Aéroport international Angoulême-Cognac

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Aéroport International Angoulême-Cognac
Image illustrative de l’article Aéroport international Angoulême-Cognac
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Ville Angoulême
Coordonnées 45° 43′ 47″ nord, 0° 13′ 08″ est
Altitude 133 m (436 ft)
Géolocalisation sur la carte : Charente
(Voir situation sur carte : Charente)
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Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
(Voir situation sur carte : Nouvelle-Aquitaine)
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Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
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Pistes
Direction Longueur Surface
10/28 1 860 m (6 102 ft) revêtue
10R/28L 750 m (2 461 ft) non revêtue
Informations aéronautiques
Code IATA ANG
Code OACI LFBU
Nom cartographique ANGOULEME
Type d'aéroport civil
Gestionnaire Syndicat mixte des aéroports de Charente

Régie de l'aéroport Angoulême-Cognac

Site web aéroport Consulter

L'aéroport international Angoulême-Cognac (code IATA : ANG • code OACI : LFBU) est un aéroport du département de la Charente.

Il se trouve sur le territoire des communes de Champniers et de Brie.

Cet aéroport est ouvert au trafic national et international commercial, régulier ou non, aux avions privés, aux IFR et aux VFR. C'est aussi l'un des aéroclubs les plus actifs du département.

Il est géré par le Syndicat mixte des aéroports de Charente, régie de l'aéroport Angoulême-Cognac depuis 2017.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'aviation commence à Angoulême en 1924 avec l'aérodrome de Bel-air[1].

Un premier projet d'aérodrome est envisagé en 1970 sur la commune de la Couronne sur le plateau de la Tourette.

Sous l'égide de la Chambre de commerce et d'industrie d'Angoulême, cet aérodrome verra passer dès le printemps 1973[2] des lignes commerciales vers Lyon-Bron avec la compagnie Europ'Air[3] en Cessna 310 et 402[1] puis vers Paris-Orly/Sud avec Air Paris à raison de 10 vols par semaine en Twin Otter[1],[2].

Hors, si les débuts sont prometteur, la piste étant trop courte, l'avion de 19 places d'Air Paris ne pouvait prendre que 15 passagers et le Cessna d'Europ'Air, 5 passagers maximum au lieu de 9. Il apparait donc vite que les lignes n'étaient pas rentables alors que les compagnies devaient refuser des passagers[4].

Une étude d'agrandissement de la piste la portant à 1 200 mètres est réalisée mais le conseil municipal de L'Isle-d'Espagnac la rejette, les travaux obligeant un contournement de la route nationale 141. La Chambre de commerce et d'industrie d'Angoulême se heurtait également à un comité de défense contre les travaux[4].

Le nombre de passagers ne s'accroissant plus et la régularité des vols mise à mal à cause de l'état de la piste, la CCI décidait de la fermeture de la ligne vers Paris en novembre 1974 et celle de Lyon, pourtant essentielle, quelques semaines après[4].

La ligne de Lyon accueillait 1 550 passagers par an avec une rentabilité à 5 000 alors que les avions Air Paris volait avec en moyenne 3 passagers par vol[4].

Europ'Air[5] était basée sur l'aéroport[6] depuis 1967[7], elle s'associera à Air Aquitaine qui verra la reprise de la ligne Cognac-Lyon en 1975 mais de l'aéroport civil de Cognac-Châteaubernard. Toutes les deux déposaient le bilan en décembre 1976[8].

C'est en 1980 que fût publié la déclaration d'utilité publique du futur aérodrome d'Angoulême situé sur les communes de Brie et Champniers[9].

Le nouvel aérodrome actuel voit le jour en 1983, le terrain de Bel-air est déclassé en 1984 puis remis à l’État puis cédé à la Chambre de commerce et d'industrie d'Angoulême.

Le 7 décembre 1983, la compagnie aérienne du Languedoc (C.A.L.) organise des vols VIP en Swearingen Metro.

Le 26 avril 1984, la compagnie aérienne du Languedoc rouvre Lyon avec 10 vols par semaine en Swearingen Metro II de 16 places (durée de vol : h 5), ligne essentielle compte tenu de l'implantation à Angoulême de la société Leroy-Somer, leader mondial en moteurs électriques, systèmes d'entraînement électromécaniques et électroniques et alternateurs industriels[10] et possédant des implantations en région lyonnaise et en Ardèche. Elle rouvrait également la ligne vers Paris.

En 1989, c'était Air Littoral qui exploitait la ligne vers Paris.

Exploitation commerciale[modifier | modifier le code]

Depuis avril 2008, l'aéroport recevait des vols réguliers de la compagnie à bas coûts Ryanair, depuis Londres-Stansted, avec trois vols par semaine. En 2007, il a accueilli 2 249 passagers. En 2008, 25 596 et en 2009, 28 227 passagers[11].

Début 2010, la gestion de l'aéroport passe au Conseil général de la Charente, et Ryanair quitte l'aéroport faute de subventions. Aucune compagnie n'a repris cette ligne pour l'instant[12]. Cette même année, la compagnie Cityline-Swiss veut ouvrir des lignes vers Londres-Gatwick, Lyon et Marseille mais ils ne décolleront jamais.

À partir du 1er janvier 2012, la gestion de l'aéroport passe de la CCI à la société canadienne SNC-Lavalin, gestionnaire de nombreuses autres plateformes en France et à l'étranger, avec la volonté d'ouvrir des lignes intérieures et internationales[13],[14],[15].

En 2014, une nouvelle ligne est créée, un vol depuis Figari, en Corse, avec Luxair, commercialisé par Corsicatours.

En 2016 l'aéroport perd sa dernière destination régulière qui était Ajaccio (1 380 passagers en 2014, 1 000 passagers en 2015 et 700 passagers en 2016)[16]. 2 443 passagers étaient comptabilisés pour l'année 2015[11].

En 2017, c'est le groupe Edeis qui reprend la gestion de la plateforme à la suite du rachat de la filiale française de SNC-Lavalin qui gérait auparavant l'aéroport[17] puis en régie directe par le syndicat mixte des aéroports de Charente où sont représentés le département, la CCI et Grand Angoulême[18].

En 2018, l'aéroport a comptabilisé 20 432 mouvements d'aéronefs[11].

En 2019, une école de formation haut de gamme de pilotes de l'aviation civile "Airbus Flight Academy", filiale à 100% du groupe Airbus, s'installe sur l'aéroport[19]. "Héli Union Training Center", l'école de pilotage hélicoptères d'Héli-Union est également présente sur le site depuis 2002.

Galerie photographique[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c http://aeroclub-angouleme.fr/wordpress/wp-content/uploads/Histoire-illustrée-Aéro-Club-mise-à-jour-01.03.2016-jusquen-1976-1.pdf
  2. a et b Norois, Norois., (lire en ligne)
  3. « Europ'Air à Angoulème page 18 »
  4. a b c et d Jacques Comby, « Caractères structurels et spatiaux de l'industrie dans l'agglomération d'Angoulême. Le présent (1974-1978) et l'avenir », Norois, vol. 100, no 1,‎ , p. 615–621 (DOI 10.3406/noroi.1978.3743, lire en ligne, consulté le )
  5. France, Journal officiel de la République française : Lois et décrets, (lire en ligne)
  6. Bulletin officiel des annonces commerciales, Journaux officiels, (lire en ligne)
  7. DGAC-Bureau entretien des aéronefs, « EUROP'AIR (création-faillite) page 7 »
  8. France Parlement (1946-) Sénat, Comptes rendus des débats, Impr. des Journaux officiels, (lire en ligne)
  9. « Aéro-club d'Angoulême - 2e partie (1977 à nos jours) » [PDF], Aéro-club d'Angoulême (consulté le )
  10. « Organisation des transports aériens régionaux Ministère des Transports Ligne Angoulême-Lyon pages 11-14 »
  11. a b et c https://www.aeroport.fr/view-statistiques/angouleme-brie-champniers
  12. « Vers la mort de l’aéroport d’Angoulême? », Air Journal, (consulté le )
  13. Aéroport d'Angoulême, journal Charente libre, 30 juillet 2011
  14. Aéroport d'Angoulême, journal Sud Ouest, 7 juillet 2011
  15. Site SNC-Lavalin Europe
  16. « Corsicatours : "On ne pouvait plus tenir en Charente" », sur charentelibre.fr, (consulté le ).
  17. « L’aéroport Angoulême-Cognac change de mains : quelles conséquences ? », sur charentelibre.fr, (consulté le ).
  18. « Aéroport de Brie-Champniers : les élus reprennent seuls les commandes », sur charentelibre.fr, (consulté le ).
  19. « Une école labellisée Airbus pour les futurs pilotes de ligne à Angoulême », sur charentelibre.fr, (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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