Bindernheim

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Bindernheim
Entrée du village de Bindernheim.
Entrée du village de Bindernheim.
Blason de Bindernheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Sélestat
Intercommunalité C.C. du Ried de Marckolsheim
Maire
Mandat
Denise Adolf
2014-2020
Code postal 67600
Code commune 67040
Démographie
Gentilé Bindernheimois(es)
Population
municipale
959 hab. (2012)
Densité 145 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 02″ N 7° 36′ 36″ E / 48.283889, 7.6148° 17′ 02″ Nord 7° 36′ 36″ Est / 48.283889, 7.61  
Altitude Min. 161 m – Max. 166 m
Superficie 6,62 km2
Localisation

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Liens
Site web www.bindernheim.fr

Bindernheim est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

La rue principale du village de Bindernheim.

Petit village du Ried faisant administrativement partie du canton de Marckolheim et de l'arrondissement de Sélestat-Erstein sur la route qui va à Diebolsheim. Les habitants sont appelés les Bindernheimois. Le ban de Bindernheim occupe une surface de 663 ha, dont 40 ha en zone urbanisée, 110 ha de forêts dont 49 ha en forêts communales et 61 ha de forêts privées. La commune occupe également 512 ha de champs cultivables. Bindernheim est traversé sur sa longueur, du nord au sud par le canal du Rhône au Rhin.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • Le Quellgraben

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Birenheim, 684

Villages proches[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Bindernheim abrite une chapelle dès le XIe siècle. L'abbaye d'Ebersmunster et celle d'Eschau possèdent des biens dans la commune. Le village revient ensuite à l'évêché de Strasbourg puis fait partie du bailliage de Bernstein puis celui de Benfeld.

Un gigantesque incendie détruit presque entièrement la commune en 1803, décimant la moitié de la population. Bindernheim reste encore aujourd'hui un village essentiellement agricole, pratiquant notamment la culture du tabac mais se tournant de plus en plus vers le commerce et l'industrie. Au XIXe siècle, un poste de douane est installé dans le village ce qui lui donne une relative importance administrative.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bindernheim

Les armes de Bindernheim se blasonnent ainsi :
« De gueules à l'attache d'argent. »[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Denise Adolf    
2001 2014 Jean-Paul Imbs    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

La population d'ancien régime est connue en nombre de feux.Une calibration à partir de la population directe de 1793 donne la valeur de 6,76 habitants par feu[2].

En 2012, la commune comptait 959 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1663. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1663 1720 1746 1750 1760 1763 1766 1793 1800
122 156 216 176 311 169 169 344 345
1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861
348 538 601 604 603 601 674 639 698
1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905
704 774 742 751 729 730 714 673 705
1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
770 661 644 633 673 651 667 684 708
1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012 - -
720 707 690 750 846 874 959 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Rouffignac-Saint-Cernin-de-Reilhac, Dordogne (France) depuis 1990[5].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église catholique Saint-Ulrich.
La nef et le chœur de l'église Saint-Ulrich.
Mairie de Bindernheim.
La mare du Grossbach.
Monument du IIIe millénaire.
École primaire.

Église catholique Saint-Ulrich[modifier | modifier le code]

L'église primitive est attestée depuis 1371. Lors de l'incendie de 1803, l'église comme la plupart des maisons d'habitation est brûlée alors qu'elle avait fait l'objet de diverses restaurations dans le passé. Une nouvelle église est construite mais de taille modeste avec un clocher assez remarquable. A l’étage du presbytère se trouve encore une chapelle, vestige du premier noviciat de la Congrégation des Sœurs de la Divine Providence. C’est en 1800 que l’abbé Kremp créé cette communauté de religieuses, très connue en Alsace, pour sa présence dans l'enseignement dans les écoles primaires.

Crucifix[modifier | modifier le code]

Chapelle fermée[modifier | modifier le code]

Mare du Grossbach[modifier | modifier le code]

Là où il existe des sources on trouve souvent des mares. C'est le cas notamment de Bindernheim, où dans les premiers temps la mare servait à abreuver les animaux domestiques ou laver les chevaux. Par la suite on laissait patauger les cochons et les canards. Mais la mare était également utilisée en cas d'incendie, dans une région où il existait pendant très longtemps des maisons en bois et en torchis. Au XIXe siècle la plupart des mares disparaissent pour des raisons sanitaires. Celle de Bindernheim est encore conservée et sert encore pour les canards qui viennent se désaltérer et patauger.

Maison avec balcon[modifier | modifier le code]

Maison de forgeron[modifier | modifier le code]

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Monument du 3e millénaire[modifier | modifier le code]

Ce monument a été réalisé avec l'aide des jeunes gens du village. Il renferme les noms de tous les habitants du village présents au 31 décembre 1999. Le monument devrait livrer au début du IIIe millénaire un aperçu de la vie journalière des habitants de Bindernheim au XXe siècle.

École primaire[modifier | modifier le code]

L'école primaire de Bindernheim occupe actuellement un effectif d'une centaine d'élèves répartis en quatre classes. Une cinquième classe est envisagée en raison de l'augmentation des effectifs. Le bâtiment actuel accueillant les élèves faisait aussi office de mairie. La mairie disposant d'un autre bâtiment ayant fait l'objet d'aménagement a quitté cette mairie-école.

Associations[modifier | modifier le code]

Bindernheim compte une dizaine d'associations allant de la culture au sport :

  • le cercle Saint-Ulrich : se compose d'une section de basket-ball avec 14 équipes et 160 licenciés et d'une section badminton avec 30 membres (site internet : http://www.csubindernheim.eu) ;
  • le Football Club : 7 équipes dont l'une en division 1 - 70 licenciés ;
  • Musique « Union » composée de 26 membres avec un répertoire allant du folklore à la musique moderne ;
  • Chorale Sainte-Cécile ;
  • une amicale de Sapeurs-pompiers ;
  • Amicale de donneurs de sang.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Bindernheim étant une commune essentiellement agricole jusqu'en 1960 s'est fortement tournée vers l'industrie et le commerce. On trouve actuellement dans la localité plus que quelques agriculteurs à temps complet. La culture occupe encore les 2/3 des surfaces cultivables.

  • Un éleveur de vaches laitières
  • deux éleveurs de bovins pour la boucherie
  • trois maraîchers
  • un élevage avicole

Tissu économique[modifier | modifier le code]

Depuis quelques années l'activité artisanale ne cesse de se développer. Il existe dans la commune plusieurs entreprises de tailles moyennes et plusieurs commerces de proximité. De nombreux habitants de Bindernheim vont travailler en Allemagne et même en Suisse portant distante de plus de 50 km. C'est l'Allemagne, proche de 10 km, qui attire la plus grande partie des frontaliers. Le chômage est très bas, puisqu'il n'y a que 4,2 % de chômeurs dans la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Kremp, curé de Bindernheim entre 1800 et 1814. Il fut l'investigateur et le fondateur de la communauté des Sœurs de la Divine Providence de Ribeauvillé dont il a ouvert le premier noviciat au presbytère de Bindernheim. Les premières religieuses vont se consacrer durant de longues années à l'éducation des enfants d'Alsace.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté en )
  2. Archives départementales du Bas-Rhin. Cote A19
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  5. André Carret, « 25 ans de jumelage avec les Alsaciens », Sud Ouest édition Périgueux, 6 mai 2015, p. 19.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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