Jerry Goldsmith
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| Nom de naissance |
Jerrald King Goldsmith |
| Nationalité | |
| Formation |
Université de Californie du Sud USC Thornton School of Music (en) |
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| Période d'activité |
À partir de |
| Père |
Morris Goldsmith (d) |
| Conjoints | |
| Enfants |
Ellen Goldsmith Edson (d) Carrie Goldsmith (d) Joel Goldsmith Jennifer Goldsmith (d) Aaron Goldsmith (d) |
| Label |
Monument Records (en) |
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| Genres artistiques | |
| Site web | |
| Distinctions | Liste détaillée Oscar de la meilleure musique de film (La Malédiction) () Golden Raspberry Award for Worst Original Song (en) (Peace In Our Life (d)) () Emmy Award Étoile du Hollywood Walk of Fame |
| Discographie |
Discographie de Jerry Goldsmith (d) |
Jerry Goldsmith, est un compositeur américain, né le à Pasadena (comté de Los Angeles) et mort le à Beverly Hills. Essentiellement connu pour ses musiques de films, il a également écrit quelques œuvres de concert. Depuis ses débuts dans les années 1950, il a composé un peu plus de 250 musiques pour le cinéma et la télévision[1],[2].
Parmi ses compositions les plus célèbres, figurent les musiques des films La Planète des singes, Papillon, Chinatown, Alien, le huitième passager, Rambo ou encore Gremlins. Il a obtenu de nombreuses récompenses, dont un Oscar de la meilleure musique pour La Malédiction. Au cours de sa carrière, il travailla de manière privilégiée avec certains cinéastes comme Robert Wise (La Canonnière du Yang-Tse, Star Trek, le film), Joe Dante (Gremlins, Explorers, Small Soldiers) ou Paul Verhoeven (Total Recall, Basic Instinct, L'Homme sans ombre) mais sa collaboration avec Franklin J. Schaffner fut la plus notable (La Planète des singes, Patton, Papillon, Ces garçons qui venaient du Brésil).
Plusieurs ballets ont par ailleurs été tirés de ses musiques de films, notamment aux États-Unis et en Australie.
Biographie
[modifier | modifier le code]Enfance et formation
[modifier | modifier le code]Jerrald « Jerry » King Goldsmith est né le à Pasadena[3],[4],[5],[6], dans le comté de Los Angeles aux États-Unis. Il est le fils de l'institutrice Tessa Rappaport dit « Tessie » et de l'ingénieur Morris Goldsmith[6],[2]. Sa famille compte plusieurs musiciens amateurs : sa mère est pianiste, son père pratique le violon et son cousin Joseph Zirker joue de la flûte[7],[8].
Jerry Goldsmith, dont les grands-parents maternels étaient d'origine juive roumaine[10],[11], a passé toute sa jeunesse à Los Angeles[5] où il apprend le piano dès six ans[12]. Vers l'âge de treize ans, il se perfectionne auprès de Jakob Gimpel[12] (qui jouera plus tard, en tant que pianiste soliste, sur certains enregistrements des bandes originales de son élève comme La Planète des singes[13],[14]). À cette époque, il envisage une carrière de pianiste concertiste[3],[15] et même de devenir un compositeur de musique pure[16].
À 16 ans, il apprend l'art de la composition, du contrepoint et de la théorie musicale avec le compositeur italien Mario Castelnuovo-Tedesco[12],[17]. Estimant que ce dernier « faisait une fixette stylistique sur la fin du XIXe siècle » en matière de composition[17], l'adolescent décide d'étudier dans le même temps avec d'autres enseignants dont les compositeurs Eric Zeisl, Ernst Křenek et Buddy Baker au Los Angeles City College[14],[12].
Il suit ensuite les cours de musique de film dispensés à l'Université de Californie du Sud[18] par le maestro Miklós Rózsa[12], à qui il voue une grande admiration depuis qu'il a entendu sa partition pour La Maison du docteur Edwardes en 1945[3]. C'est la vision de ce film qui lui donnera la vocation d'écrire pour le cinéma[19],[20],[21].
Puis il se lance dans la vie active en travaillant entre autres comme pianiste accompagnateur, répétiteur vocal, assistant de chef de chœur et de chef d'orchestre[3] au département « opéra » du Los Angeles City College[16].
Débuts professionnels
[modifier | modifier le code]Au début des années 1950, alors qu'il vient juste de se marier, il est embauché au département musical de la chaîne CBS[15]. Sous la direction de Lud Gluskin[15], il y travaille d'abord comme simple commis dactylo[7],[16] puis copiste[12],[22].
Quelques mois plus tard, il décroche ses premiers engagements en tant que compositeur pour des séries radiophoniques comme Escape, Romance et Suspense[23],[15].
Puis, à partir de 1955, il écrit des musiques pour des émissions télévisées[16] diffusées en direct comme Climax!, Studio One, Playhouse 90 et General Electric Theater[24]. Jusqu'en 1960[15], il travaillera sur une quantité importante de productions télévisuelles qui lui feront côtoyer ses futurs partenaires de cinéma, tels John Frankenheimer[26] et surtout Franklin J. Schaffner[16],[7] avec lequel il entretiendra une grande complicité[27]. Interrogé par Mark Russell et James Young, le compositeur se souvient qu'il devait « être capable de composer plusieurs morceaux dans l'heure qui séparait la séance d'habillage du passage à l'antenne », sans même avoir le temps de faire la moindre répétition avec le petit orchestre qu'il dirigeait[16].
C'est en 1957 qu'il écrit sa toute première bande originale pour le cinéma avec L'homme au bandeau noir, un western à petit budget[3],[18]. Dans les décennies suivantes, on lui confiera la musique de nombreux autres westerns tels que Rio Conchos, Sept secondes en enfer ou Deux Hommes dans l'Ouest, un genre qu'il renouvelle en introduisant des influences plus modernistes au style traditionnel hérité de Aaron Copland[28].
Malgré tout, il trouvait que les musiques écrites pour le cinéma étaient loin d'égaler celles du répertoire classique :
« Si certains croient faire du Bartók, du Berlioz ou du Debussy avec leurs partitions pour le cinéma, tant mieux et tant pis pour eux. J'ai l'expérience pour être réaliste et […] le recul nécessaire. On travaille pour le cinéma, pas pour la musique. […] Pourquoi voudriez-vous que ma musique […] soit comparée à telle ou telle œuvre classique ? Il ne faut jamais faire de la musique de film ce qu'elle ne doit pas être. »[27]
— Jerry Goldsmith, Dreams to Dream…s no 12 (1998).
Carrière musicale
[modifier | modifier le code]Les années d'expérimentation (1960-1970)
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À partir de 1960, il compose la musique de nombreux épisodes de séries télévisées comme Thriller, Gunsmoke[18] et surtout La Quatrième Dimension[29], une série de science-fiction où il commence à développer un style singulier qui deviendra vite sa marque de fabrique, entre autres dans les épisodes Quatre d'entre nous sont mourants et Les Envahisseurs[30]. On lui doit aussi les thèmes de séries populaires comme Le Jeune Docteur Kildare ou Des agents très spéciaux[31],[21].
Grâce à l'appui du célèbre compositeur Alfred Newman[21], il gagne la confiance des studios Universal[32] qui ne tardent pas à lui confier la musique du western dramatique Seuls sont les indomptés en 1962[33], avant qu'il n'écrive celle de Freud, passions secrètes de John Huston, pour laquelle il est cité pour la première fois à l'Oscar de la meilleure musique[34]. S'inscrivant dans les pas de pionniers comme Leonard Rosenman[37], la partition atonale qu'il compose pour Freud, passions secrètes s'inspire autant de la Seconde école de Vienne[38],[39] que de l'esthétique de Béla Bartók (à qui il emprunte un fragment de l'adagio de sa Musique pour cordes, percussion et célesta pour le thème de l'hypnose[38]). Après cette nomination aux Oscars, il enchaîne les contrats avec les plus grands studios, dont la 20th Century Fox[40]. En 1964, il expérimente de nouveau l'écriture atonale pour le drame Shock Treatment[41] puis, un an plus tard, pour le film d'espionnage Station 3 : Ultra Secret dont la musique est bâtie sur un thème sériel[38].
Loin de se cantonner à la musique d'avant-garde, il est aussi capable de produire des mélodies simples et intimistes pour des films plus dramatiques comme Le Lys des champs ou Un coin de ciel bleu[42], du jazz « baroque » à la Jacques Loussier pour Les Filles du code secret[38], voire des pastiches humoristiques dans le style d'Henry Mancini pour des parodies comme Notre Homme Flint ou sa suite F comme Flint[43]. En 1966, il renoue avec la science-fiction en composant la bande originale de L'Opération diabolique de John Frankenheimer qui mêle écriture atonale et musique baroque à connotation religieuse[38]. Et, dans un tout autre registre, il écrit une partition de style héroïque pour Le Crépuscule des aigles[44], avant de mêler influences asiatiques et occidentales sur La Canonnière du Yang-Tsé de Robert Wise[45].
En 1968, il compose une musique sérielle pour La Planète des singes que réalise son ami Franklin J. Schaffner[46] d'après le roman homonyme de Pierre Boulle. Considérée comme l'un des sommets de sa période expérimentale[47],[48],[38],[34], cette partition utilise un orchestre composé de nombreuses percussions, de timbres exotiques[38] et tire également profil de l'utilisation de l'échoplex, permettant de créer un effet d'écho pour certains instruments[49]. L'année suivante, pour L'Homme tatoué d'après Ray Bradbury, il écrit un thème très mélodique qui contraste avec des pistes violemment atonales[38].
Avec Patton de Franklin J. Schaffner qui sort en 1970, il écrit un célèbre thème construit à partir d'un motif répétitif[51] joué par le pupitre des trompettes et traité par l'échoplex[50]. La même année, il compose aussi la bande originale de Tora ! Tora ! Tora ! de Richard Fleischer, un autre film de guerre, sans oublier celle du téléfilm La Fraternité ou la Mort, teintée de jazz et dont l'atmosphère oppressante anticipe celle de La Malédiction[38].
Diversification et consécration (1971-1979)
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Au début des années 1970, en raison du succès des bandes originales de films comme Le Lauréat ou Easy Rider essentiellement constituées de morceaux de musique pop [52], on assiste à une certaine désaffection des partitions symphoniques au cinéma[53],[54]. Et, comme d'autres confrères[54], Goldsmith se tourne à nouveau vers la télévision pour laquelle il signe de nombreux thèmes dont celui de La Famille des collines[18], sans oublier la musique de la mini-série QB VII qui lui permet de remporter un Emmy Award[21]. Il continue toutefois d'expérimenter, notamment en écrivant une partition très avant-gardiste pour le film Satan, mon amour où il utilise des techniques aléatoires[55],[56] ; mais son style évolue et se diversifie afin de répondre à toutes ses commandes[57].
Pour le film d'aventure Papillon de Franklin J. Schaffner qui sort en 1973, il crée un célèbre thème[59] en forme de valse nostalgique à l'accordéon[60]. L'année suivante, il doit écrire une nouvelle partition pour le film Chinatown de Roman Polanski[61]. Composée en une dizaine de jours seulement pour un petit orchestre à cordes avec quatre pianos, quatre harpes, des percussions et une trompette soliste[61],[5], la bande originale de Chinatown repose sur une atmosphère poisseuse d'où se détache un Love Theme particulièrement mélancolique[62]. En 1975, deux ans avant que l'apogée de la saga Star Wars ne remette au goût du jour l'écriture symphonique au cinéma[63], il compose une musique spectaculaire et épique pour le film d'aventures Le Lion et le Vent, dominée par des percussions marocaines et des cuivres puissants[60],[45],[64].
La consécration viendra enfin en 1976, où il écrit une partition très sombre dans un style dissonant pour le film d'horreur La Malédiction, qui marquera les esprits pour l'utilisation très efficace de chœurs déclamant « Ave Satani », une messe satanique en latin[45],[57]. Sa contribution musicale, influencée par Igor Stravinsky[65] et surtout Carl Orff[45],[65], participera en large partie au succès du long métrage et sera d'ailleurs récompensée par un Oscar de la meilleure musique de film en 1977[66],[21]. Quelques années plus tard, il écrira la musique des deux volets suivants : Damien : La Malédiction 2 et La Malédiction finale[67]. Parallèlement, il participe aussi à l'essor du film catastrophe en signant la bande originale du Pont de Cassandra qui alterne passages lyriques et dissonants[68] et, deux ans plus tard, celle plus menaçante de L'Inévitable Catastrophe[69].

En 1977, il imagine une musique pleine de lyrisme pour L'Île des adieux de Franklin J. Schaffner, évocatrice des paysages océaniques entrevus dans le film, et qu'il considère comme l'une de ses plus réussies[70]. Après une première collaboration à la télévision[71], il retrouve le cinéaste Michael Crichton au cinéma en 1978. Il lui écrit d'abord la partition bartokienne de Morts suspectes[55] puis la virevoltante Grande Attaque du train d'or[72]. La même année, il compose la bande originale de Capricorn One, notable pour son générique en forme de marche impérieuse[60]. L'année suivante, il crée la musique d'Alien, le huitième passager de Ridley Scott, souvent jugée comme l'une de ses meilleures œuvres[38],[73],[74],[75]. S'ouvrant sur des images spatiales associées à une musique mystérieuse d'inspiration debussyste[76], ce thriller de science-fiction propose une bande originale en grande partie atonale qui recourt à des techniques déjà éprouvées dans La Planète des singes, dont l'utilisation de l'échoplex[74]. Pour Pierre Berthomieu, cette partition « éclaire la nature à la fois cérébrale et primitive, organique » qui caractérise selon lui son style musical[38].
La même année, il écrit la musique de Star Trek, le film de Robert Wise, un space opera pour lequel il crée une bande originale d'inspiration néo-romantique, puisant dans le répertoire de musiciens tels que Ralph Vaughan Williams[64],[77]. L'orchestre symphonique que requiert Star Trek est pléthorique[78]. En plus des instruments habituels, il comporte entre autres un saxophone ténor, des flûtes électroniques dont une flûte basse traitée à l'échoplex, sans oublier un pupitre de percussions démesuré, des synthétiseurs et de nombreux claviers acoustiques ou électriques[79]. Le compositeur signera par la suite la musique de quatre autres longs métrages de la saga dont Star Trek : Premier Contact où son propre fils Joel Goldsmith l'assiste dans son travail de composition[67].
Période « électronique » et maturité (1980-1996)
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À partir des années 1980, le langage de Goldsmith s'est progressivement assagi, tendant vers un style plus accessible et une esthétique plus romantique[57], même si les expérimentations du passé restent encore présentes en particulier sur Outland[80]. Dans le même temps, il continue d'œuvrer pour la télévision en signant entre autres une musique d'inspiration hébraïque pour la mini-série historique Masada qui lui offre un autre Emmy Award[21].
Au cours de cette décennie, on lui doit encore des contributions notables comme la bande originale de Poltergeist, un film d'épouvante produit par Steven Spielberg, pour lequel il écrit la fameuse berceuse de Carol-Anne[81] qui se distingue au sein d'un maelstrom orchestral marqué par l'expressionisme d'un Alban Berg[55]. Dans un style radicalement différent, il compose la musique des trois premiers films de la série des Rambo où il imagine pour le héros un thème nostalgique confié à la guitare et trompette soliste ainsi que des morceaux plus musclés pour les scènes d'action[82]. En 1983, la version cinématographique du célèbre feuilleton La Quatrième Dimension lui permet de rencontrer le cinéaste Joe Dante, avec qui il entretiendra une excellente relation jusqu'à sa toute dernière composition pour le cinéma[83] et pour qui il créera le thème principal délibérément grotesque et sautillant des comédies horrifiques Gremlins et Gremlins 2 : La nouvelle génération[84].
Après avoir inclus de nombreuses séquences électroniques dans L'Âge de cristal quelques années auparavant[12],[57], il écrit une partition entièrement réalisée avec un synthétiseur pour le film Runaway : L'Évadé du futur de Michael Crichton[85]. Par la suite, il recourt plus fréquemment aux sonorités électroniques qu'il intègre à l'orchestre[12], notamment pour le film fantastique Legend de Ridley Scott où il marie l'impressionnisme « magique » du Daphnis et Chloé de Ravel avec la musique celtique[86]. Mais il utilisera aussi des sons synthétiques pour des films plus traditionnels comme Le Grand Défi[85]. Parallèlement, il continue d'explorer la musique ethnique d'autres pays, par exemple avec la bande originale d'Under Fire nourrie des musiques latino-américaines et du jeu de guitare de Pat Metheny[87] ; ou encore celles de Congo et L'Ombre et la Proie, toutes deux inspirées par la musique africaine[21],[88]. Faisant un saut dans le temps, il écrit aussi ses premières musiques d'inspiration médiévales pour Cœur de lion de Franklin J. Schaffner puis, quelques années plus tard, pour Lancelot, le premier chevalier de Jerry Zucker[89].
À l'aube des années 1990, il commence une collaboration fructueuse avec le réalisateur Fred Schepisi[21] pour qui il signera la partition du film d'espionnage La Maison Russie, écrite pour un orchestre symphonique avec le saxophoniste de jazz Branford Marsalis[7]. Puis il fait la rencontre marquante de Paul Verhoeven[21], avec qui il entretiendra le même type de relation cordiale qu'il avait avec son défunt ami Franklin J. Schaffner[16]. Il signera d'abord la musique de Total Recall, un film de science-fiction qu'il habille d'un thème puissamment rythmé et percutant[90] ; puis Basic Instinct, un thriller qu'il dote d'une partition ensorceleuse et chargée d'érotisme[91]. Il écrit également des musiques plus intimistes ou romantiques pour des films comme Medicine Man ou Rudy[92].
Dernières années (1997-2003)
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Au fil des années 1990 et au tout début des années 2000, l'esthétique promue par le studio Media Ventures ne cesse de gagner du terrain[93]. Ce nouveau style évite les compositions trop élaborées pour leur substituer des plages sonores enveloppantes essentiellement basées sur l'efficacité de motifs musicaux répétitifs[94]. Malgré tout, Jerry Goldsmith continue d'être sollicité par les studios d'Hollywood, alors que d'autres compositeurs de la même génération sont progressivement mis à l'écart[89].
En 1997, le compositeur travaille sur des productions importantes comme Air Force One de Wolfgang Petersen[95], et surtout L.A. Confidential de Curtis Hanson pour lequel il signe une partition mâtinée d'électronique avec une trompette solo nostalgique qui fait écho à la fameuse bande originale de Chinatown[88]. L'année suivante, il compose la musique du dessin animé Mulan pour les studios Disney, seize ans après avoir écrit celle de Brisby et le Secret de NIMH, sa toute première bande originale pour un film d'animation[96].
En 1999, il signe une partition symphonique de grande ampleur[67] pour La Momie, un remake produit par les studios d'Universal Pictures du célèbre film d'horreur éponyme de 1932 avec Boris Karloff. Puis, la même année, il compose la bande originale du 13e Guerrier, une nouvelle évocation d'un univers médiéval où il développe une musique épique à mi-chemin entre le style du Lion et le vent et Lancelot, le premier chevalier[97].
Le début des années 2000 le voit toujours actif et il écrit entre autres la musique de L'Homme sans ombre, sa dernière partition pour Paul Verhoeven. Mais en 2002, il tombe malade et doit réduire drastiquement ses activités professionnelles[98]. Néanmoins, il parvient à signer ses dernières bandes originales en 2003 avec les Prisonniers du temps de Richard Donner (dont la partition ne sera finalement pas utilisée), puis Les Looney Tunes passent à l'action de son complice Joe Dante[98].
Mort et postérité
[modifier | modifier le code]Il décède à Beverly Hills dans la nuit du [98] des suites d'un cancer du côlon[99],[67], laissant derrière lui un héritage musical que revendiquent certains compositeurs actuels comme Marco Beltrami[100] ou Brian Tyler[67].
Ses recherches orchestrales et les caractéristiques de son style ont fait de lui un illustrateur musical réputé pour les films d'action, le cinéma fantastique et de science-fiction[101],[55]. Le foisonnement de sa musique, son énergie viscérale[102] et ses rythmiques saccadées menées à un train d'enfer ont donné un nouvel élan à de nombreuses scènes de combats ou de poursuites[92]. À Hollywood, Il faisait partie des compositeurs parmi les plus avant-gardistes[57] et a inspiré toute une génération de musiciens[103],[67],[21]. Plus largement, il aura contribué avec Alex North à redéfinir l'art de la composition musicale au cinéma[104], à l'instar de John Williams, sans toutefois connaître la même renommée[105],[2].
Vie privée
[modifier | modifier le code]Jerry Goldsmith a d'abord fait un premier mariage avec Sharon Hennagin avec qui il a eu quatre enfants[2] : Joel, Carrie, Ellen Edson et Jennifer Grossman[106]. Son premier fils Joel Goldsmith est lui aussi devenu compositeur pour le cinéma[2].
Il divorce en 1970 puis se remarie deux ans plus tard avec Carol Heather Sheinkopf, une autrice-compositrice[2] avec qui il aura un second fils prénommé Aaron[2].
Œuvres de concert
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Contrairement à John Williams, Jerry Goldsmith a peu écrit pour le concert[107]. Ses œuvres principales sont deux partitions d'inspiration sérielle : la cantate Christus Appolo (1969)[108] pour récitant, mezzo-soprano, chœurs et orchestre ; ainsi que la courte pièce Music for Orchestra (1970), commandée par Leonard Slatkin et l'Orchestre symphonique de Saint-Louis[109]. En 1999, coïncidant avec son 70e anniversaire, il compose la pièce Fireworks en hommage à la ville où il a toujours vécu, Los Angeles, et qu'il jouera au Hollywood Bowl avec l'Orchestre philharmonique de Los Angeles[110].
Certaines de ses compositions cinématographiques ont été adaptées sous forme de ballets. On peut citer entre autres l'adaptation de la bande originale d'Un coin de ciel bleu qui a été interprétée par le San Francisco Ballet en 1970[109], et celle de Capricorn One par la compagnie BalletMet à Colombus dans l'Ohio en 1989[109]. En Australie, son ballet Othello a été créé par l'Australian Ballet en 1971[109].
Dans les années 1990, il a dirigé également la musique d'autres compositeurs dont les œuvres de son ami et confrère Alex North[55]. C'est notamment lui qui enregistre en 1993 sa partition rejetée pour le film 2001, l'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick[111].
Fanfares
[modifier | modifier le code]Dès ses débuts professionnels, les studios de télévision et de cinéma lui commandent des fanfares pour accompagner l'apparition de leur logo à l'ouverture des films. Il compose d'abord l'illustration du logo de la Cinema International Corporation[112], avant d'écrire la fanfare de Paramount Television en 1976[109]. Puis il signe la musique d'accompagnement du logo de Carolco Pictures en 1987[109].
Au cours de la décennie suivante, il écrit la signature musicale du logo de Cinergi Pictures en 1993[109] puis signe celle qui accompagne le logo d'Universal Pictures en 1996[109]. Deux ans plus tard, il compose également la fanfare de la cérémonie des Oscars pour l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences[109].
Peu avant sa mort, on lui aussi l'illustration musicale du logo de C-2 Pictures en 2003[113].
Style musical
[modifier | modifier le code]Influences et spécificités
[modifier | modifier le code]Doté d'une solide formation classique[114],[115], Jerry Goldsmith était un musicien cultivé[115], exigeant avec lui-même comme avec son entourage[7] et qui n'hésitait pas à intégrer dans ses œuvres certaines innovations de la musique contemporaine[57]. Il a été influencé par des compositeurs comme Alban Berg[72], Igor Stravinsky, Béla Bartók et Aaron Copland[116], mais aussi par des confrères comme Alfred Newman[72], Miklós Rózsa et Bernard Herrmann[116]. Extrêmement protéiforme[65],[115], il maîtrisait aussi bien la musique sérielle[35], le style « sonoriste » à la manière de l'avant-garde polonaise des années 1960[76], les rythmes stravinskiens[57], les inspirations folkloriques ou ethniques[117], le jazz[38] et la musique de synthétiseur[85]. Du fait de cette faculté d'adaptation[103],[55], son style reste assez difficile à cerner[116],[118]. On peut toutefois le caractériser par son énergie rythmique[92],[120] et son inventivité en matière de timbre instrumental[121],[115].
On trouve dans sa musique de nombreux exemples de mesures irrégulières et de changements de rythmes[122],[121] qui constituent sa « marque de fabrique »[123]. Selon Pierre Berthomieu, certaines de ses compositions écrites pour des films d'action[125] ont amené une « complexité rythmique souvent sidérante » à la musique de film hollywoodienne[64].
Au niveau orchestral, il a entretenu une longue collaboration avec Arthur Morton et Alexander Courage, deux grands orchestrateurs spécialisés dans la musique de film[55]. Souvent innovant[115], parfois virtuose[45], l'orchestre de Goldsmith fait appel à une grande variété de timbres et de combinaisons :
- instruments rares : blaster beam[127], bols de cuisine[130], boobams[133], chalémie[134], gong de navire[136], klaxon[137], machine à vent[138], piano préparé[140], rub rods[141], serpent[145], flûte à coulisse[147], water chimes[151], etc. ;
- timbres exotiques : angklung[132], chophar[153], conque[154], cuíca[155], didgeridoo[154], rhombe[132], tambour à fente[132], etc. ;
- modes de jeu inhabituels : flatterzunge[160], jeu à l'intérieur du piano[163], jeu dans une embouchure de cor retournée[167], jeux spéciaux sur les cordes[170], hurlements et grognements[174], percussions préparées[176], quarts de ton[177], registre suraigu[181], timbales frappées sur leur fût métallique[182], etc.
Rapport à l'image
[modifier | modifier le code]Sur le plan dramaturgique et dans sa relation à l'image, l'approche de Goldsmith se distingue souvent par sa liberté par rapport aux codes de la musique cinématographique et par la recherche d'un certain décalage[20]. Ainsi, dans Freud, passions secrètes de John Huston, il préfère utiliser une trame atonale basée sur le travail de musiciens du début du XXe siècle comme Arnold Schönberg et Alban Berg plutôt que d'opter pour des valses de Vienne comme pouvaient en écrire des musiciens contemporains du jeune Sigmund Freud comme Johann Strauss II[39]. À l'inverse, lorsqu'il décide d'utiliser des formes musicales plus conventionnelles comme une simple valse viennoise dans le film Ces garçons qui venaient du Brésil de Franklin J. Schaffner[183], il leur injecte des éléments rythmiques, harmoniques ou orchestraux peu orthodoxes, que le musicologue Sergio Miceli nomme des « substances toxiques », qui vont apporter un vent de fraicheur et de modernité à la bande originale[5].
Il était également très attentif au montage de la musique dans le film et savait réserver toute sa place au silence afin d'intensifier le suspense ou de laisser place aux dialogues et autres effets sonores[184]. De plus, sa musique s'inscrivait parfois dans une dimension dramatique supplémentaire, ne cherchant pas nécessairement à coller à ce qui est vu à l'écran[185]. On trouve dans son œuvre de nombreuses partitions construites sur plusieurs niveaux. Par exemple, dans Patton, un biopic basé sur la vie du général George Patton, il crée non seulement la marche militaire attendue dans ce film de guerre mais également un choral religieux et une fanfare. Cette dernière est construite sur un célèbre motif de trompettes traité par l'échoplex, qui fait référence à la croyance en la réincarnation du personnage principal[186]. De même, sa musique pour Rambo peut s'analyser sur deux niveaux : tout d'abord un thème principal introspectif qui renvoie à une certaine conception de la ballade américaine nostalgique, évoquant autant l'americana qu'une sorte de western idéalisé[20] ; et une partition plus extérieure, symphonique et à base de percussions martiales[187] qui illustre l'arrière-plan de chasse à l'homme qui constitue la majeure partie du film[188].
Filmographie
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Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques IMDb, présente dans la section « Liens externes ».
Cinéma
[modifier | modifier le code]Longs métrages
[modifier | modifier le code]Années 1950
[modifier | modifier le code]- 1957 : L'homme au bandeau noir (en) (Black Patch) de Allen H. Miner
- 1959 : La Cité de la peur (City of Fear) d'Irving Lerner
- 1959 : Le Salaire de la haine (Face of a Fugitive) de Paul Wendkos
Années 1960
[modifier | modifier le code]- 1960 : Blue Jeans 1920 (Studs Lonigan) d'Irving Lerner
- 1960 : Les Rôdeurs de la plaine (Flaming Star) de Don Siegel (non crédité au générique)
- 1962 : Marchands de crime (en) (Cain's hundred) de Boris Sagal
- 1962 : Seuls sont les indomptés (Lonely Are the Brave) de David Miller
- 1962 : Freud, passions secrètes (Freud) de John Huston
- 1962 : L'Homme de Bornéo (The Spiral Road) de Robert Mulligan
- 1963 : Le Téléphone rouge (A Gathering of Eagles) de Delbert Mann
- 1963 : Les Loups et l'agneau (The Stripper) de Franklin J. Schaffner
- 1963 : Ah! Si papa savait ça (Take Her, She's Mine) de Henry Koster
- 1963 : Le Dernier de la liste (The List of Adrian Messenger) de John Huston
- 1963 : Pas de lauriers pour les tueurs (The Prize) de Mark Robson
- 1963 : Le Lys des champs (Lilies of the Field) de Ralph Nelson
- 1964 : Sept jours en mai (Seven Days in May) de John Frankenheimer
- 1964 : Shock Treatment de Denis Sanders
- 1964 : To Trap a Spy (en) de Don Medford
- 1964 : Rio Conchos de Gordon Douglas
- 1964 : Le Crash mystérieux (Fate is the hunter) de Ralph Nelson
- 1965 : Station 3 ultra secret (The Satan Bug) de John Sturges
- 1965 : Morituri de Bernhard Wicki
- 1965 : Un coin de ciel bleu (A Patch of Blue) de Guy Green
- 1965 : L'Express du colonel Von Ryan (Von Ryan's Express) de Mark Robson
- 1965 : Première victoire (In Harm's Way) de Otto Preminger
- 1965 : L'Extase et l'Agonie (The Agony and the Ecstasy) de Carol Reed (prologue)[189]
- 1966 : Le Dortoir des anges (The Trouble with Angels) de Ida Lupino
- 1966 : Notre Homme Flint (Our Man Flint) de Daniel Mann
- 1966 : La Diligence vers l'Ouest (Stagecoach) de Gordon Douglas
- 1966 : L'Opération diabolique (Seconds) de John Frankenheimer
- 1966 : Le Crépuscule des aigles (The Blue Max) de John Guillermin
- 1966 : La Canonnière du Yang-Tsé (The Sand Pebbles) de Robert Wise
- 1967 : La Nuit des assassins (Warning Shot) de Buzz Kulik
- 1967 : F comme Flint (In Like Flint) de Gordon Douglas
- 1967 : Une sacrée fripouille (The Flim-Flam Man) de Irvin Kershner
- 1967 : Sept secondes en enfer (Hour of the Gun) de John Sturges
- 1968 : Les Filles du code secret (Sebastian) de David Greene
- 1968 : Bandolero! de Andrew V. Mc Laglen
- 1968 : La Planète des singes (Planet of the Apes) de Franklin J. Schaffner
- 1968 : Le Détective (The Detective) de Gordon Douglas
- 1969 : L'Homme tatoué (The Illustrated Man) de Jack Smight
- 1969 : Les 100 fusils (100 Rifles) de Tom Gries
- 1969 : Justine de George Cukor
- 1969 : L'Homme le plus dangereux du monde (The Chairman) de J. Lee Thompson
Années 1970
[modifier | modifier le code]- 1970 : Patton de Franklin J. Schaffner
- 1970 : Rio Lobo de Howard Hawks
- 1970 : La Balade du bourreau (The Traveling Executioner) de Jack Smight
- 1970 : Tora ! Tora ! Tora ! de Richard Fleischer
- 1970 : Un nommé Cable Hogue (The Ballad of Cable Hogue) de Sam Peckinpah
- 1971 : Deux Hommes dans l'Ouest (Wild Rovers) de Blake Edwards
- 1971 : Les Évadés de la planète des singes (Escape from the Planet of the Apes) de Don Taylor
- 1971 : Satan, mon amour (The Mephisto Waltz) de Paul Wendkos
- 1971 : Les Complices de la dernière chance (The Last Run) de Richard Fleischer
- 1972 : The Man (en) de Joseph Sargent
- 1972 : L'Autre (The Other) de Robert Mulligan
- 1972 : La Poussière, la Sueur et la Poudre (The Culpepper Cattle Co.) de Dick Richards (générique)
- 1973 : Le Fauve (Shamus) de Buzz Kulik
- 1973 : Ace Eli and Rodger of the Skies de John Erman
- 1973 : Un petit Indien (One little Indian) de Bernard McEveety
- 1973 : Papillon de Franklin J. Schaffner
- 1973 : Don Angelo est mort (The Don is dead) de Richard Fleischer
- 1974 : Les 'S' Pions (S* P* Y* S) de Irvin Kershner
- 1974 : Chinatown de Roman Polanski
- 1974 : Un homme voit rouge (Ransom) Casper Wrede
- 1975 : La Chevauchée terrible (Take a Hard Ride) de Antonio Margheriti
- 1975 : La Mort en rêve (The Reincarnation of Peter Proud) de J. Lee Thompson
- 1975 : Le Lion et le vent (The Wind and the Lion) de John Milius
- 1975 : Le Solitaire de Fort Humboldt (Breakheart Pass) de Tom Gries
- 1975 : L'Évadé (Breakout) de Tom Gries
- 1976 : La Loi de la haine (The Last Hard Men) d'Andrew V. McLaglen (réutilisation de musiques de Jerry Goldsmith écrites pour d'autres films)[71]
- 1976 : Le Pont de Cassandra (The Cassandra Crossing) de George Pan Cosmatos
- 1976 : L'Âge de cristal (Logan's Run) de Michael Anderson
- 1976 : La Malédiction (The Omen) Oscar winner. De Richard Donner
- 1976 : Haute Tension (en) (High Velocity) de Remi Kramer
- 1977 : L'Ultimatum des trois mercenaires (Twilight's Last Gleaming) de Robert Aldrich
- 1977 : L'Ile des adieux (Islands in the Stream) de Franklin J. Schaffner
- 1977 : Les Survivants de la fin du monde (Damnation Alley) de Jack Smight
- 1977 : MacArthur, le général rebelle (MacArthur) de Joseph Sargent
- 1978 : Morts suspectes (Coma) de Michael Crichton
- 1978 : Damien, la malédiction II (Damien: Omen II) de Don Taylor
- 1978 : Ces garçons qui venaient du Brésil (The Boys from Brazil) de Franklin J. Schaffner
- 1978 : L'Inévitable Catastrophe (The Swarm) de Irwin Allen
- 1978 : Capricorn One de Peter Hyams
- 1978 : Magic de Richard Attenborough
- 1979 : La Grande Attaque du train d'or (The First Great Train Robbery) de Michael Crichton
- 1979 : Smash (en) (Players) de Anthony Harvey
- 1979 : Alien, le huitième passager (Alien) de Ridley Scott
- 1979 : Star Trek, le film (Star Trek: The Motion Picture) de Robert Wise
Années 1980
[modifier | modifier le code]- 1980 : Cabo Blanco de J. Lee Thompson
- 1981 : La Malédiction finale (Omen III : The Final Conflict) de Graham Baker
- 1981 : La Salamandre (The Salamander) de Peter Zinner
- 1981 : L'Homme dans l'ombre (Raggedy Man), de Jack Fisk
- 1981 : Outland de Peter Hyams
- 1981 : Inchon de Terence Young
- 1982 : La Nuit de l'évasion (Night Crossing) de Delbert Mann
- 1982 : Brisby et le Secret de NIMH (The Secret of NIMH) de Don Bluth
- 1982 : A armes égales (The Challenge) de John Frankenheimer
- 1982 : Rambo (First Blood) de Ted Kotcheff
- 1982 : Poltergeist de Tobe Hooper
- 1983 : La Quatrième Dimension, le film (Twilight Zone : the movie) de John Landis, Steven Spielberg, Joe Dante et George Miller
- 1983 : Psychose II (Psycho II) de Richard Franklin
- 1983 : Under Fire de Roger Spottiswoode
- 1984 : Manhattan Solo (The Lonely Guy) de Arthur Hiller
- 1984 : Supergirl de Jeannot Szwarc
- 1984 : Gremlins de Joe Dante
- 1984 : Runaway : L'Évadé du futur (Runaway) de Michael Crichton
- 1985 : Baby: Le secret de la légende oubliée (Baby: Secret of the Lost Legend) de Bill L. Norton
- 1985 : Rambo 2 : La Mission (Rambo : First Blood Part II) de George Pan Cosmatos
- 1985 : Allan Quatermain et les Mines du roi Salomon (King Solomon's Mines) de J. Lee Thompson
- 1985 : Explorers de Joe Dante
- 1985 : Legend de Ridley Scott (version européenne)
- 1986 : Poltergeist 2 (Poltergeist II: The Other Side) de Brian Gibson
- 1986 : Le Grand Défi (Hoosiers) de David Anspaugh
- 1986 : Link de Richard Franklin
- 1987 : Cœur de lion (Lionheart) de Franklin J. Schaffner
- 1987 : L'Aventure intérieure (Innerspace) de Joe Dante
- 1987 : Extrême Préjudice (Extreme Prejudice) de Walter Hill
- 1987 : Assistance à femme en danger (Rent-a-Cop) de Jerry London
- 1988 : Futur immédiat, Los Angeles 1991 (Alien nation) de Graham Baker (musique rejetée)[190]
- 1988 : La Loi criminelle (Criminal Law) de Martin Campbell
- 1988 : Rambo 3 (Rambo III) de Peter MacDonald
- 1989 : Leviathan de George Pan Cosmatos
- 1989 : Les Banlieusards (The 'burbs) de Joe Dante
- 1989 : Warlock de Steve Miner
- 1989 : Star Trek 5 : L'Ultime Frontière (Star Trek V: The Final Frontier) de William Shatner
Années 1990
[modifier | modifier le code]- 1990 : La Maison Russie (The Russia House) de Fred Schepisi
- 1990 : Gremlins 2 : La nouvelle génération (Gremlins 2: The New Batch) de Joe Dante
- 1990 : Total Recall de Paul Verhoeven
- 1991 : Jamais sans ma fille (Not Without My Daughter) de Brian Gilbert
- 1991 : Les Nuits avec mon ennemi (Sleeping with the Enemy) de Joseph Ruben
- 1992 : Medicine Man de John McTiernan
- 1992 : Love Field de Jonathan Kaplan
- 1992 : Mom and Dad Save the World de Greg Beeman
- 1992 : Mr. Baseball (Mr. Baseball) de Fred Schepisi
- 1992 : Basic Instinct de Paul Verhoeven
- 1992 : Forever Young de Steve Miner
- 1992 : Gladiateurs (Gladiator) de Rowdy Herrington (musique rejetée)[190]
- 1992 : L'Œil public (The Public Eye) de Howard Franklin (musique rejetée)[190]
- 1993 : Panique sur Florida Beach (Matinee) de Joe Dante
- 1993 : Rudy de David Anspaugh
- 1993 : Six degrés de séparation (Six Degrees of Separation) de Fred Schepisi
- 1993 : La Disparue (The Vanishing) de George Sluizer
- 1993 : Malice de Harold Becker
- 1993 : Denis la Malice (Dennis the Menace) de Nick Castle
- 1994 : La Rivière sauvage (The River Wild) de Curtis Hanson
- 1994 : L'Amour en équation (I.Q.) de Fred Schepisi
- 1994 : The Shadow de Russell Mulcahy
- 1994 : Belles de l'Ouest (Bad Girls) de Jonathan Kaplan
- 1994 : Angie de Martha Coolidge
- 1995 : Powder de Victor Salva
- 1995 : Babe, le cochon devenu berger de Chris Noonan (musique rejetée)[190]
- 1995 : Congo de Frank Marshall
- 1995 : Lancelot, le premier chevalier (First Knight) de Jerry Zucker
- 1996 : City Hall de Harold Becker
- 1996 : Poursuite (Chain Reaction) de Andrew Davis)
- 1996 : Star Trek : Premier Contact (Star Trek: First Contact) de Jonathan Frakes
- 1996 : L'Ombre et la proie (The Ghost and the Darkness) de Stephen Hopkins
- 1996 : Ultime décision (Executive Decision) de Stuart Baird
- 1996 : Deux Jours à Los Angeles (Two Days in the Valley) de John Herzfeld (musique rejetée)[190]
- 1997 : Créatures féroces (Fierce Creatures) de Fred Schepisi
- 1997 : L.A. Confidential de Curtis Hanson
- 1997 : À couteaux tirés (The Edge) de Lee Tamahori
- 1997 : Air Force One de Wolfgang Petersen
- 1998 : Un cri dans l'océan (Deep Rising) de Stephen Sommers
- 1998 : Mulan de Barry Cook et Tony Bancroft
- 1998 : Small Soldiers de Joe Dante
- 1998 : Star Trek : Insurrection (Star Trek: Insurrection) de Jonathan Frakes
- 1998 : U.S. Marshals de Stuart Baird
- 1999 : La Momie (The Mummy) de Stephen Sommers
- 1999 : Hantise (The Haunting) de Jan de Bont
- 1999 : Le 13e Guerrier (The 13th Warrior) de John McTiernan
Années 2000
[modifier | modifier le code]- 2000 : L'Homme sans ombre (Hollow Man) de Paul Verhoeven
- 2000 : Sale Môme (Disney's The Kid) de Jon Turteltaub (musique rejetée)[190]
- 2001 : Le Masque de l'araignée (Along Came a Spider) de Lee Tamahori
- 2001 : Le Dernier Château (The Last Castle) de Rod Lurie
- 2002 : La Somme de toutes les peurs (The Sum of All Fears) de Phil Alden Robinson
- 2002 : Star Trek : Nemesis de Stuart Baird
- 2003 : Prisonniers du temps (Timeline) de Richard Donner (musique rejetée)[190]
- 2003 : Les Looney Tunes passent à l'action (Looney Tunes : Back in Action) de Joe Dante
Courts métrages
[modifier | modifier le code]- 1964 : The General with the Cockeyed Id de John Sutherland
- 2001 : Soarin' Over California de Rick Rothschild (musique d'accompagnement pour un flying theater)[113]
- 2004 : Mahal Kita de Rickey A. Layman II
Télévision
[modifier | modifier le code]Séries télévisées
[modifier | modifier le code]- 1954 : The Lineup (en)
- 1954 : Climax!
- 1959 : Playhouse 90
- 1959-1962 : General Electric Theater (6 épisodes)
- 1960 : La Quatrième Dimension (The Twilight Zone)
- 1960 : Full Circle (en) (thème)
- 1960 : Pete and Gladys (en) (thème)
- 1960 : Thriller
- 1961 : Le Jeune Docteur Kildare (Doctor Kildare)
- 1964 : Des agents très spéciaux (The man from U.N.C.L.E.)
- 1964 : Voyage au fond des mers (Voyage to the Bottom of the Sea) (1 épisode)
- 1969 : Room 222
- 1972 : La Famille des collines (The Waltons)
- 1972 : Anna et le Roi (Anna and the King)
- 1973 : Police Story
- 1973 : Barnaby Jones
- 1973 : Hawkins (en) (Hawkins On Murder) de Jud Taylor
- 1974 : QB VII
- 1981 : Masada
- 1986 : Histoires fantastiques (Amazing Stories) (épisode « Boo! »)
- 1987 : Star Trek : La Nouvelle Génération (Star Trek: The Next Generation) (thème)
- 1990 : H.E.L.P. (en) (thème)
- 1995 : Star Trek : Voyager (thème)
Téléfilms
[modifier | modifier le code]- 1953 : The Clay of Kings d'Albert McCleery
- 1956 : The Wanderer de Harry Horner (sous le nom de Jerrald K. Goldsmith)
- 1957 : World in White de Robert Stevens
- 1960 : The Gambler, the Nun, and the Radio (en) de James B. Clark et Albert Marre
- 1962 : The Expendables
- 1968 : Nick Quarry (court métrage TV) de Walter Grauman
- 1968 : CBS Playhouse (en) (épisode The People Next Door (en)) de David Greene
- 1970 : Prudence and the Chief de Marc Daniels
- 1970 : La Fraternité ou la Mort (The Brotherhood of the Bell) de Paul Wendkos
- 1971 : A Step Out of Line de Bernard McEveety
- 1971 : Do Not Fold, Spindle or Mutilate (en) de Ted Post
- 1971 : Crosscurrent de Jerry Thorpe
- 1971 : The Homecoming: A Christmas Story de Fielder Cook
- 1972 : Lights Out d'Alvin Boretz et Arch Oboler
- 1972 : Crawlspace de John Newland et Buzz Kulik
- 1972 : Pursuit de Michael Crichton
- 1973 : Le Poney rouge (The Red Pony) de Robert Totten
- 1973 : The Going Up of David Lev de James F. Collier
- 1974 : Indict and Convict de Boris Sagal
- 1974 : Le Lys de Brooklyn (A Tree Grows in Brooklyn) de Joseph Hardy
- 1974 : Winter Kill de Jud Taylor
- 1975 : A Girl Named Sooner (en) de Delbert Mann
- 1975 : Medical Story (en) de Gary Nelson
- 1975 : Babe de Buzz Kulik
- 1976 : The Hemingway Play de Don Taylor
- 1977 : Contract on Cherry Street (en) de William A. Graham
- 1983 : Dusty de Don Medford
- 1992 : The Bogie Man de Charles Gormley
Distinctions
[modifier | modifier le code]Durant toute sa carrière, Goldsmith a reçu un total de 18 nominations à l'Oscar de la meilleure musique[66] (ce qui en fait un des compositeurs les plus nommés dans cette catégorie), ainsi que 9 nominations aux Golden Globes[191] et a remporté un Oscar[66] et cinq Emmy Awards[192].
Récompenses et nominations
[modifier | modifier le code]
Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section figurent dans l'ouvrage "The encyclopedia of film composers" de Thomas Hischak[193].
AFI
[modifier | modifier le code]L'American Film Institute a classé les musiques de Jerry Goldsmith pour les films Chinatown (1974) et La Planète des singes (1968) respectivement à la 9e place et à la 18e place au classement de l'AFI des 25 meilleures musiques de films[216]. Ils sont uniquement cinq compositeurs à avoir plus d'une musique figurant dans ce classement, avec Elmer Bernstein, Bernard Herrmann, Max Steiner, et John Williams[216].
Ont également été nommées pour être intégrées au classement[217] :
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Norbert Creutz, « Avec Jerry Goldsmith, Hollywood perd son musicien de référence », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne).
- (en) John Fitzpatrick, « Goldsmith, Jerry (1929-2004), composer of film music »
, sur American National Biography, (consulté le ).
- Hischak 2015, p. 272.
- ↑ Dupuis 2014, p. 13.
- Miceli 2013, p. 169.
- Desrichard, Djoumi et Desbrosses 2024, p. 3.
- Karlin 1995.
- ↑ Dans le documentaire que lui a consacré Fred Karlin en 1995, on apprend aussi que ses parents l'ont vivement encouragé en lui permettant de bénéficier de la meilleure éducation musicale possible[7].
- ↑ (en) Carrie Goldsmith, « Deconstructing Dad : The Unfinished Life and Times of Jerry Goldsmith », sur freeclyde.com (version du sur Internet Archive), p. 3.
- ↑ Dans un recueil de souvenirs, sa fille Carrie a écrit que la famille juive de la mère de Jerry Goldsmith était issue de Roumanie[9].
- ↑ (en) Vincent Brook, You Should See Yourself : Jewish Identity in Postmodern American Culture, New Brunswick (New Jersey), Rutgers University Press, (ISBN 978-0813538457), p. 95-96.
- Houben 2002, p. 289.
- ↑ Notes de Jeff Bond extraites du livret du CD Planet Of The Apes (The Original Motion Picture Soundtrack), Jerry Goldsmith, 1997, Varèse Sarabande, VSD 5848, p. 8.
- Dupuis 2014, p. 14.
- (en) Laurence E. MacDonald, The Invisible Art of Film Music : A Comprehensive History, New York, Ardsley House Publishers, (ISBN 978-1880157565), p. 205.
- Russell et Young 2000, p. 61.
- Russell et Young 2000, p. 59.
- Musiker et Musiker 1998, p. 100.
- ↑ Jousse 2022, p. 14.
- « Les musiques de Jerry Goldsmith », sur FIP, (consulté le ).
- Burlingame 2004.
- ↑ Dupuis 2014, p. 15.
- ↑ Dupuis 2014, p. 163-164.
- ↑ Dupuis 2014, p. 17.
- ↑ Portrait in Celluloid sur l’Internet Movie Database.
- ↑ Dès le milieu des années 1950, il travaillera avec John Frankenheimer sur la musique de plusieurs épisodes de la série télévisée Climax! dont Portrait in Celluloid (1955)[25].
- (fr + de) Didier Leprêtre, « Interview de Jerry Goldsmith », Dreams to Dream…s, no 12, hiver 1998-1999 (ISSN 1295-8492).
- ↑ Berthomieu 2004, p. 81.
- ↑ Dupuis 2014, p. 18-19.
- ↑ Dasnoy et Lejeune 2017, p. 28.
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- ↑ « Fiche biographique de Jerry Goldsmith », sur universalmusic.fr (consulté le ).
- ↑ Dupuis 2014, p. 11.
- Dasnoy et Lejeune 2017, p. 29.
- Berthomieu 2013, p. 682.
- ↑ Michel Chion, La musique au cinéma, Paris, Fayard, (ISBN 978-2-21359-466-8), p. 411.
- ↑ En 1955, c'est Leonard Rosenman qui signe la toute première bande originale dodécaphonique du cinéma hollywoodien, pour le film La Toile d'araignée de Vincente Minnelli[35],[36].
- Berthomieu 2013, p. 683.
- Alain Lacombe et Claude Rocle, La musique du film, Paris, Van de Velde, (ISBN 978-2862990057), p. 70.
- ↑ Dupuis 2014, p. 12.
- ↑ Berthomieu 2013, p. 681-682.
- ↑ Dupuis 2014, p. 113.
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- ↑ Berthomieu 2004, p. 60.
- Hischak 2015, p. 276.
- ↑ Russell et Young 2000, p. 61-62.
- ↑ Nicolas Saada, « Jerry Goldsmith : Planet of the Apes (Intrada) », Cahiers du cinéma, hors-série « Musiques au cinéma », , p. 124 (ISSN 0008-011X).
- ↑ Dupuis 2014, p. 78.
- ↑ Dupuis 2014, p. 80.
- Berthomieu 2004, p. 100.
- ↑ Selon Pierre Berthomieu, ce motif incomplet et comme « suspendu » s'apparente à une « question sans réponse » dans la veine d'un Charles Ives[50].
- ↑ Jousse 2022, p. 145.
- ↑ Michel Chion, La musique au cinéma, Paris, Fayard, (ISBN 978-2-21359-466-8), p. 141-142.
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- ↑ (en) Earle Hagen, Advanced techniques for film scoring : A complete text, Los Angeles, Alfred Music, (ISBN 978-0882844473), p. 50.
- Jousse 2022, p. 128.
- ↑ Livret du CD Papillon (Bande Originale Du Film), Jerry Goldsmith, 2002, Universal Music France, 017 179-2, p. 14.
- ↑ Le thème principal de Papillon sera même chanté par Nicoletta sous le titre Toi qui regarde la mer en 1973[58].
- Dupuis 2014, p. 106.
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- ↑ (en) Laurence E. MacDonald, The Invisible Art of Film Music : A Comprehensive History, New York, Ardsley House Publishers, (ISBN 978-1880157565), p. 264.
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- Cédric Delelée, « La musique d'Alien : Désaccords parfaits », Mad Movies Classic, hors-série, vol. 34, no 80, , p. 72 (ISSN 0338-6791).
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- ↑ Bond 2004, p. 16.
- ↑ Miceli 2013, p. 164.
- ↑ Berthomieu 2013, p. 177.
- ↑ Pierre Berthomieu explique que Jerry Goldsmith « aime à amorcer une musique dans une secousse, un impact » et insiste aussi sur « l'urgence vitale », le caractère foisonnant, affirmatif et même « viscéral » qui imprègne ses compositions[119].
- Alain Lacombe et Claude Rocle, La musique du film, Paris, Van de Velde, (ISBN 978-2862990057), p. 237.
- ↑ Dupuis 2014, p. 71.
- ↑ Dupuis 2014, p. 53.
- ↑ (pt-BR) Guilherme de Martino, Trilhas Sonoras : A música no cinéma em 100 compositores, Clube de Autores, (ISBN 978-6500063738), p. 81.
- ↑ Parmi ses nombreux morceaux écrits pour des séquences d'action ou de poursuites, Guilherme de Martino note que Antonio's Death (Papillon) fait partie des « grands moments » du célèbre film de Franklin J. Schaffner[124]. Quant à son biographe Mauricio Dupuis, il cite en exemple des pistes comme Raisuli attacks (Le Lion et le Vent), Breakout (Capricorn One), Breakaway (Alien, le huitième passager) ou Hot Water (Outland)[90].
- ↑ Dupuis 2014, p. 133-135.
- ↑ Créé par Craig Huxley, le blaster beam (en) est utilisé dans Star Trek, le film[126].
- Olivier Rajchman, « La Planète des singes : école primate », Première Classics, no 5, , p. 41 (ISSN 2605-8472).
- ↑ Dupuis 2014, p. 46.
- ↑ On peut entendre très distinctement leur sonorité métallique dans La Planète des singes[128],[129],[7].
- ↑ James Holland (préf. Pierre Boulez), Percussion, Paris, Hatier, (ISBN 2218047926), p. 52-54.
- Dupuis 2014, p. 133.
- ↑ Les boobams (en) sont des percussions chromatiques composées de bambous de différentes tailles dont le sommet est recouvert d'une membrane de peau comme les bongos[131]. Goldsmith les utilise entre autres dans Star Trek, le film[132].
- ↑ Dupuis 2014, p. 49.
- Bond 2004, p. 14.
- ↑ On entend un gong électrique utilisé dans la navigation maritime dans la bande originale de la série télévisée Voyage au fond des mers[135].
- ↑ Un son de vieux klaxon de voiture surgit brutalement au beau milieu de la bande originale de l'épisode It's a Good Life, réalisé par Joe Dante dans le film à sketches La Quatrième Dimension[135].
- ↑ La machine à vent est notamment utilisée dans Le Crépuscule des aigles[115].
- ↑ (en) Derrick Bang, Crime and Spy Jazz on Screen Since 1971 : A History and Discography, Jefferson (Caroline du Nord), McFarland & Company, (ISBN 978-1476681634, présentation en ligne), p. 72.
- ↑ Un piano préparé est requis par exemple sur certaines pistes de Chinatown[139].
- ↑ Dans le documentaire de Fred Karlin, on peut voir le percussionniste Emil Richards jouer de cet instrument très rare. Le rub rods est composé de plusieurs tiges d'aluminium dont le frottement produit une sonorité éthérée que l'on entend notamment dans Poltergeist[7].
- ↑ Notes de Kevin Mulhall, extraites du livret du CD Patton - Tora! Tora! Tora!, Jerry Goldsmith, 1997, VSD-5796, Varèse Sarabande, p. 6.
- ↑ Notes de Mike Matessino, extraites du livret du CD Alien (Complete Original Motion Picture Soundtrack), Jerry Goldsmith, 2007, Intrada Records, MAF 7102, p. 5.
- ↑ Dupuis 2014, p. 50-51.
- ↑ Déjà utilisé par Bernard Herrmann dans la bande originale du film Voyage au centre de la Terre, on l'entend dans Tora ! Tora ! Tora ![142] et Alien, le huitième passager pour symboliser la présence du Xénomorphe[143],[144].
- ↑ Dupuis 2014, p. 82.
- ↑ Une flûte à coulisse basse est utilisée dans La Planète des singes[146].
- ↑ Dupuis 2014, p. 137.
- ↑ (en) John H. Beck, Encyclopedia of Percussion, Londres, Routledge, (ISBN 978-0415971232, lire en ligne), p. 105.
- ↑ (en) « Jerry Goldsmith's Planet of the Apes : Featuring: Emil Richards and William V. Malpede », sur Academy of Scoring Arts, (consulté le ).
- ↑ Utilisé dans la bande originale de Star Trek, le film[148], cet instrument au fonctionnement similaire au gong d'eau a été inventé par Emil Richards[149], le célèbre percussionniste qui jouait également dans l'orchestre de La Planète des singes[150].
- ↑ Dupuis 2014, p. 85.
- ↑ Également appelé « corne de bélier », il retentit au cours d'une terrible scène de chasse à l'homme dans La Planète des singes[128],[152].
- Dupuis 2014, p. 48.
- ↑ Dupuis 2014, p. 84.
- ↑ Marc Vignal (dir.), Dictionnaire de la musique, Paris, Larousse, (ISBN 978-2035936240), p. 531.
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- ↑ (en) Bill Wrobel, « Potpourri of rundowns (written music score analysis) », sur Film Score Rundowns, (consulté le ), p. 69.
- ↑ Appelée aussi « flutter tonguing », cette technique ressemblant au trémolo et propre aux instruments à vent est très utilisée dans la musique contemporaine[156]. Jerry Goldsmith s'en sert sur les flûtes[157] ou les cuivres, en particulier pour créer les « sons véritablement terrifiants » d'Alien, le huitième passager[158]. Dans ce film, il va même jusqu'à demander ce mode de jeu aux deux joueurs de serpent[159].
- Notes de Mike Matessino, extraites du livret du CD Alien (Complete Original Motion Picture Soundtrack), Jerry Goldsmith, 2007, Intrada Records, MAF 7102, p. 14.
- ↑ Notes de Mike Matessino, extraites du livret du CD Alien (Complete Original Motion Picture Soundtrack), Jerry Goldsmith, 2007, Intrada Records, MAF 7102, p. 15.
- ↑ L'instrumentiste ouvre alors le couvercle de l'instrument et joue directement sur les cordes, par exemple en les pinçant avec un plectre de guitare[161] ou en les frappant avec une baguette métallique[162].
- (en) John O'Callaghan, Simians & serialism : A history and analysis of Jerry Goldsmith's score to "Planet of the apes", Corona (Californie), Pithikos Entertainment, (ISBN 978-1513600666), p. 84.
- ↑ (en) Howard Risatti, New Music Vocabulary : A Guide to Notational Signs for Contemporary Music, University of Illinois Press, (ISBN 025200406X), p. 157.
- ↑ (en) Howard Risatti, New Music Vocabulary : A Guide to Notational Signs for Contemporary Music, University of Illinois Press, (ISBN 025200406X), p. 181.
- ↑ Goldsmith symbolise le monde à l'envers représenté dans La Planète des singes[135] en demandant à deux des cornistes de l'orchestre de retirer l'embouchure de leurs cors ; puis de la retourner et la positionner près de la branche d'embouchure de l'instrument, avant de souffler dans la queue afin de créer un bruit d'air que le compositeur décrit comme un « swoosh of air effect » (effet de souffle)[164]. À noter que Jerry Goldsmith est sans doute l'un des premiers musiciens de cinéma à utiliser ce mode de jeu[165] dont peu de musiciens contemporains se servaient avant lui, à part Sergio Cervetti (en) dans son œuvre Six Sequences for Dance (1966)[166].
- ↑ (en) Bill Wrobel, « Star Trek (written music score analysis) », sur Film Score Rundowns, (consulté le ), p. 15.
- ↑ Ludovic Villard, Bandes originales et cinéma de genre : De Psychose à Blade Runner, Le Mot et le Reste, (ISBN 978-2384312542), p. 289.
- ↑ Goldsmith a utilisé tous les modes de jeu propres aux pupitres des cordes comme le col legno (jeu avec le bois de l'archet)[168], le sul ponticello (son métallique obtenu en jouant près du chevalet)[161] ou les glissandi[169].
- Notes de Jeff Bond et Mike Matessino, extraites du livret du double CD Gremlins (Original Motion Picture Soundtrack), Jerry Goldsmith, 2011, Retrograde Records, FSM-80130-2, p. 10.
- ↑ Notes de Jon Burlingame, extraites du livret du CD The Mephisto Waltz / The Other (Original Motion Picture Soundtrack), Jerry Goldsmith, 1997, Varèse Sarabande, VSD-5851, p. 5.
- ↑ (en) Andrew Drannon, « Police Story by Jerry Goldsmith », sur Score Sheet Soundtracks Reviews (consulté le ).
- ↑ Dans Satan, mon amour, l'une des partitions les plus avant-gardistes de son répertoire, il utilise des sons concrets ou instrumentaux afin de faire entendre des hurlements et grognements pour « évoquer les voix des démons »[171],[172]. On trouve également de véritables cris poussés par les choristes dans la bande originale de La Malédiction[171]. De plus, le mode de jeu growl est parfois requis pour les cuivres dans ses bandes originales les plus jazzy comme Police Story[173].
- ↑ Notes de Mike Matessino, extraites du livret du CD Alien (Complete Original Motion Picture Soundtrack), Jerry Goldsmith, 2007, Intrada Records, MAF 7102, p. 16.
- ↑ Dans Alien, le huitième passager, le marimba est « préparé » en plaçant du papier entre les lames et le résonateur[175].
- ↑ On trouve ce type d'écriture très dissonante dans la piste The Searchers dans La Planète des singes[164].
- ↑ Gilles Menegaldo, « La musique au service de l'effet fantastique dans le cinéma hollywoodien : de Frankenstein (Whale, 1931) à The Shining (Kubrick, 1980) », dans Cécile Carayol, Pierre Albert Castanet, Pascal Pistone, Le fantastique dans les musiques des XXe et XXIe siècles, Sampzon, Delatour France, (ISBN 978-2752103130), p. 224.
- ↑ Notes de Mike Matessino, extraites du livret du CD Alien (Complete Original Motion Picture Soundtrack), Jerry Goldsmith, 2007, Intrada Records, MAF 7102, p. 12.
- ↑ Notes de Mike Matessino, extraites du livret du CD Alien (Complete Original Motion Picture Soundtrack), Jerry Goldsmith, 2007, Intrada Records, MAF 7102, p. 13.
- ↑ Courant dans les films d'épouvante, le registre suraigu[178] est très souvent utilisé par Jerry Goldsmith. Dans la piste The passage et au début du générique du film Alien, le huitième passager, il demande par exemple aux violons de jouer la note la plus haute possible[179]. De la même façon, il peut aussi indiquer au harpiste de jouer sur les dix cordes les plus hautes de l'instrument[180].
- ↑ Notes de Mike Matessino, extraites du livret du CD Alien (Complete Original Motion Picture Soundtrack), Jerry Goldsmith, 2007, Intrada Records, MAF 7102, p. 10.
- ↑ Berthomieu 2004, p. 101-102.
- ↑ Takis 2004, p. 31.
- ↑ Berthomieu 2004, p. 37.
- ↑ Berthomieu 2004, p. 99-100.
- ↑ Bruno Communal, Petites Histoires des Grandes Musiques de Films, Ciné Document, (ISBN 9781728908182), p. 194-195.
- ↑ Jean Tulard, Guide des films, Paris, Robert Laffont, , 3381 p. (ISBN 978-2221912737, lire en ligne).
- ↑ Dupuis 2014, p. 145.
- Dupuis 2014, p. 150.
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- ↑ (en) « AFI's 100 years of film scores : Honoring America's Greatest Film Music » [PDF], sur American Film Institute, (version du sur Internet Archive).
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
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: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
Monographies
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Ouvrages généraux
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- (en) Thomas Hischak, The encyclopedia of film composers, Lanham, Rowman & Littlefield, (ISBN 978-1442245495), « Goldsmith, Jerry », p. 272-280.
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Études et travaux universitaires
[modifier | modifier le code]- Pierre Berthomieu, Hollywood : Le temps des mutants, Pertuis, Rouge profond, coll. « Raccords », (ISBN 978-2915083606), « Jerry Goldsmith : la dissonance et l'expérimentation », p. 681-686.
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- (en) Reba Wissner, A Dimension of Sound : Music in the Twilight Zone, Hillsdale, Pendragon Press, (ISBN 978-1576472163, présentation en ligne), « Chapter 4 - The Scores of Jerry Goldsmith », p. 69-86.
Articles
[modifier | modifier le code]- (en) « A Tribute to Jerry Goldsmith », Soundtrack!, vol. 18, no 69, , p. 22–51 (ISSN 0771-6303).
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Interviews audiovisuelles
[modifier | modifier le code]- (en-US) The Making of Patton: A Tribute to Franklin J. Schaffner, de Michael Arick, 20th Century Fox, 1997 : Inclus dans les suppléments du double DVD Patton.
- (en-US) Commentaires audio de Jerry Goldsmith, Paramount Pictures, 2000 : Inclus dans les suppléments du double DVD Star Trek: The Motion Picture : Director's Edition.
- (en-US) 666: The Omen Revealed, de J.M. Kenny, 20th Century Fox, 2001 : Inclus dans les suppléments du coffret DVD The Omen Trilogy, 25th anniversary edition.
- (en-US) Piste audio isolée commentée par Jerry Goldsmith, Columbia Pictures, 2001 : Inclus dans les suppléments du DVD Hollow Man.
- (en-US) Imagining Total Recall, de Jeffrey Schwarz, Momentum Pictures, 2001 : Inclus dans les suppléments du double DVD Total Recall.
- (en-US) Blonde Poison: The Making of Basic Instinct, de Jeffrey Schwarz, Artisan Home Entertainment, 2001 : Inclus dans les suppléments du DVD Basic Instinct - Special Edition.
- (en-US) The Beast Within: The Making of Alien, de Charles de Lauzirika, 20th Century Fox, 2003 : Inclus dans les suppléments du coffret DVD Alien Quadrilogy.
- (en-US) Commentaires audio de Jerry Goldsmith, 20th Century Fox, 2003 : Inclus dans les suppléments du DVD Planet of the Apes, 35th anniversary edition.
Documentaires
[modifier | modifier le code]- (en) [vidéo] « Cinemusic : Jerry Goldsmith », Michel van Bellinghen (réalisateur) sur RTBF, (Extrait 1, Extrait 2).
- (en) Jerry Goldsmith, de Ron H. Tilford (prod.) et de Fred Karlin (réal.), coll. « Film Music Masters », 1995, DVD.
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Analyse de la musique de Jerry Goldsmith sur le webmagazine Underscores (2020)
- Ressources relatives à la musique :
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressources relatives au spectacle :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Compositeur américain de musique de film
- Compositeur américain de musique d'animation
- Oscar de la meilleure musique de film
- Artiste de Monument Records
- Artiste de Varèse Sarabande Records
- Étudiant de l'université de Californie du Sud
- Naissance en février 1929
- Naissance à Pasadena
- Décès en juillet 2004
- Décès à Beverly Hills
- Décès à 75 ans
- Mort d'un cancer colorectal
- Mort d'un cancer aux États-Unis
- Personnalité inhumée au Hillside Memorial Park