Casterman

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Logo de Casterman.
Repères historiques
Création 1780 à Tournai
Dates clés 1999 : rachat par le groupe Flammarion[1]

2012 : rachat par les éditions Gallimard[2]

Fondée par Donat Casterman
Fiche d’identité
Statut Éditeur élément d'un groupe d'édition
Siège social Bruxelles  (Belgique)
Dirigée par Charlotte Gallimard[3]
Collections Ligne rouge, Ligne d'horizon, Ligne de vie, Un monde, Écritures, Sakka, Rivages/Casterman/Noir
Titres phares Les Aventures de Tintin et Milou, Martine
Langues de publication Français/Néerlandais
Diffuseurs Flammarion Diffusion
Société mère Groupe Madrigall
Site web www.casterman.com
Principaux concurrents
Dupuis, Dargaud

Casterman est un éditeur de bande dessinée et de livres pour la jeunesse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le fondateur, Donat Casterman, s'installe comme libraire-relieur en 1776 à Tournai (Belgique). Il devient éditeur peu après et ensuite imprimeur. Durant tout le XIXe siècle, l'édition développe un important catalogue, largement dédié aux publications religieuses ou édifiantes et aux ouvrages destinés à la jeunesse, en particulier les livres de prix. L'impression et la reliure sont assurées dans les ateliers tournaisiens qui occupent une à deux centaines de personnes.

En 1856, Henri Casterman crée une filiale à Paris dans le quartier Saint-Sulpice au 20, rue de Tournon, ce qui permettra un fort développement des affaires en France. À la suite du décès des deux dirigeants, l'entreprise prend la forme d'une société anonyme en 1907.

Dans l'entre-deux guerres, les affaires se développent fortement dans les deux départements, Édition et imprimerie ; cette dernière se tournant désormais vers une clientèle extérieure d'éditeurs français (Hatier, Michelin...) et d'annuaires (téléphone, chemin de fer...).

En 1934, avec Les Cigares du pharaon, Louis Casterman prend le relais pour la publication en albums des aventures de Tintin[4] qu'Hergé auto-éditait jusqu'alors en partenariat avec son mentor l'Abbé Wallez. À partir de 1942, avec L'Étoile mystérieuse, Casterman publie les nouveautés d'Hergé en couleurs sur 62 pages, en une présentation qui deviendra le standard des bandes dessinées publiées ultérieurement. En quelques années, sortent les versions remaniées et en couleurs des aventures publiée initialement en noir et blanc.

Fort du succès remporté par les bandes dessinées de Hergé, Casterman propose bien vite de nouvelles séries d'aventures : Petzi de Vilhelm et Carla Hansen, Alix et Lefranc de Jacques Martin ou Chevalier Ardent de François Craenhals.

Le catalogue de livres illustrés pour la jeunesse s'élargit très fortement lui aussi. La série Martine, illustrée par le Tournaisien Marcel Marlier, connaît un succès mondial considérable.

Dans les années 1970, Casterman décide de conquérir un lectorat de BD plus adulte en proposant les premiers albums de Corto Maltese d'Hugo Pratt, en 1973 et en créant la revue de bande dessinée (A SUIVRE) en 1978. Cette dernière fut à l'origine d'un catalogue d'auteurs prestigieux tels Tardi, Schuiten, Geluck, José Muñoz, Loustal, Mattotti, etc.

Dans les années 2000, le département bande dessinée enrichit son catalogue avec l'arrivée d'auteurs tels que Régis Loisel et Enki Bilal, la création de la collection "Écritures" (qui publie des auteurs étrangers tels que Craig Thompson et Jirö Taniguchi, mais aussi des Français comme Catel et Bocquet ou Charles Masson), de la collection de mangas "Sakka" et de la collection KSTR où paraissent les premières œuvres de Bastien Vivès.

Après de nombreuses turbulences directoriales et économiques (en 1999, l'éditeur est racheté par le groupe Flammarion[1], repris à son tour par Gallimard en 2012[5]), Casterman fait aujourd'hui partie du groupe Madrigall, troisième groupe français de l'édition, lui-même issu du groupe Gallimard[2]. Charlotte Gallimard, déjà à la tête des éditions Alternatives, est nommée PDG de Casterman par son père Antoine Gallimard en remplacement de Louis Delas. Les directions éditoriales sont partagées entre Céline Charvet pour le département jeunesse et Benoît Mouchart pour le département bande dessinée.

L'imprimerie Casterman, quant à elle, fait partie du Groupe Evadix depuis fin 2002 et a été rebaptisée Casterman Printing. En mai 2016, subissant depuis de nombreuses années des conditions de marché difficiles caractérisées par une très forte pression sur les prix de vente, elle annonce être à la recherche d'un repreneur[6].

Le dernier éditeur de la lignée des Casterman est Simon Casterman, toujours en activité.

Collections[modifier | modifier le code]

Magazines[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

En 2009 et 2010, la maison d’édition Casterman a déposé aux Archives de l'État à Tournai 1 728 mètres de documents comprenant : 15 000 photos de l’entreprise, une documentation photographique immense ainsi qu’un exemplaire de chaque ouvrage édité par Casterman entre 1789 et 1991. À noter que les Archives de l'État à Tournai sont installées depuis juillet 2009 dans un ancien bâtiment de Casterman.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Référence[modifier | modifier le code]

  1. a et b Rachat du belge Casterman par le français Flammarion
  2. a et b La maison d'édition, sur le site officiel de Gallimard
  3. Qui sommes-nous?, sur le site officiel de Casterman
  4. « Information éditeurs - Casterman », sur ricochet-jeunes.org (consulté le 23 novembre 2014)
  5. « Edition: Gallimard, autorisé à racheter Flammarion, devient le numéro trois français » (consulté le 2 septembre 2012)
  6. Communiqué de presse, site officiel du groupe Evadix