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Jerry Goldsmith

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Jerry Goldsmith
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Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Jerrald King GoldsmithVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université de Californie du Sud
USC Thornton School of Music (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Période d'activité
À partir de Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Morris Goldsmith (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Carol Heather Goldsmith (d)
Sharon Hennagin Goldsmith (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Ellen Goldsmith Edson (d)
Carrie Goldsmith (d)
Joel Goldsmith
Jennifer Goldsmith (d)
Aaron Goldsmith (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Label
Monument Records (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genres artistiques
Site web
Distinctions
Liste détaillée
Oscar de la meilleure musique de film (La Malédiction) ()
Golden Raspberry Award for Worst Original Song (en) (Peace In Our Life (d)) ()
Emmy Award
Étoile du Hollywood Walk of FameVoir et modifier les données sur Wikidata
Discographie
Discographie de Jerry Goldsmith (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Vue de la sépulture.

Jerry Goldsmith, est un compositeur américain, né le à Pasadena (comté de Los Angeles) et mort le à Beverly Hills. Essentiellement connu pour ses musiques de films, il a également écrit quelques œuvres de concert. Depuis ses débuts dans les années 1950, il a composé un peu plus de 250 musiques pour le cinéma et la télévision[1],[2].

Parmi ses compositions les plus célèbres, figurent les musiques des films La Planète des singes, Papillon, Chinatown, Alien, le huitième passager, Rambo ou encore Gremlins. Il a obtenu de nombreuses récompenses, dont un Oscar de la meilleure musique pour La Malédiction. Au cours de sa carrière, il travailla de manière privilégiée avec certains cinéastes comme Robert Wise (La Canonnière du Yang-Tse, Star Trek, le film), Joe Dante (Gremlins, Explorers, Small Soldiers) ou Paul Verhoeven (Total Recall, Basic Instinct, L'Homme sans ombre) mais sa collaboration avec Franklin J. Schaffner fut la plus notable (La Planète des singes, Patton, Papillon, Ces garçons qui venaient du Brésil).

Plusieurs ballets ont par ailleurs été tirés de ses musiques de films, notamment aux États-Unis et en Australie.

Enfance et formation

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Jerrald « Jerry » King Goldsmith est né le à Pasadena[3],[4],[5],[6], dans le comté de Los Angeles aux États-Unis. Il est le fils de l'institutrice Tessa Rappaport dit « Tessie » et de l'ingénieur Morris Goldsmith[6],[2]. Sa famille compte plusieurs musiciens amateurs : sa mère est pianiste, son père pratique le violon et son cousin Joseph Zirker joue de la flûte[7],[8].

Jerry Goldsmith, dont les grands-parents maternels étaient d'origine juive roumaine[10],[11], a passé toute sa jeunesse à Los Angeles[5] où il apprend le piano dès six ans[12]. Vers l'âge de treize ans, il se perfectionne auprès de Jakob Gimpel[12] (qui jouera plus tard, en tant que pianiste soliste, sur certains enregistrements des bandes originales de son élève comme La Planète des singes[13],[14]). À cette époque, il envisage une carrière de pianiste concertiste[3],[15] et même de devenir un compositeur de musique pure[16].

À 16 ans, il apprend l'art de la composition, du contrepoint et de la théorie musicale avec le compositeur italien Mario Castelnuovo-Tedesco[12],[17]. Estimant que ce dernier « faisait une fixette stylistique sur la fin du XIXe siècle » en matière de composition[17], l'adolescent décide d'étudier dans le même temps avec d'autres enseignants dont les compositeurs Eric Zeisl, Ernst Křenek et Buddy Baker au Los Angeles City College[14],[12].

Il suit ensuite les cours de musique de film dispensés à l'Université de Californie du Sud[18] par le maestro Miklós Rózsa[12], à qui il voue une grande admiration depuis qu'il a entendu sa partition pour La Maison du docteur Edwardes en 1945[3]. C'est la vision de ce film qui lui donnera la vocation d'écrire pour le cinéma[19],[20],[21].

Puis il se lance dans la vie active en travaillant entre autres comme pianiste accompagnateur, répétiteur vocal, assistant de chef de chœur et de chef d'orchestre[3] au département « opéra » du Los Angeles City College[16].

Débuts professionnels

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Au début des années 1950, alors qu'il vient juste de se marier, il est embauché au département musical de la chaîne CBS[15]. Sous la direction de Lud Gluskin[15], il y travaille d'abord comme simple commis dactylo[7],[16] puis copiste[12],[22].

Quelques mois plus tard, il décroche ses premiers engagements en tant que compositeur pour des séries radiophoniques comme Escape, Romance et Suspense[23],[15].

Puis, à partir de 1955, il écrit des musiques pour des émissions télévisées[16] diffusées en direct comme Climax!, Studio One, Playhouse 90 et General Electric Theater[24]. Jusqu'en 1960[15], il travaillera sur une quantité importante de productions télévisuelles qui lui feront côtoyer ses futurs partenaires de cinéma, tels John Frankenheimer[26] et surtout Franklin J. Schaffner[16],[7] avec lequel il entretiendra une grande complicité[27]. Interrogé par Mark Russell et James Young, le compositeur se souvient qu'il devait « être capable de composer plusieurs morceaux dans l'heure qui séparait la séance d'habillage du passage à l'antenne », sans même avoir le temps de faire la moindre répétition avec le petit orchestre qu'il dirigeait[16].

C'est en 1957 qu'il écrit sa toute première bande originale pour le cinéma avec L'homme au bandeau noir, un western à petit budget[3],[18]. Dans les décennies suivantes, on lui confiera la musique de nombreux autres westerns tels que Rio Conchos, Sept secondes en enfer ou Deux Hommes dans l'Ouest, un genre qu'il renouvelle en introduisant des influences plus modernistes au style traditionnel hérité de Aaron Copland[28].

Malgré tout, il trouvait que les musiques écrites pour le cinéma étaient loin d'égaler celles du répertoire classique :

« Si certains croient faire du Bartók, du Berlioz ou du Debussy avec leurs partitions pour le cinéma, tant mieux et tant pis pour eux. J'ai l'expérience pour être réaliste et […] le recul nécessaire. On travaille pour le cinéma, pas pour la musique. […] Pourquoi voudriez-vous que ma musique […] soit comparée à telle ou telle œuvre classique ? Il ne faut jamais faire de la musique de film ce qu'elle ne doit pas être. »[27]

— Jerry Goldsmith, Dreams to Dream…s no 12 (1998).

Carrière musicale

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Les années d'expérimentation (1960-1970)

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Susannah York (à gauche) et Montgomery Clift (à droite) dans "Freud, passions secrètes" de John Huston.
Sa musique atonale pour Freud, passions secrètes de John Huston lui vaudra une première nomination aux Oscars.

À partir de 1960, il compose la musique de nombreux épisodes de séries télévisées comme Thriller, Gunsmoke[18] et surtout La Quatrième Dimension[29], une série de science-fiction où il commence à développer un style singulier qui deviendra vite sa marque de fabrique, entre autres dans les épisodes Quatre d'entre nous sont mourants et Les Envahisseurs[30]. On lui doit aussi les thèmes de séries populaires comme Le Jeune Docteur Kildare ou Des agents très spéciaux[31],[21].

Grâce à l'appui du célèbre compositeur Alfred Newman[21], il gagne la confiance des studios Universal[32] qui ne tardent pas à lui confier la musique du western dramatique Seuls sont les indomptés en 1962[33], avant qu'il n'écrive celle de Freud, passions secrètes de John Huston, pour laquelle il est cité pour la première fois à l'Oscar de la meilleure musique[34]. S'inscrivant dans les pas de pionniers comme Leonard Rosenman[37], la partition atonale qu'il compose pour Freud, passions secrètes s'inspire autant de la Seconde école de Vienne[38],[39] que de l'esthétique de Béla Bartók (à qui il emprunte un fragment de l'adagio de sa Musique pour cordes, percussion et célesta pour le thème de l'hypnose[38]). Après cette nomination aux Oscars, il enchaîne les contrats avec les plus grands studios, dont la 20th Century Fox[40]. En 1964, il expérimente de nouveau l'écriture atonale pour le drame Shock Treatment[41] puis, un an plus tard, pour le film d'espionnage Station 3 : Ultra Secret dont la musique est bâtie sur un thème sériel[38].

Loin de se cantonner à la musique d'avant-garde, il est aussi capable de produire des mélodies simples et intimistes pour des films plus dramatiques comme Le Lys des champs ou Un coin de ciel bleu[42], du jazz « baroque » à la Jacques Loussier pour Les Filles du code secret[38], voire des pastiches humoristiques dans le style d'Henry Mancini pour des parodies comme Notre Homme Flint ou sa suite F comme Flint[43]. En 1966, il renoue avec la science-fiction en composant la bande originale de L'Opération diabolique de John Frankenheimer qui mêle écriture atonale et musique baroque à connotation religieuse[38]. Et, dans un tout autre registre, il écrit une partition de style héroïque pour Le Crépuscule des aigles[44], avant de mêler influences asiatiques et occidentales sur La Canonnière du Yang-Tsé de Robert Wise[45].

Bande-annonce américaine du film La Planète des singes qu'il dote d'une partition sérielle.

En 1968, il compose une musique sérielle pour La Planète des singes que réalise son ami Franklin J. Schaffner[46] d'après le roman homonyme de Pierre Boulle. Considérée comme l'un des sommets de sa période expérimentale[47],[48],[38],[34], cette partition utilise un orchestre composé de nombreuses percussions, de timbres exotiques[38] et tire également profil de l'utilisation de l'échoplex, permettant de créer un effet d'écho pour certains instruments[49]. L'année suivante, pour L'Homme tatoué d'après Ray Bradbury, il écrit un thème très mélodique qui contraste avec des pistes violemment atonales[38].

Avec Patton de Franklin J. Schaffner qui sort en 1970, il écrit un célèbre thème construit à partir d'un motif répétitif[51] joué par le pupitre des trompettes et traité par l'échoplex[50]. La même année, il compose aussi la bande originale de Tora ! Tora ! Tora ! de Richard Fleischer, un autre film de guerre, sans oublier celle du téléfilm La Fraternité ou la Mort, teintée de jazz et dont l'atmosphère oppressante anticipe celle de La Malédiction[38].

Diversification et consécration (1971-1979)

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Gregory Peck (en bas)) en train d'étrangler Billie Whitelaw (à droite) dans "La Malédiction" de Richard Donner (1996).
Il gagne son unique Oscar grâce à sa bande originale pour La Malédiction de Richard Donner.

Au début des années 1970, en raison du succès des bandes originales de films comme Le Lauréat ou Easy Rider essentiellement constituées de morceaux de musique pop [52], on assiste à une certaine désaffection des partitions symphoniques au cinéma[53],[54]. Et, comme d'autres confrères[54], Goldsmith se tourne à nouveau vers la télévision pour laquelle il signe de nombreux thèmes dont celui de La Famille des collines[18], sans oublier la musique de la mini-série QB VII qui lui permet de remporter un Emmy Award[21]. Il continue toutefois d'expérimenter, notamment en écrivant une partition très avant-gardiste pour le film Satan, mon amour où il utilise des techniques aléatoires[55],[56] ; mais son style évolue et se diversifie afin de répondre à toutes ses commandes[57].

Pour le film d'aventure Papillon de Franklin J. Schaffner qui sort en 1973, il crée un célèbre thème[59] en forme de valse nostalgique à l'accordéon[60]. L'année suivante, il doit écrire une nouvelle partition pour le film Chinatown de Roman Polanski[61]. Composée en une dizaine de jours seulement pour un petit orchestre à cordes avec quatre pianos, quatre harpes, des percussions et une trompette soliste[61],[5], la bande originale de Chinatown repose sur une atmosphère poisseuse d'où se détache un Love Theme particulièrement mélancolique[62]. En 1975, deux ans avant que l'apogée de la saga Star Wars ne remette au goût du jour l'écriture symphonique au cinéma[63], il compose une musique spectaculaire et épique pour le film d'aventures Le Lion et le Vent, dominée par des percussions marocaines et des cuivres puissants[60],[45],[64].

La consécration viendra enfin en 1976, où il écrit une partition très sombre dans un style dissonant pour le film d'horreur La Malédiction, qui marquera les esprits pour l'utilisation très efficace de chœurs déclamant « Ave Satani », une messe satanique en latin[45],[57]. Sa contribution musicale, influencée par Igor Stravinsky[65] et surtout Carl Orff[45],[65], participera en large partie au succès du long métrage et sera d'ailleurs récompensée par un Oscar de la meilleure musique de film en 1977[66],[21]. Quelques années plus tard, il écrira la musique des deux volets suivants : Damien : La Malédiction 2 et La Malédiction finale[67]. Parallèlement, il participe aussi à l'essor du film catastrophe en signant la bande originale du Pont de Cassandra qui alterne passages lyriques et dissonants[68] et, deux ans plus tard, celle plus menaçante de L'Inévitable Catastrophe[69].

Photomontage représentant le buste de l'acteur Patrick Stewart en uniforme devant le décor du vaisseau spatial USS Enterprise.
Goldsmith a composé plusieurs bandes originales de la franchise Star Trek, dont Star Trek : La Nouvelle Génération avec le personnage de Jean-Luc Picard.

En 1977, il imagine une musique pleine de lyrisme pour L'Île des adieux de Franklin J. Schaffner, évocatrice des paysages océaniques entrevus dans le film, et qu'il considère comme l'une de ses plus réussies[70]. Après une première collaboration à la télévision[71], il retrouve le cinéaste Michael Crichton au cinéma en 1978. Il lui écrit d'abord la partition bartokienne de Morts suspectes[55] puis la virevoltante Grande Attaque du train d'or[72]. La même année, il compose la bande originale de Capricorn One, notable pour son générique en forme de marche impérieuse[60]. L'année suivante, il crée la musique d'Alien, le huitième passager de Ridley Scott, souvent jugée comme l'une de ses meilleures œuvres[38],[73],[74],[75]. S'ouvrant sur des images spatiales associées à une musique mystérieuse d'inspiration debussyste[76], ce thriller de science-fiction propose une bande originale en grande partie atonale qui recourt à des techniques déjà éprouvées dans La Planète des singes, dont l'utilisation de l'échoplex[74]. Pour Pierre Berthomieu, cette partition « éclaire la nature à la fois cérébrale et primitive, organique » qui caractérise selon lui son style musical[38].

La même année, il écrit la musique de Star Trek, le film de Robert Wise, un space opera pour lequel il crée une bande originale d'inspiration néo-romantique, puisant dans le répertoire de musiciens tels que Ralph Vaughan Williams[64],[77]. L'orchestre symphonique que requiert Star Trek est pléthorique[78]. En plus des instruments habituels, il comporte entre autres un saxophone ténor, des flûtes électroniques dont une flûte basse traitée à l'échoplex, sans oublier un pupitre de percussions démesuré, des synthétiseurs et de nombreux claviers acoustiques ou électriques[79]. Le compositeur signera par la suite la musique de quatre autres longs métrages de la saga dont Star Trek : Premier Contact où son propre fils Joel Goldsmith l'assiste dans son travail de composition[67].

Période « électronique » et maturité (1980-1996)

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Photo nocturne de Sylvester Stallone dans "Rambo 3" (1988).
Dans les années 1980, il signe la musique des trois premiers volets de la saga Rambo.

À partir des années 1980, le langage de Goldsmith s'est progressivement assagi, tendant vers un style plus accessible et une esthétique plus romantique[57], même si les expérimentations du passé restent encore présentes en particulier sur Outland[80]. Dans le même temps, il continue d'œuvrer pour la télévision en signant entre autres une musique d'inspiration hébraïque pour la mini-série historique Masada qui lui offre un autre Emmy Award[21].

Au cours de cette décennie, on lui doit encore des contributions notables comme la bande originale de Poltergeist, un film d'épouvante produit par Steven Spielberg, pour lequel il écrit la fameuse berceuse de Carol-Anne[81] qui se distingue au sein d'un maelstrom orchestral marqué par l'expressionisme d'un Alban Berg[55]. Dans un style radicalement différent, il compose la musique des trois premiers films de la série des Rambo où il imagine pour le héros un thème nostalgique confié à la guitare et trompette soliste ainsi que des morceaux plus musclés pour les scènes d'action[82]. En 1983, la version cinématographique du célèbre feuilleton La Quatrième Dimension lui permet de rencontrer le cinéaste Joe Dante, avec qui il entretiendra une excellente relation jusqu'à sa toute dernière composition pour le cinéma[83] et pour qui il créera le thème principal délibérément grotesque et sautillant des comédies horrifiques Gremlins et Gremlins 2 : La nouvelle génération[84].

Après avoir inclus de nombreuses séquences électroniques dans L'Âge de cristal quelques années auparavant[12],[57], il écrit une partition entièrement réalisée avec un synthétiseur pour le film Runaway : L'Évadé du futur de Michael Crichton[85]. Par la suite, il recourt plus fréquemment aux sonorités électroniques qu'il intègre à l'orchestre[12], notamment pour le film fantastique Legend de Ridley Scott où il marie l'impressionnisme « magique » du Daphnis et Chloé de Ravel avec la musique celtique[86]. Mais il utilisera aussi des sons synthétiques pour des films plus traditionnels comme Le Grand Défi[85]. Parallèlement, il continue d'explorer la musique ethnique d'autres pays, par exemple avec la bande originale d'Under Fire nourrie des musiques latino-américaines et du jeu de guitare de Pat Metheny[87] ; ou encore celles de Congo et L'Ombre et la Proie, toutes deux inspirées par la musique africaine[21],[88]. Faisant un saut dans le temps, il écrit aussi ses premières musiques d'inspiration médiévales pour Cœur de lion de Franklin J. Schaffner puis, quelques années plus tard, pour Lancelot, le premier chevalier de Jerry Zucker[89].

À l'aube des années 1990, il commence une collaboration fructueuse avec le réalisateur Fred Schepisi[21] pour qui il signera la partition du film d'espionnage La Maison Russie, écrite pour un orchestre symphonique avec le saxophoniste de jazz Branford Marsalis[7]. Puis il fait la rencontre marquante de Paul Verhoeven[21], avec qui il entretiendra le même type de relation cordiale qu'il avait avec son défunt ami Franklin J. Schaffner[16]. Il signera d'abord la musique de Total Recall, un film de science-fiction qu'il habille d'un thème puissamment rythmé et percutant[90] ; puis Basic Instinct, un thriller qu'il dote d'une partition ensorceleuse et chargée d'érotisme[91]. Il écrit également des musiques plus intimistes ou romantiques pour des films comme Medicine Man ou Rudy[92].

Dernières années (1997-2003)

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Vue en contre-plongée de quatre statues de l'ancienne Egypte dans le parc d'attractions Universal Studios Singapore.
Il compose la musique du premier volet de la trilogie La Momie pour les studios Universal en 1999.

Au fil des années 1990 et au tout début des années 2000, l'esthétique promue par le studio Media Ventures ne cesse de gagner du terrain[93]. Ce nouveau style évite les compositions trop élaborées pour leur substituer des plages sonores enveloppantes essentiellement basées sur l'efficacité de motifs musicaux répétitifs[94]. Malgré tout, Jerry Goldsmith continue d'être sollicité par les studios d'Hollywood, alors que d'autres compositeurs de la même génération sont progressivement mis à l'écart[89].

En 1997, le compositeur travaille sur des productions importantes comme Air Force One de Wolfgang Petersen[95], et surtout L.A. Confidential de Curtis Hanson pour lequel il signe une partition mâtinée d'électronique avec une trompette solo nostalgique qui fait écho à la fameuse bande originale de Chinatown[88]. L'année suivante, il compose la musique du dessin animé Mulan pour les studios Disney, seize ans après avoir écrit celle de Brisby et le Secret de NIMH, sa toute première bande originale pour un film d'animation[96].

En 1999, il signe une partition symphonique de grande ampleur[67] pour La Momie, un remake produit par les studios d'Universal Pictures du célèbre film d'horreur éponyme de 1932 avec Boris Karloff. Puis, la même année, il compose la bande originale du 13e Guerrier, une nouvelle évocation d'un univers médiéval où il développe une musique épique à mi-chemin entre le style du Lion et le vent et Lancelot, le premier chevalier[97].

Le début des années 2000 le voit toujours actif et il écrit entre autres la musique de L'Homme sans ombre, sa dernière partition pour Paul Verhoeven. Mais en 2002, il tombe malade et doit réduire drastiquement ses activités professionnelles[98]. Néanmoins, il parvient à signer ses dernières bandes originales en 2003 avec les Prisonniers du temps de Richard Donner (dont la partition ne sera finalement pas utilisée), puis Les Looney Tunes passent à l'action de son complice Joe Dante[98].

Mort et postérité

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Il décède à Beverly Hills dans la nuit du [98] des suites d'un cancer du côlon[99],[67], laissant derrière lui un héritage musical que revendiquent certains compositeurs actuels comme Marco Beltrami[100] ou Brian Tyler[67].

Ses recherches orchestrales et les caractéristiques de son style ont fait de lui un illustrateur musical réputé pour les films d'action, le cinéma fantastique et de science-fiction[101],[55]. Le foisonnement de sa musique, son énergie viscérale[102] et ses rythmiques saccadées menées à un train d'enfer ont donné un nouvel élan à de nombreuses scènes de combats ou de poursuites[92]. À Hollywood, Il faisait partie des compositeurs parmi les plus avant-gardistes[57] et a inspiré toute une génération de musiciens[103],[67],[21]. Plus largement, il aura contribué avec Alex North à redéfinir l'art de la composition musicale au cinéma[104], à l'instar de John Williams, sans toutefois connaître la même renommée[105],[2].

Vie privée

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Jerry Goldsmith a d'abord fait un premier mariage avec Sharon Hennagin avec qui il a eu quatre enfants[2] : Joel, Carrie, Ellen Edson et Jennifer Grossman[106]. Son premier fils Joel Goldsmith est lui aussi devenu compositeur pour le cinéma[2].

Il divorce en 1970 puis se remarie deux ans plus tard avec Carol Heather Sheinkopf, une autrice-compositrice[2] avec qui il aura un second fils prénommé Aaron[2].

Œuvres de concert

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Jerry Goldsmith dirigeant l'Orchestre symphonique de Londres en 2003.

Contrairement à John Williams, Jerry Goldsmith a peu écrit pour le concert[107]. Ses œuvres principales sont deux partitions d'inspiration sérielle : la cantate Christus Appolo (1969)[108] pour récitant, mezzo-soprano, chœurs et orchestre ; ainsi que la courte pièce Music for Orchestra (1970), commandée par Leonard Slatkin et l'Orchestre symphonique de Saint-Louis[109]. En 1999, coïncidant avec son 70e anniversaire, il compose la pièce Fireworks en hommage à la ville où il a toujours vécu, Los Angeles, et qu'il jouera au Hollywood Bowl avec l'Orchestre philharmonique de Los Angeles[110].

Certaines de ses compositions cinématographiques ont été adaptées sous forme de ballets. On peut citer entre autres l'adaptation de la bande originale d'Un coin de ciel bleu qui a été interprétée par le San Francisco Ballet en 1970[109], et celle de Capricorn One par la compagnie BalletMet à Colombus dans l'Ohio en 1989[109]. En Australie, son ballet Othello a été créé par l'Australian Ballet en 1971[109].

Dans les années 1990, il a dirigé également la musique d'autres compositeurs dont les œuvres de son ami et confrère Alex North[55]. C'est notamment lui qui enregistre en 1993 sa partition rejetée pour le film 2001, l'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick[111].

Dès ses débuts professionnels, les studios de télévision et de cinéma lui commandent des fanfares pour accompagner l'apparition de leur logo à l'ouverture des films. Il compose d'abord l'illustration du logo de la Cinema International Corporation[112], avant d'écrire la fanfare de Paramount Television en 1976[109]. Puis il signe la musique d'accompagnement du logo de Carolco Pictures en 1987[109].

Au cours de la décennie suivante, il écrit la signature musicale du logo de Cinergi Pictures en 1993[109] puis signe celle qui accompagne le logo d'Universal Pictures en 1996[109]. Deux ans plus tard, il compose également la fanfare de la cérémonie des Oscars pour l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences[109].

Peu avant sa mort, on lui aussi l'illustration musicale du logo de C-2 Pictures en 2003[113].

Style musical

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Influences et spécificités

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Doté d'une solide formation classique[114],[115], Jerry Goldsmith était un musicien cultivé[115], exigeant avec lui-même comme avec son entourage[7] et qui n'hésitait pas à intégrer dans ses œuvres certaines innovations de la musique contemporaine[57]. Il a été influencé par des compositeurs comme Alban Berg[72], Igor Stravinsky, Béla Bartók et Aaron Copland[116], mais aussi par des confrères comme Alfred Newman[72], Miklós Rózsa et Bernard Herrmann[116]. Extrêmement protéiforme[65],[115], il maîtrisait aussi bien la musique sérielle[35], le style « sonoriste » à la manière de l'avant-garde polonaise des années 1960[76], les rythmes stravinskiens[57], les inspirations folkloriques ou ethniques[117], le jazz[38] et la musique de synthétiseur[85]. Du fait de cette faculté d'adaptation[103],[55], son style reste assez difficile à cerner[116],[118]. On peut toutefois le caractériser par son énergie rythmique[92],[120] et son inventivité en matière de timbre instrumental[121],[115].

On trouve dans sa musique de nombreux exemples de mesures irrégulières et de changements de rythmes[122],[121] qui constituent sa « marque de fabrique »[123]. Selon Pierre Berthomieu, certaines de ses compositions écrites pour des films d'action[125] ont amené une « complexité rythmique souvent sidérante » à la musique de film hollywoodienne[64].

Au niveau orchestral, il a entretenu une longue collaboration avec Arthur Morton et Alexander Courage, deux grands orchestrateurs spécialisés dans la musique de film[55]. Souvent innovant[115], parfois virtuose[45], l'orchestre de Goldsmith fait appel à une grande variété de timbres et de combinaisons :

Rapport à l'image

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Sur le plan dramaturgique et dans sa relation à l'image, l'approche de Goldsmith se distingue souvent par sa liberté par rapport aux codes de la musique cinématographique et par la recherche d'un certain décalage[20]. Ainsi, dans Freud, passions secrètes de John Huston, il préfère utiliser une trame atonale basée sur le travail de musiciens du début du XXe siècle comme Arnold Schönberg et Alban Berg plutôt que d'opter pour des valses de Vienne comme pouvaient en écrire des musiciens contemporains du jeune Sigmund Freud comme Johann Strauss II[39]. À l'inverse, lorsqu'il décide d'utiliser des formes musicales plus conventionnelles comme une simple valse viennoise dans le film Ces garçons qui venaient du Brésil de Franklin J. Schaffner[183], il leur injecte des éléments rythmiques, harmoniques ou orchestraux peu orthodoxes, que le musicologue Sergio Miceli nomme des « substances toxiques », qui vont apporter un vent de fraicheur et de modernité à la bande originale[5].

Il était également très attentif au montage de la musique dans le film et savait réserver toute sa place au silence afin d'intensifier le suspense ou de laisser place aux dialogues et autres effets sonores[184]. De plus, sa musique s'inscrivait parfois dans une dimension dramatique supplémentaire, ne cherchant pas nécessairement à coller à ce qui est vu à l'écran[185]. On trouve dans son œuvre de nombreuses partitions construites sur plusieurs niveaux. Par exemple, dans Patton, un biopic basé sur la vie du général George Patton, il crée non seulement la marche militaire attendue dans ce film de guerre mais également un choral religieux et une fanfare. Cette dernière est construite sur un célèbre motif de trompettes traité par l'échoplex, qui fait référence à la croyance en la réincarnation du personnage principal[186]. De même, sa musique pour Rambo peut s'analyser sur deux niveaux : tout d'abord un thème principal introspectif qui renvoie à une certaine conception de la ballade américaine nostalgique, évoquant autant l'americana qu'une sorte de western idéalisé[20] ; et une partition plus extérieure, symphonique et à base de percussions martiales[187] qui illustre l'arrière-plan de chasse à l'homme qui constitue la majeure partie du film[188].

Filmographie

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Icône signalant une information Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques IMDb, présente dans la section « Liens externes ».

Longs métrages

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Années 1950
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Années 1960
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Années 1970
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Années 1980
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Années 1990
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Années 2000
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Courts métrages

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Télévision

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Séries télévisées

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Téléfilms

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Distinctions

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Durant toute sa carrière, Goldsmith a reçu un total de 18 nominations à l'Oscar de la meilleure musique[66] (ce qui en fait un des compositeurs les plus nommés dans cette catégorie), ainsi que 9 nominations aux Golden Globes[191] et a remporté un Oscar[66] et cinq Emmy Awards[192].

Récompenses et nominations

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Information Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section figurent dans l'ouvrage "The encyclopedia of film composers" de Thomas Hischak[193].
Récompense Année Projet Catégorie Résultat
Oscars 1962 Freud, passions secrètes Meilleure musique Nomination
1965 Un coin de ciel bleu Meilleure musique Nomination
1966 La Canonnière du Yang-Tsé Meilleure musique Nomination
1968 La Planète des singes Meilleure musique Nomination
1970 Patton Meilleure musique Nomination
1973 Papillon Meilleure musique Nomination
1974 Chinatown Meilleure musique Nomination
1975 Le Lion et le vent Meilleure musique Nomination
1976 La Malédiction Meilleure musique Lauréat
« Ave Satani » (de La Malédiction) Meilleure chanson originale Nomination
1978 Ces garçons qui venaient du Brésil Meilleure musique Nomination
1979 Star Trek, le film Meilleure musique Nomination
1982 Poltergeist Meilleure musique Nomination
1983 Under Fire Meilleure musique Nomination
1986 Le Grand Défi Meilleure musique Nomination
1992 Basic Instinct Meilleure musique Nomination
1997 L.A. Confidential Meilleure musique Nomination
1998 Mulan Meilleure musique Nomination
Annie Awards 1998 Mulan (partagée avec Matthew Wilder et David Zippel) Meilleure musique de film[194] Lauréat
British Academy Film Awards 1974 Chinatown Meilleure musique de film Nomination
1975 Le Lion et le vent Meilleure musique de film Nomination
1979 Alien - Le huitième passager Meilleure musique de film Nomination
1997 L.A. Confidential Meilleure musique de film Nomination
Emmy Awards 1961 Thriller (nomination partagée avec Pete Rugolo) Outstanding Achievement in the Field of Music for Television[192] Nomination
1966 Des agents très spéciaux Outstanding Music Composition[192] Nomination
1973 Le Poney rouge Outstanding Music Composition[192] Lauréat
1975 QB VII (ABC Movie Special) Outstanding Music Composition for a Special[192] Lauréat
1976 Babe Outstanding Music Composition for a Special[192] Lauréat
1981 Masada Outstanding Music Composition for a Limited Series or a Special (dramatic underscore)[192] Lauréat
1995 Star Trek : Voyager Outstanding Main Title Theme Music[192] Lauréat
Golden Globes 1964 Sept jours en mai Meilleure musique Nomination
1966 La Canonnière du Yang-Tsé Meilleure musique Nomination
1974 Chinatown Meilleure musique Nomination
1979 Alien - Le huitième passager Meilleure musique Nomination
Star Trek, le film Meilleure musique Nomination
1983 Under Fire Meilleure musique Nomination
1992 Basic Instinct Meilleure musique Nomination
1997 L.A. Confidential Meilleure musique Nomination
1998 Mulan (nomination partagée avec Matthew Wilder et David Zippel) Meilleure musique Nomination
Grammy Awards 1966 Des agents très spéciaux (nomination partagée avec Lalo Schifrin, Morton Stevens, et Walter Scharf) Meilleur album de musique de film[195] Nomination
1975 QB VII Meilleur album de musique de film[196] Nomination
1976 Le Lion et le Vent Meilleur album de musique de film[197] Nomination
1977 La Malédiction Meilleur album de musique de film[198] Nomination
1980 Alien - Le huitième passager Meilleur album de musique de film[199] Nomination
1982 « The Slaves » (titre de l'album de la bande originale de Masada) Grammy Award de la meilleure composition instrumentale[200] Nomination
Satellite Awards 1998 L.A. Confidential Meilleure musique de film[201] Nomination
Saturn Awards 1979 Ces garçons qui venaient du Brésil Meilleure musique[202] Nomination
Magic Meilleure musique[202] Nomination
1980 Star Trek, le film Meilleure musique[203] Nomination
1982 Outland Meilleure musique[204] Nomination
1983 Poltergeist Meilleure musique[205] Nomination
1985 Gremlins Meilleure musique[206] Lauréat
1987 Link Meilleure musique[207] Nomination
1991 Gremlins 2: The New Batch Meilleure musique[208] Nomination
Total Recall Meilleure musique[208] Nomination
1992 Les Nuits avec mon ennemi Meilleure musique[209] Nomination
Warlock Meilleure musique[209] Nomination
1993 Basic Instinct Meilleure musique[210] Nomination
1995 The Shadow Meilleure musique[211] Nomination
1997 Star Trek : Premier Contact Meilleure musique[212] Nomination
2000 La Momie Meilleure musique[213] Nomination
2001 Hollow Man Meilleure musique[214] Nomination
2004 Les Looney Tunes passent à l'action Meilleure musique[215] Nomination

L'American Film Institute a classé les musiques de Jerry Goldsmith pour les films Chinatown (1974) et La Planète des singes (1968) respectivement à la 9e place et à la 18e place au classement de l'AFI des 25 meilleures musiques de films[216]. Ils sont uniquement cinq compositeurs à avoir plus d'une musique figurant dans ce classement, avec Elmer Bernstein, Bernard Herrmann, Max Steiner, et John Williams[216].

Ont également été nommées pour être intégrées au classement[217] :

Notes et références

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  5. a b c et d Miceli 2013, p. 169.
  6. a et b Desrichard, Djoumi et Desbrosses 2024, p. 3.
  7. a b c d e f g et h Karlin 1995.
  8. Dans le documentaire que lui a consacré Fred Karlin en 1995, on apprend aussi que ses parents l'ont vivement encouragé en lui permettant de bénéficier de la meilleure éducation musicale possible[7].
  9. (en) Carrie Goldsmith, « Deconstructing Dad : The Unfinished Life and Times of Jerry Goldsmith », sur freeclyde.com (version du sur Internet Archive), p. 3.
  10. Dans un recueil de souvenirs, sa fille Carrie a écrit que la famille juive de la mère de Jerry Goldsmith était issue de Roumanie[9].
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  26. Dès le milieu des années 1950, il travaillera avec John Frankenheimer sur la musique de plusieurs épisodes de la série télévisée Climax! dont Portrait in Celluloid (1955)[25].
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  36. Michel Chion, La musique au cinéma, Paris, Fayard, (ISBN 978-2-21359-466-8), p. 411.
  37. En 1955, c'est Leonard Rosenman qui signe la toute première bande originale dodécaphonique du cinéma hollywoodien, pour le film La Toile d'araignée de Vincente Minnelli[35],[36].
  38. a b c d e f g h i j k et l Berthomieu 2013, p. 683.
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  50. a et b Berthomieu 2004, p. 100.
  51. Selon Pierre Berthomieu, ce motif incomplet et comme « suspendu » s'apparente à une « question sans réponse » dans la veine d'un Charles Ives[50].
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  59. Le thème principal de Papillon sera même chanté par Nicoletta sous le titre Toi qui regarde la mer en 1973[58].
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  118. Miceli 2013, p. 164.
  119. Berthomieu 2013, p. 177.
  120. Pierre Berthomieu explique que Jerry Goldsmith « aime à amorcer une musique dans une secousse, un impact » et insiste aussi sur « l'urgence vitale », le caractère foisonnant, affirmatif et même « viscéral » qui imprègne ses compositions[119].
  121. a et b Alain Lacombe et Claude Rocle, La musique du film, Paris, Van de Velde, (ISBN 978-2862990057), p. 237.
  122. Dupuis 2014, p. 71.
  123. Dupuis 2014, p. 53.
  124. (pt-BR) Guilherme de Martino, Trilhas Sonoras : A música no cinéma em 100 compositores, Clube de Autores, (ISBN 978-6500063738), p. 81.
  125. Parmi ses nombreux morceaux écrits pour des séquences d'action ou de poursuites, Guilherme de Martino note que Antonio's Death (Papillon) fait partie des « grands moments » du célèbre film de Franklin J. Schaffner[124]. Quant à son biographe Mauricio Dupuis, il cite en exemple des pistes comme Raisuli attacks (Le Lion et le Vent), Breakout (Capricorn One), Breakaway (Alien, le huitième passager) ou Hot Water (Outland)[90].
  126. Dupuis 2014, p. 133-135.
  127. Créé par Craig Huxley, le blaster beam (en) est utilisé dans Star Trek, le film[126].
  128. a et b Olivier Rajchman, « La Planète des singes : école primate », Première Classics, no 5,‎ , p. 41 (ISSN 2605-8472).
  129. Dupuis 2014, p. 46.
  130. On peut entendre très distinctement leur sonorité métallique dans La Planète des singes[128],[129],[7].
  131. James Holland (préf. Pierre Boulez), Percussion, Paris, Hatier, (ISBN 2218047926), p. 52-54.
  132. a b c et d Dupuis 2014, p. 133.
  133. Les boobams (en) sont des percussions chromatiques composées de bambous de différentes tailles dont le sommet est recouvert d'une membrane de peau comme les bongos[131]. Goldsmith les utilise entre autres dans Star Trek, le film[132].
  134. Dupuis 2014, p. 49.
  135. a b et c Bond 2004, p. 14.
  136. On entend un gong électrique utilisé dans la navigation maritime dans la bande originale de la série télévisée Voyage au fond des mers[135].
  137. Un son de vieux klaxon de voiture surgit brutalement au beau milieu de la bande originale de l'épisode It's a Good Life, réalisé par Joe Dante dans le film à sketches La Quatrième Dimension[135].
  138. La machine à vent est notamment utilisée dans Le Crépuscule des aigles[115].
  139. (en) Derrick Bang, Crime and Spy Jazz on Screen Since 1971 : A History and Discography, Jefferson (Caroline du Nord), McFarland & Company, (ISBN 978-1476681634, présentation en ligne), p. 72.
  140. Un piano préparé est requis par exemple sur certaines pistes de Chinatown[139].
  141. Dans le documentaire de Fred Karlin, on peut voir le percussionniste Emil Richards jouer de cet instrument très rare. Le rub rods est composé de plusieurs tiges d'aluminium dont le frottement produit une sonorité éthérée que l'on entend notamment dans Poltergeist[7].
  142. Notes de Kevin Mulhall, extraites du livret du CD Patton - Tora! Tora! Tora!, Jerry Goldsmith, 1997, VSD-5796, Varèse Sarabande, p. 6.
  143. Notes de Mike Matessino, extraites du livret du CD Alien (Complete Original Motion Picture Soundtrack), Jerry Goldsmith, 2007, Intrada Records, MAF 7102, p. 5.
  144. Dupuis 2014, p. 50-51.
  145. Déjà utilisé par Bernard Herrmann dans la bande originale du film Voyage au centre de la Terre, on l'entend dans Tora ! Tora ! Tora ![142] et Alien, le huitième passager pour symboliser la présence du Xénomorphe[143],[144].
  146. Dupuis 2014, p. 82.
  147. Une flûte à coulisse basse est utilisée dans La Planète des singes[146].
  148. Dupuis 2014, p. 137.
  149. (en) John H. Beck, Encyclopedia of Percussion, Londres, Routledge, (ISBN 978-0415971232, lire en ligne), p. 105.
  150. (en) « Jerry Goldsmith's Planet of the Apes : Featuring: Emil Richards and William V. Malpede », sur Academy of Scoring Arts, (consulté le ).
  151. Utilisé dans la bande originale de Star Trek, le film[148], cet instrument au fonctionnement similaire au gong d'eau a été inventé par Emil Richards[149], le célèbre percussionniste qui jouait également dans l'orchestre de La Planète des singes[150].
  152. Dupuis 2014, p. 85.
  153. Également appelé « corne de bélier », il retentit au cours d'une terrible scène de chasse à l'homme dans La Planète des singes[128],[152].
  154. a et b Dupuis 2014, p. 48.
  155. Dupuis 2014, p. 84.
  156. Marc Vignal (dir.), Dictionnaire de la musique, Paris, Larousse, (ISBN 978-2035936240), p. 531.
  157. (en) Bill Wrobel, « Star Trek (written music score analysis) », sur Film Score Rundowns, (consulté le ), p. 35.
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  159. (en) Bill Wrobel, « Potpourri of rundowns (written music score analysis) », sur Film Score Rundowns, (consulté le ), p. 69.
  160. Appelée aussi « flutter tonguing », cette technique ressemblant au trémolo et propre aux instruments à vent est très utilisée dans la musique contemporaine[156]. Jerry Goldsmith s'en sert sur les flûtes[157] ou les cuivres, en particulier pour créer les « sons véritablement terrifiants » d'Alien, le huitième passager[158]. Dans ce film, il va même jusqu'à demander ce mode de jeu aux deux joueurs de serpent[159].
  161. a et b Notes de Mike Matessino, extraites du livret du CD Alien (Complete Original Motion Picture Soundtrack), Jerry Goldsmith, 2007, Intrada Records, MAF 7102, p. 14.
  162. Notes de Mike Matessino, extraites du livret du CD Alien (Complete Original Motion Picture Soundtrack), Jerry Goldsmith, 2007, Intrada Records, MAF 7102, p. 15.
  163. L'instrumentiste ouvre alors le couvercle de l'instrument et joue directement sur les cordes, par exemple en les pinçant avec un plectre de guitare[161] ou en les frappant avec une baguette métallique[162].
  164. a et b (en) John O'Callaghan, Simians & serialism : A history and analysis of Jerry Goldsmith's score to "Planet of the apes", Corona (Californie), Pithikos Entertainment, (ISBN 978-1513600666), p. 84.
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  166. (en) Howard Risatti, New Music Vocabulary : A Guide to Notational Signs for Contemporary Music, University of Illinois Press, (ISBN 025200406X), p. 181.
  167. Goldsmith symbolise le monde à l'envers représenté dans La Planète des singes[135] en demandant à deux des cornistes de l'orchestre de retirer l'embouchure de leurs cors ; puis de la retourner et la positionner près de la branche d'embouchure de l'instrument, avant de souffler dans la queue afin de créer un bruit d'air que le compositeur décrit comme un « swoosh of air effect » (effet de souffle)[164]. À noter que Jerry Goldsmith est sans doute l'un des premiers musiciens de cinéma à utiliser ce mode de jeu[165] dont peu de musiciens contemporains se servaient avant lui, à part Sergio Cervetti (en) dans son œuvre Six Sequences for Dance (1966)[166].
  168. (en) Bill Wrobel, « Star Trek (written music score analysis) », sur Film Score Rundowns, (consulté le ), p. 15.
  169. Ludovic Villard, Bandes originales et cinéma de genre : De Psychose à Blade Runner, Le Mot et le Reste, (ISBN 978-2384312542), p. 289.
  170. Goldsmith a utilisé tous les modes de jeu propres aux pupitres des cordes comme le col legno (jeu avec le bois de l'archet)[168], le sul ponticello (son métallique obtenu en jouant près du chevalet)[161] ou les glissandi[169].
  171. a et b Notes de Jeff Bond et Mike Matessino, extraites du livret du double CD Gremlins (Original Motion Picture Soundtrack), Jerry Goldsmith, 2011, Retrograde Records, FSM-80130-2, p. 10.
  172. Notes de Jon Burlingame, extraites du livret du CD The Mephisto Waltz / The Other (Original Motion Picture Soundtrack), Jerry Goldsmith, 1997, Varèse Sarabande, VSD-5851, p. 5.
  173. (en) Andrew Drannon, « Police Story by Jerry Goldsmith », sur Score Sheet Soundtracks Reviews (consulté le ).
  174. Dans Satan, mon amour, l'une des partitions les plus avant-gardistes de son répertoire, il utilise des sons concrets ou instrumentaux afin de faire entendre des hurlements et grognements pour « évoquer les voix des démons »[171],[172]. On trouve également de véritables cris poussés par les choristes dans la bande originale de La Malédiction[171]. De plus, le mode de jeu growl est parfois requis pour les cuivres dans ses bandes originales les plus jazzy comme Police Story[173].
  175. Notes de Mike Matessino, extraites du livret du CD Alien (Complete Original Motion Picture Soundtrack), Jerry Goldsmith, 2007, Intrada Records, MAF 7102, p. 16.
  176. Dans Alien, le huitième passager, le marimba est « préparé » en plaçant du papier entre les lames et le résonateur[175].
  177. On trouve ce type d'écriture très dissonante dans la piste The Searchers dans La Planète des singes[164].
  178. Gilles Menegaldo, « La musique au service de l'effet fantastique dans le cinéma hollywoodien : de Frankenstein (Whale, 1931) à The Shining (Kubrick, 1980) », dans Cécile Carayol, Pierre Albert Castanet, Pascal Pistone, Le fantastique dans les musiques des XXe et XXIe siècles, Sampzon, Delatour France, (ISBN 978-2752103130), p. 224.
  179. Notes de Mike Matessino, extraites du livret du CD Alien (Complete Original Motion Picture Soundtrack), Jerry Goldsmith, 2007, Intrada Records, MAF 7102, p. 12.
  180. Notes de Mike Matessino, extraites du livret du CD Alien (Complete Original Motion Picture Soundtrack), Jerry Goldsmith, 2007, Intrada Records, MAF 7102, p. 13.
  181. Courant dans les films d'épouvante, le registre suraigu[178] est très souvent utilisé par Jerry Goldsmith. Dans la piste The passage et au début du générique du film Alien, le huitième passager, il demande par exemple aux violons de jouer la note la plus haute possible[179]. De la même façon, il peut aussi indiquer au harpiste de jouer sur les dix cordes les plus hautes de l'instrument[180].
  182. Notes de Mike Matessino, extraites du livret du CD Alien (Complete Original Motion Picture Soundtrack), Jerry Goldsmith, 2007, Intrada Records, MAF 7102, p. 10.
  183. Berthomieu 2004, p. 101-102.
  184. Takis 2004, p. 31.
  185. Berthomieu 2004, p. 37.
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  187. Bruno Communal, Petites Histoires des Grandes Musiques de Films, Ciné Document, (ISBN 9781728908182), p. 194-195.
  188. Jean Tulard, Guide des films, Paris, Robert Laffont, , 3381 p. (ISBN 978-2221912737, lire en ligne).
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Bibliographie

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Monographies

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  • (es) Christian Aguilera Couceiro (préf. Robert Townson), Jerry Goldsmith : un camaleón musical, Barcelona, Kane Ediciones, , 526 p. (ISBN 978-8409409631).
  • Yves Desrichard, Rafik Djoumi et Olivier Desbrosses, Jerry Goldsmith : un orfèvre à Hollywood, Margny-lès-Compiègne, Flynn's generation, , 399 p. (ISBN 978-2491233181).
  • (en) Mauricio Dupuis (trad. Cecilia Martini), Jerry Goldsmith : Music Scoring for American Movies, DMG, , 2e éd. (1re éd. 2013), 167 p. (ISBN 978-8890977350, lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • (fr + en) David Oghia et Olivier Desbrosses, Jerry Goldsmith : Visual Filmography, Margny-lès-Compiègne, Flynn's generation, , 205 p. (ISBN 978-2491233198).

Ouvrages généraux

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  • Pierre Berthomieu, La musique de film, Paris, Klincksieck, coll. « 50 questions », , 218 p. (ISBN 978-2252034521). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Romain Dasnoy et Vivien Lejeune, Le guide des compositeurs de musique de film, Paris, Ynnis Éditions, (ISBN 979-1093376677), « Jerry Goldsmith », p. 27-31.
  • (en) Thomas Hischak, The encyclopedia of film composers, Lanham, Rowman & Littlefield, (ISBN 978-1442245495), « Goldsmith, Jerry », p. 272-280. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Thierry Jousse, B.O. ! Une histoire illustrée de la musique au cinéma, Vanves, EPA, (ISBN 978-2376710776), « Jerry Goldsmith, le géant », p. 128-129.
  • Jean-François Houben, 1 000 compositeurs de cinéma, Paris, Le Cerf/Corlet, coll. « Septième Art », (ISBN 978-2204069892), « Goldsmith, Jerry », p. 289-294.
  • (en) Sergio Miceli (trad. Marco Alunno, Braunwin Sheldrick), Film music : History, Aesthetic-Analysis, Typologies, Milan, Ricordi, , 835 p. (ISBN 978-8875929244).
  • (en) Reuben Musiker et Naomi Musiker, Conductors and Composers of Popular Orchestral Music : A Biographical and Discographical Sourcebook, Westport (Connecticut), Greenwood Press, (ISBN 978-0313302602), « Goldsmith, Jerry », p. 99-101.
  • Mark Russell et James Young, Les compositeurs de musique, Paris, La Compagnie du livre, coll. « Les métiers du cinéma », (ISBN 978-2912679208), « Jerry Goldsmith », p. 59-69. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • (en) Tony Thomas (dir.), Film Score : The View from the Podium, South Brunswick, A.S. Barnes and Co, (ISBN 978-0498023583, présentation en ligne), « Jerry Goldsmith », p. 219-229.

Études et travaux universitaires

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  • Pierre Berthomieu, Hollywood : Le temps des mutants, Pertuis, Rouge profond, coll. « Raccords », (ISBN 978-2915083606), « Jerry Goldsmith : la dissonance et l'expérimentation », p. 681-686. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • (en) Jeff Bond, The music of Star Trek : Profiles in style, Los Angeles, Lone Eagle, , 219 p. (ISBN 978-1580650120, présentation en ligne).
  • (en) Elizabeth Fairweather, « Jerry Goldsmith and the Sonification of the “Monstrous-Feminine” in his Science Fiction Scores », Divergence Press, no 2,‎ (lire en ligne).
  • (en) Cynthia J. Miller, « 13. Seeing Beyond His Own Time: The Sounds of Jerry Goldsmith », dans Mathew J Bartkowiak (dir.), Sounds of the Future : Essays on Music in Science Fiction Film, Jefferson (Caroline du Nord), McFarland & Company, (ISBN 978-0786444809, lire en ligne), p. 210–222.
  • (en) Reba Wissner, A Dimension of Sound : Music in the Twilight Zone, Hillsdale, Pendragon Press, (ISBN 978-1576472163, présentation en ligne), « Chapter 4 - The Scores of Jerry Goldsmith », p. 69-86.
  • (en) « A Tribute to Jerry Goldsmith », Soundtrack!, vol. 18, no 69,‎ , p. 22–51 (ISSN 0771-6303).
  • (en) Elmer Bernstein, « A Conversation with Jerry Goldsmith », Film Music Notebook, vol. III, no 2,‎ (ISSN 0097-6520).
  • (en) Jeff Bond, « The Gold Standard : Quantifying Jerry Goldsmith's Contribution to Film Music Isn't Easy », Film Score Monthly, vol. 9, no 7,‎ , p. 12-18 (ISSN 1077-4289, lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • (en) Allan Bryce, « A conversation with Jerry Goldsmith », Soundtrack!, no 25,‎ (ISSN 0771-6303, lire en ligne).
  • (en) Jon Burlingame, « Jerry Goldsmith : An Appreciation », The Cue Sheet, vol. 19, no 4,‎ (ISSN 0888-9015, lire en ligne).
  • (en) John Caps, « Serial Music of Jerry Goldsmith », Film Music Notebook, vol. II, no 1,‎ , p. 26-30 (ISSN 0097-6520).
  • (en) John Countryman, « Jerry Goldsmith and Franklin J. Schaffner : A Study of Collaboration », The Cue Sheet, vol. 5, no 2,‎ (ISSN 0888-9015).
  • (en) Vincent J. Francillon, « An Interview with Jerry Goldsmith », The Cue Sheet, vol. 10, nos 3-4,‎ , p. 14-27 (ISSN 0888-9015).
  • (en) Stephen M. Fry, « Jerry Goldsmith : A Selective Annotated Bibliography », The Cue Sheet, vol. 10, nos 3-4,‎ , p. 28-39 (ISSN 0888-9015).
  • (en) John Takis, « Good as Goldsmith : The Goldsmith Method as Revealed in Four 1960s Masterpieces », Film Score Monthly, vol. 9, no 7,‎ , p. 28-32 (ISSN 1077-4289, lire en ligne).

Interviews audiovisuelles

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Documentaires

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  • (en) [vidéo] « Cinemusic : Jerry Goldsmith », Michel van Bellinghen (réalisateur) sur RTBF, (Extrait 1, Extrait 2).
  • (en) Jerry Goldsmith, de Ron H. Tilford (prod.) et de Fred Karlin (réal.), coll. « Film Music Masters », 1995, DVD.

Liens externes

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