Confédération française des travailleurs chrétiens

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Confédération française des travailleurs chrétiens
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Cadre
Forme juridique Confédération syndicale
Zone d’influence Drapeau de la France France
Fondation
Fondation 1919 (1re fondation)
1964 (2de fondation)
Fondateur Gaston Tessier, Jules Zirnheld
Identité
Siège 128, avenue Jean Jaurès
93500 Pantin
Président Philippe Louis
Secrétaire général Bernard Sagez
Affiliation européenne Confédération européenne des syndicats
Affiliation internationale Confédération syndicale internationale
Membres 140 000 adhérents
Représentativité Représentative au niveau national
Slogan La Vie à défendre
Site web www.cftc.fr/

La Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) est un syndicat de salariés français se référant lors de sa fondation en 1919 à la doctrine sociale de l'Église. Depuis 1947, elle s'inspire de la Morale sociale chrétienne. Le syndicat actuel est issu de la scission d'une minorité des membres de l'ancienne CFTC lors de sa transformation en CFDT en 1964.

La CFTC a été reconnue « représentative » par un décret interministériel de 1966, au même titre que la CFDT, la CFE-CGC, la CGT et la CGT-FO au titre de la présomption irréfragable. Après la fin de celle-ci (par la loi du 20 août 2008 qui a mis fin à cette situation en introduisant de nouveaux critères de représentativité syndicale), elle a conservé sa représentativité ayant rempli les nouveaux critères lors des élections professionnelles.

Avec la CFDT, l'UNSA et la CFE-CGC, elle constitue le « pôle réformiste » des centrales syndicales françaises[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

19e siècle[modifier | modifier le code]

Le syndicalisme chrétien naît sous la forme d'une « Association des jeunes ouvriers », fondée par Maurice Maignen en 1855, qui devient en 1865 le « Cercle des jeunes ouvriers », plus connu sous le nom de Cercle Montparnasse, sis au 126, boulevard du Montparnasse[2]. En 1871, après le drame de la Commune de Paris, le comte Albert de Mun s'appuie sur ce cercle pour créer une association nationale, l'Œuvre des cercles catholiques d’ouvriers, appelée aussi les « cercles ouvriers », qui comptait 375 cercles en France en 1878.

Le , l'abrogation de la Loi Le Chapelier par la loi Waldeck-Rousseau légalise les syndicats, ce qui permet la création dès 1886 du Syndicat des journalistes français, sous le nom de "Corporation des publicistes chrétiens". Son fondateur est Victor de Marolles, directeur du journal de l’Œuvre des cercles catholiques d’ouvriers. L'année suivante voit la naissance du Syndicat des employés du commerce et de l'industrie, uniquement masculin, regroupant 18 militants de l'Œuvre, le . Présidé par Paul Baé, il s'installe rue des Petits Carreaux à Paris, où il ouvre un restaurant ouvrier[3]. Quatre plus tard, il lance son propre journal L'employé puis se structure en 1894 autour de 4 groupes : employés administratifs, tissus, employés aux écritures et bâtiment. Au même moment apparaissent, hors de la sphère chrétienne, la Fédération nationale des syndicats, ancêtre de la CGT, en 1886 et la Bourse du Travail de Paris en 1887.

La fondation[modifier | modifier le code]

Après l'intense effort industriel de la Première Guerre mondiale, les syndicats chrétiens nés en 1886-1887 sont à l'initiative de la fondation de la CFTC les 1er et [3]. Elle regroupe 321 syndicats et se réclamant de l’encyclique Rerum Novarum. L'objectif est de contrer la toute-puissance de la CGT dans le milieu ouvrier. Le mot d'ordre de la nouvelle CFTC est « la paix sociale ».

Au début de l'année, il n'y a encore qu'un peu plus de 5 000 adhérents et trois fédérations : l'enseignement libre, les cheminots et les employés, ainsi que deux fédérations de syndicats exclusivement féminins[4], dont l'Union des Syndicats libres féminins[5]. Mais rapidement, la "Fédération des Syndicats indépendants d'Alsace et de Lorraine", menée par le Mulhousien Camille Bilger (1879-1947), Léon Adolf et Jean Keppi prend une part prépondérante dans les débuts du nouveau syndicat, en apportant ses 21 000 membres, essentiellement dans le textile et les mines. Constituée en 1920, la CFTC regroupe désormais 578 syndicats et 156 000 membres, dont 43 000 employés, et 35 000 cheminots.[réf. nécessaire] En 1920 aussi, la CFTC contribue avec d’autres syndicats chrétiens européens à fonder la Confédération internationale des syndicats chrétiens. Créée en mai 1920[6], la Fédération de la métallurgie CFTC décide en 1922 la création d'une caisse fédérale de résistance, pour secourir les grévistes, malgré l'avis d'Henri Meck, qui souligne l'échec des caisses professionnelles, et rappelle le succès en Alsace des caisses interprofessionnelles[6].

L'implantation dans les mines[modifier | modifier le code]

Fils d’un dessinateur industriel de Saverne, Henri Meck adhère en 1929 à la "Fédération des syndicats chrétiens d'Alsace et de Lorraine" et devient en 1922 secrétaire général. Dans le Pas-de-Calais, Jules Pruvost et son collègue Jules Catoire fondent dans l'arrière-salle du café "L'Espérance", le "Syndicat libre des mineurs", qui se heurte aux pressions des houillères auprès de l'Evéché[7]. En décembre, Jules Pruvost en est élu secrétaire général[7]. Le SLM se rattache dès 1924 à la Fédération Française des Syndicats Professionnels des Mineurs, animée par Henri Meck, qui a travaillé à l'implantation de la CFTC au sein des houillères de Lorraine, puis est devenu secrétaire général de la Fédération CFTC des mineurs, rejoint par Louis Delaby[8].

La CFTC est la première organisation nationale à proposer une autre voie syndicale que celle fondée sur les analyses marxistes ou anarcho-syndicalistes. Le fond idéologique du christianisme social lui procure une autonomie et une légitimité que d'autres organisations syndicales non socialistes, comme le syndicalisme jaune, ne peuvent acquérir. En 1938, la CFTC voit l'adhésion d'un premier syndicat laïque et corporatiste, le Syndicat général de l'éducation nationale.

Gaston Tessier est le premier secrétaire général de la CFTC, Jules Zirnheld en est le premier président, poste qu'il occupe jusqu'en 1940.

La seconde guerre mondiale et la résistance[modifier | modifier le code]

La CFTC, officiellement dissoute en novembre 1940, par le régime de Vichy. Jules Pruvost entre dans la résistance et s'occupe d'une filière qui prend en charge les aviateurs alliés[9]. Jules Catoire, aidé par Joseph Sauty, Louis Delaby et Joseph Martin, diffuse les Cahiers du Témoignage chrétien dans le département du Pas-de-Calais[9], ainsi que le journal clandestin La voix du Nord. Louis Delaby prend position en faveur du pluralisme syndical[10] et soutient Gaston Tessier dans sa lutte contre une tendance participationniste au sein de milieux catholiques. Ce dernier, fondateur du mouvement de résistance Libération-Nord, représente la CFTC au Conseil national de la Résistance et publie un article dans le quotidien L'Aube « Syndicalismes » pour insister sur la place qui doit revenir au fait syndical et souligner que la CFTC et la CGT ont « donné à la Résistance un concours extrêmement dévoué qui s'est accentué à la veille de l'insurrection nationale par l'ordre de grève générale lancé d'un commun accord par le comité d'entente ».

En raison de l'action de certains de ses membres dans la Résistance (elle est un membre actif du Conseil national de la Résistance), la CFTC est maintenue, à la Libération, comme organisation syndicale représentative malgré l'hostilité de la CGT, qui va jusqu'au Conseil d'État en vue de la faire interdire.

La déconfessionnalisation de 1964 et la CFTC "maintenue"[modifier | modifier le code]

En 1964, c'est la déconfessionnalisation de la CFTC: une majorité de la CFTC menée par le groupe "Reconstruction" autour de Paul Vignaux, Albert Détraz, Jacques Delors[11] décide la « déconfessionnalisation » tout en restant en retrait du choix de la lutte des classes[12] pour donner naissance à la CFDT. Rapidement, la CFDT déclare placer son action dans le cadre de la lutte des classes. Elle se rapproche du socialisme et notamment du Parti socialiste unifié (PSU) mené par Michel Rocard, de 1966 à 1970, tandis qu'une minorité réformiste décide de maintenir une centrale chrétienne via une scission minoritaire (environ 10 %). Cette "CFTC maintenue" est dirigée par deux des organisateurs de la Grève des mineurs français de 1963, Joseph Sauty et Jean Bornard, soutenus dans l'Est par Henri Meck[13], le premier ayant été identifié par la presse et les radios comme le père de cette grève victorieuse, non-politisée et très suivie[14]. Secrétaire général adjoint (1964), puis en titre (1970) de la centrale, Jean Bornard en est élu président en 1981 — fonction qu'il quitte en 1990[15].

Le syndicalisme réformiste[modifier | modifier le code]

Entre-temps, en 1975, la CFTC est favorable au Rapport Sudreau sur la réforme de l'entreprise.

En 1988, elle soutient la création du RMI et se montre neutre lors de la création de la CSG, en 1990. Le syndicat est favorable aux 35 heures, aux emplois-jeunes, à l'élaboration de la loi de 1998 contre les exclusions et à la loi créant la CMU. En 2006, il présente son projet du statut du travailleur, lancé par un « rapport-programme » dès 1999 et concrétisé par un groupe de travail depuis 2003.

Entre 2001 et 2006, aux élections des comités d'entreprise, la CFTC est la seule confédération syndicale à progresser, avec 6,8 % en 2006, 6,7 % en 2003, 6 % en 2001, contre moins de 5 % quelques années plus tôt. Toutefois, avec la loi du 20 août 2008 « portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail », la CFTC n'est pas à l'abri de perdre, dans plusieurs entreprises et branches professionnelles, sa représentativité.

Le , la CFTC rassemble près de 6 000 personnes lors de son défilé unitaire à Paris autour du thème du pouvoir d'achat.

En 2010, la CFTC formule des propositions pour réformer le système des retraites et participe aux cinq grandes journées de manifestations. Elle dénonce la plupart des mesures prises par le ministre du travail Éric Woerth dans sa réforme. Le syndicat réclame une hausse des cotisations vieillesse et une taxation des nouveaux revenus du capital ; il propose, notamment, une taxe de 3 % sur les bénéfices non réinvestis et demande un élargissement de l’assiette des cotisations à certains revenus : stock-options, retraite-chapeau, participation, intéressement[16]. Il propose aussi une augmentation d’un point de la CSG, ce qui permettrait de générer onze milliards d’euros de ressources, et qu’une partie de la CSG soit « fléchée », avec un contrôle effectif de l’affectation des sommes versées à la branche vieillesse. La CFTC demande en plus que l’ensemble des allègements de cotisations sociales soit compensé au centime près par des impôts[17].

En avril 2017, dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2017 qui oppose Marine Le Pen et Emmanuel Macron, la CFTC critique « le protectionnisme et les politiques économiques sans visibilité, tel le retour au franc », « l’auto-exclusion de la France de l’Union européenne » et « l’exclusion de l’étranger » prônés par le FN, qui selon le syndicat sont incompatibles avec ses « valeurs humanistes »[18].

Valeurs et identité[modifier | modifier le code]

La CFTC favorise la négociation, la discussion, jusqu'à la médiation avant toute action plus revendicative. Pour cette organisation, la grève n'est que l'ultime solution lorsque tous les autres moyens n'ont pas donné satisfaction. La CFTC est le syndicat constructif.

Parmi ses chevaux de bataille, la CFTC insiste sur le fait que la vie ne se limite pas au travail. Cette valeur est et a été à la base de nombreux combats, de la mise en place des allocations familiales par exemple jusqu'à la défense du repos dominical en tant que journée commune à la plupart des citoyens pour la vie de famille, les loisirs, le sport, l'engagement bénévole, etc. Pour la CFTC, la société ne doit pas se limiter à la consommation.

La CFTC veut mettre le travailleur au centre de sa vie, le rendant acteur au maximum de ses choix et de son avenir lorsque cela est possible. Pour ce faire, elle préconise que les parcours soient sécurisés pour que chacun puisse vraiment faire des choix, sans subir une situation ou un système. Dans le même ordre d'idées, l'organisation syndicale laisse une grande liberté aux syndicats qui la composent, conscients qu'ils sont plus au fait de la réalité pour défendre sur le terrain les travailleurs. C'est ce qu'elle appelle le principe de « subsidiarité ». Cela ne l'empêche pas de rappeler à l'ordre, voire de mettre sous tutelle certaines organisations.

La CFTC s'affirme indépendante de tout parti et de toute organisation. Pour elle, la référence au christianisme s'entend comme attachement à la doctrine sociale chrétienne (solidarité, fraternité, justice sociale…), pas comme une identité confessionnelle. Les adhérents ne sont pas forcément chrétiens mais se retrouvent dans les valeurs prônées par la CFTC.

Organisation[modifier | modifier le code]

La CFTC est divisée en 27 unions régionales et 106 unions départementales.
Elle compte 857 syndicats regroupés en 14 fédérations professionnelles (commerce-services-forces de vente, enseignement privé, métallurgie, collectivités territoriales, transports, télécoms, banques…).
Elle revendique 135 000 adhérents[19].

La confédération est dirigée par un congrès et un conseil confédéral qui se réunit trois fois par an et qui est chargé de contrôler l'exécutif. L'exécutif est bicéphale, il est composé d'une commission exécutive et du bureau national. Son président actuel est Philippe Louis, élu au 51e congrès de Poitiers en novembre 2011. Bernard Sagez est secrétaire général depuis le congrès de 2015. Il y a plusieurs vice-présidents confédéraux: Joseph Thouvenel, Joseph Crespo...

La CFTC est membre de la Confédération syndicale internationale (CSI). Auparavant elle appartenait à la Confédération mondiale du travail (CMT).

Le siège de la CFTC se trouve à Pantin, au 128 avenue Jean Jaurès.

Congrès confédéraux[modifier | modifier le code]

  • 1887 : Création du Syndicat des employés du commerce et de l'industrie
  • 1912 : Congrès de la Pentecôte, création de la Fédération des employés
  • 1919 : Fondation de la CFTC
  • 1920 : Premier congrès de la CFTC
  • 1921 : 2e Congrès
  • 1922 : 3e Congrès
  • 1923 : 4e Congrès
  • 1924 : 5e Congrès
  • 1925 : 6e Congrès
  • 1926 : 7e Congrès
  • 1927 : 8e Congrès
  • 1928 : 9e Congrès
  • 1929 : 10e Congrès
  • 1930 : 11e Congrès
  • 1931 : 12e Congrès
  • 1932 : 13e Congrès
  • 1933 : 14e Congrès
  • 1934 : 15e Congrès
  • 1935 : 16e Congrès
  • 1936 : Congrès de Mai 1936 (17e)
  • 1936 : 17e Congrès
  • 1937 : 18e Congrès
  • 1938 : 19e Congrès
  • 1939 : 20e Congrès
  • Entre 1940 et 1945 : la Confédération entre dans la clandestinité.
  • 1945 : 21e Congrès
  • 1946 : 22e Congrès
  • 1947 : 23e Congrès
  • 1948 : 24e Congrès
  • 1949 : 25e Congrès
  • 1951 : 26e Congrès
  • 1953 : Congrès d'Asnières (27e)
  • 1955 : 28e Congrès
  • 1957 : Congrès d'Asnières (29e)
  • 1959 : Congrès d'Issy-Les-Moulineaux (30e)
  • 1961 : Congrès d'Issy-Les-Moulineaux (31e)
  • 1963 : Congrès d'Issy-Les-Moulineaux (32e)
  • 1964 : Congrès extraordinaire de Paris, scission entre la CFDT et la « CFTC maintenue »
  • 1965 : Congrès de Vincennes (33e)
  • 1967 : Congrès d'Issy-Les-Moulineaux (34e)
  • 1969 : Congrès d'Issy-Les-Moulineaux (35e)
  • 1971 : Congrès de Clichy (36e)
  • 1973 : Congrès de Clichy (37e)
  • 1975 : Congrès de Clichy (38e)
  • 1977 : Congrès de Versailles (39e)
  • 1979 : Congrès de Strasbourg (40e)
  • 1981 : Congrès de Lyon (41e)
  • 1984 : Congrès de Marseille (42e)
  • 1987 : Congrès de Versailles (43e)
  • 1991 : Congrès de Lille (44e)
  • 1993 : Congrès de Versailles (45e)
  • 1996 : Congrès de Nantes (46e)
  • 1999 : Congrès de Dijon (47e)
  • 2002 : Congrès de Toulouse (48e)
  • 2005 : Congrès de Bordeaux (49e)
  • 2008 : Congrès de Strasbourg (50e)
  • 2011 : Congrès de Poitiers (51e)
  • 2015 : Congrès de Vichy (52e)

Présidents[modifier | modifier le code]

Secrétaires généraux[modifier | modifier le code]

Fédérations professionnelles[modifier | modifier le code]

  • Agents de l'État (fonctionnaires de l'État)[21].

La Fédération des Agents de l’État se décompose en fédérations ministérielles.

La Fédération des Finances regroupe les adhérents CFTC agents des directions du ministère du Budget et des Comptes Publics (DGFIP, Douanes, DGCCRF, INSEE, Administration centrale).

Le syndicat CFTC Douanes[22] a pour but la défense individuelle et collective des agents des douanes, il a obtenu 3.34 % des voix aux dernières élections professionnelles (décembre 2014). Lors de son dernier Congrès à Toulon (Var), tenu en septembre 2015, Christophe LAKOMY a été élu Président pour 4 ans et Isabelle REYJAL Secrétaire Générale.

  • Agriculture : mutualité, crédit, coopération, salariés agricoles, SICA, maisons familiales rurales, organismes divers.
  • Banques : établissements financiers, Crédit populaire, Crédit mutuel, bourse, Caisses d'épargne, banques AFB, CFF, Banque de France.
  • Bâti-Mat TP : bâtiment, travaux publics.
  • CMTE (chimie, mines, textile, énergie)[23]: industries chimiques et connexes, mines, carrières, régime minier de protection sociale, textile, cuirs, habillement et connexes, industries électriques et gazières, énergie.
  • FNACT (Fédération nationale des agents des collectivités territoriales - CFTC)[24] : communaux, départementaux, HLM, sapeurs-pompiers.
  • CSFV (commerce, services et force de vente)[25] : hôtellerie, cafés, restaurants, bars, restauration collective, commerce non alimentaire, commerce alimentaire, services, services tertiaires, agro-alimentaire, force de vente.
  • Communication graphique, écrite et audiovisuelle - spectacle : livre, édition, papier, carton, presse, publicité, parcs d'attraction.
  • Éducation :
    • FESEP (Fédération des syndicats de l'enseignement privé) regroupant le Syndicat national de l'enseignement chrétien (SNEC) et le Syndicat national de l'enseignement privé laïc (SNEPL).
    • CFTC Éducation pour l'Éducation nationale, avec le syndicat CFTC de l'Éducation nationale, de la Recherche et des Affaires culturelles (SCENRAC).
  • Fédération CFTC métallurgie[26]
  • Fédération CFTC Pôle-Emploi
  • Postes et télécommunications[27].
  • Fédération PSE (Protection Sociale et Emploi)[28] : Sécurité Sociale, travail emploi (Pôle Emploi), formation.
  • Fédération CFTC Santé-Sociaux [29], qui regroupe des syndicats des secteurs public (CFTC APHP), privé et des services à la personne.
  • Transports (Fédération générale des transports CFTC)[30] : ferroviaire, aérien, maritime et fluvial, urbains, route, services aux transports.

Représentativité[modifier | modifier le code]

La représentativité de la CFTC lui permet de participer aux négociations nationales interprofessionnelles et d'être représentée dans les organismes paritaires. Mais, depuis la loi « portant rénovation de la démocratie sociale » publiée au Journal officiel du , les règles de représentativité syndicale ont changé. Désormais, ce sont les élections en entreprise qui la conditionnent, au niveau des entreprises de plus de 10 salariés dès l'entrée en vigueur de la loi de 2008, ainsi que dans les branches professionnelles et au niveau interprofessionnel.

Il faudra toutefois attendre le 1er janvier 2014, avec les conclusions de la direction générale du travail, qui effectue l'agrégation des résultats des élections professionnelles en entreprise, ainsi que le scrutin organisé dans les entreprises de moins de 10 salariés (TPE) fin 2012 et les élections du secteur agricole début 2013, pour déterminer la représentativité syndicale par branches professionnelles ainsi qu'au niveau national.

Selon les chiffres du Haut conseil du dialogue social publiés en mars 2017, la CFDT se hisse pour la première fois en tête des élections professionnelles tenues de 2013 à 2016 avec 26,37 % des voix (+ 0,37 par rapport à 2013) devant la CGT 24,85 % (- 1,92 point), FO 15,59 % (- 0,35), la CFE-CGC 10,67 % (+ 1,24 point), la CFTC 9,49 % (+ 0,19), l’UNSA 5,35 % (+ 1,09) et Solidaires 3,46 % (- 0,01). Le poids relatif (retenu pour les seules organisations représentatives au niveau national est de 30,32 % pour la CFDT, 28,57 % pour la CGT, 17,93 % pour FO, 12,27 % pour la CFE-CGC et 10,91 % pour la CFTC.[31]

Élections prud'homales[modifier | modifier le code]

La CFTC réalise un score de 8,94 % aux élections prud'homales de décembre 2008, en diminution de 0,71 points par rapport à 2002 (9,65 %), mais au-dessus des 7,53 % de celles de 1997.

Lors de la campagne pour ces élections, elle innove avec le lancement d'une mini-série web, Dark Elevator[32], qui met en scène plusieurs personnages coincés dans l'ascenseur social. Le slogan choisi pour la campagne prud'homale se veut une synthèse de la démarche de CFTC : « Pouvoir s'opposer, toujours proposer. »

Organisation syndicale 1987 1992 1997 2002 2008
CFTC 8,30 8,58 7,53 9,65 8,94 %

Résultats 2008/2002 par collège[33] :

  • Industrie: 7,8 / 8,3 %
  • Commerce: 9,1 / 10,0 %
  • Agriculture: 6,9 / 7,6 %
  • Activités diverses: 8,8 / 10,3 %
  • Encadrement: 10,6 / 11,4 %
  • Global: 8,9 / 9,6 %

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rémi Barroux, « L'UNSA veut construire un pôle syndical réformiste », Le Monde, le 27 novembre 2009
  2. Maurice Maignen et la contre-révolution, pensée et action d'un catholique social 1871-1890, Mémoire présenté sous la direction de Michèle Cointet, UFR Arts et sciences humaines Département d’Histoire Université de Tours 2004 [1]
  3. a et b Fort comme le collectif, libres comme l'individu, histoire de la Fédération des Services CFDT 1887-1990, Marguerite Bertrand, Rémy Jehan, tiré à part supplément au magazine Inform'Action no 213.
  4. « Les communistes et la Cgt » dans la Revue communisme, p. 242.
  5. "Métiers, corporations, syndicalismes", p. 137, no 3 par Michelle Zancarini-Fournel.
  6. a et b "Soufflons nous-mêmes notre forge: une histoire de la Fédération de la métallurgie CFTC CFDT, 1920-1974", aux Éditions de l'Atelier, 1991 - page 25 [2]
  7. a et b "Des syndicalistes chrétiens en politique (1944-1962): De la libération à la Ve République", par Bruno Béthouart aux Presses Univ. Septentrion, 1999 [3]
  8. "Les laïcs dans l'Église de France: XIXe-XXe siècle", par Pierre Pierrard, page 184 [4]
  9. a et b "Démocrates chrétiens de la région du Nord dans la Résistance", par André Caudron, dans la Revue du Nord', tome 60, no 238, de juillet à septembre 1978 [5]
  10. "Un grand résistant du Pas-de-Calais : Jules Catoire", par Bruno Béthouart [6]
  11. Jacques Delors, un désir permanent d’améliorer la société, entretien avec Jacques Delors, www.xn--cfdt-retraits-mhb.fr, 6 octobre 2008
  12. Article 1 des statuts de la CFDT de 1964 : « Sans poursuivre par principe un développement systématique des antagonismes existant dans la société, elle entend dans son action susciter chez les travailleurs une prise de conscience des conditions de leur émancipation. »
  13. "L'invention de la CFDT 1957-1970: syndicalisme, catholicisme et politique", par Frank Georgi, page 267 [7]
  14. Histoire de la CFTC [8]
  15. Michel Noblecourt, « Jean Bornard : un syndicaliste de la générosité », sur lemonde.fr, .
  16. Article sur le site Webmanager Center.
  17. Sur le site de la CFTC.
  18. Alexia Eychenne, « Hormis FO, les syndicats appellent à contrer le FN », liberation.fr, 25 avril 2017.
  19. http://www.cftc.fr/ewb_pages/c/cftc.php
  20. Concernant Jacques Tessier ( 1914-1997 ), fils de Gaston Tessier, secrétaire général de la Fédération internationale des syndicats chrétiens d’employés ( 1946-1969 ), cf. Jacques Tessier, La CFTC, comment fut maintenu le syndicalisme chrétien, Fayard, 1987 ; Marxisme ou doctrine sociale-chrétienne ? Trente années de confrontations en France, Fayard, 1992; Jean-Claude Delbreil, Marc Sangier : témoignages, Ed. Beauchesne, 1997 ( entretien avec J. Tessier, p. 291-310 )
  21. site de la Fédération CFTC FAE
  22. site du syndicat CFTC Douanes
  23. Site de la Fédération CFTC CMTE
  24. Site de la FNACT CFTC
  25. Site de la Fédération CSFV CFTC
  26. Site de la fédération CFTC métallurgie.
  27. Site de la Fédération CFTC Postes et Télécommunications
  28. Site de la fédération CFTC PSE
  29. Site de la fédération santé-services sociaux.
  30. Site de la Fédération des transports CFTC
  31. Michel Noblecourt, « Syndicalisme : la CFDT détrône la CGT de la première place », lemonde.fr, (consulté le 1er avril 2017)
  32. « 10 Episodes Dark Elevator », Daily Motion,
  33. UNSA Magazine, no 113, janvier 2009.

Liens[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]