Lury-sur-Arnon

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Lury-sur-Arnon
L'église Saint-Paul.
L'église Saint-Paul.
Blason de Lury-sur-Arnon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Vierzon
Canton Mehun-sur-Yèvre
Intercommunalité CC Cœur de Berry
Maire
Mandat
Jean-Claude Fagot
2014-2020
Code postal 18120
Code commune 18134
Démographie
Gentilé Lurois
Population
municipale
682 hab. (2015 en augmentation de 0,89 % par rapport à 2010)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 07′ 42″ nord, 2° 03′ 28″ est
Altitude Min. 103 m
Max. 138 m
Superficie 13,84 km2
Localisation

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Liens
Site web lury.fr

Lury-sur-Arnon est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se trouve sur les rives de l’Arnon, sur la route départementale 918, entre Vierzon et Issoudun.

Communes limitrophes de Lury-sur-Arnon
Massay Méreau Brinay
Lury-sur-Arnon
Chéry Lazenay Cerbois

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne TER Centre-Val de Loire : Vierzon ? Issoudun.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Habité depuis la préhistoire, le site de Lury-sur-Arnon est ensuite occupé par les colons romains.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1066, Hugues de Lury participe à la conquête de l’Angleterre avec Guillaume le Conquérant.

Humbaud le Tortu s’empare du fief de Lury et le donne à son fils, qui le transmet à son neveu, Arnaud 1er.

En 1164, au retour de croisade, Hervé 1er déclare libres tous les habitants de Lury.

En 1189, lors de la troisième croisade, les troupes de Richard Cœur de Lion passent par Vierzon et Lury. Alors que Richard est prisonnier, le roi reconquiert les villes du nord de l’Aquitaine, royaume des Plantagenêt depuis 1152. À son retour, Richard fait brûler les villes de Reuilly, Lury et Vierzon.

Au XIIIe siècle, Hervé III, seigneur de Vierzon, se marie avec Jeanne de Lury, qui épouse en secondes noces Godefroy de Brabant. Leur fille Marie épouse Guillaume de Juillers. En 1378, Guillaume II de Juillers, s’étant allié à l’Angleterre, se voit confisquer le château, ses rentes et droits féodaux par le roi Charles V.

Jean de France, duc de Berry, frère du roi de France, reçoit, en toute propriété, les biens confisqués à la famille Julliers. Il répare le château et l’église romane, détruits en grande partie par les Anglais. Les seigneurs et gens de Lury, fidèles au prince et au roi, bénéficient de la protection du duc et se voient attribuer des fonctions importantes.

Les connétables Bertrand Du Guesclin, Louis de Sancerre et Gaucher de Passac sont « capitaines de Luri » et de la grosse tour de Bourges.

En 1412, le duc Jean donne Lury aux chanoines de la cathédrale de Bourges, qui le conservent jusqu’en 1773.

XVIe-XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Pendant les guerres de religion, la ville est pillée par l’armée de Pardaillan et Saint-Cyr.

La communauté de Lury est touchée par la crise démographique du début du XVIIIe siècle, puisqu’elle passe de 80 feux en 1709 à 67 en 1726[1]. L’hiver de 1709-1710 notamment cause de nombreuses pertes, ainsi que la grande canicule de 1719 (qui tua beaucoup par dysenterie)[2].

Aux siècles derniers, d’importants travaux d’aménagements sont entrepris, comme la construction d’une route, d’un pont et d’une nouvelle église.

La commune est un site inscrit depuis 1975.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1976 2008 Yves Chaumeau SE  
mars 2008 en cours
(au 27 septembre 2014)
Jean-Claude Fagot[3] (Sans étiquette) SE Retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2015, la commune comptait 682 habitants[Note 1], en augmentation de 0,89 % par rapport à 2010 (Cher : -0,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
486 497 501 554 560 645 644 725 730
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
748 784 861 870 860 903 914 857 829
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
802 796 814 713 749 694 689 704 672
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
613 612 528 566 644 671 711 674 688
2015 - - - - - - - -
682 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • La viticulture est l'une des activités de la commune, qui se trouve dans la zone couverte par l'AOC reuilly.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Paul, XIXe siècle, de style gothique.
  • Le rond de fées de la justice date de l'époque celtique, au lieu-dit Charasse, où l'on peut voir aussi une source dite sacrée qui ne tarit jamais, abritée par une pierre celtique ou druidique.
  • Un puits en pierre, près de la vieille église, date du Moyen Âge.
  • Le donjon : entouré par l'eau de l'Arnon, il a été édifié au début du XIe siècle par Arnaud Ier. L'accès au donjon se fait au-dessus de la salle des gardes par une large porte en plein cintre, depuis le rempart de la cité ; le petit pont-levis, relevé, se loge dans l'épaisseur du mur. Les trois étages ont été détruits par les armées anglaises de Richard Cœur de Lion et du Prince Noir.
  • Portes fortifiées du XIIe siècle, dans le bourg.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Eirik Labonne (1888-1971), diplomate, qui possédait une propriété dans la commune[8]
  • Roland Douce, botaniste réputé ayant une fait une partie de sa carrière aux États-Unis, membre de l'Académie des sciences, qui vit à Lury une partie de l'année.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Lury-sur-Arnon (Cher).svg

Les armoiries de Lury-sur-Arnon se blasonnent ainsi :

De sinople à la porte fortifiée du lieu d'argent maçonnée, ouverte du champ, posée sur une champagne d'azur; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or bordé en chef et en flancs d'une bordure engrêlée cousue de gueules.

D'après le dessin de Pascal Vagnat.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le canton de Lury sur Arnon, par Cédric Gourin. Paru en mai 2011 aux Editions Alan Sutton. Collection Mémoire en images. 126 pages de cartes postales et de photographies commentées sur l'histoire des neuf communes du canton.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Olivier Zeller, « Changement agraire et récession démographique : la première enquête Orry (1730). L'exemple de l'élection d'Issoudun », Annales de démographie historique 2/2007 (n° 114), p. 169
  2. Zeller, op. cit., p. 145 et 153
  3. Liste des maires du Cher et appartenance des communes aux cantons sur le site de la préfecture (consulté le 27 septembre 2014).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. Jean Giraudoux, Suzanne Giraudoux, Brett Dawson, Lettres à Suzanne : 1915-1943, Paris, Grasset, , 463 p. (ISBN 2246701716 et 9782246701712, lire en ligne), p. 389