d'Alfredo Stroessner
Transition démocratique
Quatrième République
Démographie
Gentilé Paraguayen
Groupes ethniques Métisses (95 %), autres (5 %)[2]
Population totale (2022[2]) 7 356 409 hab.
(classé 104e)
Densité 18 hab./km2
Économie
PIB nominal (2020) en diminution 35,606 milliards de $
- 4,88 %
PIB (PPA) (2020) en diminution 90,678 milliards de $
- 2,64 %
PIB nominal par hab. (2020) en diminution 4 909,394 $
- 6,19 %[3]
PIB (PPA) par hab. (2020) en diminution 12 502,680 $
- 3,98 %[3]
Taux de chômage (2020) Increase Negative.svg 6,9 % de la pop. active
+ 14,65 %
Dette publique brute (2020) Nominale
Increase Negative.svg 82 303,751 milliards de PYG
+ 34,94 %
Relative
Increase Negative.svg 35,453 % du PIB
+ 35,79 %
IDH (2019) en augmentation 0,728[4] (Elevé ; 103e)
Monnaie Guaraní (PYG​)
Divers
Code ISO 3166-1 PRY, PY​
Domaine Internet .py
Indicatif téléphonique +595
Organisations internationales ONU (1945)
Mercosur (1991)
OEI
CIR
GGGI
Groupe de Cairns

Le Paraguay (prononcé en français : [pa.ʁa.gwɛ][a] ; prononcé en espagnol : [paɾaˈɣwaj][b] Écouter ; prononcé en guarani : /paɾaˈɰwaj/), en forme longue République du Paraguay[1] depuis 1813, est un État souverain d'Amérique du Sud enclavé.

Depuis son indépendance au XIXe siècle, le pays connaît une instabilité politique chronique. La dictature d'Alfredo Stroessner est la plus longue de toutes les dictatures qu'a connu l'Amérique du Sud.

Le Paraguay a la particularité d'être le pays le moins étudié par les sciences humaines et les sciences sociales de tous les pays d'Amérique latine. Généralement, c'est dans des ouvrages généraux traitant de l'Amérique latine ou de l'Amérique du Sud que l'on trouve des informations fiables, ou bien dans la presse écrite ou encore par les rapports publiés par les différentes institutions internationales.

Géographie[modifier | modifier le code]

Caractéristiques générales[modifier | modifier le code]

Le Paraguay est le pays ayant la deuxième plus faible superficie des pays d'Amérique du Sud après l'Uruguay, avec 406 752 km2[2],[5],[6]. Cela représente environ 74 % de la superficie de la France[6]. Il est limitrophe de l'Argentine, de la Bolivie et du Brésil[6]. Le pays compte 4 655 km de frontières terrestres, dont 2 531 km avec l'Argentine, 753 km avec la Bolivie et 1 371 km avec le Brésil[2].

Géologie, topographie et hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Paraguay est un pays enclavé, c'est-à-dire sans accès à la mer, situé à 611 km de l'océan Atlantique et à 819 km de l'océan Pacifique. Il n'a donc pas de zone économique exclusive ni de plateau continental. Ses deux principaux cours d'eau, le Río Paraguay et le Rio Paraná, font partie du bassin du Río de la Plata qui permet de relier l'océan Atlantique. Le Río Paraguay prend sa source au Brésil dans le Mato Grosso et se jette dans le Rio Paraná au bout d'un parcours d'environ 2 695 km. Le Río Paraguay divise le pays en deux espaces distincts[7],[8].

Le point culminant est le Cerro Peró qui atteint 842 m d'altitude[2]. Le point le plus bas se situe à la confluence entre le Río Paraguay et le Rio Paraná à environ 46 m d'altitude[2]. L'altitude moyenne de 178 m[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Climats du Paraguay selon la classification de Köppen.

Le Paraguay est, du fait de ses coordonnées géographiques, un pays possédant un climat subtropical humide. Cela favorise deux phénomènes qui se produisent régulièrement, à savoir les cyclones (ou ouragans) et le phénomène El Niño qui atteint généralement son apogée vers la période de Noël, d'où son nom qui fait référence à l'enfant Jésus[9]. Le pays fait partie de ce que les chercheurs appellent « l'Amérique tropicale »[10]. Situé entre le 19e et le 27e parallèle sud et le 54e et 62e méridien ouest, il est traversé par le tropique du capricorne[11]. On distingue généralement deux saisons[11] :

Les étés sont très chauds, avec une centaine de jours de fortes températures qui peuvent dépasser les 41° C[11]. Le record de température est atteint le , avec 45,6° C relevés à Sombrero Hovy dans le nord du pays[12]. À l'inverse, le thermomètre affiche — 6°C en octobre 2008[13]. La température moyenne est entre 20° et 24° C entre les lignes isothermes[11]. Le Gran Chaco est situé en zone semi-aride, avec une pluviométrie très faible[11]. Le record de pluviométrie date de décembre 1971, avec une moyenne de 31,6 mm/jour[13].

Préservation de l'environnement[modifier | modifier le code]

En 2013, l'ancien ministre de l'Environnement José Luis Casaccia déclare que « seulement 13 % de la forêt originale de la partie orientale du pays subsiste encore », précisant que « si on [le gouvernement] continue comme ça, dans trente ans, il n’y aura plus un arbre »[14].

En 2018, le Paraguay est le 118e pays émettant le plus de dioxyde de carbone dans le monde, avec 7,4 millions de tonnes[15].

Répartition spatiale des hommes et des activités[modifier | modifier le code]

Le pays connait une croissance urbaine importante depuis la fin des années 1980. Il fait partie des pays d'Amérique latine dont la transition urbaine est modérée, c'est-à-dire que la population majoritairement urbaine (entre 50 et 70 %) mais que les espaces ruraux restent très nombreux[16]. De plus, la région du Gran Chaco est difficile à aménager et à mettre en valeur[8]. Ce n'est qu'en 1992 que les urbains deviennent plus nombreux que les ruraux[17].

Le taux d'urbanisation est de 61 % en 2012[17]. La direction nationale des statistiques indique que les aires urbaines « correspondent à toutes les capitales de district, définies conformément aux lois administratives, lesquelles présentent des formes orthogonales, sans aucune autre considération particulière »[17]. Le pays suit le même processus d'urbanisation que la plupart des pays d'Amérique latine avec quelques spécificités et particularités[17]. Le coût du foncier est très inégalitaire selon les zones géographiques et est largement hérité de la dictature d'Alfredo Stroessner[17]. Les villes les plus dynamiques sont pour la plupart situées à la frontière avec l'Argentine et le Brésil[17].

L'aire urbaine du « Grand Asunción » concentre 40 % de la population totale et 60,3 % de la population urbaine[17]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Paraguay est d'origine guarani. Son étymologie est discutée, des interprétations diverses faisant référence à :

  • Une « rivière prenant naissance dans une mer » (le Gran Pantanal) ;
  • Un « fleuve coulant dans la mer » (le Gran Pantanal), selon l'historien et écrivain franco-argentin Paul Groussac ;
  • Le « fleuve des habitants de la mer », selon l'ancien président paraguayen Juan Natalicio González ;
  • La « rivière couronnée », selon Fray Antonio Ruiz de Montoya.
  • L'« eau des Payaguaes », selon Félix de Azara, militaire et scientifique espagnol, du nom des indigènes payaguaes qui vivaient sur les rives du fleuve ou d'un cacique appelé « Paraguaio ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Ère précolombienne[modifier | modifier le code]

Les indigènes Guaraní vivaient dans l'est du Paraguay depuis au moins un millénaire avant l'arrivée des Espagnols. L'ouest du Paraguay, le Gran Chaco, était habité par des nomades dont les peuples Guaycuru étaient les plus importants. Le Río Paraguay était à peu près la ligne de démarcation entre le peuple agricole Guarani à l'est et le peuple nomade et semi-nomade à l'ouest dans le Gran Chaco. Les nomades Guaycurú étaient connus pour leurs traditions guerrières et n'ont été complètement pacifiés qu'à la fin du XIXe siècle. Ces tribus indigènes appartenaient à cinq familles linguistiques distinctes, qui étaient à la base de leurs principales divisions. Les différents groupes linguistiques étaient généralement en concurrence sur les ressources et les territoires. Ils ont ensuite été divisés en tribus en parlant des langues dans les branches de ces familles.

Époque coloniale[modifier | modifier le code]

Les premiers conquistadores à explorer la région sont menés par l'explorateur Juan Díaz de Solís en 1516 qui s'aventurent dans le Río de la Plata[18]. À l'époque, les Espagnols cherchaient un moyen d'accès pour réduire le trajet pour atteindre les Moluques[18]. Les expéditions se multiplient dans les années 1530. Hormis le fleuve Amazone, les explorateurs ont beaucoup emprunté le Río Paraguay et le Rio Paraná pour avancer dans les terres. C'est ainsi que les Espagnols choisiront le site de la future Asunción en raison de la proximité avec les indigènes Guaraní[19]. Ils s'installent dès 1536 dans la région[11]. Le fort d'Asunción (ou plutôt Nuestra Señora Santa María de la Asunción) est fondé le , le jour de l'Assomption. De 1541 à 1580, Asunción est le siège du gouvernorat de Nouvelle-Andalousie jusqu'à la refondation de Buenos Aires[20]. La ville est l'un des principaux points de passage de la route transcontinentale par laquelle transitait l'or extrait des mines de Potosí[21]. C'est la résistance des Guaraní qui redonne à Buenos Aires la centralité du gouvernorat[22]. La fonction commerciale qui avait été dévolue à la région devient la cause principale de son isolement[22].

À partir de 1608, la mission jésuite commence à s'installer dans les régions qui n'ont pas été colonisées par les Espagnols, principalement entre le Río Paraguay et le Rio Paraná. Jusqu'en 1767, lorsque le roi Charles III décida de l'expulsion des Jésuites[23], les missions fonctionnent en créant un modèle d'organisation spécifique, que certains qualifient de théocratie[22]. Les missions permirent de protéger les Guaraní des exactions éventuelles des Espagnols ou des Portugais, en échange de quoi beaucoup se convertirent au catholicisme. Les missions ont permis de préserver la langue parlée et à faire publier de nombreux ouvrages en Guarani grâce aux imprimeries qu'ils ont créé[23].

En 1782, le Paraguay devient une intendance au sein de la vice-royauté du Río de la Plata. À partir de la fin du XVIIIe siècle, une série de révoltes sont lancées contre Buenos Aires et les représentants de Madrid. Lorsque commence la révolution de Mai en 1810, Buenos Aires cherche à annexer l'intendance du Paraguay[24]. Les militaires paraguayens, désireux de préserver l'indépendance du territoire et marqués par l'expérience des missions jésuites, se soulèvent contre Buenos Aires. En septembre 1810, le général Manuel Belgrano et ses hommes envahissent l'intendance mais ils sont battus en janvier et mars 1811. Le , le Paraguay se proclame indépendant à la fois de Buenos Aires et de Madrid[25]. Ce n'est que le que le Paraguay fait sa déclaration d'indépendance vis-à-vis de l'Espagne. Le , un premier Congrès est constitué et une junte de cinq personnes est formée autour de Fulgencio Yegros. Un traité de paix et d'amitié est signé en octobre avec Buenos Aires.

La République dictatoriale (1813-1870)[modifier | modifier le code]

Carte de l'Amérique latine en 1864, réalisée par le géographe Samuel Augustus Mitchell.

Le , un second Congrès se réunit. Les membres réfléchissent à la forme de gouvernement pour le pays et adoptent le principe de la République. Le Congrès nomme Fulgencio Yegros et José Gaspar Rodríguez de Francia pour diriger la nouvelle junte. Yegros est marginalisé par Francia, qui délaisse les aspects politiques. Francia est élu dictateur pour cinq ans le puis « dictateur suprême à vie »[24] lors du quatrième Congrès le . Francia mène une politique isolationniste, faisant du Paraguay l'un des pays les plus isolés du reste du monde comme le Japon avant l'ère Meiji[25]. Des accords commerciaux sont tout de même signés avec l'Empire du Brésil, l'Argentine et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande[25]. C'est grâce à cet isolement que la nation paraguayenne s'est construite, suivant la volonté de Francia. Le pays adopte le protectionnisme lorsque le libre-échange se développe lentement depuis l'Angleterre. La grande propriété devient le moteur de la vie économique et aussi un modèle d'organisation sociale[26]. Rapidement, la plupart des pays d'Amérique latine deviennent dépendant de Londres pour leurs exportations au contraire du Paraguay[24],[27].

À la mort de Francia, le Congrès cherche un successeur au dictateur mais tous sont déposés par une fraction de l'armée. Le Congrès jette finalement son dévolu sur le neveu de Francia, Carlos Antonio López, et rédige la déclaration d'indépendance (es), adressée à la fois à Buenos Aires et à Madrid. Carlos Antonio López dirige le pays jusqu'à sa mort en 1862. Les résultats de la politique suivie depuis Francia sont importants au point que les récits de voyage mentionnent que le pays ne connaît ni la mendicité ni la faim ni même les conflits[27],[5]. Asunción est ainsi l'une des premières capitales d'Amérique latine dotée d'un réseau de chemin de fer, tandis que le pays développe son industrie notamment dans le textile. Bien qu'étant enclavé, le pays se dote d'une marine grâce à la présence du Río Paraná qui donne accès à l'océan Atlantique[27]. Néanmoins, entre 1841 et 1852, le dictateur argentin Juan Manuel de Rosas bloque l'accès au Río de la Plata[28]. En 1856, Lopez obtient du Congrès le droit de désigner son successeur. C'est ainsi que son fils, Francisco Solano López, lui succède à sa mort le , confirmé par le Congrès le suivant. Francisco, trop sûr de ses forces, se lance dans la Guerre de la Triple-Alliance contre l'Argentine, l'Empire du Brésil et l'Uruguay qui fut désastreuse pour le pays. Lui-même meurt le assassiné par les troupes brésiliennes. Alors que son régime fut très dur pour la population, il devient malgré tout un héros national[29], à l'instar de José Gaspar Rodríguez de Francia.

De la Guerre de la Triple-Alliance à la Guerre du Chaco (1870-1935)[modifier | modifier le code]

Carte du Paraguay en 1935.

En 1870, le pays sort de la guerre exsangue, perdant 88 000 km2 au profit des vainqueurs, soit un tiers de sa superficie[29],[30]. Des épidémies de choléra et fièvre jaune déciment la population[29]. En six ans, le pays perd 60 % de sa population[27]. Il mène alors une politique très favorable à l'immigration pour favoriser le repeuplement[2]. L'Empire du Brésil occupe le pays jusqu'en 1876, date de la signature du traité de paix. En 1878, le président américain Rutherford B. Hayes arbitre favorablement un conflit frontalier avec l'Argentine.

En 1887, les deux principaux partis politiques du pays, toujours existant aujourd'hui, sont créés : le Parti colorado et le Parti libéral radical authentique[31]. Le pays se remet très lentement de la guerre. En 1900, le Paraguay dépasse à peine le nombre d'habitants de 1850[32]. De 1904 à 1912, la vie politique est très instable[33]. Le pays connaît une première guerre civile (es) en 1922. En 1924, le président Eligio Ayala (es) lance un projet de colonisation et de peuplement du Gran Chaco, qui ravive un vieux conflit frontalier avec la Bolivie[25]. Le projet est poursuivi par son successeur José Patricio Guggiari (es)[33]. Les premiers affrontements armés avec la Bolivie ont lieu dès 1926, mais la Guerre du Chaco ne commence qu'en 1932[34]. Ce conflit, le dernier né d'un conflit territorial, est le plus meurtrier du XXe siècle proportionnellement au nombre de combattants engagés[35]. Comme lors de la précédente guerre, les épidémies déciment les troupes, frappées par le paludisme ou le typhus. La Société des nations, malgré ses médiations, ne parvient pas à mettre fin au conflit[34]. C'est la médiation de l'Argentine et du Brésil qui met fin au conflit le .

Instabilité et guerre civile (1935-1954)[modifier | modifier le code]

Le président Eusebio Ayala, qui a dirigé le pays pendant toute la Guerre du Chaco, est renversé par le général Rafael Franco le . Ce qu'on appelle la « Révolution de Février (es) » met fin à la domination du Parti libéral radical authentique. Néanmoins, Franco est renversé à son tour le . En 1939, le maréchal José Estigarribia est élu président et fait rédiger une nouvelle constitution, mais meurt l'année suivante dans un accident aérien[36]. Jusqu'en 1948, le pouvoir est exercé par le général Higinio Morínigo qui est renversé à l'issue de la guerre civile de 1947 qui fut déclenchée par les rivalités entre communistes (partisans de Rafael Franco) et les conservateurs du Parti colorado[36],[37]. Le Parti colorado devient parti unique, mais les différentes factions issues du parti se disputent le pouvoir. Le pays connaît neuf coups d'État jusqu'à celui de 1954Alfredo Stroessner renverse le président Federico Chaves prend le pouvoir[38],[39].

Dictature d'Alfredo Stroessner (1954-1989)[modifier | modifier le code]

La dictature d'Alfredo Stroessner correspond à la période que les chercheurs appellent « El Stronato ». Sous Stroessner, le Paraguay conserve des attributs démocratiques mais le régime est bien une dictature militaire où Stroessner contrôle tout. À partir de 1954, il est régulièrement réélu (sauf en 1968) avec près de 90 % des voix contre des candidats fantoches[39]. C'est lui qui accorde le droit de vote aux femmes en 1961[40]. En 1967, il fait rédiger une nouvelle constitution, qu'il fait modifier de nouveau en 1977 pour pouvoir devenir président à vie. Le régime se caractérise par une corruption généralisée[41]. Les indigènes Guayaki (ou Aché) sont sédentarisés de force ou exterminés à partir de 1967. Les États-Unis soutiennent le régime car celui-ci participe à la lutte contre le communisme. Les libertés sont ainsi suspendues, les opposants sont traqués, torturés quand ils ne sont pas exécutés[41],[42]. Richard Nixon fait même du régime un « modèle de démocratie viable pour l'Amérique latine ». Le pays participe d'ailleurs activement à l'Opération Condor. Stroessner est renversé par un coup d'État le mené par le général Andrés Rodríguez Pedotti, chef d'état-major mais surtout son propre gendre[43]. Trois mois plus tard, il se fait élire président de la République avec 74 % des voix[41],[44]. Un dirigeant de l'opposition parlera même de « fraudes acceptables »[45].

Les principaux responsables de la dictature n'ont jamais été traduits en justice tandis qu'Alfredo Stroessner s'est exilé au Brésil où il meurt en 2006 sans être inquiété par la justice de son pays[41].

Depuis 1989[modifier | modifier le code]

Le général Rodríguez parvient à maintenir un équilibre entre les tenants d'une ligne dure au sein du Parti colorado et les réformistes[46]. Parmi ses premières décisions, il choisit de ratifier la Convention de San José adoptée en 1969 mais que Stroessner n'avait pas ratifié[46]. Cependant, le régime réprime violemment les premières manifestations syndicales, avec deux morts en décembre 1989 à la centrale d'Itaipu. De même, des paysans sont expulsés de terres qu'ils occupaient et que le gouvernement était censé leur attribuer[47]. Le Paraguay, isolé internationalement, réalise une ouverture sans précédent depuis 1876. Le pays fait partie des membres fondateurs du Mercosur[48],[49]. En 1993, l'homme d'affaires Juan Carlos Wasmosy, issu des rangs du Parti colorado, est élu président[41]. C'est le premier président civil depuis la Guerre du Chaco[50],[51].

Le , les règles du marché commun du Mercosur entrent en application. Conformément aux termes de l'accord signé en 1991, le Paraguay bénéficie d'une année supplémentaire pour ajuster et assouplir ses règles économiques pour se conformer aux règles fixées par l'accord[49],[52],[53]. Néanmoins, le pays est encore fermé aux investisseurs étrangers fin 1994[54].

En avril 1996, le général Lino Oviedo, déjà impliqué dans le coup d'État de 1989, tente un coup d'État contre le président Wasmosy qui l'avait envoyé en retraite anticipée de l'armée[51],[55],[56]. Ce n'est que grâce à la marine, restée fidèle au gouvernement, et au soutien des États-Unis, que le coup d'État échoue[51],[55]. En février 1998, l'une des principales radios du pays fait un canular en annonçant un coup d'État factice[57]. Le président Wasmosy, qui ne peut se représenter conformément aux règles constitutionnelles, cherche quant à lui à empêcher Oviedo de se présenter à la magistrature suprême[57]. Le général putschiste est condamné le mois suivant à dix ans de prison pour tentative de sédition et ne peut concourir à l'élection présidentielle[58],[59]. C'est Raúl Cubas Grau qui est élu contre l'économiste et ancien opposant de la dictature Domingo Laíno (es), le candidat du Parti libéral radical authentique[60]. Malgré une transition démocratique qui s'est déroulée sans heurt, la situation dans le pays reste très confuse comme le mentionne le journal Libération qui cite trois témoignages dans sa couverture de l'élection présidentielle. Le premier vient de la fille d'un réfugié politique exilé durant la dictature[58] :

«  Le Paraguay est un petit pays enclavé, loin de tout. C'est comme une île où l'espèce politique n'aurait pas évolué, à cause de son isolement. Avec les mêmes hommes qu'au temps de Stroessner.  »

Le second vient d'un diplomate non identifié ou non cité[58] :

«  Seul le décor a changé. Le jeu démocratique, quasiment inédit en deux siècles de vie nationale, ne sert que de cadre aux luttes de pouvoir des éternels aspirants caudillos.  »

Le dernier vient d'un éditorialiste de Última Hora, l'un des principaux journaux du pays, qui souligne la popularité du général Oviedo, près de dix ans après la fin de la dictature[58] :

«  De toute façon, nos lecteurs ne s'intéressent qu'au général Oviedo. Si on ne parle pas de lui, les ventes baissent immédiatement. Alors, on sert de l'Oviedo à toutes les sauces.  »

À peine élu, Cubas fait libérer Oviedo qui sort de prison[61]. Transparency International classe d'ailleurs le pays comme étant le deuxième ayant le niveau de corruption le plus élevé après le Cameroun et devant le Honduras[62].

En mars 1999, le vice-président Luis María Argaña est assassiné dans les rues d'Asunción. L'opposition et les partisans d'Argaña accusent le président Cubas d'avoir commandité l'assassinat pour conserver la mainmise sur le Parti colorado. Le Congrès décide alors de voter l'ouverture d'une procédure de destitution contre Cubas[61],[63]. Un appel à la grève générale est également lancé[61]. Des manifestations organisées contre le gouvernement, auxquelles répondent des manifestations spontanées favorables au pouvoir. Ces manifestations dégénèrent dans la violence, les exactions des manifestants causant six morts[64]. Le Sénat n'a même pas à statuer sur la destitution du président. Celui-ci s'enfuit au Brésil tandis que Lino Oviedo se réfugie en Argentine[65]. Le président du Sénat, Luis Ángel González Macchi, le remplace et ouvre le gouvernement aux partis de l'opposition[65]. Cependant, le pays connaît une nouvelle crise politique à cause du processus de privatisations lancé par Macchi, qui s'était même engagé à les mener à bien auprès du FMI[66]. En mai 2000, une nouvelle tentative de coup d'État échoue[67]. Macchi fait face à une procédure de destitution un an seulement après son arrivée au pouvoir, étant accusé d'avoir détourné à son profit 16 millions de dollars et d'avoir acheté une voiture volée[68]. Il parvient cependant à se maintenir au pouvoir en profitant des tensions entre les différentes factions à l'intérieur du Parti colorado. Très impopulaire, il tente d'apaiser le mécontentement en acceptant de suspendre le processus de privatisations[68],[69]. Il doit également procéder à une dévaluation du Guaraní, la monnaie subissant les conséquences de la crise économique argentine[68]. En juillet 2002, de violentes manifestations font deux morts et plusieurs centaines de blessés, conduisant à rétablir l'état d'urgence dans le pays[68]. Au début de l'année, un opposant au gouvernement fut enlevé en pleine rue à Asunción[70]. Le gouvernement doit négocier un autre prêt avec le FMI[69]. Dans son rapport annuel, Transparency International indique que le pays est le troisième où la corruption est la plus répandue, après le Bangladesh et le Nigeria[71]. Macchi échappe à encore à la destitution en février 2003. Nicanor Duarte Frutos remporte l'élection présidentielle en avril 2003, étant le premier président à avoir adhéré au Parti colorado après la dictature[72]. La domination du Parti colorado s'arrête avec l'élection de l'ancien évêque Fernando Lugo qui remporte l'élection présidentielle en 2008 en tant que candidat unique d'une coalition de partis de gauche et centristes[43],[73]. Néanmoins, Lugo ne bénéficie pas d'une majorité au Congrès[43]. Il parvient à faire la paix avec la Bolivie concernant la Guerre du Chaco en signant un traité en avril 2009 à Buenos Aires[74]. Lugo est néanmoins destitué au cours d'une procédure déclenchée de façon douteuse par le Congrès[75],[76]. Le vice-président Federico Franco, issu du Parti libéral radical authentique, lui succède. Le pays est alors suspendu par les autres membres du Mercosur[77]. Le Parti colorado retrouve le pouvoir en 2013. Signe de la fragilité de la démocratie dans le pays, un procureur chargé d'enquêter sur le narcotrafic est assassiné en mai 2022 en Colombie[78].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Organisation des pouvoirs[modifier | modifier le code]

Le Paraguay est une république unitaire présidentielle et bicamériste. La Constitution impose la séparation des pouvoirs.

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Découpage administratif du Paraguay.

Le Paraguay est divisé en dix-sept départements, mais la capitale dispose d'un statut particulier. À la tête de chaque département, se trouve un gouverneur élu par les citoyens de la région. Voici la liste des départements :


Tendances politiques, partis et élections[modifier | modifier le code]

La vie politique est dominée par trois partis : le Parti colorado, classé à droite et qui dirige le pays presque sans discontinuer depuis 1947[79] ; le Parti libéral radical authentique, classé au centre-droit et le Parti révolutionnaire fébrériste, classé à gauche.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Il est difficile de connaître précisément le nombre d'habitants dans le pays. Le dernier recensement valide date de 2002, le suivant réalisé en 2012 ayant été invalidé[80].

La population est principalement concentrée dans la partie située au sud du tropique du capricorne[2]. 98 % de la population vit dans la partie orientale du pays, qui représente 40 % de la surface du pays[17].

En 2018, le taux de fécondité est d'environ 2,5 enfants par femme, contre 4,6 en 1992[80]. L'âge médian est passé de 20,7 ans en 2000 à 26,3 ans en 2019[15]. Dans le même temps, le taux de mortalité infantile passe de 30,8 décès pour 1 000 naissances à 18,7 décès pour 1 000 naissances en 2019[15]. L'espérance de vie à la naissance est passée de 68 ans en 1990 à 74,5 ans en 2019[15].

Immigration, population étrangère et minorités visibles[modifier | modifier le code]

Famille, sexualité et égalité des sexes[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

En 2012, 46,3 % des Paraguayens parlent couramment l'espagnol et le guarani, 34 % le guarani seulement, 15,2 % l'espagnol seulement, 4,1 % parlant d'autres langues (dont le portugais et l'allemand). Pour 0,4 % de la population, il n'y a pas de données[2].

Religions[modifier | modifier le code]

Le Paraguay est un pays très majoritairement catholique. En 2018, 96 % de la population était de confession chrétienne dont 88 % de catholiques.

Éducation[modifier | modifier le code]

En 1992, 58,1 % de la population âgée de 15 ans et plus avait seulement terminé l'instruction dans le primaire[17]. L'éducation s'est vraiment démocratisée à partir de 1993[81]. Néanmoins, il y avait encore 25 % d'analphabètes en 2002[70].

En 1999, les enfants âgés de 3 à 5 ans représentaient 21 % de la population d'âge scolaire[81]. Cette proportion passe à 19 % en 2015[81]. Pour les enfants âgés de 6 à 11 ans, la proportion dans la population d'âge scolaire passe de 40 % en 1999 à 38 % en 2015[81]. La proportion pour les enfants âgés de 12 à 14 ans passe de 19 % en 1999 à 20 % en 2015[81]. Cette proportion passe de 21 % en 1999 à 24 % en 2015 pour les enfants âgés de 15 à 17 ans.

En 2018, les frais d'inscription pour le primaire représentent 12,5 % du salaire minimum[81].

En 2015, 30 % des élèves paraguayens ont achevé leurs études secondaires, contre 17 % en 1998[81]. Pour ce qui concerne les études universitaires, la proportion passe de 3,5 % en 1998 à 8,7 % en 2015[81].

Santé[modifier | modifier le code]

Les plantes médicinales sont très utilisées pour les soins ou tout simplement pour se maintenir en bonne santé et allonger l'espérance de vie[14]. Des chercheurs ont également démontré que certaines plantes permettraient de guérir la malaria ou la maladie de Chagas et que l'écorce du Handroanthus impetiginosus (lapacho) permettrait de détruire certaines cellules cancéreuses[14].

En 2012, l'espérance de vie des Paraguayens est en moyenne de 76 ans, soit l'une des plus élevées d'Amérique latine[14]. Entre 1992 et 2018, elle passe de 66,4 à 71,4 ans pour les hommes et de 71,2 à 77,2 pour les femmes[80].

Médias[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Le football est le sport le plus populaire dans le pays. José Luis Chilavert est l'un des meilleurs joueurs d'Amérique du Sud et a la particularité d'être un gardien de but buteur. Víctor Pecci est également un héros national, finaliste des Internationaux de France de tennis 1979 contre Björn Borg en cinq sets.

L'équipe nationale de football a remporté la Copa América à deux reprises, en 1953 et 1979, et atteint les quarts de finale de la Coupe du monde de football en 2010 perdant contre l'Espagne future vainqueur.

Le pays accueille la Copa América en 1999.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et développement humain[modifier | modifier le code]

Inégalité des revenus (2013) au sein des pays, mesuré par le coefficient de Gini : 0 correspond à une égalité parfaite (toutes les personnes ont les mêmes richesses), et 100 à une inégalité totale (où une personne posséderait tout). Les pays en rouge sont plus inégalitaires que les pays en vert.

Le PIB par habitant en valeur actuelle est passé de 1 312 $ en 2002 à 5 869 $ en 2018, soit une croissance annualisée de 28,4 %[15]. Il n'avait cessé de diminuer durant les années 1990[66]. Dans le même temps, le PIB par habitant en valeur constante est passé de 4 388 $ en 2002 à 66 638 $ en 2018, soit une croissance annuelle cumulée de 10,1 %[15]. Le revenu moyen des paraguayens a été multiplié par 4,5 au cours de la période[15].

La pauvreté a diminué de 50 % depuis 2009[15]. Le taux de pauvreté passe de 41,5 % en 2002 à 22 % en 2017[17],[68]. La classe moyenne (soit un niveau de revenu situé entre 10 $ et 50 $ par jour[17]) représente 55 % de la population[15]. Le nombre de personnes en situation d'extrême pauvreté a augmenté entre 1995 et 2013, la part passant de 34,3 % à 39,5 %[17]. Ainsi, en 2013, 20,2 % de la population touche moins de 4 $ par jour[17]. Les personnes se situant entre les deux situations représente près de 40 % de la population[17].

En 2002, le coefficient de Gini atteint son maximum d'inégalités avec une valeur de 57,2[15]. Il atteint 46,2 en 2018[15].

Emploi[modifier | modifier le code]

Beaucoup de zones rurales sont en situation de sous-emploi du fait d'une industrialisation très faible[17]. Il y a encore beaucoup de journaliers dans les zones rurales. Une majorité de la population active travaille dans l'administration[17]. En 1999, le taux de chômage est proche des 15 %[66]. Il dépasse les 30 % en 2002[70].

Entre 2004 et 2014, la part de la population active dans les zones rurales travaillant dans le secteur primaire, en particulier l'agriculture, passe de 67,1 % à 46,9 %. Dans le même temps, elle passe de 22,7 % en 2004 à 32,7 % dans le secteur secondaire et de 10,3 % en 2004 à 14,2 % dans le secteur secondaire[17]. Le taux d'emploi dépend encore largement du niveau d'instruction[81]. En 1998, 27 % de la population active travaillait dans l'agriculture, contre 17 % en 2017[81].

Principaux secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

L'économie paraguayenne est encore largement tournée vers le secteur primaire, notamment l'agriculture[82]. Le secteur tertiaire est néanmoins le plus important[83]. En 2018, 20,5 % de la population active travaillait dans le secteur primaire, contre 11,5 % pour le secteur secondaire[17].

Entre 2003 et 2018, la variation du PIB paraguayen atteint 5,7 % de croissance cumulée sur la période, soit une augmentation de 74,2 % sur l'ensemble de la période[15]. La taux de croissance n'est légèrement négatif qu'en 2009 et 2012 sur l'ensemble de la période[15].

Agriculture[modifier | modifier le code]

La culture du soja, qui fut importée d'Asie, est l'une des principales sources de revenus du pays qui est l'un des principaux exportateurs mondiaux[84]. Elle occupe 3 500 000 ha en 2018, ce qui représente 9 % de la superficie totale du pays[15]. En 2012, le Paraguay est le quatrième exportateur de soja et le sixième exportateur de bétail[14]. En 2018, le soja représente 40 % des exportations agricoles et la viande 8 %[80]. La riziculture occupe actuellement 170 000 ha[15]. Selon les projections, elle pourrait fortement s'implanter dans le Gran Chaco pour occuper jusqu'à 600 000 ha de surface cultivée[15].

Les terres agricoles sont très attractives pour les investisseurs du fait des prix élevés en Argentine et au Brésil[15]. En 2002, l'agriculture représente 85 % des exportations du pays[70].

Pendant longtemps, le pays fut l'une des plaques tournantes du narcotrafic qui fut la base de l'économie paraguayenne sous la dictature d'Alfredo Stroessner, devançant même la Colombie et le Mexique[41],[85].

Industrie[modifier | modifier le code]

Le pays connaît une industrialisation tardive, du fait du système d'économie parallèle mis en place sous la dictature d'Alfredo Stroessner[41],[85].

Énergie[modifier | modifier le code]

Le barrage d'Itaipu, construit sur le Rio Paraná qui est le plus imposant au monde, contribue fortement à la production d'électricité grâce à l'énergie hydraulique[86]. L'énergie exportée via le barrage représente 23 % des exportations du pays en 2018[80].

Ressources naturelles[modifier | modifier le code]

Les principales ressources naturelles du Paraguay sont le fer, le pétrole, le manganèse, le bois et le calcaire[2],[8].

Place dans l'économie mondiale[modifier | modifier le code]

Le Paraguay est aujourd'hui un des rares pays à être créancier vis-à-vis de la plupart des pays[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Infographies et dossiers
Articles de revues
Ouvrages
  • Nicolas Balutet, Civilisation hispano-américaine, Paris, Armand Colin, coll. « Portail », , 200 p. (ISBN 978-2-200-61871-1, lire en ligne Accès payant). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Olivier Dabène, L'Amérique latine à l'époque contemporaine, Paris, Armand Colin, coll. « U Histoire », , 9e éd. (1re éd. 2003), 272 p. (ISBN 978-2-200-62258-9, lire en ligne Accès payant). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Bérengère Marques-Pereira et David Garibay, La politique en Amérique latine : Histoires, institutions et citoyennetés, Paris, Armand Colin, coll. « U Sciences politiques », , 320 p. (ISBN 978-2-200-35315-5, lire en ligne Accès payant). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Alain Rouquié, Amérique latine : Introduction à l'Extrême-Occident, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points essais » (no 373), , 2e éd. (1re éd. 1987), 448 p. (ISBN 978-2-02-020624-2). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
Publications officielles
  • [PDF] (en) Gordon Wilmsmeier et Ricardo J. Sánchez, Landlocked Countries in South America : Transport System Challenges, New York, , 82 p. (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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