1er bataillon de chasseurs à pied

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1er bataillon de chasseurs à pied
Image illustrative de l’article 1er bataillon de chasseurs à pied
insigne du 1er BCP (1930)

Création
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Bataillon de chasseurs
Rôle Infanterie
Garnison Reims
Devise « Le premier partout »
Inscriptions
sur l’emblème
Voir étendard unique des chasseurs
Anniversaire Sidi Brahim
Guerres Guerre de Crimée
Guerre de 1870
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Fourragères aux couleurs du ruban de la Médaille militaire
Décorations Légion d’honneur
Croix de Guerre 1914-1918
quatre citations à l'ordre de l'armée

Le 1er bataillon de chasseurs à pied était une unité d'infanterie de l'armée française.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • 1837 : le duc d'Orléans crée au camp de Vincennes la « Compagnie de chasseurs d'essai ».
  •  : création du « Bataillon provisoire de chasseurs à pied » à huit compagnies, par le duc d'Orléans, fils du roi Louis-Philippe qui est engagé expérimentalement en Algérie.
  •  : devient « Bataillon de tirailleurs ».
  •  : naissance officielle du « 1er bataillon de chasseurs à pied », unité dont la création coïncide avec la mise sur pied de neuf autres bataillons identiques.
  • 1842 : devient « 1er Bataillon de Chasseurs d'Orléans » à la mort du duc d'Orléans.
  •  : le bataillon prend la dénomination de « 1er Bataillon de chasseurs à pied », appellation qu'il conservera jusqu'en 1951.
  • 1914 : Le , il met sur pied le 41e Bataillon de Chasseurs à Pied
  •  : le bataillon, équipé de véhicules semi-chenillés (ou « half-tracks »), devient « 1er Bataillon de chasseurs portés ».
  •  : le 1er Bataillon de chasseurs portés, désormais en garnison à Reims, devient « Centre d'instruction du 1er B.C.P. » ; sa mission est d'instruire les jeunes recrues pour en faire des soldats qui alimenteront un certain nombre d'unités en opération en Afrique du Nord.
  •  : dissolution du Premier.
  • 1962 : recréation en tant que « 1er Bataillon de chasseurs portés » à Reims à partir du 12e Bataillon de chasseurs alpins et du 29e Bataillon de chasseurs à pied qui fusionnent.
  •  : le 1er Bataillon de chasseurs porté devient le « 1er Groupe de chasseurs mécanisé ».
  •  : le 1er Groupe de chasseurs mécanisé devient le « 1er Groupe de chasseurs ».
  • 1992 : dissolution du 1er Groupe de chasseurs, stationné à Reims, au quartier Jeanne d'Arc.
  • 2016 : création du CENTAC - 1er BC à Mailly-le-Camp.

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

présentation du 1er B.C.P.
Driant commandant du 1er B.C.P.
  • 1913: Commandant Tabouis [1].
  • : Commandant D'Origny
  • : Commandant Somon
  • : Commandant Camors
  • : Commandant Devincet
  • : Commandant Le Bleu
  • 1923 : Commandant Jouart
  • 1925 : Commandant de Bizemont
  • 1930 : Commandant Joliet
  • 1933 : Commandant Albord
  • 1935 : Commandant Cohendet
  • 1937 : Commandant Toulorge
  • 1940 : Commandant Maino
  • 1941 : Commandant Moreau
  • 1941-1942 : Commandant Lecomte
  • 1944 (septembre à décembre) : Capitaine Baumeister
  • 1945 : Commandant Paoli
  • 1945 : Commandant Perot
  • 1945 : Commandant Petit
  • 1946 : Commandant Strauss
  • 1946 : Commandant Martinelli
  • 1947 : Commandant de Susbielle
  • 1949 : Commandant Querol
  • 1951 : Commandant Penichon
  • 1952 : Commandant Germain
  • 1954 : Commandant Huon de Kermadec
  • 1956 : Commandant Sabatier
  • 1956 : Commandant de Tarle
  • 1957 : Commandant Delcros
  • 1959 : Commandant Remy
  • 1959 : Commandant Sohet
  • 1960 : Commandant Lavoine
  • 1962 : Colonel Maurice Henry
  • 1964 : Colonel Arnoux
  • 1966 : Colonel Barbat
  • 1968 : Lieutenant-Colonel Merlin
  • 1970 : Commandant Babillon
  • 1972 : Commandant Teston
  • 1974 : Colonel Grenouilleau
  • 1976 : Colonel Bertrand Vouillemin
  • 1978 : Colonel Bouffandeau
  • 1982 : Colonel Fischer
  • 1982-1984 : Colonel Philippe Verlot (**)
  • 1984-1987 :Colonel Ancel
  • 1987 : Colonel Judeaux (**)[2]
  • 1988 : Colonel Le Bourg (***)[3]
  • 1990-1992 : Lieutenant-Colonel Branche
  • 2016 : Lieutenant-Colonel Benquet
  • 2017-2019 : Lieutenant-Colonel Ordas
  • 2019-en cours depuis 17/07/2019 : Lieutenant-colonel Loïc de Kermabon

(**)Par la suite Général de Brigade

(***)Par la suite Général de Division

Historique des garnisons, combats et bataille du 1er Bataillon de chasseurs à pied[modifier | modifier le code]

Monarchie de Juillet (1830 -1848)[modifier | modifier le code]

Second Empire[modifier | modifier le code]

Au , le 1er BCP, sous le commandement du chef de bataillon De Marolles, est en garnison en Algérie et fait partie du Corps expéditionnaire de la Méditerranée et participe l'expédition et au siège de Rome en juin.

De 1871 à 1914[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant toute la Première Guerre mondiale, il fait partie avec le 31e, de la 86e brigade de la 43e Division d'infanterie. Il forme aussi deux bataillons de réserve, les 41e et 81e bataillon de chasseurs à pied. En 1914, le bataillon participe à l'occupation des cols des Vosges. Après avoir traversé la frontière le , il remporte le le combat de Plaine près de Saint-Blaise-la-Roche, qui vaudra au drapeau des chasseurs, la médaille militaire et au bataillon la première de ses quatre citations à l'ordre de l'armée. En effet, il y fait quatre cents prisonniers parmi les soldats du 99e R.I.R, y capture plusieurs canons pris à l'ennemi, et surtout, s'empare du drapeau[5]abandonné dans une ferme par le 2e bataillon de ce régiment. Ce sera le premier drapeau ennemi capturé par l'armée française lors de la Grande Guerre. Le bataillon participe ensuite à la course à la mer et aux combats dans les Flandres. En , le bataillon combat lors de l'offensive en Artois. Début 1916, le bataillon est engagé dans la fournaise de Verdun. Du au , il combat autour de Vermandovillers en Picardie lors de la bataille de la Somme. En 1918, il combat en Champagne dans l'armée du général Gouraud.

1914[modifier | modifier le code]

1915[modifier | modifier le code]

1916[modifier | modifier le code]

1917[modifier | modifier le code]

1918[modifier | modifier le code]

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

À la fin de la guerre, au mois de , il quitte le Luxembourg pour Senones où il cantonne chez l’habitant. Renforcé par des travailleurs Russes, il est chargé de récupérations sur les champs de bataille de Senones et Moyenmoutier. Après avoir perdu un sergent et deux chasseurs au mois d’avril, en chargeant des obus, le bataillon est remis à l’instruction. Le 1er aout 1919 il quitte Senones pour rallier Wissembourg le . Il y cantonnera au quartier Hoche jusqu’au , date à laquelle il rejoint Strasbourg jusqu’en 1939. [6]

Forme 1/2 Brigade avec 10° à Savernes et 29° à Gerardmer.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Il résiste tant bien que mal à la poussée allemande. Il résiste notamment à Dunkerque, ville d'où il embarque pour l'Angleterre. Maintenu dans l'armée d'armistice en garnison à Belley (Ain), le Premier est finalement dissous en .

En , le 1er B.C.P. est reconstitué dans le cadre du Groupe Mobile d'Alsace Suisse. Le G.M.A. Suisse est composé de 2140 Alsaciens et Mosellans (réfractaires, déserteurs de la Wehrmacht ou réfugiés), intégrés au sein des 1er et 4ème B.C.P. Après un mois d'entrainement à Ornans, le 1er B.C.P. participe aux combats de Seppois le Bas le . Le bataillon y soutien le 152ème R.I. face à la contre attaque allemande de la 198 Infanterie Division. Après les combats, les chasseurs sont dirigés vers Mulhouse.

Le , les réfractaires défilent fièrement dans les rues de la ville. Le bataillon prend ses quartiers à la caserne de Coehorn et participe à des opérations de nettoyage dans la ville jusqu'au . A cette date, les alsaciens sont mis en congé illimité et libérés de leurs obligations militaires. Certains volontaires s'engagent au sein du 31ème B.C.P. Le G.M.A. est dissous.

À partir du , le bataillon est recréé et participe de nouveau aux combats dans la région de Saint- Nazaire jusqu'à l'armistice.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Le 1er Groupe de chasseurs[modifier | modifier le code]

En 1973, le premier groupe de Chasseurs mécanisé a été chargé de l'expérimentation des véhicules nouveaux du type A.M.X. 10 V.T.T.

Au début des années quatre-vingt, le 1er Groupe de chasseurs, en garnison à Reims depuis le milieu des années cinquante, totalise environ mille cent hommes : une cinquantaine d'officiers, près de deux cents sous-officiers et environ neuf cents chasseurs.

Le Premier occupe alors trois quartiers :

  • Au quartier Jeanne d'Arc sont installés l'état-major, une compagnie dite « de commandement, d'appui et de services », la CCAS, comprenant l'ensemble des services utiles au corps (services administratifs, techniques, etc.). La section de mortiers lourds (SML) (chef de section :Lieutenant Favreau )(mortiers de 120 mm rayés BRANDT en expérimentation)-section aux ordres du Capitaine commandant la CEB (1974/76 :Capitaine Yves LE COZ, adjoint Lieutenant DELCAMPE), pour administration uniquement, et la Compagnie d'éclairage de la 10e Brigade Mécanisée (CEB/10)-dont une section de radar "Rasura"-, sont stationnées à Mourmelon près du 503e Régiment de chars de combat (RCC)et du 18e régiment de Dragons. Au quartier Jeanne d'Arc sont aussi installés deux escadrons de chars AMX-13 à canon de quatre-vingt-dix millimètres organisés en quatre pelotons de trois chars et un peloton missile SS 11 de quatre chars AMX-13 à canon de soixante-quinze millimètres. Y sont en outre basés deux compagnies de combat équipées d'AMX 10 amphibies, articulées en quatre sections et une section Milan de quatre groupes de tir (huit pièces).
  • Au quartier Chatellus est installée la 11e Compagnie spécialisée dans l'instruction des jeunes recrues.
  • Au quartier Colbert se trouvent la fanfare du corps et le bureau mobilisation du bataillon dérivé : le 41e Groupe de chasseurs.

Dissolution en 1992 ; recréation en 2016[modifier | modifier le code]

En 1992, le 1er Groupe de Chasseurs, dernier régiment de l'Armée de terre déployé dans la garnison de Reims, est dissous. Doté de véhicules de transport de troupes AMX-10 P, de chars de combat AMX 30 B stationné au quartier Delestraint à Mourmelon le Grand et de véhicules de l'avant blindé, ce régiment d'infanterie mécanisée appartenait à la 10e Division blindée et prenait place dans le 1er Corps d'armée du corps de bataille blindé mécanisé de l'armée française. Il totalisait environ mille deux cents hommes lorsque fut prise la décision de le dissoudre.

Le , le Centre d'entrainement au combat (CENTAC), anciennement dépositaire des traditions du 5e régiment de dragons, reprend celles du 1er bataillon de chasseurs[7].

fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire.

Personnages célèbres ayant servi au 1er BCP[modifier | modifier le code]

Le fanion[modifier | modifier le code]

Le fanion du 1er Groupe de chasseurs, décoré de la croix de guerre 1914-1918, porte la fourragère aux couleurs de la médaille militaire (attribuée le ). Y sont épinglées les médailles commémoratives de plusieurs campagnes (campagne de Crimée, campagne du Mexique, guerre franco-prussienne de 1870). Il est titulaire de quatre citations à l'ordre de l'armée obtenues durant la Première Guerre mondiale. Le fanion du 1er était gardé par le 16e BC situé à Bitche en Moselle, jusqu'à la recréation, le , date à laquelle le fanion a été remis au lieutenant-colonel Benquet par les mains du lieutenant-colonel Branche, chef de corps à la dissolution en 1992.

Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alors lieutenant-colonel, est blessé lors d'un bombardement le à Ablain-Saint-Nazaire
  2. Décret du 27 juillet 1994 portant réintégration, admission par anticipation dans la 2e section, promotion et nomination dans la 1re section, mise en position de service détaché et affectation d'officiers généraux (lire en ligne)
  3. Décret du 6 juillet 2000 portant réintégration dans les cadres, réintégration dans les cadres et mise en service détaché, admission dans la 2e section par anticipation et sur demande, élévation aux rang et appellation de général d'armée, élévation aux rang et appellation de général de corps aérien, promotion et nomination dans la 1re et la 2e section et affectation d'officiers généraux (lire en ligne)
  4. Collectivité décorées de la Légion d’honneur, 1er bataillon de chasseurs à pied - Ordre de la Légion d’honneur, France-Phaleristique.com
  5. Ancien emblème du 4e bataillon du 1er Régiment de Basse Alsace No 132
  6. Journal de Marches et Opération du 1er BCP, Service Historique de l'Armée de Terre.
  7. « Le CENTAC devient CENTAC - 1er bataillon de chasseurs », sur Fédération Nationale des Amicales de Chasseurs,

Sources, bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Historique du premier groupe de chasseurs 1837-1983, Reims, 1983.
  • Yvick Herniou & Éric Labayle, Répertoire des corps de troupe de l'armée française pendant la grande guerre, Tome 2, Chasseurs à pied, alpins et cyclistes, Unités d'active de réserve et de territoriale, Éditions Claude Bonnaud, Château-Thierry, 2007, 446 p., broché 14x24 (ISBN 978-2-9519001-2-7)
  • Revue historique de l'armée française, Numéro spécial no 2, Les Chasseurs à pied, Paris, 1966, 196 p.
  • Annuaire de l'état militaire de France pour l'année 1845 chez Vve LEVRAULT
  • Bataillons de Chasseurs Yvick Herniou et Jean Claude Sanchez chez ETAI
  • Historique du 1er bataillon de chasseurs à pied, 1914-1918, Wissembourg, Ackermann, , 72 p., disponible sur Gallica.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]