Michel Pinçon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Michel Pinçon
Portrait de Michel Pinçon
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata (76 ans)
à LonnyVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité FranceVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint Monique Pinçon-CharlotVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession SociologueVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur‎ (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pinçon.

Michel Pinçon, né le à Lonny dans les Ardennes, est un sociologue français, ancien directeur de recherche au CNRS rattaché à l'Institut de recherche sur les sociétés contemporaines (IRESCO) de l'université Paris VIII.

L'essentiel de son œuvre, écrit en collaboration avec sa femme, Monique Pinçon-Charlot, est consacré à l'étude de la haute bourgeoisie et des élites sociales.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michel Pinçon naît le [1],[2] dans la commune de Lonny (Ardennes)[3], dans une famille d'ouvriers[4]. Il se marie en 1967, avec une étudiante en sociologie, Monique Charlot ; le couple a un fils[4]. Le mariage permet à son épouse de le suivre pendant la période de service national en coopération, au Maroc, où ils enseignent le français, tirant de cette expérience un mémoire supervisé par Jean-Claude Passeron. À leur retour, ils terminent leur formation à l'université libre de Vincennes. Ils ont ensuite la possibilité d'entrer au CNRS. Lui travaille sur le monde ouvrier, son épouse sur la ségrégation urbaine[5].

Un de ses premiers ouvrages, Désarrois ouvriers, familles de métallurgistes dans les mutations industrielles et sociales, est consacré aux évolutions de l'industrie métallurgique dans la vallée de la Meuse et à leurs conséquences sociales. Les travaux et ouvrages suivants sont généralement l'œuvre du couple. Ils s'intéressent notamment aux normes sociales, aux dynasties, bourgeoises ou nobles, aux nouveaux entrants dans le monde de la richesse, ainsi qu'aux loisirs et aux us et coutumes des familles fortunées. Ils arrivent à pénétrer ce milieu à partir de 1986 grâce à Paul Rendu (directeur de leur laboratoire, le Centre de sociologie urbaine), lui-même issu de cette classe[4]. Une synthèse de leurs travaux a été publiée sous le titre Sociologie de la bourgeoisie. À travers ces différents éclairages, leur ambition est de construire une anthropologie des privilégiés de la société française contemporaine[6],[3],[7],[8],[9].

Retraités en 2007, il publient depuis des ouvrages plus engagés – étant « libérés de leur neutralité scientifique » – et qui sont des succès en termes de ventes[4].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

En 2011, il soutient publiquement Jean-Luc Mélenchon candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle de 2012[10],[11]. Comme son épouse, il prend par la suite ses distances, « ayant compris que "c’est un nouveau Mitterrand" »[4].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Désarrois ouvriers, familles de métallurgistes dans les mutations industrielles et sociales, Éditions l'Harmattan, 1987 (ISBN 2-85802-807-9)

En collaboration avec Monique Pinçon-Charlot :

Radio[modifier | modifier le code]

Michel Pinçon a été invité à plusieurs reprises sur la radio France Inter[12].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d'autorité personne sur le site du catalogue général de la BnF
  2. « Michel et Monique Pinçon », sur www.janinetissot.fdaf.org (consulté le 24 septembre 2016)
  3. a b et c Philippe Mellet, « L'Ardennais qui épingle «le président des riches» », Le Huffington Post,‎ 2010 = (lire en ligne)
  4. a b c d et e Frantz Durupt, « Michel et Monique Pinçon-Charlot, leur part du Gotha », liberation.fr, 21 septembre 2018.
  5. Pascale Nivelle, « Chez ces gens-là », Libération (journal),‎ (lire en ligne)
  6. a et b « Le Président des riches, enquête sur l'oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy », France Inter,‎ (lire en ligne)
  7. a et b Yves Michaud, « Les Pinçon-Charlot », Libération,‎ (lire en ligne)
  8. N. D., « Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon. Les riches estiment qu’ils ont tous les droits », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  9. Gilles Ferréol, Sociologie : Cours, méthodes, applications, Éditions Bréal, , 399 p. (lire en ligne), p. 166, 180, 272-284
  10. Mina Kaci, « Ils et elles votent Front de gauche », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  11. Violaine de Montclos, « Ils sont contre les riches, tout contre », Le Point,‎
  12. Passages de Michel Pinçon à France Inter, France Inter

Sur les autres projets Wikimedia :