Pérez Prado

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Pérez Prado
Perez prado (cropped).jpg
Dámaso Pérez Prado vers 1946.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
MexicoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
José Dámaso Pérez PradoVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Pérez PradoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Période d'activité
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Autres informations
Instrument
Label
RCA (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genre artistique
Mambo (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction
Discographie
Discographie de Pérez Prado artist (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Dámaso Pérez Prado, ou simplement Pérez Prado, est un compositeur, musicien et chef d'orchestre cubain, né le à Matanzas (Cuba) et mort le à Mexico (Mexique). Surnommé le roi du mambo[1], il est un artiste majeur de ce genre musical.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né dans la ville de Matanzas le 11 décembre 1917[2]. Son père travaille comme journaliste et sa mère est institutrice[3].

Pérez Prado apprend, enfant, le piano classique avec Rafael Somavilla[4].

Lorsque le jeune Dámaso s'installe dans la capitale de Cuba en 1942, La Havane était déjà un important centre de divertissement, vivant intensément le soi-disant âge d'or du son cubain. Le jeune pianiste a rapidement réussi à se faire une place dans certains groupes musicaux qui ont joué dans des lieux de la vie nocturne célèbres tels que le Pennsylvania ou le Kursal, se frayant un chemin dans le monde musical compétitif[5]. Il joue du piano dans les cabarets, puis dans différents orchestres : Orquesta Cubaney, Orquesta de Paulina Alvarez, et dans le plus célèbre orchestre de Cuba, Orquesta Casino de la Playa[5]. En 1947, il voyage en Argentine, au Venezuela et à New York, où il orchestre pour le violoniste catalan Xavier Cugat sur le thème "Dice mi gallo", composé par Iván Fernández, et pour les chanteurs cubains Desi Arnaz sur "Juan pesca'o" et " El caimán", et pour Miguelito Valdés dans la chanson "Negro soy", avec la musique d'Eliseo Grenet[3]. Il enregistre (Qué rico el mambo). Il était si strict comme chef d'orchestre que seuls les meilleurs musiciens acceptaient de travailler dans son orchestre[6].

Pérez Prado a continué un long processus qui a eu de nombreux précurseurs: celui d'unir la musique cubaine à celle des États-Unis, en supprimant une fois pour toutes les instruments à cordes et en donnant une voix retentissante aux cuivres avec trompettes et saxophones[6]. L'une des caractéristiques de Dámaso est que les instruments de musique alternent avec ses cris longs et courts - qui sonnent plus ou moins comme "Aaaaaaahhhh!" et "Euh!" respectivement– qui l'ont rendu célèbre. Ces cris étaient une façon de diriger son orchestre[3].

En 1948, sa musique s'inspire du jazz de Stan Kenton, et les maisons de disques cubaines ne veulent plus l'enregistrer. Il part alors à Mexico[7] où il engage comme chanteur Benny Moré. Il joue aussi comme acteur pour le cinéma. Il compose tellement de morceaux qu'il ne leur donne plus de noms, mais des numéros ; Mambo No. 5 et Mambo No.8[8] sont les plus connus.

Le , sort un 78 tours comportant (Qué rico el mambo) sur une face et Mambo No. 5 sur l'autre. Ce disque va déclencher la « mambomania » (Mambo Craze) aux États-Unis.

En 1955, sa version cha-cha-cha de Cherry Pink and Apple Blossom White[9] devient numéro un pendant 10 semaines au Billboard, le hit-parade américain. Ce morceau, en français Cerisier rose et pommier blanc, avait été composé en 1950 par le Français Louiguy (signataire officiel de La Vie en rose pour Édith Piaf), avec des paroles de Jacques Larue, chanté par André Claveau, puis devenu un classique du musette, repris par Petula Clark en 1964 et bien d'autres. Dans le film La Vénus des mers chaudes (Underwater), on voit Jane Russell danser sur Cherry Pink and Apple Blossom White.

En 1958, Patricia est un succès mondial (numéro un)[2]. En 1960, Federico Fellini inclut ce mambo dans la bande sonore de La dolce vita, Igor Stravinsky a fait son éloge et Pérez Prado a joué pour l'empereur Hirohito du Japon[6].

Il meurt au Mexique d'une crise cardiaque le 13 septembre 1989, à l'âge de 72 ans[5],[3].

Discographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Pierre Thiollet, «Roi du mambo» in 88 notes pour piano solo, Neva Editions, 2015 (ISBN 978-2-3505-5192-0), p. 248-249.
  2. a et b (es) « Dámaso Pérez Prado », sur www.ecured.cu (consulté le ).
  3. a b c et d « Dámaso Pérez Prado, Salsero del mes », sur old.latinastereo.com (consulté le ).
  4. (en-US) « Prado, Pérez | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le ).
  5. a b et c « Dámaso Pérez Prado – Biografias », sur biografiaspym.com (consulté le ).
  6. a b et c « Dámaso Pérez Prado », sur www.fonotecanacional.gob.mx (consulté le ).
  7. (en-US) « Pérez Prado | The Legends | Latin Music USA », sur Pérez Prado | The Legends | Latin Music USA (consulté le ).
  8. (en-US) « Damaso Perez Prado Dies at 72 », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le ).
  9. Last Night in Orient- LNO, « Cherry Pink And Apple Blossom White · Pérez Prado y Su Orquesta », sur Last Night in Orient (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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