Exodus: Gods and Kings

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Exodus: Gods and Kings
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Logo original du film.
Titre québécois L'Exode : Dieux et Rois
Titre original Exodus: Gods and Kings
Réalisation Ridley Scott
Scénario Bill Collage
Adam Cooper
Steven Zaillian
Musique Alberto Iglesias
Acteurs principaux
Sociétés de production Scott Free Productions
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre péplum
Durée 150 minutes
Sortie 2014

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Exodus: Gods and Kings, ou L'Exode : Dieux et Rois au Québec, est un péplum américano-britannique réalisé par Ridley Scott et sorti en 2014.

Le réalisateur Ridley Scott a dédié le film à son frère, Tony Scott, décédé en 2012[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans l’Égypte antique, deux princes, Ramsès et Moïse, sont élevés comme des frères. Tandis que Ramsès devient pharaon d’Égypte, Moïse apprend son appartenance au peuple hébreu, réduit en esclavage depuis plusieurs siècles.

Lorsque Dieu demande à Moïse de libérer son peuple, l'exode hors d'Égypte commence.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Info Simple.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données Allociné et IMDb.

Distribution[modifier | modifier le code]

 Source et légende : version française (VF) sur RS Doublage[3] et AlloDoublage[4]
 Source et légende : version québécoise (VQ) sur Doublage.qc.ca[5]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Le , le site Deadline.com rapporte que le réalisateur Ridley Scott souhaite que l'acteur britannique Christian Bale interprète le rôle principal du film, Moïse[6], ce qui est confirmé le 13 août[7]. Le même jour, l'acteur australien Joel Edgerton est annoncé pour jouer le rôle de Ramsès, alors que la production débute au mois de septembre 2013[8]. Le 27 août, l'américain Aaron Paul rejoint la distribution pour interpréter Josué[9]. Sigourney Weaver, Ben Kingsley et John Turturro sont également engagés pour le film[10].

Tournage[modifier | modifier le code]

Tournage d’Exodus à Pechina, en Andalousie

Le tournage débute en à Almería en Espagne[11],[12],[13]. Des scènes sont ensuite tournées aux Pinewood Studios près de Londres[14]

Des scènes sont tournées à Tabernas, à Ouarzazate et dans la Sierra Alhamilla[15]. La scène de la Mer Rouge est tourné sur une plage de Fuerteventura dans les Canaries[16]. Le tournage dure 74 jours[17].

Sortie et accueil[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

Exodus: Gods and Kings reçoit des critiques globalement négatives[18]. La presse apprécie cependant, en général, les performances des acteurs et la technique du film mais pointe du doigt son manque de rythme, son scénario assez mince et son manque de développement des personnages[19]. Sur l'agrégateur américain Rotten Tomatoes, le film ne récolte que 30% d'opinions favorables pour 210 critiques et une note moyenne de 510. Le consensus suivant résume les critiques compilées par le site : « Bien que sporadiquement remuant et convenablement épique dans ses ambitions, Exodus: Gods and Kings ne peut pas tout à fait être à la hauteur de son matériel-source classique[20] ». Sur Metacritic, il obtient une note moyenne de 52100 pour 43 critiques[21].

En France, le film obtient une note moyenne de 3,25 sur le site AlloCiné, qui recense 30 titres de presse[22].

Box-office[modifier | modifier le code]

Après un budget de production estimé entre 140–200 millions de dollars, le film en récolte plus de 268 millions dans le monde[23].

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
65 014 513 $[23] 11
Drapeau de la France France 1 515 929 entrées[24] 6
Alt=Image de la Terre Mondial 268 175 631 $[23] -

Controverse[modifier | modifier le code]

Choix des acteurs[modifier | modifier le code]

Le film a suscité la polémique aux États-Unis sur les réseaux sociaux essentiellement à cause de la répartition des rôles entre Blancs et Noirs, les premiers étant choisis pour représenter Moïse et l’entourage du pharaon, les seconds pour les rôles d’esclaves et de voleurs[25],[26].

Adaptation locale et censures[modifier | modifier le code]

Le film a été momentanément déprogrammé des salles de cinéma au Maroc le , en raison d'une scène représentant Dieu (sous les traits d'un jeune enfant). Après négociation avec la Fox et suppression des deux passages sonores faisant allusion à la voix divine, le CCM a autorisé sa diffusion en salle la semaine suivante[27].

Le film a été censuré en Égypte le lendemain[26] et dans les Émirats arabes unis le surlendemain, en raison des « erreurs historiques et religieuses » que véhicule le film[28]. L'existence d'un esclavage en Égypte antique fait en effet l'objet de débats parmi les égyptologues, aussi bien dans sa définition que dans son application. Les spécialistes s'accordent pour dire que l'esclavage, tel qu'il se pratiqua dans la Grèce antique, n'a pas existé en Égypte avant la période ptolémaïque (période et dynastie fondées par la civilisation grecque), même si des formes de servitude ont pu exister. Les égyptologues considèrent que la question de l'esclavage dans l'Égypte pharaonique doit être entièrement revue à la lumière de sources élargies et actualisées de l'égyptologie. L'archéologue et égyptologue Bernadette Menu explique par exemple que l'examen de ces sources montre que ceux appelés "dépendants" sont « des hommes libres, intégrés dans les rouages politico-économiques de l'État, jouissant d'une mobilité à la fois géographique et statutaire, et disposant des mêmes droits et des mêmes devoirs que l'ensemble de la population »[29], alors que le film montre une image complètement opposée à cela avec des esclaves ouvriers contraints et fouettés.

Avec une vision plus « radicale » du prophète, lors d'une rencontre avec la presse à Los Angeles, en , Christian Bale déclare : « Je crois que cet homme était un schizophrène en puissance, et l'un des individus les plus barbares dont j'ai jamais pu lire l'histoire […] C'était un homme tourmenté et tumultueux, qui se battait contre Dieu et contre son appel[30]. » Une partie du public a reproché au film d'être anachronique et d'être composé d'acteurs blancs pour les rôles principaux et d'acteurs noirs pour les esclaves

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Exodus : Gods and Kings : Ridley Scott va dédier le film à Tony Scott », sur Première,
  2. (en) Parents Guide sur l’Internet Movie Database
  3. « Fiche du doublage français », sur RS Doublage (consulté le )
  4. « Fiche du doublage français », sur AlloDoublage (consulté le ).
  5. « Fiche du doublage québécois », sur Doublage Québec (consulté le )
  6. (en) Mike Fleming Jr., « Christian Bale Eyeing Moses? », sur Deadline, (consulté le )
  7. (en) Jacob Hall, « Exodus Confirms Christian Bale as Moses, Casting Joel Edgerton as Ramses », sur Screen Rush, (consulté le )
  8. (en) Dave McNary, « Joel Edgerton to Battle Christian Bale in Exodus », Variety, (consulté le )
  9. (en) Justin Kroll, « Breaking Bad Star Aaron Paul Joins Christian Bale in Moses Biblical Drama Exodus », Variety, (consulté le )
  10. (en) Mike Fleming Jr., « Ridley Scott In Exodus Talks With Ben Kingsley, John Turturro, Sigourney Weaver, Aaron Paul », sur Deadline, (consulté le )
  11. (en) Steve Weintraub, « Joel Edgerton Talks Felony, Ridley Scott’s Exodus, Jane Got A Gun Production Troubles, His Directorial Debut, and More at TIFF 2013 », sur Collider, (consulté le )
  12. (en) Nancy Tartaglione, « Global Showbiz Briefs: Generation War On BBC2; Ha Ji-won Signs With UTA; Doctor Who Writer; Exodus In Spain; More », sur Deadline, (consulté le )
  13. Sara Vilkomerson, « First look: Christian Bale as Moses in Ridley Scott's 'Exodus' », ew.com,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  14. « Exodus » [archive du ], Pinewood Studios (consulté le )
  15. « 'Exodus': Filmmaker Ridley Scott begins filming in Almeria, Spain », digitaljournal.com,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  16. Don Steinberg, « Special Effects Enliven 'Exodus' Epic », The Wall Street Journal,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  17. Gina Mcintyre, « Ridley Scott's 'Exodus' casts a wide net of spectacle and family », Los Angeles Times,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  18. Ryan Faughdner, « 'Exodus: Gods and Kings' rides in with $1.2 million Thursday night », Los Angeles Times,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  19. Sandy Schaefer, « 'Exodus: Gods and Kings' Early Reviews: Ridley Scott's Epic Draws Mixed Reaction » [archive du ], sur Screenrant, (consulté le )
  20. (en) « Exodus: Gods and Kings (2014) », sur Rotten Tomatoes, Fandango Media (consulté le )
  21. (en) « Exodus: Gods and Kings Reviews », sur Metacritic, CBS Interactive (consulté le )
  22. « Exodus: Gods and Kings - critiques presse », sur AlloCiné (consulté le )
  23. a b et c (en) « Exodus: Gods and Kings », sur Box Office Mojo (consulté le )
  24. (en) « Exodus: Gods and Kings », sur JP's Box-Office (consulté le )
  25. « Exodus interdit au Maroc », sur Le Monde,
  26. a et b « « Exodus », de Ridley Scott, interdit en Égypte », sur Le Monde, (consulté le )
  27. « Exodus reprogrammé dans les salles marocaines »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur LesEco
  28. Emmanuelle Jardonnet, Le Monde du 1er et 2 janvier 2014, p. 18
  29. Résumé ©2006 INIST-CNRS (All rights reserved) du document « La question de l'esclavage dans l'Égypte pharaonique», in Droit et cultures (ISSN 0247-9788), 2000, no 39, p. 59-79 [1]
  30. Jérôme Vermelin, « Exodus : Gods and Kings : le Moïse de Christian Bale est-il un "barbare schizophrène" ? », sur Metronews,

Liens externes[modifier | modifier le code]