8e corps d'armée (France)

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8e corps d'armée
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type corps d'armée
Garnison Bourges
Guerres Guerres napoléoniennes
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Batailles 1914 - Bataille de Sarrebourg
1914 - Bataille de la Mortagne
1914 - Bataille de Flirey
1915 - 1re Bataille de Woëvre
1917 - Bataille des monts de Champagne
1918 - 4e Bataille de Champagne
1918 - 2e Bataille de la Marne
1918 - Baatille de Saint-Quentin
1918 - Bataille de Mont-d'Origny
1918 - Bataille de la Serre
1918 - 2e Bataille de Guise
1918 - Poussée vers la Meuse

Le 8e corps d'armée est une unité de l'armée de terre de l'armée française.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Chefs du 8e corps d’armée[modifier | modifier le code]

  • 1er octobre 1806 : maréchal Maréchal Mortier
  • 1er septembre 1873 : général Ducrot
  • 9 janvier 1878 : général Garnier
  • 21 février 1881 : général Schneegans
  • 21 février 1884 - 12 décembre 1887 : général Logerot
  • 27 décembre 1887 : général Galland
  • 24 décembre 1889 : général Cramezel de Kerhué
  • 26 décembre 1893 : général Brugère
  • 26 décembre 1896 : général Caillard
  • 19 décembre 1900 - 17 août 1902 : général Godart
  • 1er octobre 1902 - 24 avril 1906 : général Rau
  • 9 mai 1906 - 9 mai 1909 : général d'Armagnac
  • 15 mai 1909 : général Picard
  • 3 décembre 1911 : général de Langle de Cary
  • 17 décembre 1912 : général Foch
  • 11 août 1913 : général Pouradier-Duteil
  • 1er novembre 1913 : général Sarrail
  • 24 avril 1914 - 11 octobre 1914 : général de Castelli
  • 12 octobre 1914 : général Piarron de Montdésir
  • 8 mai 1915 : général Cordonnier
  • 3 août 1916 - 11 novembre 1918 : général Hély d'Oissel
  • .
  • 8 août 1919 : général Boyer
  • 17 octobre 1921 : général Janin
  • 19 octobre 1924 - 16 janvier 1929 : général Fournier
  • .
  • 2 septembre 1939 - 15 mai 1940 : général Frère
  • 19 mai 1940 - 30 juin 1940 : général Desmazes
  • .
  • général Gérard

De 1870 à 1914[modifier | modifier le code]

Carte donnant les principales villes de garnison de la 8e région militaire en 1901.

Implantation[modifier | modifier le code]

Le 8e corps d'armée est implanté dans la 8e région militaire qui comprend les départements du Cher, de la Côte d'Or, de la Nièvre et de Saône-et-Loire.
Les garnisons sont principalement installées à Bourges, Cosne sur Loire, Nevers, Autun, Chalon-sur-Saône, Mâcon, Dijon et Auxonne[1].

Composition du 8e corps et de la 8e région[modifier | modifier le code]

Infanterie du 8e corps d'armée
  • 15e DI (Dijon)
    • 29e brigade d'infanterie (Mâcon)
    • 30e brigade d'infanterie (Dijon)
Infanterie territoriale de la 8e région militaire
Cavalerie du 8e corps d'armée
Cavalerie territoriale de la 8e région militaire
  • Escadron de cavalerie légère territoriale (Beaune)
  • Escadron de dragons territoriaux (Dijon)
Artillerie du 8e corps d'armée
  • 8e brigade d'artillerie (Bourges)
Artillerie territoriale de la 8e région militaire
    • Groupe du 1er RA (Bourges)
    • Groupe du 37e RA (Bourges)
Unités de services
  • 8e bataillon de génie territorial (???)
  • 1re compagnie d'artificiers (Bourges)
  • 8e compagnie d'ouvriers d'artillerie (Bourges)
  • 8e compagnie de remonte (Mâcon)
  • 8e escadron du train des équipages (Dijon)
  • 8e escadron territorial du train des équipages (Dijon)
  • 8e section de secrétaires d'état major et du recrutement (Bourges)
  • 8e section de commis et ouvriers militaires d'administration (Dijon)
  • 8e section d'infirmiers militaires (Dijon)
  • 8e légion de gendarmerie (Bourges)
  • Hôpitaux militaires de Bourges et de Dijon
  • Prison militaire de Bourges

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

Composition à la mobilisation de 1914[modifier | modifier le code]

Venu de la région de Bourges - Dijon, il était composé de Berrichons, de Bourguignons et de Nivernais. Il comptait dans ses effectifs l'ancien régiment des fusiliers du Roi, le 1e régiment d'artillerie, qui s'illustra à la défense de Huningue, et dont il est écrit :
« Les canonniers du 1er régiment ont fait des prodiges de valeur qui ont excité l'admiration même de l'ennemi. »

Il est subordonné, au début de la Première Guerre mondiale à la Ire armée.

15e division d'infanterie

  • 29e brigade :
56e régiment d'infanterie
134e régiment d'infanterie
  • 30e brigade :
10e régiment d'infanterie
27e régiment d'infanterie

16e division d'infanterie

  • 31e brigade :
85e régiment d’infanterie
95e régiment d’infanterie

Eléments organiques

  • Régiments d'infanterie (rattachés au 8e CA) :
210e régiment d'infanterie
227e régiment d'infanterie
8e escadron du train des équipages militaires
8e section de secrétaires d'état-major et du recrutement
8e section d'infirmiers militaires
8e section de commis et ouvriers militaires d'administration

Compositions au 26 avril 1917[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

1914[modifier | modifier le code]

14 août : combat à Domèvre et à Blâmont.
18 août : occupation de Sarrebourg.
19 - 20 août : combats vers Réding et Gosselming. (Bataille de Sarrebourg).

1915[modifier | modifier le code]

  • 4 avril 1915 - 18 septembre 1916 : engagé dans la première bataille de Woëvre. Du 5 au 10 avril, du 20 au 22 avril puis les 7 et 8 juillet 1915, combats violents au bois d'Ailly et vers Apremont. Puis stabilisation du front.
1er février 1916 : secteur étendu à gauche jusqu'aux Paroches.
18 mars : secteur étendu à gauche, jusqu'au ruisseau de Dompcevrin.
28 mai : secteur étendu à droite, jusqu'à l'étang de Vargévaux.

1916[modifier | modifier le code]

  • 18 septembre - 25 décembre : retrait du front et mouvement vers la région de Bayon. À partir du 23 septembre, instruction au camp de Saffais. À partir du 28 novembre, transport par V.F. dans la région de Crèvecœur-le-Grand.
  • 25 décembre 1916 - 9 janvier 1917 : mouvement vers le front, à partir du 28 décembre occupation d'un secteur dans la région est de Berny et de Belloy-en-Santerre.

1917[modifier | modifier le code]

  • 9 - 28 janvier : retrait du front, repos et instruction dans la région de Poix, Aumale. À partir du 22 janvier, transport par V.F. dans la région de Sainte-Menehould ; repos.
  • 28 janvier - 22 mars : occupation d'un secteur vers le Four-de-Paris et Maisons de Champagne.
  • 22 mars - 4 avril : retrait du front, mouvement vers Saint-Hilaire-au-Temple, puis vers Ambonnay.
  • 4 - 26 avril : occupation d'un secteur vers Prosnes et la ferme des Marquises. Engagé dans la bataille des monts de Champagne.
17 avril : progression vers la crête du mont Blond, mont Cornillet. Puis organisation des positions conquises.
  • 26 avril - 10 mai : retrait du front ; repos à Athis, puis le 6 mai à Dommartin-la-Planchette.
  • 10 mai 1917 - 15 juillet 1918 : occupation d'un secteur vers le Four-de-Paris et la Courtine.
6 février 1918 : réduction du front à droite jusqu'au bois de Beaurain.
14 février : attaque française sur la Galoche.
1er mars : violente contre-attaque allemande dans la même région. À la fin de mars et au début avril, fréquentes actions locales de part et d'autre.
1er juin : extension du front à gauche jusque vers Tahure.
1er juillet : réduction à gauche jusqu'aux Mamelles.
4 juillet : extension à droite jusqu'au ravin de la Houyette.

1918[modifier | modifier le code]

16 juillet : réduction du front à droite jusqu'au bois de Beaurain.
À partir du 18 juillet, engagé dans la deuxième bataille de la Marne ; progression vers l'ancienne première ligne, puis organisation des positions conquises.
23 juillet : réduction du secteur à gauche,jusqu'au nord-est du Mesnil-lès-Hurlus.
21 août : limite droite portée au nord-est de Vienne-le-Château.
  • 29 août - 14 septembre : retrait du front, mouvement vers Châlons-sur-Marne, Coolus ; transport vers Chantilly, puis à partir du 8 septembre vers Senlis.
  • 14 - 23 septembre : mouvement vers le front, à partir du 17 septembre, occupation d'un secteur vers Quincy-Basse, Barisis-aux-Bois.
  • 23 septembre - 15 octobre : retrait du front et à partir du 24 septembre, occupation d'un nouveau secteur vers Barisis-aux-Bois et la région est de Tergnier.
25 septembre : secteur étendu à gauche vers Vendeuil et le 27 septembre vers Hinacourt. À partir du 27 septembre, engagé dans la bataille de Saint-Quentin. Progression jusqu'aux abords de la Fère, Vendeuil, région est d'Urvillers.
8 octobre : réduction du secteur à gauche jusque vers Vendeuil.
9 - 10 octobre : progression jusqu'à l'Oise, atteinte entre Moy et Bernot. Stabilisation du front.

Rattachement[modifier | modifier le code]

2 août - 16 septembre 1914
27 septembre 1914 - 23 septembre 1916
23 septembre - 11 novembre 1918
16 - 19 septembre 1914
19 - 20 septembre 1914
23 - 27 septembre 1914
5 - 13 septembre 1918
20 - 23 septembre 1914
22 janvier 1917 - 5 septembre 1918
28 novembre 1916 - 22 janvier 1917
13 - 23 septembre 1918
  • Détachement d'armée de Lorraine
23 septembre - 28 novembre 1916

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En mai 1940, le 8e corps d'armée, commandé par le général Frère, est rattaché à la 5e armée au sein du 2e groupe d'armées (Théâtre d'Opération du Nord-Est). Sa constitution est alors :

Reconnaissance
  • 10e groupe de reconnaissance de corps d'armée
Grandes unités
23e groupe de reconnaissance de division d'infanterie
15e régiment d'infanterie alpine
81e régiment d'infanterie alpine
96e régiment d'infanterie alpine
56e régiment d'artillerie divisionnaire
256e régiment d'artillerie lourde de montagne
Artillerie
Unités non endivisionnées
  • 608e régiment de pionniers
  • 108/1 compagnie de sapeurs mineurs
  • 108/2 compagnie de sapeurs mineurs
  • 108/16 compagnie d'équipage de ponts
  • 108/21 compagnie de parc du génie
  • 108/81 compagnie télégraphiste
  • 108/82 compagnie radio
  • 108/83 compagnie colombophile
  • 258/8 compagnie hippomobile
  • 358/8 compagnie auto
  • 108/8 groupe d'exploitation
  • 208/8 compagnie de ravitaillement en viande
  • 8e ambulance médicale hippomobile
  • 208e ambulance chirurgicale légère
  • 8e groupe sanitaire de ravitaillement hippomobile
  • 8e section hygiène lavage désinfection

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. In L'armée Française - 1901, Roger de Beauvoir, éditions Plon-Nourrit, pages 34 et 35.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]