Alien: Isolation

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Alien
Isolation
Image illustrative de l'article Alien: Isolation
Logo de Alien: Isolation.

Éditeur Sega
Développeur The Creative Assembly
Distributeur 20th Century Fox
Musique Christian Henson, Joe Henson, Alexis Smith

Date de sortie
  • Sortie internationale 7 octobre 2014
Genre Action-aventure, infiltration, survie
Mode de jeu Solo
Plate-forme
Ordinateur(s) :
Console(s) :
Média Disque optique, téléchargement
Langue Multilingue
Contrôle Clavier, souris (PC)
Manette de jeu (consoles)

Évaluation ACB : MA15+ ?
ESRB : M ?
PEGI : 18 ?

Alien: Isolation est un jeu vidéo d'action-aventure, développé par The Creative Assembly et édité par Sega, publié le à l'international sur ordinateur et consoles PlayStation 3, PlayStation 4, Xbox 360 et Xbox One. Le jeu se déroule quinze ans après les évènements du film Alien, réalisé par Ridley Scott et sorti en 1979, et suit Amanda Ripley, fille de la protagoniste de la série Ellen Ripley, dans le but de retrouver des traces de sa mère disparue.

Différent des précédentes adaptations vidéoludiques de la franchise Alien, Alien: Isolation met en avant des éléments d'infiltration et de survie ; le joueur se doit d'éviter ou repousser une seule créature alien tout le long du jeu. Le jeu s'inspire du film de Scott, plutôt que des suites du film plus orientées action, réalisées par James Cameron, et présente une vision rétrospectif des années 1970 sur ce que serait le futur.

Après publication, Alien: Isolation est généralement bien accueilli par la presse spécialisée, et compte, en mai 2015, un total de deux millions d'exemplaires écoulés en Europe et aux États-Unis. La presse spécialisée salue la réalisation rétro-futuriste et les effets sonores du jeu, mais trouvent à redire concernant le scénario, les personnages et les voix. Le jeu remporte quelques prix comme notamment dans la catégorie « meilleur son » aux Game Developers Choice Awards et aux British Academy of Film and Television Arts Awards en 2015.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

La créature Alien traque le joueur sans relâche tout le long du jeu[1].

Alien: Isolation est un jeu vidéo d'action-aventure jouable en solo, mettant en avant des éléments d'infiltration et de survie, dans lequel le joueur incarne et contrôle la protagoniste, Amanda Ripley, en vision subjective afin d'interagir dans son environnement[2],[1]. Pour progresser dans le jeu, le joueur doit explorer une station spatiale et atteindre plusieurs objectifs tout en évitant ou éliminant certains ennemis comme des humains ou androïdes au comportement hostile[3]. Les objectifs à atteindre alternent entre activation d'ordinateurs dans le but de collecter certains items ou pour atteindre un lieu spécifique. Le joueur possède la capacité de courir, grimper des échelles, et ramper dans les bouches d'aération. Le joueur peut s'accroupir, se cacher derrière des objets afin de rester hors de portée de ses ennemis, et se pencher discrètement afin de mieux observer les alentours[3]. Le joueur est également capable de s'accroupir sous les meubles, ou de se cacher dans les vestiaires[3].

Contrairement aux précédentes adaptations vidéoludiques de la franchise Alien, Alien: Isolation ne présente qu'une seule créature Alien, ou Xénomorphe, qui traque le joueur sans relâche tout le long du jeu. L'alien ne pouvant être tué, le joueur se doit d'adopter la fuite afin de survivre[1]. Plutôt que de suivre un parcours prédéterminé, l'intelligence artificielle de l'alien est programmée pour rechercher activement le joueur en se basant sur la vue et le son[3]. Sur son chemin, le joueur peut utiliser une lampe torche et un détecteur de mouvements. Cependant, l'usage de ces objets augmentent les chances d'être repéré par l'alien. Par exemple, si l'Alien est assez proche, le bruit du détecteur est suffisant pour l'attirer, forçant ainsi le joueur à en limiter son usage[3]. Le détecteur ne peut ni détecter un ennemi sans mouvement, ni déterminer si l'alien est au-dessus ou au même niveau que le joueur[3],[4].

Bien que le joueur puisse éliminer un ennemi à l'aide de certaines armes, Alien : Isolation se fonde bien plus sur l'évasion que le combat direct, fournissant au joueur une quantité limitée de munitions[1]. Le jeu présente quatre armes durant la progression : un revolver, un fusil, un pistolet d'abattage, et un lance-flammes[5]. Le joueur peut également fabriquer des items en collectant des schémas de constructions. Ces items varient notamment entre mines IEM, cocktails molotov et bombes tuyau. Ces items permettent au joueur de contrer un éventuel opposant et ainsi lui permettre de s'échapper[5]. Le joueur peut faire fuir l'alien à l'aide d'un cocktail molotov ou du lance-flammes, la créature craignant le feu. Le joueur possède une santé limitée qui diminue au fil des attaques physiques. Néanmoins, le joueur peut améliorer sa santé en utilisant les medikits d'Amanda, qui peuvent être fabriquées à l'aide de l'inventaire[3].

La station spatiale se divise en plusieurs sections liées par trams et ascenseurs. Chaque section comporte plusieurs chambres et corridors séparés par des portes. Une action doit s'effectuer sur des portes afin de réussir à entrer dans certaines pièces. Par exemple, certaines portes recquièrent une carte d'accès ou un code numérique, tandis que d'autres doivent être manuellement coupées à l'aide de la torche à plasma ou piratées par le biais d'une console électronique[4]. Le joueur peut également accéder à quelques commandes de verrouillage ou déverrouillage[4]. Le jeu propose une minicarte aidant le joueur à se repérer dans son environnement[6]. Pour sauvegarder sa progression, le joueur a besoin d'accéder à un terminal dans le jeu et d'insérer manuellement la carte d'accès d'Amanda. Si Amanda meurt, le joueur se doit de recommencer le parcours depuis son dernier point de sauvegarde[7]. Hormis le monde principal, Alien: Isolation propose un mode à part, le mode Survie, qui se concentre sur plusieurs situations humain contre alien. Dans chaque scénario, le joueur se doit d'accomplir plusieurs objectifs dans une période de temps limitée, tout en évitant de croiser l'alien[8].

Scénario[modifier | modifier le code]

Quinze ans après les évènements d’Alien[1], Amanda Ripley, fille d’Ellen Ripley, est approchée par Christopher Samuels, un synthétique de Weyland-Yutani, qui l’informe de la récente localisation de la boîte noire du Nostromo. La boîte noire, localisée par un vaisseau nommé Anesidora, se trouve à bord de la station Sébastopol, un lointain port spatial appartenant à Seegson Corporation en orbite autour de la géante gazeuse KG348. Samuels offre à Amanda une place dans l’équipe de la Weyland-Yutani envoyée pour récupérer la boîte noire, afin qu’elle puisse tourner la page concernant le sort de sa mère disparue. Ripley, Samuels et l’employée de la Weyland-Yutani, Nina Taylor, partent pour Sébastopol à bord du vaisseau Torrens appartenant à la capitaine Verlaine. Le groupe arrive à Sébastopol et trouve la station endommagée et ses communications non opérationnelles. Ripley, Samuels et Taylor tentent une sortie dans l’espace pour enquêter mais leur câble est coupé par les débris d’une explosion et Ripley est séparée du groupe et forcée d’entrer seule dans la station.

Ripley, essayant de trouver un moyen de contacter le Torrens, découvre que la partie civile de la station a sombré dans le chaos. Seegson a essayé de liquider Sébastopol depuis des années et a réduit l’équipage de la station au strict minimum. Ce petit groupe de pillards effrayés et paranoïaques est en quête des réserves de ressources raréfiées, et élimine les non-membres du groupe à vue. Ripley est confrontée à un homme nommé Axel mais le convainc de l’aider en échange d’une place à bord du Torrens. Ce dernier explique que la situation actuelle est due à un « tueur » à bord de la station. Axel aide Ripley, mais ledit monstre – l’Alien – apparaît et le tue. Ripley trouve finalement la boîte noire du Nostromo, mais à son grand désarroi, découvre qu’elle ne contient aucune donnée. Ripley essaye ensuite de contacter le Torrens via le centre de communications de Sébastopol. Cependant, elle découvre bientôt que que la main-d’œuvre robotique de la station est devenue hostile, tuant quiconque essaye d’envoyer un appel de détresse. Ripley arrive à contacter Samuels et Taylor, découvrant que cette dernière a été blessée, forçant Ripley à récupérer du matériel au centre médical de la station pour la soigner.

Ripley atteint le centre médical et est assistée par le Dr Kuhlman (qui est plus tard tué par l’Alien), avant de se frayer un passage vers le dispensaire. Ayant récupéré le matériel médical, elle rejoint Samuels et Taylor, qui sont maintenant sous la garde du marshall de la station, Waits, et de son adjoint, Ricardo. Waits explique que l’Alien a été amené à bord de la station par Henry Marlow, capitaine de l’Anesidora qui est maintenant sous la surveillance de Waits. Ripley parle avec Marlow et apprend que l’équipage de l’Anesidora a découvert la boîte noire près du planétoïde LV-426, où ils ont aussi découvert un vaisseau abandonné précédemment découvert par l’équipage du Nostromo, et le nid d’œufs des xénomorphes contenu à l’intérieur. La femme de Marlow a été attaquée par un facehugger, et cherchant de l’aide, Marlow l’a amenée à bord de Sébastopol pour des soins. L’Alien qui a éclot en elle est celui terrorisant la station. Waits convainc Ripley de l’aider à contenir l’Alien en l’appâtant dans une section retirée de la station et en l’enfermant à l’intérieur. Ripley réussit, mais Waits omet de mentionner qu’il planifiait d’utiliser Ripley comme appât et d’éjecter le module alors qu’elle est encore à l’intérieur. Alors que le module fonce dans l’espace, Ripley arrive à trouver une combinaison spatiale, à s’éjecter du sas et fait un saut dans l’espace jusqu’à Sébastopol. L’Alien est laissé derrière dans le module expulsé et tous deux sont aspirés dans le puits de gravité de KG348. Débarrassés de l’Alien, la situation à bord de la station redevient sous contrôle jusqu’à ce que les androïdes de la station commencent brusquement à massacrer l’équipage restant. Les victimes incluent Waits et ses hommes, bien que Ricardo survive. Ripley essaye de trouver Samuels et découvre qu’il est en train de tenter de se connecter à l’intelligence artificielle contrôlant la station, APOLLO, afin d’arrêter le massacre. Après que Samuels tente d’empêcher APOLLO d’éliminer d’autres survivants, les contremesures défensives d’APOLLO désactivent Samuels, mais pas avant que celui-ci arrive à ouvrir un chemin pour Ripley vers le noyau de contrôle d’APOLLO. En atteignant APOLLO, Ripley découvre que Seegson a finalement trouvé un acheteur pour Sébastopol : la Weyland-Yutani, qui lui a donné l’ordre de protéger l’Alien au mépris de toute victime humaine. Quand Ripley dit à APOLLO que l’Alien n’est plus à bord de Sébastopol et demande de cesser toute activité, APOLLO refuse et reporte son attention vers le réacteur de la station. Déterminée à découvrir ce qui se passe, Ripley chemine jusqu’à la base du réacteur, qui a été convertie en nid contenant des centaines d’Aliens. Ripley planifie ensuite d’amorcer une purge du réacteur qui détruirait à la fois les Aliens et le nid, mais c’est un échec puisque plusieurs Aliens s’échappent et commencent à infester Sébastopol.

Ricardo apprend à Ripley que la purge du réacteur a réinitialisé tous les systèmes de Sébastopol, y compris les communications. Ripley apprend aussi que Taylor a été envoyée par Weyland-Yutani pour récupérer l’Alien et qu’elle a libéré Marlow en échange de la localisation de LV-426. Cependant, Marlow la double et la prend en otage à bord de l’Anesidora. Ripley et Ricardo les poursuivent dans l’espoir d’utiliser le vaisseau pour s’échapper. En explorant l’Anesidora, Ripley découvre un message additionnel de sa mère après son rapport initial des évènements sur le Nostromo, lui permettant enfin de savoir ce qui s’est passé. Peu après avoir entendu le message, Marlow apparaît avec Taylor et dit à Ripley qu’il compte surcharger le réacteur à fusion de l’Anesidora et détruire la station, s’assurant ainsi que les Aliens ne survivent pas. Taylor assomme Marlow pendant qu’il déblatère face à Ripley et les deux femmes essayent ensemble d’empêcher l’explosion. Elles réussissent, mais il était trop tard. Marlow s’était assuré que le réacteur du vaisseau exploserait. Taylor est ensuite tuée par une décharge électrique et Ripley est forcée de s’échapper de l’Anesidora sans elle. Après être revenue sur Sébastopol, Ricardo dit à Ripley que l’explosion du vaisseau a détruit le réseau de stabilisateurs orbitaux de la station, ayant pour effet que toute la station dérive lentement vers l’atmosphère de KG348. Ripley et Ricardo réussissent à contacter le Torrens pour évacuer, cependant, Ricardo est attaqué par un facehugger et Ripley est forcée de l’abandonner. Après avoir laissé le vaisseau s’arrimer, Ripley se prépare à faire un saut dans l’espace jusqu’au Torrens, mais elle est attaquée par un Alien et emmenée dans un autre nid, dont elle s’échappe. Elle se fraye ensuite un chemin à l’extérieur pour aider le Torrens à se désarrimer de la station via une explosion contrôlée. Mais elle est bientôt entourée d’Aliens et est ensuite propulsée dans le vaisseau par le souffle de l’explosion. Sébastopol commence ensuite à plonger vers KG348 et explose dans son atmosphère. À bord du Torrens, Ripley contacte la capitaine Verlaine et lui dit avoir réussi à monter à bord mais ne reçoit aucune réponse. Ripley se dirige vers le pont pour trouver Verlaine mais se retrouve face à un autre Alien. Encore dans sa combinaison spatiale, Ripley est acculée au sas et est obligée de l’ouvrir, s’expulsant en même temps que l’Alien dans l’espace.

La scène finale du jeu montre Ripley, à la dérive et inconsciente dans sa combinaison spatiale, soudainement réveillée par un projecteur qui éclaire son visage.

Développement[modifier | modifier le code]

Alien: Isolation est développé par la société Creative Assembly, mieux connue pour sa contribution dans la série des jeux vidéo de stratégie Total War[9]. L'idée de développer un jeu vidéo basé sur la série des films Alien fait surface après le développement de Viking: Battle for Asgard par la société en 2008, et après l'acquisition des droits d'auteurs du film pour une adaptation vidéoludique par Sega en décembre 2006[9],[10]. Une équipe de six membres développe un mini-jeu en multijoueur afin de montrer l'idée à Sega d'un prototype axé « cache-cache » dans lequel l'un des joueurs contrôle l'alien, tandis qu'un autre tente de survivre et fuir son prédateur. Le jeu attire l'intérêt de Sega, et le projet est finalement approuvé[9]. Creative Assembly, n'ayant aucune expérience dans les jeux vidéo de survie, engage des employés d'autres studios de développement comme Bizarre Creations, Black Rock, Crytek, Ubisoft et Realtime Worlds, pour le projet[9].

Pour le jeu, The Creative Assembly décide de s'inspirer du film Alien, réalisé par Ridley Scott et sorti en 1979, plutôt que des suites plus axées actions de James Cameron[11]. Pour aider les designers à recréer l'atmosphère authentique du film, la Fox leur livre trois tonnes de matériels de production, incluant photographies de costume, concept arts, photos des coulisses du film, vidéos, et effets sonores[11],[12]. Participant au projet, John Mckellan se rappelle : « C'était une véritable mine d'or. On voyait des angles qu'on avait jamais vu avant[11]. » Pendant les premières étapes du développement, l'équipe décortique le film et arrive finalement à créer de nouveaux environnements qui lui sont fidèles[11]. De même, la bande-son originale est décortiquée, permettant aux compositeurs d'identifier les principales parties sonores et de les adapter à la longueur du jeu[13]. L'équipe a également eu la chance de rencontrer le monteur d'Alien et Blade Runner, Terry Rawlings, qui leur fournira d'avantages d'informations[11].

Plutôt que de créer un univers de science fiction high-tech, les designers optent pour recréer l'aspect authentique du film Alien en se basant sur le travail de Ron Cobb et Mœbius[12]. De cela résulte un jeu à l'aspect rétro-futuriste des années 1970[12]. Pour créer la distorsion des moniteurs dans le jeu, les développeurs décident d'enregistrer leurs animations sur des cassettes VHS et Betamax, puis filment les séquences qui jouaient sur « une vieille télé portable »[12].

Accueil[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes reçues
Presse numérique
Média Note
Eurogamer (GB) 8/10[14]
Gamekult (FR) 6/10[15]
GameSpot (US) 6/10[4]
IGN (US) 5,9/10[16]
Jeuxvideo.com (FR) 16/20[17]
Agrégateurs de notes
Média Note
GameRankings 82,69 % (PC)[18]
79,78 % (PS4)[19]
78,95 % (Xbox One)[20]
Metacritic 81/100 (PC)[21]
79/100 (PS4)[22]
91/100 (Xbox One)[23]

Alien: Isolation est généralement bien accueilli par la presse spécialisée, contrairement au précédent jeu Alien de Sega, Aliens: Colonial Marines. Une grande partie de la presse spécialisée loue les environnements, le rythme, l'effet nostalgique efficace du film Alien de Ridley Scott, la mécanique furtive et l'intelligence artificielle de l'alien, tandis que l'autre partie note qu'une campagne longue, un récit banal et des voix de comédiens médiocres. Les sites GameRankings et Metacritic attribuent respectivement des notes moyennes de 82,69 %[18] et 81 %[21] à la version Microsoft Windows. La version Xbox One obtient, quant à elle, une note moyenne de 78,95 %[20] et 78 %[23]. En ce qui concerne la version PlayStation 4, elle obtient une note moyenne de 79,78 %[19] et 79 %[22].

David Houghton de GamesRadar attribue au jeu une note de 4,5 sur 5, louant les graphismes et l'intelligence de son IA qui maintient l'imprévisibilité du jeu. Il décrit le jeu comme « passionnant, captivant et profondément enrichissant. » De plus, il déclare que le jeu offrira une des expériences les plus vivantes que les joueurs aient pu ressentir depuis des années[24]. Andy Kelly de PC Gamer donne au jeu une note de 93/100, indiquant que le jeu est celui que la série Alien a toujours mérité. De plus, il a salué la conception audio, ainsi que l'IA réactive de l'Alien. Il a aussi déclaré que le rythme de l'histoire est parfait, même s'il lui a fallu environ 25 heures pour terminer la partie. Cependant, il a critiqué l'histoire décevante, le doublage plat et des personnages sans profondeurs, mais il a tout de même conclu qu'il s'agit d'un « jeu d'infiltration profondément amusant, situé dans un monde de science-fiction magnifiquement réalisé »[25]. Alex Dale de l'Official Xbox Magazine attribue une note 9 sur 10 au jeu. Il décrit le jeu comme un « thriller d'infiltration-horreur unique qui combine une grande stimulation et la conception intelligente à une IA rasoir qui est imprévisible dans toutes les bonnes manières[26]. »

Chris Carter de Destructoid attribue au jeu une note 8,5 sur 10, faisant l'éloge de l'IA improvisée et dynamique de l'alien. Il salue également le mode Survie, qui pourrait être déverrouillé après environ 15 heures. Il le décrit comme la meilleure partie du jeu du fait que le mode propose différents sensations et expériences pour les joueurs[27]. Dan Whitehead d'Eurogamer donne au jeu une note de 8 sur 10. Il salue le superbe éclairage et la conception de l'environnement inhabituellement convaincante. Il explique que le jeu a créé certains de ses moments de jeux d'horreur les plus tendus et les plus mémorables. Il décrit également la création de l'IA en liberté de l'Alien comme « un coup de génie ». Cependant, il critique le système d'artisanat comme trop simple au point d'être trop superficiel. Il critique également la longueur du jeu et estime que le jeu dépassait la durée de son accueil[14]. Dave Meikleham de Computer and Video Games attribue également au jeu une note de 8 sur 10, louant son design sonore et les moments d'horreur, mais notant qu'il a rencontré des problèmes occasionnels de taux de trame. Il pensait aussi que si le jeu était de 30 % plus court, ce serait une expérience beaucoup plus audacieuse et plus nette[28].

Jeff Marchiafava de Game Informer donne au jeu une note de 7,75 sur 10. Lui aussi pense qu'il s'agit du jeu le plus fidèle à la franchise Alien, et croit que c'est l'expérience que les fans de la franchise attendaient depuis longtemps. Cependant, il compare le jeu à Dead Space, et pense que les actions et les environnements n'ont pas réussi à inculquer le sens de la crainte que les films ou d'autres jeux d'horreur avaient livré. Il critique également l'animation des personnages façon « marionnettes », ainsi que la carte inutile et les voix de doublage et les dialogues peu convaincants[29]. Arthur Gies de Polygon attribue au jeu une note de 6,5 sur 10. Il déclare que la peur de l'Alien est vite devenue une irritation due à la répétitivité du jeu. Il critique également l'irritant et frustrant système de sauvegarde, le jeu ne disposant pas de système de point de contrôle, amenant parfois les joueurs à répéter certaines missions encore et encore[30].

Kevin VanOrd de GameSpot attribue au jeu une note de 6 sur 10. Selon lui, le jeu fait bon usage du système de suivi de mouvement, et les rencontres façon « jeu du chat et de la souris » avec l'Alien peuvent être tendues et effrayantes. Il a salué l'atmosphère rétro-futuriste dans le jeu, mais critique la jouabilité imprévisible et la distance parfois frustrante entre les points de sauvegarde[4]. Ryan McCaffrey d'IGN attribue au jeu une note 5,9 sur 10. Il le trouve décevant, en dépit d'être un jeu Alien parfait sur le papier. Il pense que l'authentique peur d'être pourchassé par un Alien invincible est diluée par la répétition, et a critiqué l'imprévisible IA du jeu[16].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Alien: Isolation est récompensé à de multiples reprises, notamment dans la catégorie « jeu de l'année 2014 » par PC Gamer[31], « meilleur jeu d'horreur en 2014 » par GamesRadar[32], « meilleur jeu d'horreur en 2014 » par Rock, Paper, Shotgun[33], « meilleur jeu vidéo 2014 » par New Statesman[34] et « jeu de l'année toutes consoles confondues » par Kotaku Australie[35],[36].

Suite possible[modifier | modifier le code]

En octobre 2015, le directeur du studio de Creative Assembly, Tim Heaton, n'exlut pas, malgré les ventes décevantes du jeu, une suite avec « davantage d'options[37] ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (en) Andy Kelly, « Alien: Isolation », PC Gamer,‎ (consulté le 30 juillet 2015).
  2. (en) Eddie Makuch, « 2014 Game Awards Nominees Announced », GameSpot,‎ (consulté le 30 juillet 2015).
  3. a, b, c, d, e, f et g (en) « Alien: Isolation Beginner's Guide: Survival Tips, Evasion Strategies. Staying Alive », USGamer,‎ (consulté le 29 juillet 2015).
  4. a, b, c, d et e (en) Kevin VanOrd, « Alien: Isolation review », sur GameSpot,‎ (consulté le 7 janvier 2015).
  5. a et b (en) Dan Whitehead, « Alien: Isolation review », Eurogamer,‎ (consulté le 29 juillet 2015).
  6. (en) Josh Harmon, « EGM Review: Alien: Isolation », Electronic Gaming Monthly,‎ (consulté le 31 juillet 2015).
  7. (en) Gary Napper, « Game Design Deep Dive: The save system of Alien: Isolation », Gamasutra,‎ (consulté le 28 juillet 2015).
  8. (en) Wesley Yin-Poole, « Get scared and die trying in Alien: Isolation's Survivor Mode », Eurogamer,‎ (consulté le 12 août 2015).
  9. a, b, c et d (en) « How Creative Assembly convinced Sega to greenlight Alien: Isolation », Edge,‎ (consulté le 20 janvier 2014).
  10. (en) David Jenkins, « Sega Acquires Alien License », Gamasutra,‎ (consulté le 2 août 2015).
  11. a, b, c, d et e (en) Andy Kelly, « The making of Alien: Isolation », PC Gamer,‎ (consulté le 2 août 2015).
  12. a, b, c et d (en) James Batchelor, « 18 things we learned about Alien: Isolation last night », Develop,‎ (consulté le 2 août 2015).
  13. (en) Phil Hornshaw, « Alien: Isolation is ‘The “Alien” Game We’ve Always Wanted to Play (Page 4) », GameFront,‎ (consulté le 3 août 2015).
  14. a et b Dan Whitehead, « Alien: Isolation review », sur Eurogamer,‎ (consulté le 7 janvier 2015)
  15. (en) Puyo, « Alien: Isolation review », sur Gamekult,‎ (consulté le 7 janvier 2015).
  16. a et b (en) Ryan McCaffrey, « Alien: Isolation review », sur IGN,‎ (consulté le 7 janvier 2015).
  17. Logan, « Test Alien: Isolation », sur Jeuxvideo.com,‎ (consulté le 7 janvier 2015)
  18. a et b (en) « Alien: Isolation Review (PC) », sur GameRankings (consulté le 7 janvier 2015)
  19. a et b (en) « Alien: Isolation Review (PS4) », sur GameRankings (consulté le 7 janvier 2015).
  20. a et b (en) « Alien: Isolation Review (Xbox One) », sur GameRankings (consulté le 7 janvier 2015).
  21. a et b (en) « Alien: Isolation Review (PC) », sur Metacritic (consulté le 7 janvier 2015).
  22. a et b (en) « Alien: Isolation Review (PS4) », sur Metacritic (consulté le 7 janvier 2015).
  23. a et b (en) « Alien: Isolation Review (Xbox One) », sur Metacritic (consulté le 7 janvier 2015).
  24. David Houghton, « Alien: Isolation review », sur GamesRadar,‎ (consulté le 7 janvier 2015)
  25. Andy Kelly, « Alien: Isolation review », PCGamer US,‎ (consulté le 7 janvier 2015)
  26. Alex Dale, « Review: Alien Isolation for the Xbox One », sur Official Xbox Magazine,‎ (consulté le 7 janvier 2015)
  27. Chris Carter, « Review: Alien: Isolation », Destructoid,‎ (consulté le 7 janvier 2015).
  28. (en) Dave Meikleham, « Review: Alien Isolation is the best use of a license since Arkham City », Computer and Video Games,‎ (consulté le 7 janvier 2015)
  29. Jeff Marchiafava, « Alien: Isolation review: A Deadly Game Of Hide And Seek », sur Game Informer,‎ (consulté le 7 janvier 2015).
  30. (en) Arthur Gies, « ""Alien: Isolation"" review: Crew Expendable », sur Polygon,‎ (consulté le 7 janvier 2015)
  31. (en) « Game of the year 2014: Alien Isolation », PC Gamer,‎ (consulté le 17 août 2015).
  32. (en) « Game of the Year 2014 », GamesRadar,‎ (consulté le 17 août 2015).
  33. (en) « The Bestest Best Horror Of 2014 – Alien: Isolation », Rock, Paper, Shotgun,‎ (consulté le 19 août 2015).
  34. (en) Phil Hartup, « The Games of the Year 2014 », New Statesman,‎ (consulté le 17 août 2015).
  35. (en) Mark Serrels, « Kotaku Awards 2014: Console Game Of The Year », Kotaku,‎ (consulté le 17 août 2015).
  36. (en) Mark Serrels, « Kotaku Awards 2014: Game Of The Year », Kotaku,‎ (consulté le 17 août 2015).
  37. (en) « Creative Assembly: Alien: Isolation 2 is Not Out Of The Question », TSSZ News,‎ (consulté le 16 octobre 2015).

Liens externes[modifier | modifier le code]