17e corps d'armée (France)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

17e Corps d'Armée
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Corps d'Armée
Garnison Toulouse
Guerres Guerre franco-allemande de 1870
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Batailles Première Guerre mondiale
1914 - Bataille des Ardennes
1914 - Bataille de la Meuse
1914 - Bataille de la Marne
(Bataille de Vitry)
1914 - 1re Bataille de Champagne
1915 - 2e Bataille de l'Artois
1915 - 3e Bataille de l'Artois
1917 - Bataille des Monts
1918 - Bataille de Montfaucon
Seconde Guerre mondiale
1940 - Bataille de l'Ailette

Le 17e Corps d'Armée est un corps de l'armée française.
En , il est mis sur pied par le vice-amiral Fourichon, délégué au ministère de la marine et à celui de la guerre par intérim.

Les chefs du 17e corps d'armée[modifier | modifier le code]

Créations et garnisons[modifier | modifier le code]

1870-1871[modifier | modifier le code]

Composition en novembre 1870[modifier | modifier le code]

1re division d'infanterie

  • 1re Brigade :
41e régiment de marche d'infanterie
Mobiles de Lot-et-Garonne
  • 2e Brigade :
11e bataillon de chasseurs de marche
43e régiment de marche d'infanterie
Mobiles du Cantal et de l'Yonne
  • Artillerie :
Trois batteries de 4
  • Génie :
une section

2e division d'infanterie

  • 1re Brigade :
10e bataillon de chasseurs de marche
48e régiment de marche d'infanterie
Un bataillon du 64e régiment de marche d'infanterie
Un bataillon des Mobiles de l'Isère
  • 2e Brigade :
51e régiment de marche d'infanterie
Mobiles du Gers
  • Artillerie :
Trois batteries de 4
  • Génie :
une section

3e division d'infanterie

  • 1re Brigade :
1er bataillon de chasseurs de marche
45e régiment de marche d'infanterie
Mobiles du Lot
  • 2e Brigade :
46e régiment de marche d'infanterie
Mobiles de l'Aude, Ain, Isère
  • Artillerie :
Trois batteries de 4
  • Génie :
une section

Division de cavalerie

  • 1re Brigade :
6e régiment de cavalerie mixte
4e régiment de cavalerie mixte
  • 2e Brigade :
4e régiment de marche de cuirassiers
7e régiment de marche de cuirassiers
5e régiment de cavalerie mixte

Artillerie de réserve

  • Quatre batteries de 8, une batterie de 7, deux batteries de 4 à cheval, deux batteries de mitrailleuses à 8 pièces

Corps Francs

Historique[modifier | modifier le code]

Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

À la mobilisation de 1914[modifier | modifier le code]

Il est subordonné, au début de la Première Guerre mondiale à la IVe Armée.

33e division d'infanterie

  • 65e brigade :
7e régiment d'infanterie
9e régiment d'infanterie
  • 66e brigade :
11e régiment d'infanterie
20e régiment d'infanterie

34e division d'infanterie

  • 67e brigade :
14e régiment d'infanterie
83e régiment d'infanterie
  • 68e Brigade :
59e régiment d'infanterie
88e régiment d'infanterie

EOCA

  • Régiments d'Infanterie (rattachés au 17e CA) :
207e régiment d'infanterie
209e régiment d'infanterie
17e escadron du train des équipages militaires
17e section de secrétaires d'état-major et du recrutement
17e section d'infirmiers militaires
17e section de commis et ouvriers militaires d'administration

Changements au cours de la guerre[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

1914[modifier | modifier le code]

 : repli sur l'Aisne, vers Voncq et Semuy.
30 -  : arrêt en arrière de l'Aisne, dans la région Voncq, Attigny. Puis continuation du repli par Saint-Souplet, Saint-Étienne-au-Temple, Chepy jusque dans la région Dampierre, Ramerupt, Lhuître.
  • 6 -  : engagé dans la bataille de la Marne, du 6 au bataille de Vitry. Combats vers la ferme des Grandes Perthes, la ferme la Certine et la ferme la Perrière. À partir du , poursuite vers Cheppes et Moivre, jusque vers le front Massiges, ferme de Beauséjour, Perthes-lès-Hurlus.
  • -  : violents combats dans cette région, puis stabilisation et occupation d'un secteur vers la ferme de Beauséjour et Perthes-lès-Hurlus, étendu à gauche, le 1er octobre jusqu'au bois Sabot.
 : attaque allemande et contre-attaque française vers le moulin de Perthes et Le Mesnil-lès-Hurlus.
 : attaque française vers la cote 200, sur le bonnet de Prêtre.
 : prise de Perthes-lès-Hurlus.
, puis du au  : nouvelles attaques françaises dans cette région.
 : réduction du front à droite jusqu'aux abords ouest du Mesnil-lès-Hurlus. À partir du , occupation et organisation des positions conquises.

1915[modifier | modifier le code]

9 -  : attaques françaises vers Roclincourt et Thélus. le , occupation d'un nouveau secteur vers le sud de Roclincourt, Blangy, Agny, Berles-au-Bois.
 : réduction du secteur à droite jusque vers Agny.
 : attaques françaises au nord de Saint-Laurent-Blangy.
 : limite droite reportée vers Berles-au-Bois.
 : extension à gauche, jusqu'au nord de Roclincourt.
 : nouvelle réduction à droite jusque vers Agny.
 : engagé dans la troisième bataille de l'Artois, attaques françaises vers Beaurains et au nord de Saint-Laurent-Blangy.
 : réduction du secteur à gauche, jusque vers la Scarpe et extension à droite jusque vers Berles-au-Bois.
 : extension à gauche jusqu'au nord de Roclincourt.
 : réduction à droite jusque vers Château-Crinchon.

1916[modifier | modifier le code]

  • -  : retrait du front (relève par l'armée britannique) et à partir du transport par V.F. dans la région de Charmes ; puis à partir du , occupation d'un secteur vers Bezange-la-Grande, Brin-sur-Seille.
 : extension du front, à droite jusqu'au Sânon.
  • -  : retrait du front. Transport par V.F. dans la région de Châlons-sur-Marne, puis transport par camions vers le front. À partir du , occupation d'un secteur vers Maisons de Champagne, la butte du Mesnil et la cote 196.
  • -  : occupation d'un nouveau secteur entre la ferme des Marquises et Auberive-sur-Suippe.
 : front étendu à droite jusque vers l'Épine de Vedegrange.
 : forte attaque allemande par gaz.
 : limite droite ramenée à Auberive-sur-Suippe.
 : front réduit à gauche jusque vers Prosnes.
 : front étendu à droite jusqu'au chemin Souain, Sainte-Marie-à-Py.

1917[modifier | modifier le code]

  • -  : engagé dans la bataille des Monts. Prise d'Auberive-sur-Suippe et progression en direction des Monts. Puis organisation et défenses des positions conquises.
 : réduction du secteur à droite jusqu'à Auberive-sur-Suippe exclu.
 : progression française vers le mont Haut.
20 -  : violentes attaques de part et d'autre.
  • -  : occupation d'un nouveau secteur, vers le bois Loclont, Saint-Mihiel, l'étang de Vargévaux.
  • -  : occupation d'un nouveau secteur vers Damloup, la ferme Mormont.
 : front réduit à gauche jusque vers le bois le Chaume et étendu à droite vers Haudiomont.
 : attaque allemande très violente sur le fond des Rousses.
 : front étendu à gauche vers la cote 344 et le réduit à droite vers Damloup.
 : nouvelle extension à gauche au-delà de Forges.
 : violente action locale allemande sur la rive droite de la Meuse.
 : front étendu à droite jusqu'à Trésauvaux.
 : front étendu, à gauche, jusqu'à Avocourt inclus.
 : front réduit à droite jusque vers Damloup.
 : front étendu à droite jusqu'à Watronville.
 : limite gauche du secteur ramenée à la Meuse.
 : front étendu à droite jusqu'à Mesnil-sous-les-Côtes.

1918[modifier | modifier le code]

 : réduction du front à droite jusqu'au bois de la Wavrille.
1er novembre : extension à droite jusqu'à Mesnil-sous-les-Côtes.

Rattachement[modifier | modifier le code]

22 -
-
-
-
-
  • Détachement d'armée de Lorraine
-
  • US Army
-

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

À la mobilisation de 1939[modifier | modifier le code]

Éléments organiques de corps d'armée (EOCA) à la mobilisation

Ier et IIe/117 équipés de canons de 105 mm modèle 1913 Schneider
IIIe et IVe groupes équipés de canons de 155 C modèle 1917 Schneider
  • 17e parc d'artillerie
117e section munition automobile
147e section munition automobile
  • génie :
arme :
117e bataillon de sapeurs mineurs
117/1 section de sapeurs mineurs
117/2 section de sapeurs mineurs (le , le bataillon est dissous, les compagnies deviennent autonomes)
service :
117/14 compagnie équipage de ponts
117/21 compagnie parc du génie
  • transmission :
117/81 compagnie téléphonique
117/82 compagnie radio
117/83 détachement colombophile
  • train :
267/17 compagnie hippomobile
367/17 compagnie automobile
  • intendance :
117/17 groupe d'exploitation
217/17 compagnie ravitaillement viande
  • santé :
17e ambulance médicale hippomobile
217e chirurgicale légère
17e groupe sanitaire ravitaillement hippomobile
17e section hygiène, lavage, désinfection
  • force aérienne :
517e groupe aérien d'observation
17/153 parc aérostation
183e bataillon d'aérostation
261e compagnie d'aérostation
281e compagnie d'aérostation

État-major en 1939[modifier | modifier le code]

  • chef de corps : Général Noël
  • chef d'état-major : Colonel Larcher
  • commandant du Groupe de Reconnaissance du Corps d'armée (G.R.C.A.) : Lieutenant-Colonel Langeron
  • commandant d'artillerie : général de Brigade Sainctavit
  • commandant A.L.C.A. : Colonel Blazy
  • commandant du Génie : Colonel Rousset
  • commandant des Forces Aériennes : Colonel Chapelet
  • commandant du 117e Régiment d'Artillerie Lourde (R.A.L.) : Lieutenant-Colonel Mercier
  • commandant 617e R.P. : Lieutenant-colonel Jaubart

Affectations[modifier | modifier le code]

  •  : PC à Toulouse
  •  : PC à Lunéville
  •  : 4e armée, PC à Thicourt.
  •  : 5e armée, PC à Molsheim.
  •  : 6e armée, PC le à Saint-Pierre Aigle

Historique[modifier | modifier le code]

1939[modifier | modifier le code]

  • 9 -  : prise de commandement du XVIIe corps d'armée par le Général Noël (qui commandait le 17e régiment de marche). Mobilisation des Éléments Organiques du Corps d'Armée (EOCA) au sein de la 17e région militaire.
  •  : mouvement par voie ferrée des EOCA vers Lunéville.
  •  : entrée en ligne du XVIIe C.A. à l'aile gauche de la 4e armée, en liaison à gauche avec le VIe C.A. de la 3e armée et à droite avec le IXe C.A.. La zone d'action du C.A. est organisée en deux secteurs, le secteur ouest dirigé par le général Beaudoin et le secteur est (correspondant à la partie ouest du système défensif de la Sarre) dirigé par le général Bridoux commandant de la 41e division d'infanterie. Le corps d'armée a une zone d'action entre Zimming, Marange, Hémilly, Arriance à l'ouest et Holbach, moulin de Bischwald, Baronville à l'est et dispose de trois ligne de défense, une ligne avancée : la ligne des ouvrages, une ligne d'arrêt sur Bambiderstroff, Lelling et une ligne arrière formée de la lisère nord-est de la forêt de Remilly, du Bois de Guessling et de Hemmering. Sa mission consiste à bloquer le couloir Völklingen pour bloquer le passage vers Saint-Avold, Delme et Nancy.
Zone de stationnement : au nord, Fort Ney et Neugartheim ; au sud, Diebolsheim, Bindernheim, Saint-Pierre-Bois. Les arrières du corps d'armée sont formés de Wintzenheim, Marlenheim et de la voie ferrée Sélestat.
Le corps d'armée a pour mission de défendre le secteur fortifié de Strasbourg (Secteur fortifié du Bas-Rhin (SFBR) et de Lahr, Molsheim par la 4e division d'infanterie coloniale pour empêcher le débordement de Strasbourg par le sud, en liaison étroite avec la 7e armée.

1940[modifier | modifier le code]

  •  : repli au sud de l'Ailette des 3e division légère de cavalerie et 4e division cuirassée en contact avec les troupes allemandes.
  •  : tentatives d'infiltration allemandes dans la région de Brayes-en-Lannois repoussées par la 28e DI. Destruction d'une partie des ponts de l'Ailette et destruction sur l'Aisne, par erreur, des ponts d'Attichy, Fontenoy, et Pommiers.
  •  : En raison de l'introduction du VIIe C.A. sur la ligne de front à droite les limites sont modifiées : Brayes-en-Laonnois, Chavonne, Presles-et-Boves, Braine.
  •  : activité de patrouilles, destruction du pont de Bethancourt par la 87e division d'infanterie d'Afrique.
  •  : reconnaissance de la 8e division d'infanterie sur l'Aisne.
  •  : relève du 13e groupe de reconnaissance du corps d'armée, occupation défensive de l'Aisne de Attichy à Villeneuve-Saint-Germain par la 8e division d'infanterie ; défense des passages de l'Aisne à l'est de Soissons, de Venizel à Vailly-sur-Aisne par le groupement de G.R. aux ordres de la 28e division d'infanterie alpine.
  •  : dans la nuit du 28 au , arrivée et stationnement de la 7e division d'infanterie dans la région sud de Soissons.
  •  : dans la nuit mouvement de la 7e division d'infanterie dans la région nord de Soissons.
  •  : dans la nuit du 30 au début de l'entrée en ligne de la 7e DI sur l'Ailette par introduction entre la 87e DIA et la 28e DI, relève d'éléments de ces divisions.
  •  : dans la nuit poursuite de l'entrée en ligne de la 7e DI. Les positions entre Coucy-le-Château-Auffrique et Nouvron-Vingré sont occupées par la 87e DIA. La 7e DIoccupe Pont-Saint-Mard, Bagneux, Tartiers et Le Port. La limite entre la 7e DI et la 28e DI est une écluse à 1 km au sud de Chaillevoie, Nanteuil-la-Fosse étant occupée par la 7e division et Vregny puis la Ferme Vaurains par la 28e DIA. Prise de commandement des nouveaux secteurs le 1er juin à minuit.
  • 1er juin : extension vers l'est du front du corps d'armée. Dans la nuit des éléments de la 28e DIA sont relevés par des unités de la 44e division d'infanterie.
  •  : à 8 heures, nouvelle limite droite du corps d'armée (limite entre la 28e et la 44e DI) : Vendresse-Beaulne à la confluence des canaux au sud-est de Bourg-et-Comin, Paars, Mont-Notre-Dame.
  •  : modification du front de la 8e DI sur deux positions. Organisation défensive sur l'Aisne et sur la Vesle de Le Port à Bazoches. La position de l'Aisne est tenue entre Condé-sur-Aisne et Chavonne par le groupe de reconnaissance de la 28e DI.
  • 5 -  : à minuit trente attaque allemande sur tout le front du corps d'armée. Devant le front de la 7e DI, infiltrations profondes vers Crécy-au-Mont, Leuilly-sous-Coucy, Vauxaillon et dans la forêt de Pinon. Montecouvé est atteint vers 17 heures. Les troupes françaises contre-attaquent vers Bagneux, Juvigny et Pinon. À droite, devant la 28e DI infiltrations profondes allemandes en direction du Fort de la Malmaison et à l'ouest de Braye-en-Laonnois. Les troupes allemandes sont partiellement rejetées par des contre-attaques locales. En fin d'après-midi la limite est du C.A. est modifiée : Braye-en-Laonnois, Pont-Arcy, Paars, en liaison avec la 44e DI du VIIe corps d'armée.
  •  : reprise de l'attaque allemande, à gauche de la 7e DI, contre-attaque du 7e B.C.A. sur Pinon repoussée avec de fortes pertes ; repli du 7e B.C.A. sur Venizel. Avance allemande sur Bagneux, Juvigny, et Moulin de Laffaux. À la droite de la 28e DI avance allemande sur Jouy et Soupir. Au soir, sur ordre, repli des DI au sud de l'Aisne. Regroupement des 7e DI vers Saconin, Berzy-le-Sec, Septmonts et en arrière la 8e DI ; repli et installation de nuit de la 28e DI entre Missy-sur-Aisne et Pont-Arcy.
  •  : passage de l'Aisne, destruction des ponts entre 2 et 4 heures par la 7e DI et repli sur la région de Vierzy. Au matin, reprise de l'attaque allemande, franchissement de l'Aisne par éléments légers allemands à Fontenoy, Pommiers, Missy-sur-Aisne, Presles-et-Boves. Sur la gauche du front tenu par le corps d'armée, la 8e DI perd Pommiers à 6 heures mais réussie à contenir la progression allemande. Sur la droite sur le front de la 28e DI l'avance allemande est profonde et progresse vers Serches atteint à 14 heures, puis vers Mont-de-Soissons et Couvrelles atteints en soirée. La brèche est colmatée, une nouvelle ligne de défense est établie passant par Chassemy, côte 166, Saint-Mard. La 27e DI entre en ligne dans la région sud de Soissons vers Ploisy, Courmelles et Septmonts avec pour mission de contre-attaquer en direction du nord-est.
  •  : reprise de l'attaque allemande et progression de part et d'autre de Soissons. À gauche 8e DI, Saconin-et-Breuil est atteint à 9 heures. À droite sur le front de la 28e DI, violents combats dans la vallée de la Vesle, à Chassemy et Vailly. Au centre conte-attaque de la 27e DI et violents combats sur la côte 166 et à Croix-d'Acy stoppés en fin de matinée. En fin d'après-midi repli général sur une ligne : Laversine, Cutry, Vauxcastille pour la 8e DI et Parcy-et-Tigny, Hartennes-et-Taux, Launoy pour la 27e DI ; poursuite de la retraite durant la nuit sur Villers-Cotterêts pour la 8e DI et l'Ourcq pour la 27e DI. Sur la droite de la ligne de front, la 28e DI est coupée en deux, une partie de la division se replie sur Brenelle, Augy, Braine, Saint-Mard en arrière des 45e et 44e DI ou passe sous les ordres du VIIe Corps d'Armée. Une autre partie de la 28e DI est rattachée à la 27e DI. Poursuite du repli de la 7e DI en direction de Neuilly-Saint-Front après destruction du tunnel de Vierzy.
  •  : rétablissement sur la ligne Haramont, Villers-Cotterêts, Oigny-en-Valois pour la 8e DI, sur l'Ourcq de Troësnes à Rozet-Saint-Albin pour la 7e DI et de Rozet-Saint-Albin à Bruyères-sur-Fère pour la 27e DI. Aucune liaison à droite avec la 45e DI du VIIe corps d'armée. Contact sur l'Ourcq puis attaque allemande à droite et repli de la 27e DI sur une ligne Latilly, Rocourt, Coincy. Occupation par la 41e DI du Clignon de l'Ourcq à Bouresches et par la 238e division légère d'infanterie (DLI) de la ligne Bouresches, Château-Thierry, Mont-Saint-Père.
  •  : dans la matinée, repli de la 8e DI au sud de la Grivette et des 7e DI et 27e DI au sud du Clignon, repli poursuivi dans la journée au Sud de la Marne. Regroupement de la 8e DI dans la région Pierre-Levée, Signy-Signets et de la 27e DI dans la région Chessy, Nogentel. Occupation de la Marne de Pavant à Acy par la 7e DI contact sur le Clignon et la Marne dans l'après-midi. Perte de Torcy-en-Valois et de Bussiares par la 41e DI et de Château-Thierry par la 238e DLI le soir.
  •  : progression allemande en direction de Montreuil-aux-Lions et au sud-est de Château-Thierry en direction de Courboin. Repli de la 41e DI sur la ligne Vendrest, Dhuisy, puis au soir au sud de la Marne. Tentatives de rétablissement du front par la 238e DLI sur la ligne Nogentel, Étampes-sur-Marne, bois de Nesles, ferme le Bochage. Regroupement de la 8e DI dans la région de Pierre-Levée. Repli précipité de la 27e DI stoppé sur ligne Villemoyenne, Artonges, Margny.
  •  : occupation de la rive sud de la Marne de La Ferté-sous-Jouarre à Nogent-l'Artaud par la 41e DI renforcée d'éléments combattants de la 8e DI. Dans la journée, sous la pression allemande, repli de la 238e DLI sur la route nationale 33 de Viels-Maisons à la Haute Épine. Repli et regroupement des autres divisions d'Infanterie et de la 7e DI au Nord de la Seine au sud-est de Provins. Les éléments non combattants de la 8e DI dans la zone est de Coulommiers puis dans la soirée région est de Nangis. La 27e DI est stationnée sur l'axe Condé, Montmirail. Organisation de P.A. à Corrobert, Montmirail, Artonges puis, au soir, repli sur la forêt de Traconne.
  •  : dans la matinée, repli de la 41e DI, menacée sur son flanc est, sur la route nationale 33 de La Ferté-sous-Jouarre à la côte 205 (à 2 km au nord de Hondivilliers) ou de la liaison avec la 238e DLI et la 27e DI regroupées en foret de Traconne. Dans l'après-midi, repli général des divisions d'infanterie, la 41e DI vers le Grand Morin, la 238e DLI sur Provins, la 8e DI vers zone Nord-est de Nangis, la 7e DI au sud de la Seine puis vers l'Yonne. Repli de la 27e DI sur la Seine, elle tient dans l'après-midi un front entre Nogent-sur-Seine et Romilly-sur-Seine ; repli repris, à la nuit, vers l'Yonne.
  •  : poursuite du repli général des 41e DI, 238e DLI et 8e DI repli vers la Seine de Bray-sur-Seine, puis vers l'Yonne. Regroupement de la 27e DI à Pont-sur-Yonne et organisation de la défense de la ville. Repli sur Pont-sur-Yonne du détachement Gauthier (éléments combattants de la 7e DI).
  •  : occupation de la rive Sud de l'Yonne du gué de Barbey à Pont-sur-Yonne par la 41e DI et des éléments combattants de la 238e DLI, de Pont-sur-Yonne à Sens par le groupement Gauthier. Dans l'après-midi (13 heures), repli du groupement Gauthier vers Foucherolles et de la 8e DI, vers 16h00 au Sud de l'Yonne. Surprise et capture au bois des Haies à 5 km à l'ouest de Savigny-sur-Clairis d'une grande partie du groupement Gauthier. Regroupement de la 8e DI dans les régions de Diant, Blennes et Villethierry. À la nuit, repli général en direction de Montargis.
  •  : poursuite du repli général vers le Sud. Après regroupement, au matin, vers Chéroy et Bazoches-sur-le-Betz, repli de la 41e DI et éléments rattachés sur le Loing franchi entre Souppes-sur-Loing et Dordives et regroupement dans la nuit dans la région de Préfontaines. Repli de la 8e DI vers Montargis et Gien, repli du Groupement Gauthier (éléments rescapée) sur Briare et passage de la Loire à Chatillon-sur-Loire.
  •  : poursuite du repli général. Capture, le matin, de l'infanterie de la 41e DI et des éléments de la 238e DLI rattachés, à Gondreville ; de l'artillerie légère, le soir, au nord des Bordes. Regroupement des débris de la 238e DLI à Dampierre-en-Crot et repli sur Sainte-Lizaigne. Passage de la Loire à Gien de la 8e DI et installation, de nuit, d'une partie de la division entre Briare et Bonny-sur-Loire ; l'autre partie formée de la 16e demi-brigade de chasseurs, du 23e R.M.V.E (régiment de marche des volontaires étrangers) et du 42e G.R.DI(groupe de Reconnaissance des Divisions d'infanterie) est dirigée sur Villegenon en vue de regroupement.
  •  : occupation des passages du Cher entre Preuilly et Saint-Florent-sur-Cher par la 238e DLI. Poursuite du repli de la 8e DI vers La Chapelle-d'Angillon et Mehun-sur-Yèvre. La 4e D.L.M. (Division légère mécanique) est placée en réserve du corps d'armée vers Foëcy, Preuilly et Lury-sur-Arnon.
  •  : dans la matinée, occupation défensive du Cher, de Vierzon à Preuilly par la 8e DI soutenue par la 4e D.L.M. et de Preuilly à Saint-Florent-sur-Cher par la 238e DLI. Retrait de la 1re D.C.R.(Division Cuirassée) de Bourges, déclarée ville ouverte et report de la défense sur l'Avron de la 3e demi-brigade sous la pression allemande et regroupement partiel à Le Souchet. À la nuit, repli, sur ordre, de toutes les unités vers l'Indre et la Creuse.
  •  : occupation de la Creuse de Saint-Gaultier à Éguzon par le Groupement Welvert dans la région d'Argenton-sur-Creuse et par une partie de la 8e DI entre Le Menoux et Cuzion et par la 238e DLI vers Éguzon. La couverture de l'installation est assurée par une partie de la 8e DI en bouchons sur l'Indre à Étrechet, Clavière et Ardentes et par la 4e D.L.M. à Chasseneuil, Lothiers, Velles et Bouesse ; Aucun contact avec les troupes allemandes.
  •  : journée calme, pas de contact, organisation des positions occupées, réorganisation des unités. Dans la journée, repli des éléments en place sur l'Indre. Dans la nuit, sur ordre, repli de toutes les unités vers la Gartempe sous couverture du groupement Welvert.
  •  : installation sur la Gartempe entre Rançon et Saint-Étienne-de-Fursac de la 8e DI et de la 238e DLI. Le Groupement Welvert est regroupé sur région d'Arnac-la-Poste, Ruffec, La Souterraine ; la 1re D.C.R. (formée de chars B1, H39 et R35) sur Saint-Agnan, La Souterraine, Saint-Étienne-de-Fursac avec la 4e D.L.M. ; constitution de bouchons sur les axes.
  •  : pas de contact avec les troupes allemandes. Réorganisation des unités ; reconnaissances poussées vers l'Indre sans résultat.
  •  : préparatif pour un repli en direction de la Dordogne ; mouvement suspendu par ordre, à 23 heures 45 minutes.
  •  : cessation des hostilités à 00 heure 35 minutes ; regroupement des unités.

Après l'armistice du 22 juin 1940[modifier | modifier le code]

  • XVIIe corps d'armée : dissous le , les EOCA (Éléments Organique du Corps d'Armée) sont rattachés à la XIIe région militaire de Limoges.
  • L'EMALCA est dissout le .
  • Le 13e GRCA (groupe de reconnaissance du corps d'armée) est dissout le . Ses éléments sont rattachés au 21e GRDI (groupe de reconnaissance de division d'infanterie) à Saint-Méard.
  • Le 117e régiment d'artillerie lourde est dissous le .

Notes et références[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Service historique de l'état-major des armées, Les Armées françaises dans la Grande guerre, Paris, Impr. nationale, 1922-1934, onze tomes subdivisés en 30 volumes (BNF 41052951) :
    • AFGG, vol. 1, t. 10 : Ordres de bataille des grandes unités : grands quartiers généraux, groupe d'armées, armées, corps d'armée, , 966 p. (lire en ligne).
  • Service historique de l'armée de terre, Inventaire sommaire des archives de la Guerre 1914-1918, Troyes, Imprimerie « la Renaissance », , 691 p., (BNF 35127448).
  • les Grandes Unités Françaises - Histoires Succinctes; Ministère des Armées- État-Major de l'Armée de Terre- Service historique

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]