Élections législatives françaises de 1837

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Élections législatives françaises de 1837
Corps électoral et résultats
Votants 151 720
76,30 %
Mathieu-Louis Molé.JPG Conservateurs – Mathieu Molé
Députés élus 168  −152
Thiersyoung.jpg Opposition de Gauche – Adolphe Thiers
Députés élus 142  +67
Pierre-Paul Royer-Collard.jpg Royalistes libéraux – Pierre-Paul Royer-Collard
Députés élus 64  +14
Odilon Barrot.jpg Gauche dynastique – Odilon Barrot
Députés élus 56  +56
Audry de Puyraveau 1836.JPG Républicains – Pierre-François Audry de Puyravault
Députés élus 19  +19
Henri dArtois by Adeodata Malatesta.jpg Légitimistes – Comte de Chambord
Députés élus 15  0
Représentation de l'assemblée
Diagramme

Les élections législatives ont eu lieu le 4 novembre 1837 à la suite de la dissolution de la chambre sortante par le Roi Louis-Philippe Ier le 3 octobre précédent. Il s'agissait de conforter son président du conseil, le comte Mathieu Molé, en proie à de vives contestations au sein de la majorité parlementaire orléaniste et animées notamment par son prédécesseur Adolphe Thiers.

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

Conformément à la charte de 1830, les députés sont élus au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans l'une des 464 circonscriptions définies par le redécoupage de 1831. Le suffrage est censitaire, et le corps électoral compte 198 836 inscrits.

Résultats[modifier | modifier le code]

Il y eut 151 720 votants, soit 76,30 % de participation.Ce scrutin donna quasiment les mêmes résultats qu'aux élections de 1834 ; seul le recul des doctrinaires au profit du Tiers parti est significatif.

Parti Nombre d'élus
Républicains 19
Gauche dynastique 56
Opposition de Gauche 142
Conservateurs 168
Doctrinaires 64
Légitimistes 15

Le recul des doctrinaires, exclus du gouvernement depuis le 15 avril 1837, conforta le ministère Molé, qui put rester en place jusqu'en mars 1839, en partie grâce à une politique d'expédients. L'absence de majorité fut cependant fatale pour Molé, qui tomba sous les coups conjoints de la coalition de toutes les oppositions (radicaux, légitimistes, gauche dynastique, doctrinaires et les députés du Tiers fidèles à Thiers). Les membres de la coalition furent incapables de se mettre d'accord une fois Molé tombé et le roi dut dissoudre la chambre le 2 février 1839.

Sources : Rois et Présidents
La Presse du 14/11/1837 donne un tableau détaillé des élections