Storyboard

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Storyboard de MMORPG Ryzom

Un storyboard (francisé en « scénarimage » au Canada[1]), est un document sur papier ou en dossier informatique, utilisé au cinéma et en téléfilm, lors de la préproduction afin de planifier les besoins de l'ensemble des plans qui constitueront le film, aussi bien au niveau technique (cadrages, mouvements de caméra, effets spéciaux) qu'au niveau artistique (décors construits, décors virtuels). Sa mise en page ressemble à celle d'une bande dessinée dont chaque vignette représente un plan, décrit parfois en plusieurs dessins. L'ordre proposé est celui du montage final.

D'une part, cette présentation permet d'évaluer avant tournage la lisibilité du récit filmé. D'autre part, elle améliore la circulation des informations entre les membres des équipes de préparation (décors, accessoires, costumes, etc) et celles du tournage. À l'instar du découpage technique, elle constitue un outil de référence.

La création du storyboard est attribuée à Georges Méliès qui suit « fidèlement ses indications écrites ou dessinées, car il ne laisse rien au hasard »[2]. La forme la plus largement connue aujourd'hui a été développée par Webb Smith chez Walt Disney Animation Studios au début des années 1930[3].

Dans les années 50 a70, Paul Gordeaux, s'inspire de la pellicule cinématographique en créant la bande dessinée verticale,Le crime ne paie pas et Les Amours célèbres. De véritable storyboard publié tous les jours a la der de France-Soir. Ses dessinateurs chargés d'illustrer chaque texte du découpage Jean Ache, Jean Bellus, Henry Blanc, Jean Lenoir, Louis Moles, Jean Effel, Jacques Pecnard, Louis Berings, Sennep, Jacques Grange, Jean Randier, Charles Popineau William Marshall, ou encore Albert Uderzo, et bien d'autres artistes et dessinateurs de grand talent.

Les dessinateurs chargés d'illustrer chaque plan du découpage technique d'un scénario sont les « storyboardeurs ».

Les modèles[modifier | modifier le code]

Plusieurs types de storyboards sont employés à travers le monde, suivant leur usage ou les habitudes des réalisateurs.

Modèle bande dessinée[modifier | modifier le code]

Il se compose d'une série de dessins représentant chacun un plan, ce qui lui donne l'apparence d'une bande dessinée. Il contient, entre autres informations, les déplacements fléchés des personnages, l'indication fléchée de l'éventuel mouvement de caméra (panoramique, travelling ou zoom), et l'estimation de la durée totale du plan, voire de chaque partie du plan.

Modèle plan par plan[modifier | modifier le code]

Ce modèle, beaucoup plus complet, comprend généralement une page par plan. Sur chacune de ces pages, on dessine l'image de début et l'image de fin du plan, et, si nécessaire, des cadres intermédiaires pour des plans complexes (effets spéciaux). On y ajoute un plan au sol indiquant les éléments de décor, l'angle de prise de vues, les mouvements de caméra, les positions et déplacements des comédiens.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Termium, Bureau de la traduction du gouvernement du Canada
  2. Marie-France Briselance et Jean-Claude Morin, Grammaire du cinéma, Paris, Nouveau Monde, , 588 p. (ISBN 978-2-84736-458-3), p. 62
  3. Whitehead, Mark (2004). Animation. Pocket Essentials. p. 47. (ISBN 9781903047460)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Autres documents relatifs à la production d'un film[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcie Begleiter, Les Clés pour créer un Story-board, éditions Dixit, Synopsis et Triumvir, Paris, 2004 (ISBN 2-8448-1083-7)
  • Rémi Jacquinot, Olivier Saint-Vincent et Raphaël Saint-Vincent, Guide pratique du storyboard, préface de Jean-Jacques Annaud, Maison du Film Court/Éditions Scope, 2002 (ISBN 2-912573-11-4)

Liens externes[modifier | modifier le code]