Chauvency-le-Château

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Chauvency-le-Château
Église Saint-Amand.
Église Saint-Amand.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Canton Montmédy
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Montmédy
Maire
Mandat
Claude Lallemand
2014-2020
Code postal 55600
Code commune 55109
Démographie
Population
municipale
257 hab. (2014)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 11″ nord, 5° 18′ 38″ est
Altitude Min. 172 m – Max. 327 m
Superficie 8,82 km2
Localisation

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Chauvency-le-Château

Chauvency-le-Château est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est. Chauvency-le-Château fait partie de la Lorraine gaumaise.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chauvency-Saint-Hubert Thonne-le-Thil
et Thonnelle
Rose des vents
Brouennes N Thonne-les-Près
O    Chauvency-le-Château    E
S
Quincy-Landzécourt Vigneul-sous-Montmédy

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Cavinciaco (888) ; Cavisiacum (1157) ; Calviacum (1169) ; Calviciacum, Calvinciacum (1179) ; Chavecy, Chouency (1240) ; Chavancey-le-Chastel (1267); Chavencey' (1284) ; Caviniacum (XIVe siècle) ; Chavancy (1577) ; Chavency-le-Chasteau (1593) ; Chavency (1631) ; Chevancey-le-Chastel (1656) ; Chauvancy (1661).

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le Tournoi de Chauvency.
Le tournoi de Chauvency en 1285.

En 1285, le comte de Chiny, Louis de Looz, établi à Montmédy, et son frère, Gérard de Looz, seigneur de Chauvency, organisent de somptueuses festivités et y invitent pour des joutes et pour un tournoi plus de 500 chevaliers, venus d’Alsace, de Lorraine, des rives du lac Léman ou des rivages de la mer du Nord, et même d’Angleterre.

Les Luxembourg, Florent de Hainaut, Philippe de Chiéti (fils de Gui de Dampierre, comte de Flandre), les Salm et Blâmont, les Âpremont (d'Apremont-la-Forêt et de Dun-sur-Meuse), Briey, Esch-sur-Sûre et Hattstatt en sont les principaux héros... aux côtés des Bergues, Bazentin, Lalaing, Haussy, Hondschoote, Ligne (famille), Fléchin, Baissy de Bachy (?) ou Béchy (?), Montigny-en-Ostrevent, Auberchicourt, Faucogney, Annegray (de La Voivre), Saint-Rémy, Ronchamp, Oiselay, Moncley, du comte de Sancerre, Prie (de La Fermeté) seigneur de Buzançais, Grailly de Grilly, Bergheim, Linange ou Leiningen, Munsheim de Monsheim, Trie-Château, Creuë, Ornes, Thil (écart d'Azannes-et-Soumazannes), de Muraut-Merauvaux près de Damvillers ou de Mont-Villers, de Cuminières ou Cumières, Gui de Neuville (de Champneuville ?), Geoffroi de Neuville-sur-Ornain, Chardogne, Rosières, Amance, Bauffremont, Removille, Maizey, Sierck de Sierck-les-Bains, Gevigni ou Gviwini de Juvigny-sur-Loison, Watronville et tant d'autres.

Jacques Bretel raconte ces fêtes brillantes où l'on joue, joute, rime, boit, chante, danse et rit, dans un reportage très poétique (où sont décrits de nombreux blasons dans le texte ou les miniatures) : Le Tournoi de Chauvency.

Les manuscrits de Mons, d'Oxford[1] et de Reims conservent ce précieux témoignage. Ces textes en ancien français du treizième siècle ont été traduits intégralement en français moderne en 1997. Cette traduction, calquée sur l'originale, imite les vers octosyllabiques et rimés, en conserve le rythme et la cadence, en restitue l'art des formules et toute la poésie originelle.

En 1490, s’est produit un événement beaucoup moins spectaculaire que le tournoi mais bien connu des historiens car il fut raconté en détail par celui qui en fut le principal protagoniste. En effet, Philippe de Vigneulles, chroniqueur messin de renom, fut enlevé à Metz avec son père le 3 novembre 1490 et emprisonné au château de Chauvency durant quatorze mois. Il a raconté en long et en large cette mésaventure dans sa Chronique et dans son Journal. Ces deux récits complémentaires sont très intéressants à plus d’un titre. Ils offrent en effet un témoignage extraordinaire sur les mœurs de l'époque tant en ce qui concerne certaines formes de criminalité que maints usages de la vie quotidienne. De fait, de Vigneulles n’hésite pas à entrecouper son récit de notations plus ou moins longues concernant les événements qui se sont produits à Metz ou ailleurs durant son incarcération, notamment la trahison de Jean de Landremont qui voulait livrer Metz au duc de Lorraine[2].

Faisait partie du Luxembourg français de 1659 à 1790 (assises et bailliage de Montmédy). Était rattaché au diocèse de Trèves (archid. de Longuyon et doyenné de Juvigny).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jacques Thierion    
mars 2008 en cours Claude Lallemand    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 257 habitants, en diminution de -1,91 % par rapport à 2009 (Meuse : -1,29 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
429 475 502 518 592 613 603 615 606
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
597 680 698 671 616 597 616 564 512
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
512 484 474 428 415 418 438 421 386
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
350 327 305 298 254 243 248 270 257
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006 [6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle Notre-Dame-de-la-Libération.
  • L'église Saint-Amand, construite en 1858.
  • La chapelle Notre-Dame-de-la-Libération, reconstruite en 1948, des éléments provenant de l'ancienne chapelle ont été réutilisés pour la reconstruction.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Bretel, Le Tournoi de Chauvency, 1285, [lire en ligne].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. MS Oxford, Bodl. Douce 308
  2. Ces textes qu’on ne pouvait trouver qu’en ancien français dans l’édition devenue rare de Charles Bruneau ont été réédités en français moderne en 2002 aux éditions de la Joyeuserie sises à Dampicourt en Belgique sous le titre « J’avais le cœur entre deux pierres », phrase de l’auteur qui exprime ainsi son angoisse de prisonnier.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .