Alien 3

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Alien 3
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Affiche française

Titre original Alien³ ou Alien 3
Réalisation David Fincher
Scénario David Giler
Walter Hill
Larry Ferguson
Acteurs principaux
Sociétés de production Brandywine Productions
20th Century Fox
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Horreur
Science-fiction
Durée 114 minutes
145 minutes (version longue)
Sortie 1992

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Alien 3, typographié Alien³ sur les affiches, est un film de science-fiction horrifique américain réalisé par David Fincher, sorti en 1992. C'est le troisième film de la saga, après Alien, le huitième passager (1979) et Aliens, le retour (1986).

Synopsis[modifier | modifier le code]

Intrigue[modifier | modifier le code]

2179. Alors que le commandant Ellen Ripley et ses compagnons rescapés (la jeune Newt, le caporal Hicks et l'androïde Bishop) dorment en biostase à bord du vaisseau USS Sulaco, un œuf alien facehugger éclot à l'intérieur du vaisseau, provoquant un incendie. Le Sulaco force l'ordinateur de bord à éjecter les cryotubes des quatre occupants dans une capsule de sauvetage (EEV), qui va s'écraser peu après sur Fiorina « Fury » 161, une planète-prison dotée d'une fonderie gérée par les détenus.

Résumé version courte[modifier | modifier le code]

Peu de temps après, Ripley est réveillée par le médecin de la prison, le docteur Clemens, qui lui apprend qu'elle est la seule survivante de son équipage. Ripley est alors contrainte de cohabiter avec les détenus pour lesquels elle constitue une tentation. En visitant la capsule endommagée, elle note une marque laissée par de l'acide sur le cryotube de Newt. Pour en avoir le cœur net, Ripley demande à Clemens d'autopsier le corps de la fillette en prétextant un risque de choléra. Clemens est suspicieux mais accepte l'autopsie qui finalement ne donne rien. A la demande de Ripley, les corps de Newt et Hicks sont incinérés dans la fonderie. Mais au même moment, le Rottweiler d'un des prisonniers présent lors de la récupération de la navette est pris de convulsions et un xénomorphe jaillit de son corps.

De leur côté, Clemens et Ripley deviennent intimes et le docteur lui conte l'historique de la station : le pénitencier abritait autrefois 5 000 détenus, chiffre désormais réduit à 25 avec lui-même comme médecin et deux superviseurs, le directeur Andrews et son adjoint Aaron. À la fermeture du centre, les derniers détenus ont décidé de rester, comme « gardiens des lieux » pour entretenir le haut-fourneau de la fonderie et ont créé une nouvelle religion[1]. Clemens élude ensuite toutes les questions concernant son passé, de même que Ripley. Le lendemain, un détenu est tué dans une bouche d'aération. Arrivé sur place, Clemens est intrigué par une marque d'acide, similaire à celle trouvée dans la navette. Peu après, l'alien attaque un groupe de trois prisonniers isolés et en tue deux. Ayant eu connaissance de la marque d'acide, Ripley décide de reconnecter ce qui reste de Bishop, dont le corps avait été jeté aux ordures. Ayant réchappé d'une agression d'un détenu grâce à l'intervention de Dillon, le « mentor » autoproclamé des prisonniers, elle active Bishop et lui demande d'analyser l'enregistreur de vol de la capsule de secours. Il lui confirme l'origine de l'incendie à bord du Sulaco, mais aussi qu'un alien les a suivis dans la navette, et que la compagnie est au courant de tout ce qu'il s'est passé à bord.

Le survivant de la dernière attaque raconte l'attaque de l'alien et Ripley confirme ses dires, et finit par raconter toute son passé mais Andrews et Aaron refusent de la croire. Ils lui rétorquent également que de toute façon, il n'y a pas d'armes dans la station et que leur seul espoir réside dans le cargo de ravitaillement envoyé par Weyland-Yutani pour récupérer Ripley ; celle-ci est alors « mise en quarantaine » à l'infirmerie sur ordre d'Andrews. De son coté, Clemens finit lui aussi par se livrer à Ripley : il provoqua un jour la mort accidentelle de 11 patients en se trompant sur le dosage de médicaments après une garde ininterrompue et s'être saoulé. Emprisonné sur Fury 161, il décida de rester avec les autres détenus car il n'avait nulle part ailleurs où aller. Alors qu'il fait une piqûre à Ripley, affaiblie et patraque, Clemens est tué par l’alien mais épargne Ripley pour une raison inconnue. Elle court prévenir les autres mais Andrews est brutalement emporté à son tour par l'alien sous les yeux des autres prisonniers.

Sans armes pour se défendre, le groupe imagine alors un plan : acculer l’alien dans un local destiné aux déchets nucléaires et le tuer à l'aide d'un produit hautement explosif (le quinitricéthylène). Pendant que les prisonniers répandent le produit dans les couloirs et les conduits d'aération, l'alien tue l'un d'entres eux qui lâche un bâton de signalement lumineux sur le sol recouvert de quinitricéthylène. Un ouragan de flammes se déclenche alors et les prisonniers se font décimer. Le système anti-incendie éteint le feu mais une dizaine de prisonniers meurt pris à leur propre piège. Ressentant des douleurs suspectes, Ripley aidée d'Aaron utilise l'imagerie médicale de l'EEV et découvre alors qu'elle est porteuse d'un embryon d'une reine alien, la condamnant de facto à mort. Ripley veut alors contacter la compagnie pour les prévenir que toute la planète est contaminée ne souhaitant surtout pas voir ses employeurs récupérer l'alien. Aaron, père de famille, souhaite lui s'en sortir et refuse de coopérer.

Ripley part trouver l'alien mais n'arrive pas à le tuer et réciproquement du fait de l'embryon. Elle demande alors Dillon de l'achever mais ce dernier décide après hésitation de rien en faire car Ripley reste leur dernière chance de tuer l’alien ; il lui promet toutefois de la tuer une fois leur ennemi mort. A la fonderie, Dillon déclare aux prisonniers survivants qu'il faut venger leurs camarades mort mais tous ont peur et préfèrent attendre la navette de sauvetage comme le suggère Aaron. Ripley leur rétorque alors que pour la compagnie, seul la vie de l’alien compte. Dillon élabore alors un plan de la dernière chance : attirer l’alien dans le creuset de la fonderie et l'y noyer sous du plomb en fusion en servant eux-mêmes d'appâts ; se battre comme des hommes, ou se terrer à genoux. Remotiver, les prisonniers acceptent mais Aaron refuse de se joindre à eux. Débute alors d'interminables courses-poursuites dans les couloirs du pénitencier afin d'amener l'alien au creuset, entraînant la mort de la plupart des prisonniers. Seuls restent encore en vie le détenu Morse, Ripley et Dillon qui finit lui-même par se sacrifier afin de retenir l'alien dans le creuset. Morse déclenche alors la coulée de plomb fondue sur l'alien mais la créature réussit à bondir de la matière en fusion. Poursuivie à son tour, Ripley parvient à ouvrir une vanne d'eau froide sur le corps de la créature l'exposant à un choc thermique qui la fait exploser.

Pendant ce temps, l'équipe de sauvetage débarque sur la planète et Aaron les mène à la fonderie. Composée d'hommes armées, l'équipe est menée par Michael Weyland, le parfait sosie de Bishop qui n'est autre que le créateur de l'androïde. Weyland tente de convaincre Ripley de se faire enlever son embryon par chirurgie, mais celle-ci refuse. Morse est blessé à la jambe en voulant aider Ripley à s'échapper et Aaron resté jusque-là neutre, blesse Weyland en le frappant avec une clé avant d'être abattu. Weyland supplie une dernière fois Ripley de les accompagner mais celle-ci demande à Morse de la mener au-dessus de la cuve du haut-fourneau. Elle se sacrifie alors en sautant dans le feu tout en entraînant avec elle la reine alien naissante dans la mort.

La prison ferme définitivement ses portes et les hommes de la compagnie quittent la planète avec Morse. A bord de la capsule de secours du Sulaco, l'enregistrement sonore émet les dernières paroles de Ripley, « dernière survivante du Nostromo », 57 ans plus tôt.

Version longue[modifier | modifier le code]

À la suite de nombreux désaccords avec la Fox, le réalisateur David Fincher quitte la production du film avant le montage[2]. De nombreuses scènes tournées par le cinéaste sont donc absentes de la version cinéma, qui dure h 50.

Une version longue de Alien 3 (officiellement appelée Assembly cut) avec plus de 30 minutes de scènes supplémentaires ressort en décembre 2003 dans le coffret DVD Alien Quadrilogy, puis en 2010 dans un coffret Blu-ray Alien Anthology. Cette version tente de reconstituer la workprint (version de travail) de David Fincher que le studio a rechignée, mais va plus loin et ajoute la correction des couleurs, des effets spéciaux supplémentaires et un son remixé 5.1[3],[4].

Cette nouvelle version diffère sur de nombreux points par rapport à la version sortie au cinéma en 1992. Par exemple, dans la version cinéma, le xénomorphe sort d'un chien alors que dans l'édition spéciale, il sort d'une vache déjà morte. On découvre que Ripley est retrouvée par Clemens au bord de la rive et non à bord de la capsule comme le suggérait vraisemblablement la version cinéma. On voit brièvement le Superfacehugger, une version évoluée de la créature qui pond des œufs dans ses victimes (ici une vache). On y apprend aussi de façon plus complète l'histoire des prisonniers, avec l'explication des fameux chromosomes « double Y ». On comprend entre autres que la prison est fermée depuis plusieurs années, mais que, ayant trouvé un équilibre dans le travail minier, les occupants ont été autorisés par la « Compagnie » à continuer leurs activités sur place. Cette version donne aussi beaucoup plus de détails sur la biographie de Clemens. La fin, elle aussi, est différente : si dans l'édition de 1992, la Reine alien sort du corps de Ripley quand celle-ci se suicide, il n'en est rien dans la version longue.

Il n'y a pour l'heure aucune version director's cut. En effet, David Fincher, étant brouillé avec les producteurs qui ont monté puis remonté son film sans son accord, n'a pas voulu y retoucher. Le réalisateur a en quelque sorte renié ce film[2], qui était pourtant son tout premier long métrage. Par exemple, dans sa filmographie présente sur le DVD de son film Panic Room, il n'est pas fait mention d'Alien3[5]. Il refuse même d'évoquer cette expérience.

Pour le doublage français du film des scènes supplémentaires, Tania Torrens et Pascal Renwick sont les seuls comédiens à reprendre leurs places respectives (pour Ripley et Dillon). Tous les autres personnages ont de nouvelles voix françaises. Par exemple, pour Clemens, Patrick Osmond dût remplacer Daniel Sarky, mort en 1999. Dans la version longue, certains dialogues déjà présents dans la version cinéma ont dû être redoublés en français pour être en raccord avec les suppléments. En effet, d'un passage à l'autre, Ripley et Clemens passent du tutoiement au vouvoiement et vice-versa.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Légende : Doublage original (1992) + Doublage des scènes supplémentaires (2003) si différent

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

« J'ai estimé que Ripley allait devenir un fardeau pour l'histoire. On ne peut jouer qu'un nombre limité de facettes chez ce personnage[6],[7]. »

Sigourney Weaver, à propos de son personnage

À l'origine, la Fox contacte Brandywine Productions pour deux nouveaux films. Les producteurs de la saga, David Giler et Walter Hill, envisagent plusieurs histoires possibles. Ils élaborent alors une idée autour de la société Weyland-Yutani qui s'oppose à des humains à l'idéologie socialiste qui se séparent de la société de la Terre[7]. Sigourney Weaver n'aurait retrouvé son personnage d'Ellen Ripley que pour un caméo. Ce 3e film aurait été centré sur le personnage de Hicks incarné par Michael Biehn dans Aliens, le retour. Il est ainsi prévu que Ripley revienne dans un 4e film où elle serait engagée dans une bataille épique contre une multitude d'aliens créés par les Terriens expatriés[7]. D'abord sceptique, la Fox décide de financer le projet de David Giler et Walter Hill, à condition que Ridley Scott dirige le film et que le 4e film soit tourné dans la foulée pour réduire les coûts de production. Mais le cinéaste britannique est trop occupé par divers projets à cette époque.

Le président de la Fox, Joe Roth, pense que le personnage de Sigourney Weaver est la pièce centrale de la saga et la seule femme soldat du cinéma. Un salaire de 5 millions de dollars est alors proposé à l'actrice, plus des bonus sur le box-office[7].

William Gibson

Pour le scénario, les producteurs approchent alors l'auteur cyberpunk américain William Gibson, très influencé par Alien, pour écrire le scénario[7]. Il écrit un traitement de l'histoire de Giler et Hill, centrée sur Hicks et Bishop, car Sigourney Weaver ne voulait pas tellement participer au projet à ce moment-là[8]. Gibson imagine des tatouages code-barre, idée finalement conservée dans le film[9]. Gibson imagine une mutation génétique des aliens réalisée par la compagnie spatiale Anchorpoint. Le vaisseau spatial Sulaco (avec Hicks, Bishop et Ripley) arrive à Anchorpoint, lieu dirigé par l'UPP (Union of Progressive Peoples). Ripley est dans le coma, à la suite d'un incendie causé par les aliens sur le Sulaco. Hicks enquête alors sur la rumeur selon laquelle Weyland-Yutani a créé de nouveaux aliens... Le film se serait fini par un aperçu du 4e film, dans lequel Hicks et l'UPP s'allient face à un ennemi commun, qu'ils traqueront et détruiront jusqu'à sa source[8]. Tout comme le second film, celui-ci est très orienté vers l'action. Il introduit de nombreux nouveaux personnages et donne un nouveau souffle à la saga[10]. Le studio n'est pas convaincu et demande à Gibson des réécritures, à la suite de l'arrivée de Renny Harlin comme réalisateur du film[7],[11]. William Gibson quitte finalement le projet.

Eric Red

Eric Red écrit ensuite un nouveau script, centré sur des marines des Forces Spéciales montant à bord du Sulaco et découvrant que tous les survivants de la mission LV-426 ont été victimes des aliens. La seule référence aux deux premiers films est un badge sur un scaphandre de cosmonaute déchiré portant le nom « Ripley ». L'histoire a entièrement lieu dans une ville provinciale américaine, dans un dôme. Le scénario de Red reprend l'idée d'aliens transformant des humains dans les cocons (scène coupée du premier film). Ce scénario va plus loin dans l'horreur que les films précédents de la saga. C'est aussi le premier scénario à parler d'une créature mi-homme mi-alien, qu'on retrouvera plus tard dans la version finale d'Alien, la résurrection. Le scénario réutilise aussi le « virus alien », imaginé par William Gibson, qui « crée » alors des moustiques-aliens - ainsi que du bétail-aliens, des chiens-aliens et des poulets-aliens - qui auront la capacité d'infecter la matière et la technologie. La station spatiale elle-même est affectée et transformée en une créature alien géante. Après avoir lu le scénario d'Eric Red, Renny Harlin quitte le projet pour réaliser 58 minutes pour vivre[2]. Eric Red est alors renvoyé.

La planète-prison de David Twohy

David Twohy écrit ensuite un autre script, autour d'une planète-prison utilisée par la division Guerre biologique de Weyland-Yutani. David Twohy introduit également plusieurs types d'aliens (Rogue Alien, Spike Alien, Alien chameleon, etc.)[12].

L'arrivée de Vincent Ward comme réalisateur du film marque l'abandon du script de David Twohy.

Vincent Ward

Vincent Ward devient le nouveau réalisateur du film et souhaite apporter ses idées à l'histoire. Il imagine avec le scénariste John Fasano une histoire dans laquelle le vaisseau de Ripley s'écrase sur un « satellite monastère ». Ils imaginent un design archaïque dominé par le bois. Le lieu serait habité par des moines luddistes. L'histoire commence par un moine qui croit voir une étoile - c'est la capsule de secours de Ripley[13]. Il croit d'abord que c'est un bon présage. Mais l'arrivée de Ripley et l'impression croissante de la présence d'un alien, fait s'écrouler la vie des moines. Ils pensent que la créature est un signe religieux venu punir leurs délits. De plus, la présence d'une femme dans le monastère accroît la tentation sexuelle. Ils enferment alors Ripley et ignorent ses conseils concernant la créature[13].

Réécritures finales

Finalement, Vincent Ward quitte le projet comme réalisateur. De nombreux journalistes pensent que le projet de Ward était excellent. L'ancien journaliste du Times David Hughes inclut le script de Ward dans son livre The Greatest Sci-Fi Movies Never Made (« les plus grands films de science-fiction jamais tournés »)[14]. Quelques années plus tard, un article du magazine Empire relance l'intérêt autour de l'histoire de Vincent Ward[15].

Certaines des idées de Vincent Ward sont conservées par David Giler et Walter Hill, qui ont finalement le dernier mot. De plus, une clause du contrat de Sigourney Weaver stipule que le script final doit être signé par Giler et Hill, qui sont les « pères créateurs » du personnage de Ripley. David Fincher est alors engagé comme réalisateur. Il intègre au projet l'auteur Rex Pickett, qui revisite l'histoire de Giler et Hill. Et bien qu'il soit finalement remercié par Giler et Hill, il a contribué à de nombreux éléments du script final.

La suite du développement du film est chaotique. Alors que le scénario est à peine esquissé, la production du film est lancée. L'histoire reçoit à plusieurs reprises des changements plus ou moins importants alors que David Fincher est déjà en train de tourner.

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Michael Biehn, qui jouait le caporal Dwayne Hicks dans Aliens, le retour, avait menacé de poursuivre en justice les producteurs d'Alien3 car ces derniers voulaient utiliser son corps avec le torse explosé par la sortie d'un alien. Biehn qui espérait reprendre son rôle dans cette suite ne voulait pas que son image soit utilisée de la sorte. Finalement, l'utilisation brève d'une photographie de son personnage lui permit d'être payé autant que pour le second film.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage débute le dans les Pinewood Studios près de Londres, alors que le script n'est pas achevé[16]. Il a notamment lieu sur le célèbre plateau Albert R. Broccoli 007. D'autres scènes sont tournées en Angleterre dans la centrale électrique de Blyth ainsi que dans le comté de Durham[17].

Peu après la fin du tournage, certaines scènes avec Sigourney Weaver durent être retournées. Entre-temps l'actrice avait laissé repousser ses cheveux. Pour éviter qu'elle ne se rase à nouveau, ses cheveux ont été cachés sous une prothèse en latex.

Bande originale[modifier | modifier le code]

Alien3
Music from the Original Motion Picture Soundtrack

Bande originale de Elliot Goldenthal
Sortie
Durée 49:57
Label MCA Records

Bandes originales de Alien

Elliot Goldenthal compose la bande originale du film. Il déclare l'avoir enregistrée durant les émeutes de 1992 à Los Angeles, ce qui aurait contribué à la nature de sa musique[18].

Toute la musique est composée par Elliot Goldenthal.

Liste des titres
No Titre Durée
1. Agnus Dei 4:29
2. Bait and Chase 4:42
3. The Beast Within 3:09
4. Lento 5:48
5. Candles in the Wind 3:20
6. Wreckage and Rape 2:43
7. The First Attack 4:19
8. Lullaby Elegy 3:41
9. Death Dance 2:18
10. Visit to the Wreckage 2:04
11. Explosion and Aftermath 2:20
12. The Dragon 3:08
13. The Entrapment 3:42
14. Adagio 4:14
49:57

Accueil[modifier | modifier le code]

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
55 473 545 $[19] 6
Drapeau de la France France 1 652 868 entrées[20]
Monde Monde 159 814 498 $[19]

Le film a connu un certain succès commercial, rapportant environ 159 814 000 $ au box-office mondial, dont 55 473 000 $ en Amérique du Nord, pour un budget de 50 000 000 $[19]. En France, il a réalisé 1 652 838 entrées[20].

Il a reçu un accueil critique mitigé, recueillant 42 % de critiques positives, avec une note moyenne de 5,2/10 sur la base de 43 critiques collectées, sur le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes[21].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Source : Internet Movie Database[22]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • James Cameron, qui est à l'origine d'Aliens : le retour, en a voulu personnellement à David Fincher d'avoir détruit la relation complexe des personnages de Ripley, Hicks et Newt qu'il avait établie à la fin de son film. Il exprimera d'ailleurs publiquement sa déception concernant Alien3.
  • C'est le premier film de la série des Alien où est mentionné le prénom de Ripley (sans compter l'une des scènes supplémentaires d'Aliens, le retour où l'héroïne le mentionne à Hicks), Ellen, qui apparaît vers le début du film lorsque les dossiers des quatre passagers de la capsule de secours sont publiés sur un écran informatique.
  • Si un Facehugger meurt après une seule fécondation, le Superfacehugger, lui, peut en effectuer deux avant de rendre l'âme. En effet ici, la créature féconde d'abord Ripley, pendant son hypersommeil, puis le chien (ou la vache dans la version longue).
  • Pour la première fois, on observe ici un alien qui sort du corps d'un animal : sa morphologie globale est donc différente de celle qu'il revêt habituellement après être sorti d'un corps humain : on note par exemple qu'il se déplace à quatre pattes. On observe également qu'il a tendance à chasser ses victimes de façons plus progressives (sauf Clemens et David qui sont tués net à coup de mâchoires) comme une bête sauvage. On remarque ainsi que les hommes tentent de résister malgré d'atroces douleurs. Autre détail : Le Chestburster (forme « Bébé » de l'alien) sortant du corps de l'animal possède déjà des bras et des jambes (ainsi qu'une seconde mâchoire) alors qu'en sortant d'un être humain, il se présentait sous une forme proche de l'asticot (sans membre). Enfin ce spécimen ne possède pas quatre grosses épines dorsales (elles ont été supprimées pour des raisons techniques, le figurant ne pouvant pas tourner la tête avec elles).
  • D'après les superviseurs des effets spéciaux du film dans le commentaire audio du DVD, c'est le premier opus à utiliser des images de synthèse, dans de rares scènes cependant, notamment celle où on voit l'alien recouvert de plomb fondu. Les scènes spatiales, quant à elles, ont été réalisées avec l'usage traditionnel de maquettes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Une forme de christianisme teinté de millénarisme apocalyptique », selon Clemens.
  2. a b et c Secrets de tournage - AlloCiné
  3. https://www.imdb.com/title/tt0103644/alternateversions
  4. http://www.movie-censorship.com/report.php?ID=1405
  5. Bonus « Filmographie de David Fincher » - DVD Panic Room
  6. (en) « I felt Ripley was going to become a burden to the story. There are only so many aspects to that character you can do »
  7. a b c d e et f (en) Cinescape Movie Aliens Bald Ambition Page 3 - Michael Biehn.co.uk
  8. a et b (en) Scénario Alien III par William Gibson - AwesomeFilm.com
  9. (en) William Gibson parle de son script - William Gibson books.com
  10. (en) 10 of the Greatest Horror Movies Never Made page 5 : William Gibson's Alien 3 - About.com
  11. Dossier 30 secrets pour les 30 ans d'Alien « Qui va réaliser Alien 3 ? » - AlloCiné
  12. (en) Script Alien III par David Twohy - AlienExperience.com
  13. a et b (en) Alien 3 Unrequited Vision - VincentWardFilms.com
  14. (en) The 10 greatest sci-fi films never made
  15. (en) Alien 3: The Lost Tale Of The Wooden Planet - EmpireOnline.com
  16. (en) Last in Space - Entertainment Weekly.com
  17. (en) Lieux de tournage - Internet Movie Database
  18. (en) « Music, Editing and Sound » ; disque bonus Alien3 coffret DVD Quadrilogie Alien
  19. a b et c Alien 3 sur Box Office Mojo.
  20. a et b Alien 3 sur JP's Box-Office.
  21. Alien 3 sur Rotten Tomatoes.
  22. (en) Awards - Internet Movie Database

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]