Jacques Bardoux

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Jacques Bardoux
Fonctions
Suppléant de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (d)
-
Député du Puy-de-Dôme
-
Sénateur du Puy-de-Dôme
-
Président
Institut de France
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activité
Père
Enfant
May Bardoux (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Partis politiques
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Distinctions

Achille Octave Marie Jacques Bardoux est un homme politique français et un écrivain, né le à Versailles et décédé le à Saint-Saturnin (Puy-de-Dôme). Il est le fils d'Agénor Bardoux et le grand-père de Valéry Giscard d’Estaing.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1936-1937, sous le gouvernement du Front populaire, il publie plusieurs pamphlets accusant le Parti communiste français de préparer un coup d'État et interprétant les grèves de juin 1936 comme une tentative insurrectionnelle commanditée depuis Moscou. Il accuse aussi le PCF de pousser la France à la guerre contre l'Allemagne nazie pour le profit de l'URSS. Pour l'historien Jean-Louis Crémieux-Brilhac, « ces fantasmes ont trouvé créance dans des milieux tenaillés par la peur sociale »[1].

Élu sénateur radical indépendant du Puy-de-Dôme en 1938, il vote en faveur de la remise des pouvoirs au maréchal Pétain le 10 juillet 1940, ce qui lui vaudra d'être déclaré inéligible à la Libération.

Sous l'Occupation, il est membre du Conseil national instauré par Vichy, mais ne participe pas autrement à la collaboration[2].

Relevé de l'inéligibilité par un jury d'honneur dès le mois de juin 1945, il est élu à la première Assemblée constituante la même année après avoir conduit la Liste de rénovation républicaine pour le Puy-de-Dôme, puis réélu à la seconde Constituante en 1946, cette fois à la tête de la Liste républicaine et sociale de redressement constitutionnel, de libération économique et d'action paysanne.

La même année, il est candidat malheureux à l'Académie française face à Maurice Garçon[3], et devient député à la première chambre de la Quatrième République après avoir conduit au succès la Liste républicaine indépendante d'action paysanne et sociale. Il s'investit au Parlement sur des questions institutionnelles et plaide pour la décentralisation. Il devient également vice-président de la Commission des Affaires étrangères.

En 1951, la Liste des indépendants paysans et républicains nationaux qu'il conduit est, pour la première fois, devancée par celle des communistes. Il décide de ne pas se représenter aux élections de 1956, favorisant ainsi l'ascension politique de son petit-fils, Valéry Giscard d'Estaing, qui devient député à cette occasion.

Jacques Bardoux est également un écrivain prolifique, et reçoit à ce titre le prix de l'Académie française. Il est membre de l'Académie des sciences morales et politiques à partir de 1925.

Il épousa Geneviève Georges-Picot, fille de Georges Picot et de Marthe Bachasson de Montalivet, et petite-fille de Camille de Montalivet[4]. Une de ses filles épousa Edmond Giscard d'Estaing et fut la mère du président Valéry Giscard d'Estaing, et une autre épousa Jean Denormandie, petit-fils d'Ernest Denormandie.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Jacques Bardoux », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Les Français de l'an 40, t. I, Gallimard, 1990, p. 183
  2. Georges Valance, VGE, une vie, Flammarion, 2011, p. 45.
  3. « APRÈS LES NOUVELLES ÉLECTIONS, la Compagnie compte 35 membres », sur lemonde.fr, .
  4. Félix Bonafé, Jacques Bardoux : une vocation politique, 1977