Chiny

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Chiny
L'église Sainte-Walburge (1828–1829)
L'église Sainte-Walburge (1828–1829)
Blason de Chiny
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Luxembourg Province de Luxembourg
Arrondissement Virton
Bourgmestre Sébastian Pirlot (PS)
Majorité Député
Sièges
Député
Agir autrement
17
14
3
Section Code postal
Chiny
Izel
Jamoigne
Les Bulles
Suxy
Termes
6810
6810
6810
6811
6812
6813
Code INS 85007
Zone téléphonique 061
Démographie
Gentilé Chinien(ne) ou Chinot(te)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
5 168 ()
49,42 %
50,58 %
45 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
23,94 %
57,83 %
18,24 %
Étrangers 3,30 % ()
Taux de chômage 11,83 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 12 165 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 49° 44,3′ nord, 5° 20,6′ est
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
113,69 km2 (2005)
35,10 %
55,30 %
6,47 %
3,13 %
Localisation
Situation de la ville dans l'arrondissement de Virton et la province de Luxembourg
Situation de la ville dans l'arrondissement de Virton et la province de Luxembourg

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Chiny

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Chiny
Liens
Site officiel chiny.be

Chiny (en gaumais Tchini) est une ville de la province de Luxembourg, située en Région wallonne et francophone de Belgique. Chiny fait partie aussi historiquement de la Lorraine gaumaise.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Chiny se trouve en Gaume. Suxy est le seul village de la commune ne s'y trouvant pas.

La ville de Chiny est aujourd'hui enclavée dans les forêts et entourée par la Semois, un affluent de la Meuse, sauf du côté sud.

Communes limitrophes de Chiny
Herbeumont Neufchâteau Léglise
Chiny
Florenville Tintigny

Sections et villages[modifier | modifier le code]

Les anciennes communes sont : Chiny, Izel, Jamoigne (siège), Les Bulles, Suxy et Termes.

Les autres villages ou hameaux sont : Frenois, La Haïlleule, Lamouline, Laneuville, Les Croisettes, Moyen, Pin, Pont Charreau, Prouvy, Romponcelle et Valansart.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dom Calmet avoue l'ignorance commune des historiens de son temps sur l'origine de la simple bourgade de Chiny, située sur la rivière Semoy, entre Sedan et Arlon, à six lieues de distance de chacune[1]. Mais il affirme que le renom du lieu est lié à l'installation du comté de Chiny. Une légende locale affirme d'ailleurs que le seigneur Othon de Warcq fonde Chiny à la fin du Xe siècle et en fait la première capitale du comté de Chiny ainsi créé ex nihilo. Ses descendants sont les comtes de Chiny.

L'obscurité des temps anciens peut être partiellement levée par l'hypothèse d'un petit domaine royal au sein de la foresta mérovingienne. Chiny appartenant au fisc royal serait ainsi autant un relais de chasse et d'approvisionnement de la cour royal lors de son passage provisoire, qu'un très petit centre d'administration et gestion de l'espace forestier médiévale[2]. Ce qui explique la bourgade existante déjà au Xe siècle.

Le comte Arnoul Ier de Chiny, Arnoû II le Grand selon la tradition lorraine, y fonde en 1097 un prieuré dédié à sainte Walburge ou Walburgis. Ce prieuré campagnard est initialement concédé au prestigieux monastère saint Arnould de Metz, mais il passe en 1132 sous un contrat de gestion accordé à l'ordre monastique des moines blancs cisterciens tout en restant directement sous la même égide de suzeraineté religieuse messine. En 1585, le souverain des Pays-Bas, Philippe II, roi d'Espagne, fait saisir le prieuré assez prospère et le place sous la commende des Jésuites du Luxembourg[3]. Les biens du prieuré sont ainsi globalement affermés.

Au XIIe siècle, Chiny a rang de ville et capitale comtale. Mais assez modeste et peu marchande, elle ne peut rivaliser avec les vraies villes médiévales, et grandes résidences comtales, que sont Yvois et Montmédy, cette dernière s'imposant vers 1230 comme capitale du comté de Chiny au début du siècle suivant. Un lent déclin de Chiny commence.

La disparition du comté de Chiny autonome entre 1340 et 1364 ouvre une période d'insécurité pour les anciens habitants, aggravée par les malheurs des temps. La place forte de Chiny est tenue par différents officiers sans scrupules et militaires crapuleux. Au cours des années 1480, Robert le Diable, officier chargé officiellement de la place mène ses hommes et chevaliers en Lorraine, pour des courses ravageuses multipliant meurtres, captures d'otages et de troupeaux, saccages de récoltes et de villages. Selon la chronique manuscrite de Metz, rédigée par Jean Aubrion, le 13 juillet 1489, les troupes du duché de Lorraine et de Bar mettent le siège avec leur artillerie devant la place de Chini. Les troupes lorraines enlèvent la place et rasent la fortification.

Au XVIIIe siècle, Chiny n'est décrite au mieux qu'en gros village. La ville de Chiny garde de son passé glorieux les armes inspirées par la maison comtale, et revues par les ducs de Luxembourg, soient trois truites d'or, portées l'une au dessus de l'autre, le tout surmontée d'une couronne ducale.

Le prieuré et son emprise foncière ont disparu avec l'ancien régime mais on sait que le prieuré originel a laissé l'ancienne église paroissiale, en contrebas du château du XIIe siècle. L'ancien prieuré occupait aussi l'emplacement actuel des maisons Blaise et Barthélémy[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville be Chiny (Luxembourg).svg
La ville possède des armoiries.
Blasonnement : D'azur à trois poissons nageant d'argent l'un sur l'autre. L'écu sommé d'une couronne d'or à trois fleurons séparés chacun par une perle
Source du blasonnement : Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia, .



Démographie[modifier | modifier le code]

Le graphique suivant reprend la population résidente au 1er janvier de chaque année[5] pour la commune. Au 1er janvier 2016, la population était de 5 236 habitants, 2 635 hommes et 2 601 femmes, soit une densité de population de 46,06 habitants/km²[6] pour une superficie de 113,69 km².

Les chiffres des années 1846, 1900 et 1947 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

Monuments[modifier | modifier le code]

Le pont Saint-Nicolas

Événements[modifier | modifier le code]

Depuis juin 2007, le village d'Izel est le pôle musical pour l'organisation de la Fête de la musique autour du solstice d'été. Devenue 4e pôle en Wallonie (après Liège, Namur et Charleroi), cet événement est le fruit d'une initiative et coordination communale en collaboration étroite avec des partenaires associatifs locaux ou régionaux.

Le village de Chiny est le théâtre, chaque second week-end de juillet depuis 1990, du Festival du Conte[7]. De nombreux conteurs et conteuses sont répartis dans tout le village ; certains dans des salles, certains à l'extérieur et certains même dans des barques sur la Semois[8].

La fête de Chiny se déroule toujours le weekend du 4e dimanche d'août.

La commune est actuellement en train de réaliser un programme communal de développement rural ainsi qu'un projet pilote d'agenda 21 local.

Tourisme[modifier | modifier le code]

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Le Bureau du Tourisme de Chiny organise très régulièrement des promenades guidées dans la région. On y trouve des cartes et des détails précis pour l'organisation de balades et randonnées, des renseignements concernant la nature et les artistes locaux.

À la frontière de l'Ardenne et de la Gaume, dominant la Semois, Chiny réserve aux touristes plus de 200 km de promenades balisées en forêt ou en rase campagne, vers le hameau de Burnéchamps, vers le village de Suxy, Lacuisine, Moyen, vers le barrage et le lac de la Vierre, la ferme du Charmois, le Hât , le Pont de Fer, le monument à Notre-dame, etc.

Une carte a été publiée reprenant les différents circuits. Un balisage pour chaque promenade avec le nombre de kilomètres et le degré de difficulté.

De chaque côté de la Semois, Chiny présente un relief escarpé qui favorise la plongée photographique. Les récentes opérations de dégagements forestiers des coteaux offrent de nouvelles perspectives du haut de la côte du Terme (route Chiny-Suxy) ou le long de la promenade n°3 (site des Neuf Hêtres).Du quartier du Fort en descendant vers La Noue, le coup d’œil en contrebas ravira les amateurs de vues plongeantes. La côte de l'Ecureuil, les différents rochers surplombant la Semois, notamment le fameux Rocher du Hât, constituent des buts de promenades incontournables.

Promenades balisées, promenades guidées (guides-nature locaux) , randonnées, pêche, descente en kayak constituent les activités touristiques les plus populaires.

Le centre sportif de l'ADEPS voit transiter chaque année bon nombre de sportifs ou d'écoliers venus apprécier les plaisirs du sport en pleine nature à Chiny.

Depuis 1990, Chiny rayonne aussi de son Festival du Conte qui se déroule début juillet et rassemble des conteurs et conteuses venus de toute la francophonie.

Pour se loger, Chiny compte aussi quelques hôtels, gîtes, chambres d'hôtes et un camping.

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Chiny est jumelée avec

Sécurité et secours[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la Zone de police Gaume pour les services de police, ainsi que de la Zone de secours Luxembourg pour les services de pompiers. Le numéro d'appel unique pour ces services est le 112.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dom Augustin Calmet, Entrée Chini, Notice de la Lorraine, pp 227-230.
  2. Il s'agit d'une gestion domaniale antique, avec intendants, gardes, esclaves ou serfs.
  3. Le roi d'Espagne justifie légalement les saisies des prieurés de plus de 5000 florins de rente par une bulle du pape Sixte V, consécutive à une bulle de Grégoire VIII. Ainsi sont saisis les prieurés de Chiny, d'Ayvrailles, de Vau-les-Moines ou de Ufeladange, afin que les Jésuites luxembourgeois aient les moyens financiers d'entreprendre l'urgente reconquête catholique, deux cinquième des sommes récoltés devant être dévolues à la fondation épiscopale de séminaire, et le reste, soit trois cinquième, devant être attribué au collège catholique placé sous la responsabilité des Jésuites.
  4. Joseph Delmelle, Abbayes et béguinages de Belgique, Rossel Édition, Bruxelles, 1973, p. 73.
  5. « Chiffres de la population résidente au 1er janvier, par année 1990‑2010 », sur le site de l’INS (consulté le 11 janvier 2011).
  6. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/stat-1-1_f.pdf
  7. Le Festival du Conte de Chiny
  8. « Petit vin chaud après la descente en barques », sur Beau Canton.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Entente des Clubs Jamoigne-Chiny (football)

Liens externes[modifier | modifier le code]