7e corps d'armée (France)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir 7e corps d'armée.

7e corps d'armée
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Corps d'armée
Garnison Besançon
Guerres Guerres napoléoniennes
Guerre franco-allemande de 1870
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Batailles 1914 - Bataille de Mulhouse
1914 - Bataille de Dornach
1914 - Bataille de la Marne
(Bataille de l'Ourcq)
1914 - 1re Bataille de l'Aisne
1915 - 2e Bataille de Champagne
1916 - Bataille de Verdun
1916 - Bataille de la Somme
1917 -Chemin des Dames
1917 - Bataille de Verdun
1918 - 3e Bataille de l'Aisne
1918 - Seconde bataille de la Marne
1918 - Seconde bataille de Noyon
1918 - Poussée vers la position Hindenburg
1918 - 2e bataille de Belgique

Le 7e corps d'armée français est une unité de l'armée de terre française qui a notamment combattu durant les guerres napoléoniennes, la première et la seconde Guerre mondiale.
Au 1er août 1870, le 7e corps fait partie de l'Armée du Rhin.

Les chefs du 7e corps d'armée[modifier | modifier le code]

  • 1805 : maréchal Augereau
  • .
  • 17 août 1859 - 1er septembre 1864 : général de Martimprey
  • .
  • 1870 : général Douay
  • .
  • 1er septembre 1872 (effectif 1er novembre 1872) - 10 juin 1873 : général Chanzy
  • 28 septembre 1873 : général d'Aumale
  • 11 février 1879 : général Wolff
  • 7 juin 1888 : général Logerot
  • 1er février 1890 : général de Négrier
  • 21 septembre 1894 : général Pierron
  • 11 novembre 1899 : général Duchesne
  • 27 juillet 1900 : général Dessirier
  • 9 octobre 1903 : général Deckherr
  • 27 mars 1907 : général Robert
  • 17 octobre 1908 : général Chomer
  • 8 novembre 1910 : général Bonneau
  • 14 août 1914 : général Vautier
  • 17 novembre 1914 : général de Villaret
  • 2 février 1915 : général de Bazelaire
  • 4 juin 1918 : général Massenet
  • 27 mars 1919 - 10 avril 1923 : général Nudant
  • .
  • 8 janvier 1924 - 22 janvier 1928 : général Paquette
  • .
  • 2 septembre 1939 : général Champon
  • 14 mai 1940 - 4 août 1940 : général de La Porte du Theil

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • 7e corps d'armée
  • 25 février 1916 : renommé groupement de Bazelaire
  • 20 juin 1916 : renommé groupement A
  • 5 juillet 1916 : renommé 7e corps d'armée

De 1870 à 1914[modifier | modifier le code]

Garnison: Belfort
Comprend les départements de l'Ain, du Jura, de la Haute-Marne, Belfort, de la Haute-Saône, du Rhône et des Vosges.
Composition :

Places fortes :

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Il est subordonné, au début de la Première Guerre mondiale à la Ire armée et de façon éphémère à l'armée d'Alsace.

Composition[modifier | modifier le code]

Composition à la mobilisation de 1914[modifier | modifier le code]

Vient de Besançon Composé de deux divisions d'infanterie et d'éléments organiques de corps d'armée, sous le commandement direct du général commandant le corps d'armée.

14e division d'infanterie

  • 27e Brigade :
44e régiment d'infanterie
60e régiment d'infanterie
  • 28e Brigade :
35e régiment d'infanterie
42e régiment d'infanterie

63e division d'infanterie

  • 125e Brigade :
216e régiment d'infanterie
238e régiment d'infanterie
298e régiment d'infanterie
  • 126e Brigade :
292e régiment d'infanterie
305e régiment d'infanterie
321e régiment d'infanterie
16e régiment d'artillerie de campagne (1 groupes 75)
36e régiment d'artillerie de campagne (1 groupes 75)
53e régiment d'artillerie de campagne (1 groupes 75)

Éléments organiques

  • Régiments d'Infanterie (rattachés au 7e CA) :
352e régiment d'infanterie
45e bataillon de chasseurs à pied
47e bataillon de chasseurs alpins
63e bataillon de chasseurs alpins
64e bataillon de chasseurs alpins
67e bataillon de chasseurs alpins
7e escadron du train des équipages militaires
7e section de secrétaires d'état-major et du recrutement
7e section d'infirmiers militaires
7e section de commis et ouvriers militaires d'administration

Changements au cours de la guerre[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

1914[modifier | modifier le code]

8 août : prise de Mulhouse.
9 août : violents combats dans la région de Mulhouse.
  • 10 - 14 août : repli vers la région Reppe, Masevaux, le 13 août combat vers Reppe.
  • 14 - 25 août : reprise de l'offensive en direction de Mulhouse.
19 août : combats vers Dornach et réoccupation de Mulhouse. Organisation de la région conquise et à partir du 24 août repli vers la frontière.
3, 8, 30 octobre et 12 novembre : attaques françaises vers Nouvron-Vingré.
13 - 17 janvier 1915 : secteur étendu à droite vers Maison Rouge.
28 juin : front étendu à gauche vers la ferme Touvent.

1915[modifier | modifier le code]

2 septembre : front réduit à gauche vers la région nord de Saint-Hilaire-le-Grand.
Engagé du 25 septembre au 6 octobre dans la seconde bataille de Champagne. Offensive française en direction de Saint-Souplet et de Sainte-Marie-à-Py, prise de la première ligne allemande.
6 octobre : nouvelle attaque française vers l'Épine de Vedegrange et au nord-ouest de Souain. Occupation et organisation du terrain conquis.
14 octobre : secteur étendu à droite vers la région ouest de la route reliant Souain à Somme-Py.
  • 25 novembre 1915 - 12 février 1916 : retrait du front et repos dans la région de Sarry. À partir du 9 décembre, mouvement par Saint-Vrain vers la région d'Ancerville ; repos.

1916[modifier | modifier le code]

  • 12 février - 26 mars : transport par V.F. dans la région de Verdun et à partir du 13 février, occupation d'un secteur sur la rive gauche de la Meuse, entre la Meuse et Avocourt. À partir du 21 février, engagé dans la bataille de Verdun.
26 février : attaque allemande avec liquides enflammés, sur la tranchée de Malancourt.
1er mars : réduction du front à gauche jusqu'à Béthincourt.
5 - 6 mars : attaque allemande entre Forges et Béthincourt.
8 - 16 mars : combat au bois des Corbeaux.
  • 26 mars - 10 avril : retrait du front ; repos dans la région Toul, Vaucouleurs.
  • 10 avril - 5 juillet : mouvement vers le front. Engagé à partir du 14 avril dans la bataille de Verdun, entre la corne sud-est du bois d'Avocourt et Avocourt.
18 - 19 mai : attaques allemandes sur le réduit d'Avocourt.
  • 5 - 26 juillet : retrait du front et le 7 juillet transport par VF dans la région d'Épernay, puis dans la région de Conty.
  • 26 juillet - 18 septembre : engagé dans la bataille de la Somme, vers le canal de la Somme et le bois de Hem.
30 juillet, 1er, 7, 11, 12 et 16 août : attaques françaises sur le bois de Hem, la ferme Monacu, le bois des Riez.
24 août : attaque française en direction de la route Cléry-sur-Somme, Maurepas.
3, 4 et 5 septembre : attaques françaises sur Cléry-sur-Somme, prise du village le 5 septembre.
8 septembre : réduction du front à droite au nord de la Somme, jusque vers la ferme de Bois l'Abbé.
12 septembre : prise de Bouchavesnes.
13 septembre : prise de la ferme de Bois l'Abbé, combat à l'est de Bouchavesnes.
15 septembre : réduction du front à gauche jusqu'au nord, puis le 17 septembre au sud de Bouchavesnes.
  • 18 septembre - 2 octobre : retrait du front, puis le 25 septembre transport par VF dans la région de Châlons-sur-Marne ; repos dans la région ouest de Sainte-Menehould.
  • 2 octobre 1916 - 3 janvier 1917 : occupation d'un secteur vers le Four-de-Paris et la Main de Massiges.
5 octobre : extension du front à gauche jusque vers Maisons de Champagne.

1917[modifier | modifier le code]

  • 3 janvier - 13 février : retrait du front, mouvement par étapes vers le camp de Mailly ; instruction. À partir du 22 janvier, mouvement vers la région de Reims ; instruction en vue de l'offensive.
  • 13 février - 12 juillet : occupation d'un secteur vers les Cavaliers de Courcy et Sapigneul. À partir du 16 avril, engagé dans la bataille du Chemin des Dames.
4 avril : bataille de Sapigneul
17 avril : extension du front à gauche jusqu'à l'Aisne. Prise de Loivre.
19 avril : attaque du mont Spin.
22 avril : réduction du front à gauche jusque vers Loivre.
28 avril - 4 mai : attaques en vue de l'occupation du massif de Brimont et combat de Berméricourt. Puis stabilisation et organisation du front.
Extension du front à gauche, le 16 mai au Godat, le 28 mai à la Neuville.
  • 12 juillet - 15 septembre : retrait du front ; repos vers Épernay. À partir du 9 septembre transport par V.F. d'Épernay dans la région de Ligny-en-Barrois ; repos.
  • 15 septembre 1917 - 13 janvier 1918 : occupation d'un secteur vers la Meuse, la cote 344 et la ferme Mormont.
18 septembre : violentes actions, de part et d'autre, à l'est de Samogneux.
2 octobre : attaque sur tout le front de corps d'armée, bataille offensive de Verdun. À partir du 7 octobre, extension du secteur sur la rive gauche de la Meuse, Béthincourt inclus.
7 janvier 1918 : réduction du secteur à gauche en deçà de Béthincourt.

1918[modifier | modifier le code]

14 - 15 octobre : engagé dans la bataille de Roulers (prise de Roulers), puis progression et combat dans la région d'Ardoye.
2 novembre : prise d'Audenarde ; combat sur l'Escaut (en liaison avec l'armée britannique).
10 novembre : combat vers Segelsem, Elst où le corps d'armée se trouve au moment de l'armistice.

Rattachement[modifier | modifier le code]

2 - 11 août 1914
27 mars - 11 avril 1916
22 - 30 mai 1918
26 février - 27 mars 1916
11 avril - 7 juillet 1916
9 septembre 1917 - 17 janvier 1918
10 décembre 1915 - 10 février 1916
13 août - 10 décembre 1915
25 septembre 1916 - 22 janvier 1917
7 - 13 août 1915
7 - 11 juillet 1916
22 janvier - 9 septembre 1917
13 - 22 mai 1918
28 août 1914 - 7 août 1915
11 juillet - 25 septembre 1916
30 mai - 31 juillet 1918
19 octobre - 11 novembre 1918
17 janvier - 13 mai 1918
31 juillet - 18 septembre 1918
  • Armée d'Alsace
11 - 28 août 1914
  • Groupe d'armée des Flandres
18 septembre - 19 octobre 1918
  • Région Fortifiée de Verdun
13 - 26 février 1916

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En date du 20 mai 1940, dans une convention militaire française, secrète, avec la Suisse, le général Prételat fait allusion au détachement formé par les 13e, 27e division d'infanterie et la 2e brigade de Spahis du 7e corps de la 8e armée chargé de prendre contact avec l'aile gauche de l'armée suisse, vers Bâle dans la trouée de Gempen.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]