Souilly

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Souilly
La mairie-musée de Souilly
La mairie-musée de Souilly
Blason de Souilly
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Canton Dieue-sur-Meuse
Intercommunalité Communauté de communes Meuse-Voie sacrée
Maire
Mandat
Christine Habart
2014-2020
Code postal 55220
Code commune 55498
Démographie
Population
municipale
392 hab. (2014)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 43″ nord, 5° 17′ 14″ est
Altitude Min. 242 m
Max. 344 m
Superficie 26,59 km2
Localisation

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Liens
Site web www.souilly.fr

Souilly est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe sur la ligne de partage des eaux des bassins de la Meuse (se jetant dans la Mer du Nord) et de la Seine (se jetant dans la Manche). Occupant un substrat calcaire typique de l'Est du Bassin Parisien, la commune compte d'importantes forêts, le reste du territoire étant représenté par un paysage de champs ouverts depuis les grands défrichements médiévaux. Ces derniers espaces sont cultivés par d'importantes exploitations agricoles pratiquant accessoirement l'élevage bovin.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Prisonniers de guerre allemands en corvée dans une carrière de Souilly en 1916. Photographie par Raoul Berthelé, Archives municipales de Toulouse.

Ancienne prévôté du Barrois Mouvant, Souilly comptait un important château féodal souvent remanié jusqu'au XVIIe siècle. Abandonné à la fin du XVIIe siècle, ses pierres servirent à la construction de certaines maisons du centre du village actuel. Il n'en reste qu'une motte féodale au lieu dit le Château, classée monument historique.

Le 25 février 1916, le général Philippe Pétain installe son quartier général dans la mairie, en vue de la bataille de Verdun, ce jour-là, il retrouve le général Édouard de Castelnau.

Le 10 mars 1916, le général Joseph Joffre rencontre le général Philippe Pétain dans la mairie, en vue de l'organisation de la défense de Verdun.

En 1918, la mairie fut le quartier-général des Américains lors de l'offensive Meuse-Argonne, durant la Première Guerre mondiale. Une plaque de bronze commémore cet événement.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2008 en cours Christine Habart SE  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 392 habitants, en augmentation de 11,05 % par rapport à 2009 (Meuse : -1,29 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
756 757 836 815 930 960 956 914 956
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
849 904 917 888 824 781 708 676 630
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
603 611 561 553 442 427 407 390 384
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
397 352 322 297 316 275 324 368 392
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin et le cimetière

Manoir du XVIIe et du XVIIIe. La partie du XVIIe aurait été construite par un fils illégitime de Louis XIV, un certain Hardy Tillon (derrière le cimetière) et, sur la Voie Sacrée, l'ancienne prévôté (XVIe et XVIIIe) ainsi que l'ancienne grange aux dîmes (XVIIe) qui est la maison natale de François-Louis de Morland.

  • Musée de la voie sacrée (en cours de réaménagement)
  • Éolienne Bollée
  • Église Saint-Martin (reconstruction néo-gothique de la fin du XIXe sur l'emplacement d'une église d'origine médiévale). Orgues intéressantes du début du XXe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jehan Cloüet de Souilly d'Autrécourt, 1471-1532, natif d'Autrécourt, clerc juré de la Prévoté de Souilly, servit dans les guerres d'Italie, comme capitaine du régiment de Georges de Rohan, cousin du duc de Lorraine, Antoine, surnommé le Bon. En Italie vers 1507, avec beaucoup de noblesse lorraine, il combattit, durant la quatrième guerre d'Italie, à Agnadel, entre Milan et Bergame, (le 14 mai 1509) à côté de Louis XII, qui après la bataille fit chevaliers les seigneurs et gentils hommes lorrains de sa suite. Retiré ensuite à Souilly, il fut anobli par le duc Antoine le 28 février 1511 pour les services qu'il avait rendus pendant les guerres d'Italie[7]. Jehan Cloüet avait pour cousins Jehan dit Jehannet et François le fils de ce dernier, tous deux peintres à la cour du roi François 1er.
  • François Louis de Morlan (1771-1805) né à Souilly, blessé à Austerlitz et décédé à Brno. Colonel aux chasseurs à cheval de la garde Impériale, connu sous le nom de colonel Morland. Une avenue de Paris porte son nom et il partage avec Sully celui d'une station de métro. Son nom est gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile : 18e colonne. François de Morlan était le fils du fermier des dîmes de l'évêché de Verdun à Souilly qui avait épousé une descendante d'une branche colatérale de la famille de Croÿ dont elle portait le nom. Sa tante, Charlotte de Crouÿ, possédait l'ancienne prévôté où elle vivait avant que ce bâtiment ne soit réquisitionné pour devenir la mairie de Souilly en 1790, fonction qu'elle conserva jusqu'à la construction de l'actuelle mairie sous la Restauration pendant le règne de Charles X.
  • Pierre-François Gossin, (1754 à Souilly (prévôté du Barrois, aujourd'hui. département de la Meuse) - 1794 à Paris) était un juriste (avocat au Parlement de Nancy), parlementaire (député aux Etats-Généraux de 1789), membre de la commission qui créa les départements français. Premier procureur-syndic (fonction-ancêtre des préfets) de la Meuse. Accusé de collusion avec les Austro-Prussiens lors de la prise de Verdun qui précède Valmy alors qu'il n'a jamais été en rapport avec eux, il est guillotiné à Paris pendant la Terreur. Pierre-François Gossin était le fils d'un contrôleur des monnaies des Trois Evêchés à Metz qui avait épousé Marie Bohin issue d'une ancienne puissante lignée locale et dont la tombe est indiquée au cimetière de Souilly par une plaque toujours visible sur le caveau de la famille Jolly.
  • Pierre Jolly, officier, maire de Souilly pendant la Seconde Guerre mondiale, co-organisateur, puis membre de la direction, avec Charles Duquesnoy, Marcel Petit et Catherine Varlin des maquis F.T.P. meusiens, puis responsable départemental des F.F.I.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Souilly Blason D'azur au château couvert d'argent, terrassé de sinople, surmonté d'une couronne fermée d'or, côtoyé de deux bars adossés de même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Blason à dessiner
D’azur au château fortifié de trois tours d'argent, maçonné de sable, terrassé de sinople, couronné d’une couronne fermée d’or et côtoyé de deux barbeaux adossés de même[8].

La maison de Souilly portait : d'azur à la croix d’argent au franc quartier losangé d’argent et d’or[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  5. Notice no PA00106636, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. Notice no PA00106695, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Nobilaire de Lorraine de Dom Pelletier 1768
  8. a et b Félix Liénard, Dictionnaire topographique du département de la Meuse, 1872