Portail:Horreur

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Introduction

LE PORTAIL DE L'HORREUR

L'horreur, aussi appelée épouvante, est un genre utilisé dans le cinéma, la littérature, les jeux vidéo, la musique et d'autres médias qui s'inscrivent dans le registre de la peur. Ce genre met souvent en scène des phénomènes surnaturels ou des créatures monstrueuses telles que des vampires, fantômes, loup-garous et autres monstres mais aussi des tueurs en séries. Le genre cherche à susciter chez le spectateur (ou le lecteur, le joueur ...) l'angoisse ou l'effroi aussi bien au niveau graphique, avec des effets gore, que psychologique, avec une ambiance inquiétante.

Historique

Certains auteurs du XVIIIe siècle comme Horace Walpole, Bram Stoker ou Mary Shelley ont popularisé le genre avec le roman gothique dont les codes sont toujours inscrits dans la culture populaire d'aujourd'hui : les décors avec un château isolé dans un paysage hostile, ruines, souterrains ; les personnages avec de jeunes filles en détresse, apparitions... À travers les époques, nombre d'auteurs ont continué à faire évoluer et moderniser le genre comme Edgar Allan Poe, H. P. Lovecraft, Dean Koontz, Stephen King, Clive Barker...

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Dès l’avènement du cinéma, l'horreur est un genre qui a été exploité par de nombreux studios avec des films comme Le Manoir du diable, La Caverne maudite, Frankenstein ou Nosferatu le vampire. Dans les années 1930, le genre est popularisé grâce au studio Universal Pictures qui lance sa gamme de films de monstres avec Universal Monsters, suivie plus tard par le studio anglais Hammer Film Productions. Beaucoup de films sont aujourd'hui considérés comme emblématiques pour avoir marqué leur époque comme La Nuit des morts-vivants, Massacre à la tronçonneuse, La Nuit des masques, L'Exorciste, Shining, Scream... Aujourd'hui encore, l'horreur est un genre très populaire chez les cinéphiles.

Aujourd’hui, mercredi 11 décembre 2019, ce portail comporte 4 376 articles.

Pour en savoir plus, voir les articles Horreur et Film d'horreur.

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Lumière sur
Lumière sur

Frontispice de l'édition de 1831.

Frankenstein ou le Prométhée moderne (Frankenstein; or, The Modern Prometheus) est un roman publié en 1818 par la jeune Anglaise Mary Shelley, maîtresse et future épouse du poète Shelley.

Son système narratif est fondé sur une série de récits en abyme enchâssés les uns dans les autres. Le cadre général est celui d'une tentative d'exploration polaire par Robert Walton ; à l'intérieur se situe l'histoire de la vie de Victor Frankenstein, recueilli par l'explorateur sur la banquise ; enfin, cette dernière recèle la narration faite à Frankenstein par le « monstre » qu'il a fabriqué et auquel il a donné l'étincelle de vie, et en particulier celle des tourments endurés par cette créature qui nourrit envers son créateur une haine tenace, mais à ses yeux justifiée.

Dès sa parution, Frankenstein est catalogué en roman gothique et, à quelques exceptions près, promu au rang de chef-d'œuvre. La vague gothique, qui a pris naissance avec The Castle of Otranto de Horace Walpole (1764), puis Vathek de l'aristocrate William Beckford (1787), ensuite trouvé un sommet avec les ouvrages de Mrs Radcliffe (1791-1797) et quelque sursaut avec Le Moine de Lewis (1796), est alors très nettement sur le déclin. De fait, le gothique est décrié et Mary Shelley, en lui donnant son dernier grand roman, du même coup, marque sa fin. Après elle, le roman passe à autre chose ; il devient historique avec Walter Scott et plus tard réellement romantique avec les sœurs Brontë. Le gothique persiste cependant au sein du roman victorien, en particulier chez Wilkie Collins et Charles Dickens, mais seulement à l'état de relents.

Avant 1818, en effet, au moment de la composition de Frankenstein, le genre passe pour de mauvais goût, voire pour franchement risible. En conformité avec les mises en garde d'Edmund Burke, on a, semble-t-il, franchi la limite entre le fantastique et le ridicule. Ainsi, Coleridge, familier des Godwin, donc de Mary Shelley, écrit dès 1797, à propos du roman de M. G. Lewis, Le Moine, que « l'horrible et le surnaturel […], de puissants stimulants, ne sont jamais requis, à moins que ce ne soit pour la torpeur d'un appétit assoupi ou épuisé ». Il fustige les « ennemis lassants, les personnages sans consistance, les cris, meurtres, donjons souterrains, […] l'imagination et la pensée à bout de souffle, […] un goût vulgaire et bas ». Dans Northanger Abbey, publié en décembre 1817, Jane Austen fait donner une leçon de bon sens à l'héroïne, Catherine Morland, par Henry Tilney : « Souvenez-vous que nous sommes Anglais, que nous sommes chrétiens. Faites appel à votre compréhension, votre appréciation de la vraisemblance, votre sens de l'observation […] votre éducation vous prépare-t-elle à semblables atrocités ? » Autrement dit, la critique fait sienne le Incredulus odi du poète Horace auquel conduit une surdose de merveilleux, dont la nature même, comme le précise Walter Scott en 1818, est d'être « facilement épuisé » (easily exhausted)...

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