À armes égales (film, 1997)

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À armes égales

Titre original G.I. Jane
Réalisation Ridley Scott
Scénario Danielle Alexandra
David Twohy
Musique Trevor Jones
Acteurs principaux
Sociétés de production Caravan Pictures
Hollywood Pictures
Scott Free Productions
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre action
Durée 124 minutes
Sortie 1997

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

À armes égales (G.I. Jane) est un film américain réalisé par Ridley Scott et sorti en 1997.

Avec dans les rôles principaux Demi Moore, Viggo Mortensen et Anne Bancroft, le film raconte l'histoire — fictive — de la première femme à suivre une formation aux opérations spéciales similaire aux commandos Navy SEALs de l’armée américaine.

À armes égales reçoit des critiques mitigées à sa sortie. La performance de Demi Moore est notamment critiquée et lui vaut le Razzie Award de la pire actrice. Le film a également sous-performé au box-office, ne rapportant que 48 millions de dollars pour un budget de production de 50 millions. Il est parfois présenté comme un film féministe[1],[2]

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans le cadre d'un programme expérimental du Comité des forces armées du Sénat des États-Unis, censé mener à l'ouverture des femmes au sein des forces spéciales de l’armée américaine, qui leur sont encore inaccessibles, la sénatrice Lillian DeHaven choisit la jeune lieutenant Jordan O'Neil. Cette dernière sera donc la première femme à suivre l’entraînement — rude et sélectif — des commandos Navy SEALs. Mais nombreux sont ceux qui souhaitent la voir échouer.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

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Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

En plus de la préparation subie avec les autres acteurs, Viggo Mortensen a suivi un entrainement supplémentaire sur la base navale de Coronado où il a croisé de nombreux vétérans SEAL[6]. Sam Rockwell avait été engagé pour incarner un soldat. Après avoir participé à des répétitions, il doit cependant renoncer au film après être tombé malade[6].

Le tournage a lieu en Californie (Lone Pine, sur le SS Lane Victory à Los Angeles), en Floride (Jacksonville, Middleburg, Camp Blanding - base d'entrainement de la garde nationale locale[6]), à Beaufort (Caroline du Sud), Washington, Richmond (Virginie) en ainsi qu'en Angleterre (studios de Shepperton)[7].

Ridley Scott réutilise ici des images sous-marines du film USS Alabama (1995) réalisé par son frère Tony Scott[6].

Accueil[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

Sur le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes, le film obtient un score de 51 % d’avis favorables, sur la base de 35 critiques collectées et une note moyenne de 5,7/10 ; le consensus du site indique : « Demi Moore accomplit admirablement son devoir, mais le message bien intentionné de [À armes égales] est obscurci par une explosion stylistique et une surcharge de jingoïsme »[8]. Sur Metacritic, le film obtient une note moyenne pondérée de 62 sur 100, sur la base de 21 critiques collectées ; le consensus du site indique : « Avis généralement favorables »[9].

Le film, qui pourrait être considéré comme féministe ou « se présenter comme un film luttant pour les droits et la place des femmes dans l'armée, se contredit. Des scènes importantes et des décisions prises dans le film discréditent le message sur l'autonomisation des femmes. » Pour l'autrice de cette critique[Qui ?], « les points clés de l'intrigue du film et les choix stylistiques du réalisateur servent à discréditer les caractéristiques traditionnellement féminines et, par extension, les femmes guerrières. » Par ailleurs, la suppression de tous les marqueurs féminins tels que la coupe de cheveux à ras, la disparition des règles, l'utilisation d'un langage sexuel masculin—  un article de l'International Feminist Journal of Politics relève la nécessité de « devenir mâle » pour être prise au sérieux en tant que combattant —[10] sont autant de stéréotypes qui valident l'idée que les femmes seraient « le sexe faible »[11]. Pour un auteur du British Journal of Politics and International Relations, le film, « un conte en apparence féministe  » ne trouve pas grâce auprès des féministes radicales en raison de sa misogynie, du rejet de toute féminité ou du lesbianisme, tandis que les féministes essentialistes ne peuvent y trouver leur compte non plus, les personnages féminins du film étant soit bâtis sur le même modèle masculin que l'héroïne, soit à peine esquissés[12]

Box-office[modifier | modifier le code]

À armes égales commence son exploitation en salles à la première place au cours de son week-end inaugural, projeté dans un total de 1 945 salles et rapportant une recette de 11 millions de dollars. Au cours de son deuxième week-end d'exploitation, il reste numéro un, rapportant 10,1 millions de dollars supplémentaires[13]. En fin de compte, le film est projeté dans 2 043 salles et rapporte une recette totale de 48 169 156 $ sur le marché intérieur américain, soit un peu en deçà de son budget de production de 50 millions[14].

Distinctions[modifier | modifier le code]

En 1997, Demi Moore remporte le Razzie Award de la pire actrice[15]. Viggo Mortensen reçoit quant à lui une nomination au prix du pire faux accent aux Stinkers Bad Movie Awards (en) de 1997, mais a perdu face à Jon Voight pour Anaconda, le prédateur et Wanted : Recherché mort ou vif[16].

Clin d’œil[modifier | modifier le code]

Dans le bar, deux femmes se nomment Thelma et Louise, en référence au film du même nom sorti en 1991 et également réalisé par Ridley Scott[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Senscritique.com
  2. Le top 10 des films féministes à voir et à revoir sur aufeminin.com
  3. (en) Dates de sortie - Internet Movie Database
  4. a b c d e et f voxofilm.free.fr
  5. RS Doublage (Onglet doublage)
  6. a b c d et e (en) Trivia sur l’Internet Movie Database
  7. (en) Locations sur l’Internet Movie Database
  8. (en) « G.I. Jane (1997) », sur Rotten Tomatoes.com (consulté le ).
  9. (en) « G.I. Jane Reviews », sur Metacritic.com (consulté le ).
  10. Gillian Youngs, « Three Readings of G.I. Jane », International Feminist Journal of Politics, vol. 1, no 3,‎ , p. 476–481 (ISSN 1461-6742, DOI 10.1080/146167499359844, lire en ligne, consulté le )
  11. Maggie Weaver, « A Failure of Femininity Within 'G.I. Jane' », Line by Line: A Journal of Beginning Student Writing, vol. 4, no 2,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. (en) Terrell Carver, « GI Jane: What are the ‘Manners’ that ‘Maketh a Man’? », The British Journal of Politics and International Relations,‎ (lire en ligne)
  13. (en) « 'G.I. Jane' Proves Its Mettle in Second Week at Box Office », sur Los Angeles Times.com, .
  14. (en) « G.I. Jane (1997) », sur Box Office Mojo.com, IMDb (consulté le ).
  15. (en) « 1997 RAZZIEŽ Nominees & "Winners" » [archive du ], sur razzies.com, Golden Raspberry Awards, .
  16. (en) « The Stinkers 1997 Ballot » [archive du ], sur thestinkers.com, Stinkers Bad Movie Awards.

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

  • Volontaire, film français de 2018 sur un sujet semblable.

Liens externes[modifier | modifier le code]