Conseil national (gouvernement de Vichy)

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Le Conseil national est une assemblée consultative créée le [1] par le gouvernement de Vichy, en France, à l'initiative de Pierre-Étienne Flandin. Il s’agit d’une « vaste cellule de réflexion du Régime de Vichy destinée à rechercher les moyens d’améliorer la situation précaire dans laquelle se trouve le pays après la défaite »[2] de 1940.

Histoire[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Le régime de Vichy, qui avait mis un terme à la démocratie et au parlementarisme, a cherché une forme de représentation pour remplacer le suffrage universel égalitaire. La crise du entre le chef de l'État, le maréchal Pétain, et le vice-président du Conseil Pierre Laval entraîne une volonté de rallier les élites politiques du pays au gouvernement de Vichy, notamment dans la zone occupée, où Laval bénéficie du soutien des Allemands et de la presse parisienne. Les nouvelles autorités ont pu également chercher à présenter un « visage politique plus décent » aux démocraties anglo-saxonnes[3]. Cette recherche aboutit à l'annonce par Flandin, le , de la création d'une « assemblée consultative »[4], avec une première liste de conseillers nationaux faisant la part belle aux parlementaires et aux hommes d'affaires. Toutefois, sous la pression de l'amiral Darlan, Flandin démissionne le . Nommé à sa place, Darlan modifie le projet initial, en revenant notamment sur la suppression de l'indemnité de fonction. Le Conseil national se réunit à partir de [5].

Composition[modifier | modifier le code]

Il était prévu une chambre de 200 membres désignés par le chef de l'État et une autre de 300 membres dont la moitié serait également choisie par le chef de l'État, et l'autre moitié élue par les assemblées provinciales, parmi les anciens combattants, les pères de famille nombreuses et des représentants de groupements professionnels et autres unités organiques « réelles »[4].

C'est une assemblée mixte, où voisinent des parlementaires et des conseillers socio-professionnels. Elle est composée de 213 conseillers : 77 parlementaires - 28 sénateurs et 49 députés - et 136 représentants des élites sociales, économiques et culturelles. Un peu plus de 10 % des parlementaires disponibles y siègent, mais ils représentent presque un tiers du conseil[6],[7].

En mars 1941, 4 personnalités musulmanes de l'Algérie sont nommées au conseil[16]. L'historien du protestantisme Patrick Cabanel dénombre 6 protestants, soit 3 % des 213 membres du conseil: le pasteur Marc Boegner, président de la Fédération protestante de France, les armateurs Jean Fraissinet et Léonce Vieljeux, le député François-Martin, le sénateur André Mallarmé, le politologue André Siegfried[17]. Auxquels il faut ajouter l'industriel vosgien Georges Laederich, ce qui porte à 7 le nombre de protestants. Leur attitude fut très variable: Siegfried refuse de siéger au conseil national[18], Fraissinet démissionne du conseil en avril 1942, par refus de la collaboration[19], François Martin (homme politique) est nommé préfet mais démissionne en 1943, Vieljeux entre dans la résistance, est déporté et assassiné en 1944, Laederich demeure pétainiste, est condamné à deux ans de prison en 1946 et sera membre du comité directeur de l'Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain.

En novembre, des prisonniers de guerre libérés sont nommés au conseil: Amiaud, professeur de droit à l'Universiré de Paris, Gustave Bonvoisin, directeur général du comité central des allocations familiales et ancien vice-président du Comité France-Allemagne, Claude-Joseph Gignoux, Marcel Hovaere, industriel, Ferdinand Sarraz-Bournet, armateur. Les rejoignent Mgr Beaussart, des maires de communes de la région parisienne ( Pierre Champion, de l'Institut, Fillon, Labeyrie ), Lucien Lassalle, président de la chambre de commerce de Paris, Roger Grand, les députés Jean Crouan, Alfred Duault et Pierre Mathé, le sénateur Georges Pernot, les syndicalistes Roger Vitrac, Maurice Porreye et René Bard, les industriels Albert Dubosc et Vandendriesche[20]. Ils remplacent 18 conseillers radiés le [21]: André Siegfried, le cardinal Suhard, Eugène Frot, à leur demande, les parlementaires Georges Barthélémy, Ludovic-Oscar Frossard, Alphonse Gasnier-Duparc, maire de Saint-Malo, Gaston Beltrémieux, Pierre Bérenger, Ferdinand Morin, maire de Tours, Alexandre Rauzy ainsi que Louis Ferrasson, ancien président de la chambre de commerce de Paris, le général de La Laurencie, Marcel Boussac, Henri Ehlers, du syndicat des gens de mer, le docteur Rougier, Émile Cresp, maire de Montrouge, le syndicaliste Georges Dumoulin.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Tout a été prévu pour empêcher la reconstitution d'une vie parlementaire : pas d'assemblée plénière, aucune publicité des débats, des commissions temporaires, un conseil uniquement consultatif. Il s'est réuni de à , au siège du Conseil à Vichy, à la villa Strauss, au 4, rue de Belgique. Il élabore des textes constitutionnels et des avis[21].

Un certain nombre de commissions sont créées. En sont membres des conseillers nationaux ainsi que d'autres personnalités désignées par le chef de l'Etat[22]. La première commission qui siège du 6 mai au , puis en août lors d'une seconde session, est chargée de l'étude de la réorganisation administrative. Présidée par Lucien Romier, elle élabore un projet visant à rétablir les anciennes provinces[23]. Après le 10 juin, une autre commission se penche sur l'administration municipale. Elle réfléchit à l’avenir des communes, bases de « l’armature nouvelle indispensable au redressement ( du pays ) », et fondées sur les principes « selon lesquels le maintien des libertés locales pourra s’allier à une réforme indispensable de la tutelle de l’Etat sur les municipalités », selon le message du maréchal Pétain. Elle est présidée par Jean Valadier, ancien vice-président du Sénat[24]. En juillet, une troisième commission est instituée, celle de la constitution[25]. Elle est présidée par le ministre de la justice Joseph Barthélemy. Elle rédige durant l'année 1941 les dispositions essentielles de la future constitution, qui ne sera jamais ratifiée. En septembre, une autre commission étudie les moyens d'améliorer la compréhension entre le pays et le gouvernement[4]. En novembre siège la 5e commission, celle de l’organisation économique, présidée par Claude-Joseph Gignoux, ancien président de la Confédération générale du patronat français[26]. En décembre 1941 siège la deuxième session de la commission de l'information générale, présidée par Victor Constant[27]. En février 1942 fonctionne une commission d'études de la région parisienne, présidée par Romier[28]. Enfin, en mars 1942, une commission d'études des questions de jeunesses est mise en place. Elle est présidée par Gilbert Gidel, recteur de l'Université de Paris[29]. Et en avril, la troisième session de la commission de l'information générale débute[30].


Fin[modifier | modifier le code]

En 1943, revenu aux affaires, Pierre Laval réforme le Conseil national, en introduisant les présidents des conseils départementaux, mais la réforme n'est pas appliquée et le Conseil national n'est plus réuni[21].

Membres[modifier | modifier le code]

  • André Amiaud (Seine), professeur à la Faculté de droit de Paris.
  • Paul Bacquet (Pas-de-Calais), député du centre-droite (Alliance démocratique).
  • Bahon-Rault (Ille-et-Vilaine), président de région économique
  • René Bard, secrétaire général de la Fédération CGT des mineurs[31]
  • René Bardin (Nièvre), président de la Fédération des syndicats d'élevage
  • Jacques Bardoux (Puy-de-Dôme), sénateur radical indépendant, membre de l'Institut
  • Léon Baréty (Alpes-Maritimes), député du centre-droite (Alliance démocratique), conseiller général
  • Roger Barrault (Eure-et-Loir), ouvrier agricole
  • Édouard Barthe (Hérault), député socialiste indépendant (USR).
  • Mgr Beaussart (Seine), coadjuteur du cardinal-archevêque de Paris
  • Benquet (Lot-et-Garonne), médecin
  • Gaston Bergery (Seine-et-Oise), ambassadeur de France, député du Parti frontiste.
  • Étienne Berthé (Creuse), directeur de coopérative agricole
  • Albert Blanc (Corrèze), conseiller général, président du comité des céréales de la Corrèze
  • Marcel Blanchard, (Isère), professeur à la faculté des lettres de Montpellier, membre du comité directeur de la Légion française des combattants
  • René Blondelle (Aisne), président de l'Union des syndicats agricoles de l'Aisne
  • Marc Boegner, pasteur, président de la Fédération protestante de France
  • Jean Boivin-Champeaux (Calvados), sénateur centriste de l'Union républicaine (proche de l'AD).
  • Abel Bonnard, académicien
  • Georges Bonnet, ambassadeur, député radical-socialiste, descendant de la dynastie Pelletan.
  • Bonnet, syndicaliste
  • Gustave Bonvoisin (Seine), directeur général du comité central des allocations familiales et des assurances sociales
  • Bordères (Alger), président des délégations financières de l'Algérie et de l'Union des colons
  • Antoine Boude, président de la Chambre de commerce de Marseille
  • Charles Bouissoud, sénateur du centre-droite (Alliance démocratique)
  • Paul Brasseau (Seine-et-Oise), sénateur non-inscrit. Son hostilité au régime de Vichy lui vaut d'être emprisonné à Fresnes durant l'Occupation.
  • prince Louis-Victor de Broglie, membre de l'Académie des sciences
  • René Brunet, député socialiste (SFIO).
  • Louis Buyat (Isère), député radical indépendant.
  • Gratien Candace, député de la Guadeloupe, vice-président de la Chambre depuis 1938 (Gauche radicale)[32]
  • Joseph Carrier, directeur général des Eaux et forêts
  • Émile Cassez, sénateur centriste (Gauche démocratique) de le Haute-Marne et ancien ministre de l'Agriculture
  • Antoine Cayrel (Gironde), député socialiste indépendant (Parti socialiste de France).
  • Lucien Chambron (Allier), président de la caisse de crédit agricole de l'Allier
  • Pierre Champion (Seine), membre de l'Institut, maire conservateur de Nogent-sur-Marne.
  • Alain de Chanterac (Tarn), président de l'Union nationale des syndicats agricoles du Tarn
  • Élie Chapion (Oise), président du syndicat des maréchaux et charrons de l'Oise
  • Paul Charbin, président de la chambre de commerce du Rhône
  • Albert Chichery (Indre), député radical-socialiste.
  • Georges Claude, chimiste membre de l'Institut
  • Gabriel Cognacq (Seine), gérant de la Samaritaine, président du comité de l'Entraide d'hiver de la région parisienne[33]
  • Victor Constant (Seine), sénateur de l'Union républicaine (centre-droite, proche de l'AD).
  • Henri Corbière (Orne), agriculteur
  • Louis Cornillac (Vaucluse), conseiller général
  • Alfred Cortot (Seine), compositeur, pianiste
  • Léon Costa de Beauregard (Savoie), président de la Légion des combattants de la Savoie.
  • Charles-Henri Cournault (Meurthe-et-Moselle), sénateur de l'Union républicaine (centre-droite, proche de l'AD).
  • René Courtier (Seine-et-Oise), sénateur non-inscrit.
  • Pierre de Courtois (Basses-Alpes), sénateur centriste (Gauche démocratique).
  • Coustenoble (Nord), président de la chambre des métiers de Lille
  • Chauduc de Cravanes (Deux-Sèvres), président de l'association agricole des Charentes et du Poitou
  • Jean Crouan (Finistère), député de droite (Fédération républicaine)
  • Joseph Darnand (Alpes-Maritimes), président de la Légion française des combattants de Nice
  • Paul Daum, industriel
  • Henri Decault (Loir-et-Cher), président de la Fédération des syndicats horticoles de France
  • André Demaison, écrivain
  • Stanislas Devaud (Constantine), député du Parti social français.
  • Louis de Diesbach de Belleroche (Pas-de-Calais), député du centr-droite (Alliance démocratique)
  • Pierre Dignac (Gironde), député du centre-droite (Alliance démocratique)
  • Jules-Théophile Docteur (Seine), amiral
  • Henri Dorgères (Seine), délégué à la propagande du Comité central d'action et de défense paysanne
  • Jacques Doriot (Seine), chef du Parti populaire français
  • Maurice Drouot (Haute-Saône), député du centre-droite (Alliance démocratique)
  • Alfred Duault (Côtes-du-Nord), industriel
  • Albert Dubosc (Seine-Inférieure), député radical indépendant.
  • Escallier (Basses-Alpes), président de la fédération des familles nombreuses des Basses-Alpes
  • Joseph Esquirol (Haute-Garonne), président de la commission départementale de Haute-Garonne
  • Jean Fabry (Doubs), sénateur du centre-droite (Alliance démocratique)
  • Paul Faure (Saône-et-Loire), député socialiste (SFIO)
  • Joseph Féga, député du centre-droite (Alliance démocratique) et industriel.
  • Marc Ferre (Vienne), vice-président du syndicat des agriculteurs de la Vienne
  • Édouard Fillon (Seine), maire de Bois-Colombes
  • Joseph Fleury (Belfort), ouvrier-fraiseur
  • René Fonck, colonel
  • Jacques Fourcade (Hautes-Pyrénées), sénateur du centre-droite.
  • Jean Fraissinet (Bouches-du-Rhône), armateur
  • Ernest de Framond de La Framondie (Lozère), député de droite (Fédération républicaine)
  • François (Oran), général, président de la Légion des combattants d'Afrique du Nord
  • Félix Garcin (Saône), président de l'Union agricole du Sud-Est
  • Louis Germain-Martin (Seine), ancien député radical indépendant et ministre, membre de l'Institut.
  • Gilbert Gidel (Seine), vice-doyen de la Faculté de droit de Paris
  • Claude-Joseph Gignoux, président de la Confédération générale de la production française de 1936 à 1940
  • Henri Gindre (Cher), président du syndicat des agriculteurs du Cher
  • René Gounin (Charente), sénateur socialiste indépendant (Union socialiste républicaine)
  • Rémy Goussault (Seine), secrétaire général de l'Union nationale des syndicats agricoles
  • Roger Grand (Morbihan), membre de l'Académie d'agriculture
  • Jacques de La Grandière (Maine-et-Loire), conseiller général
  • Hervé Budes de Guébriant (Finistère), président de l'Union des syndicats agricoles du Finistère et des Côtes-du-Nord
  • Louis Guillon, fondateur du Parti républicain agraire et social
  • Guiraud (Gironde), du syndicat des électriciens
  • Edmond Hannotin (Ardennes), magistrat et sénateur centriste (Union démocratique et radicale)
  • Georges Hersent (Seine), industriel
  • Alfred Heurteaux (Seine), lieutenant-colonel, inspecteur de l'aviation de chasse, membre du Comité directeur de la Légion française des combattants
  • Marcel Hovaere, industriel
  • Jean Jacquy (Marne), sénateur non-inscrit.
  • Privat Janod (Jura), membre de la Chambre d'agriculture du Jura
  • Henri Labeyrie (Seine), maire de Pantin (automne 1941)
  • Gaston Lacoin (Seine), président de la Plus Grande Famille
  • Georges Laederich (Vosges), industriel du textile
  • Lucien Lamoureux (Allier), député radical-socialiste, ancien ministre
  • François de La Rocque (Seine), lieutenant-colonel, chef du Parti social français
  • Lucien Lassalle (Seine), président de la Chambre de commerce de Paris (automne 1941)
  • René Le Bigot (Côtes-du-Nord), commerçant
  • Jean Le Cour-Grandmaison (Loire-Inférieure), député, président de la Fédération nationale catholique
  • Lefort-Lavauzelle (Haute-Vienne), éditeur, président de la Chambre de commerce de Limoges
  • Le Gouvello (Loire-Inférieure), président de l'Union des syndicats agricoles de Loire-Inférieure
  • René Leriche (Seine), professeur de médecine, président du Conseil de l'ordre des médecins
  • Louis L'Hévéder, député socialiste du Morbihan
  • Louis Linÿer (Loire-Inférieure), sénateur de droite (Fédération républicaine).
  • Liochon, du syndicat du livre
  • Louis Lumière, membre de l'Académie des sciences, industriel
  • André Magnan (Loire), député du centre-droite (Alliance démocratique)
  • André Mallarmé (Alger), sénateur radical indépendant.
  • François Martin (Aveyron), député de droite (Fédération républicaine).
  • Armand Masbatin, du syndicat de la chaussure
  • Henri Massis (Seine), homme de lettres
  • Pierre Mathé (Côte-d'Or), député agrarien.
  • Paul Maulion, sénateur radical-socialiste du Morbihan
  • Mayoud, du syndicat du textile
  • Mennelet, du syndicat des employés
  • Joseph Merceron-Vicat, patron de la société Vicat
  • Augustin Michel (Haute-Loire), député de droite (Fédération républicaine)
  • Mignon, du syndicat des agents de fabrique
  • Émile Mireaux (Hautes-Pyrénées), sénateur radical indépendant
  • Jean Mistler (Aude), écrivain et député radical-socialiste.
  • Pierre de Monicault (Ain), ancien président de l'Académie d'agriculture de France
  • Henri de Monti de Rezé (Mayenne), ancien officier de cavalerie
  • Jean Montigny (Sarthe), député radical indépendant (ex-radical-socialiste).
  • Charles-Édouard Motet (Var), contre-amiral
  • Henri Moysset, ministre d'État
  • Oury (Aube), président de la coopérative laitière de Troyes
  • Paouillac (Gers), président de la Fédération des vignerons du Gers
  • Pasquier, du syndicat du rail
  • Albert Paulin (Puy-de-Dôme), député
  • Henri Pavin de Lafarge (Ardèche), sénateur et industriel
  • François Peissel (Rhône), député
  • Pérès, du syndicat des métaux
  • Georges Pernot (Doubs), sénateur
  • Pierre Perreau-Pradier (Yonne), député
  • Joseph de Pesquidoux (Gers), académicien
  • Jean Pétavy (Seine), industriel
  • Louis Peuch (Seine), président du conseil municipal de Paris
  • Antoine Pinay (Loire), sénateur
  • Noël Pinelli (Seine), député
  • François Pitti-Ferrandi (Corse), sénateur
  • Pointier (Somme), président de l'association des producteurs de blé
  • Lucien Polimann (Meuse), député et prêtre
  • André François-Poncet (Seine), ambassadeur
  • Henry Ponsard (Bouches-du-Rhône), député
  • Maurice Porreye, de l'Union des syndicats du Nord
  • Gaston Prache, secrétaire général de la Fédération des coopératives de consommation
  • Charles Prat (Landes), ouvrier
  • Henri Prost (Seine), architecte
  • Désiré Puel, journaliste
  • Paul Riban (Cantal), directeur de mines
  • Georges Ripert, juriste, doyen de la Faculté de droit de Paris
  • René Robin, gouverneur général des colonies
  • Léopold Robert dit Jean Yole (Vendée), écrivain et sénateur conservateur.
  • Roger, du syndicat du textile
  • Lucien Romier, journaliste
  • André Rostand (Manche), président de la chambre d'agriculture de Saint-Lô
  • Paul Roumégoux (Landes), conseiller général
  • Marcel Rous (Tarn-et-Garonne), artisan ferronnier
  • Édouard Roussel (Nord), sénateur radical indépendant et industriel du textile..
  • Rouvière (Gard), président de la Chambre d'agriculture du Gard
  • Marcel Roy, du syndicat des métaux
  • Louis Salleron (Seine), délégué de l'Union nationale des syndicats agricoles
  • Ferdinand Sarraz-Bournet (Pas-de-Calais), armateur
  • Paul Saurin (Oran), député radical indépendant.
  • Auguste Savoie, du syndicat de l'alimentation
  • Robert Sérot (Moselle), député (RI, ex-FR).
  • Louis Sorel, prêtre, curé de Lagrâce-Dieu, abattu par la Résistance en [34]
  • Émile Taudière (Deux-Sèvres), député de droite (RI, ex-FR) et industriel
  • Emmanuel Temple (Aveyron), député de droite (Fédération républicaine)
  • Pierre Thiriez (Nord), industriel du textile, président de la Chambre de commerce du Nord
  • Isidore Thivrier (Allier), député (SFIO), entra par la suite en résistance.
  • Robert-Auguste Touchon (Isère), général
  • Aimé Tranchand (Vienne), député du centre-droite (Alliance démocratique).
  • Jean Valadier, (Eure-et-Loir), sénateur
  • Robert Vandendriesche (Aisne), industriel du textile
  • Charles Vavasseur, (Indre-et-Loire), président de la société d'agriculture d'Indre-et-Loire
  • Antonin Vergain (Haute-Savoie), président de la Légion des combattants de Haute-Savoie
  • Jules Verger (Seine), président de la Fédération des installateurs électriciens
  • Pierre Verdenal (Basses-Pyrénées), avocat, maire de Pau
  • Gaston Veyssière (Seine-Inférieure), sénateur
  • Henri Vidal (Pyrénées-Orientales), président de la Confédération des producteurs de vins doux naturels
  • Léonce Vieljeux (Charente-Maritime), armateur
  • Jean Vignaud (Seine), président de la Société des gens de lettres
  • Pierre Vigne (Seine), syndicaliste, secrétaire général de la fédération du sous-sol
  • Émile Vincent (Côte-d'Or), sénateur
  • Roger Vitrac, secrétaire du comité de liaison des syndicats professionnels

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Cointet-Labrousse :
    • Le Conseil national de Vichy : vie politique et réforme de l'État en régime autoritaire, 1940-1944, Éditions Libris, 1989.
    • Vichy et le fascisme, les hommes, les structures et les pouvoirs, Éditions Complexe, 1991, 288 pages, p. 53 à 65 (ISBN 287027212X).
  • « Un conseiller national de Vichy : l’abbé Louis Sorel (1880-1943) », Annales du Midi, revue de la France méridionale, tome LXXVIII, n°201, juillet - septembre 1989, p. 261 à 273.
  • Henry Coston, Partis, journaux et hommes politiques d'hier et d'aujourd'hui, Lectures françaises, décembre 1960 (liste des membres du conseil national p. 166-171)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Selon Joseph Barthélemy, Ministre de la justice: Vichy 1941-1943 : mémoires, Pygmalion/G. Watelet, 1989, 643 pages, p. 109 (ISBN 2857042841); Michèle Cointet-Labrousse, Vichy et le fascisme, p. 60; Le gouvernement de Vichy, 1940-42: institutions et politiques, Fondation nationale des sciences politiques, A. Colin, 1970, 372 pages, p. 320; Gilles-Jean Portejoie, La réaction absolue ou le régime de Vichy, G. Portejoie, 1980, 166 pages, p. 31. En revanche, la date du est retenue par Robert Aron, Georgette Elgey, Histoire de Vichy, 1940-1944: 1940-1944, Les Productions de Paris, 1960, 550 pages, p. 257; Serge Berstein, Pierre Milza, Histoire de la France au XXe siècle, tome 2: « 1930-1945 », Éditions Complexe, 2003, 400 pages, p. 317 (ISBN 2870279957). Parue au J.O. le 24 janvier: Informations générales, 28 janvier 1941
  2. Annik Le Guen, Le Morbihan sous le Régime de Vichy, décembre 1993 (ISBN 2-909750-27-2)
  3. Michèle Cointet, op. cit., p. 53-59.
  4. a, b, c et d Robert Paxton, La France de Vichy, Éditions du Seuil, 1972 ; édition 1977, collection de poche p. 243-245
  5. Michèle Cointet, op. cit., p. 60-61.
  6. Michèle Cointet-Labrousse, op. cit., p. 61-62.
  7. Selon Annik Le Guen, Le Morbihan sous le Régime de Vichy , décembre 1993 (ISBN 2-909750-27-2), cette assemblée est « composée de 188 membres dont 81, soit près de la moitié, émanent des anciennes chambres d’avant-guerre ».
  8. Pierre Thiriez ( 1875-1964 ) est membre de la Chambre de commerce de Lille depuis 1919 et président depuis 1936, vice-président de l’Assemblée des présidents de chambres de commerce, vice-président du comité national des conseillers du commerce extérieur. Il est également administrateur des Mines de Lens, vice-président du Crédit du Nord, président de la Compagnie des chemins de fer du Nord, puis président de 1942 à 1950 des forges et aciéries du Nord et de l’Est, administrateur aussi de sociétés coloniales au Maroc et en Algérie. Simple bachelier, ancien combattant prisonnier de guerre, époux d’une héritières Wallaert en 1906, il est chevalier de la Légion d’honneur en mars 1939 : cf. son Dossier de la Légion d'honneur sur la base Léonore, Pierre Pouchain, Les maîtres du Nord, du XIXe siècle à nos jours, Perrin, 1998, p. 52
  9. Président de l'entraide d'hiver, et membre en décembre 1941 du comité de patronage de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme ( Le Petit Parisien, 3 décembre 1941, comme aussi Georges Claude ou Jules Verger
  10. [1].
  11. Cf. la page Vicat (société)
  12. Verger ( 23 mars 1896 - 26 octobre 1972 ), jeune apprenti électricien en 1906, à 10 ans, est devenu patron à 30 ans de son entreprise, Verger-Delporte. Il préside le syndicat des installateurs électriciens. Ce patron d'une PME s'est fait connaître par son intransigeance et son combat très médiatisé contre la CGT et les grèves « révolutionnaires » de 1936-37, notamment à l'occasion de l'Exposition de 1937 ( licenciement d'une partie de ses ouvriers, procès, protestations, conférences, brochures, articles de presse: Cf. ses brochures Jules Verger, ses ouvriers, sa maîtrise, une famille, 1937, Premier mai 1940: face à l'ennemi de l'intéieur, 1941 ( préfacée par Abel Bonnard, L'Humanité, 15 mars 1938, Ibid., 21 mai 1938, Le Figaro, 5 mai 1937, "Une importante manifestation contre l'expropriation des moyens de production" ). Fonfateur et animateur en 1937 d'une Association professionnelle mixte de l'entreprise électique de Paris ( Les Travaux, 19 novembre 1937 ), il anime une Fédération des associations professionnelles mixtes, hostile au syndicats ( Le Petit Parisien, 1er mars 1943 ). Proche du maréchal Pétain, Verger est en 1941 membre du comité de l'organisation professionnelle ( Le Journal, 27 mars 1941, aux côtés des syndicalistes Jacques Savoie et Marcel Roy ), du conseil supérieur de la Charte ( en novembre 1941; il en est exclu l'année suivante ) et du comité de patronage de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme ( Le Petit Parisien, 3 décembre 1941 ), comme aussi Gabriel Cognacq ou Georges Claude . Il est désigné membre du conseil supérieur de l'économie industrielle et commerciale, fondé en 1942 ( Le Petit Parisien, 18 septembre 1942, comme Laederich. Il est titulaire de la francisque, comme aussi Laederich. En 1942 également, il fait partie du comité d'honneur de l'exposition "Le bolchevisme contre l'Europe": Le Petit Parisien, 28 février 1942. Sur son rôle à Vichy, notamment dans la formation de la Charte du travail du 4 octobre 1941, cf. Jean-Pierre Le Crom, Syndicats, nous voilà ! Vichy et le corporatisme, Ed. de l'Atelier, 1995. Son entreprise est aussi installée dans les années 1950 dans l'Empire, à Dakar notamment. Il continue à vanter « l'union effective du capital et du travail » dans sa firme, ce qui lui assure la prospérité ( plus de 1 500 employés, dont plus de 400 en Afrique : cf. la revue L'Electricien ). A sa mort en 1972, sa firme emploie plus de 2 200 personnes et réalise un chiffre d'affaires d'environ 180 millions de francs ( Le Monde, 30 octobre 1972 ). En 1950, Jules Verger, qui a été incarcéré à la Libération mais a été acquitté, a attaqué le Crapouillot de Jean Galtier-Boissière pour diffamation, pour avoir fait figurer son nom dans le comité d'honneur de la LVF. Lors du procès, Verger affirme qi'il a refusé d'être inscrit à ce comité. Il est cependant débouté et condamné aux dépens ( Jean Galtier-Boissière, Journal 1940-1950, Edima Quai Voltaire, 1992, pp. 1032-1034, et 1036 )
  13. Il a envoyé une missive au maréchal Pétain le 22 avril 1942 pour lui annoncer sa démission, par refus de la collaboration: Jean Fraissinet, Au combat à travers deux guerres et quelques révolutions, La Table ronde, 1968
  14. Michèle Cointet, op. cit., p. 64-65.
  15. Cf. Jean-Pierre Le Crom, Syndicats, nous voilà ! Vichy et le corporatisme, Ed. de l'Atelier, 1995. Roy et Savoie sont désignés en 1942 membres du conseil supérieur de l'économie industrielle et commerciale ( Le Petit Parisien, 18 septembre 1942 ) et membres du comité d'information et de propagande ouvrières: Ibid., 16 juin 1942. Roy est aussi le vice-président de la commisssion consultative ouvrière de l'Office des comités sociaux
  16. Informations générales, 1er avril 1941
  17. Patrick Cabanel, De la paix aux résistances: Les protestants en France (1930-1945), Fayard, 2015, p. 132
  18. André Kaspi, La Deuxième Guerre mondiale: Chronologie commentée, Éditions Complexe, 1999, p. 171-172 (ISBN 2870275919)
  19. Jean Fraissinet, Au combat à travers deux guerres et quelques révolutions, La Table ronde, 1968
  20. Informations générales, 11 novembre 1941
  21. a, b et c Michèle Cointet, op. cit., p. 65.
  22. Informations générales, 1er avril 1941
  23. Informations générales, 22 avril 1941, Ibid., 13 mai 1941, Informations générales, 12 août 1941 ( composition ), Informations générales, 25 août 1941, Informations générales, 26 août 1941
  24. Informations générales, 27 mai 1941, Informations générales, 17 juin 1941, Ibid., 24 juin 1941
  25. Informations générales, 24 juin 1941, Informations générales, 15 juillet 1941, Informations générales, 22 juillet 1941, Ibid., 28 octobre 1941, Le Journal, 2 octobre 1941, Informations générales, 21 octobre 1941: en sont membres des professeurs de droit comme Achille Mestre, Julien Laferriere, Gaëtan Pirou et François Perroux, mais aussi François Valentin ou Hubert Lagardelle
  26. Avec aussi bien des conseillers patrons, tel Pierre Thiriez ou Laederich, que des notables de l’agriculture et des syndicalistes ouvriers. Ainsi que 22 autres personnalités, dont plusieurs patrons influents, dont Georges Painvain, Marcel-Paul Cavallier, de Pont-à-Mousson, Aimé Lepercq, Auguste Detœuf, Jacques Lenté, de l'UIMM: Informations générales, 4 novembre 1941, Ibid., 18 novembre 1941, Ibid., 25 novembre 1941, La Croix, 31 octobre 1941, Le Figaro, 18 novembre 1941 
  27. Informations générales, 9 décembre 1941, Informations générales, 16 décembre 1941
  28. Informations générales, 27 janvier 1942 ( composition. En font notamment partie Charles Trochu, président du conseil municipal de Paris et Jean Giraudoux ), Informations générales, 9 février 1942, Ibid., 16 février 1942
  29. Informations générales, 23 février 1942, Informations générales, 9 mars 1942. Outre des conseillers, elle comprend les deux animateurs du Cercle Fustel de Coulanges, Henri Boegner et Louis Dunoyer de Segonzac, Robert Garric, du Secours national, le général Joseph de La Porte du Theil, commissaire général des chantiers de jeunesse, Jeanne Firtière, directrice d'école, le général Lafont, chef du scoutisme français, Paul Pierre, instituteur, Jean L'Hotte, prisonnier de guerre libéré, directeur régional de l'Air liquide à Nancy et ancien président régional pour la Lorraine des Jeunesses patriotes, et François Valentin, de la Légion française des combattants
  30. Informations générales, 20 avril 1942
  31. :« René Bard fut secrétaire de la Fédération nationale CGT des mineurs et fit partie de l'équipe de "Syndicats". », in Angelo Tasca, journaliste et Denis Peschanski, Vichy 1940-1944. Quaderni e documenti inediti di Angelo Tasca : XIXe – XXe siècle : 1892-1986, Paris, Éditions du CNRS ; Milano : Feltrinelli, . Transcription des archives de guerre d'Angelo Tasca, (notice BnF no FRBNF36619714), p.102.
  32. Michèle Cointet, Le Conseil national de Vichy. Vie politique et réforme de l'État en régime autoritaire, 1940-1944 : XXe siècle : 1940-1944, Paris, Aux Amateurs de Livres, , p. 406. (notice BnF no FRBNF35066559)
  33. G. Cognacq (1880-1951) est le petit-neveu d'Ernest Cognacq. Élu membre de l'Institut en 1938
  34. Musée de la Résistance et de la Déportation, Haute-Garonne

Voir aussi[modifier | modifier le code]