Villemoyenne

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Villemoyenne
10419 VILLEMOYENNE 1 (3) 03.jpg
Blason de Villemoyenne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Intercommunalité Communauté de communes du Barséquanais en Champagne
Maire
Mandat
Jean-Paul Girard
2020-2026
Code postal 10260
Code commune 10419
Démographie
Gentilé Villemoyennois, Villemoyennoises
Population
municipale
753 hab. (2019 en diminution de 1,18 % par rapport à 2013)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 44″ nord, 4° 13′ 45″ est
Superficie 12,21 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Troyes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bar-sur-Seine
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Villemoyenne

La commune de Villemoyenne est une commune française située dans la région Grand Est, le département de l'Aube, l'arrondissement de Troyes et le canton de Bar-sur-Seine.

C'est l'une des 53 communes qui constituent la communauté decommunes du Barséquanais en Champagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'aire urbaine de Troyes et fait partie du parc naturel régional de la Forêt d'Orient. Elle est la première commune du canton de Bar-sur-Seine en venant de Troyes par la route départementale n °49.

Le finage de Villemoyenne s'étend sur 1 221 hectares et la mairie se trouve à une altitude de 125 mètres.

L'agglomération formant le bourg centre est calée sur la Seine. Il existe un écart touchant Chappes et une ferme isolée - la Ferme de Beaumont - route de Chauffour-lès-Bailly.

La commune est voisine de Clérey, Fresnoy-le-Château, Montreuil-sur-Barse, Chauffour-lès-Bailly, Chappes et Saint-Parres-lès-Vaudes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Villemoyenne est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (56,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (41,5 %), terres arables (33,3 %), prairies (16,2 %), zones urbanisées (5,2 %), zones agricoles hétérogènes (3,8 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Beaumont (hameau puis ferme), Bressoré (anciennement Bressorey), Chevrey (ferme), Chevril ou Chevry (hameau), Courbeton (Curbetum, Corbetom, Corbetun, Corbetuns Courbetons), Pré-Poinçot (maison isolée), le Reposou, les Rups, le Saussaie de Courbeton, le Haut-Villeneuve (anciennement les Hautes Villeneuves), le Bas-Villeneuve (anciennement les Basses Villeneuves).

Histoire[modifier | modifier le code]

Au temps de l'occupation romaine, un camp était établi sur le territoire de la commune. Le lieu-dit le Camp témoigne de ce passage. En 1892 a été découvert un pot de terre rempli de 500 pièces de monnaie romaines sur le tracé de l'ancienne voie qui reliait Troyes à Langres.

On peut situer l'origine du village vers 1095 sous le nom de Médiana-Villa devenu ensuite Villa Média (Villamédiano d'après le livre "Bibliothèque historique de la France" de Jacques Lelong p. 816 1768). Cette dénomination qui signifie "qui est au milieu" indique sans doute que Villa Média se situait entre les Comtés de Troyes et de Bar-sur-Seine. En 1222, apparaît le nom actuel de Villemoyenne. Au XVe siècle, la route qui menait de Troyes à la Suisse passait par notre village (la route nationale de Troyes à Dijon ne date que de l'Empire). Vers 1610 on note l'existence de menuisiers, sabotiers, charpentiers et jardiniers.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Villemoyenne (10).svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

D'argent à la porte de ville fortifiée, l'ouverture du champ meublée d'un chevron accompagné de sept merlettes, deux rangées en barre en chef à dextre, deux rangées en bande en chef à senestre et trois malordonnées en pointe, le tout de gueules.

La porte du rempart rappelle la ville (armes parlantes, le mot ville étant contenu dans le nom de Villemoyenne).

Les sept oiseaux (merlettes) et le chevron rappellent les armes des Ducs d'Aumont qui furent Seigneurs de Villemoyenne.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1953 Paul Gabriel Ambroise Chandellier    
1953 1989 Antoine Verley    
1989 2020 Christian Guénelon[9]    
2020 En cours Jean-Paul Girard [10]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2019, la commune comptait 753 habitants[Note 3], en diminution de 1,18 % par rapport à 2013 (Aube : +1,19 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
473504595566626624604621625
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
600590579553541526519495451
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
453437409362387418404411400
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
460461491505477523629651748
2015 2019 - - - - - - -
779753-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2009, Villemoyenne compte 719 habitants (soit une augmentation de 37 % par rapport à 1999). La commune occupe le 12 561e rang au niveau national, alors qu'elle était au 14 772e en 1999, et le 64e au niveau départemental sur 433 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Villemoyenne depuis 1793.

Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du , dite loi de démocratie de proximité[15], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est inférieure à 10 000 habitants, les enquêtes sont exhaustives et ont lieu par roulement tous les cinq ans[16]. Pour Villemoyenne, le premier recensement a été fait en 2005 [17], les suivants étant en 2010, 2015, etc. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au et correspond au recensement de l’année 2006, qui, pour Villemoyenne, est une évaluation intermédiaire.

Le maximum de la population a été atteint en 2009 avec 719 habitants.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 37,2 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (35,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 23,1 % la même année, alors qu'il est de 27,7 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 389 hommes pour 378 femmes, soit un taux de 50,72 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,59 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[18]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
1,6 
4,3 
75-89 ans
8,0 
17,6 
60-74 ans
14,0 
21,3 
45-59 ans
20,1 
16,8 
30-44 ans
21,2 
17,3 
15-29 ans
16,2 
21,9 
0-14 ans
19,0 
Pyramide des âges du département de l'Aube en 2018 en pourcentage[19]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
7,1 
75-89 ans
10,2 
17,2 
60-74 ans
18 
19,8 
45-59 ans
19,3 
17,9 
30-44 ans
17,3 
18 
15-29 ans
16 
19,2 
0-14 ans
17,2 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La mairie : Cet ancien presbytère a été remanié en 1875. La mairie y est installée depuis 1977. On peut y admirer des boiseries datant des époques Louis XIV et Louis XV.
  • Ange bénitier à l'entrée de l'église. Terre cuite de la Sainterie de Vendeuvre sur Barse.
    Ange bénitier à l'entrée de l'église. Terre cuite de la Sainterie de Vendeuvre sur Barse.
    L'église : Elle est placée sous le vocable de Saint Martin. Elle a été construite à différentes époques, la plus ancienne étant l'époque Romane (Entre le Xe et le XIIe siècle). La flèche date de 1850. On y remarque en particulier une belle vierge, mère, datant du XIVe siècle. L'église a été restaurée en 1954, 1984 et 2004. Une châsse en cuivre doré et émaillé datant du XIIIe siècle ainsi qu'un petit reliquaire pédiculé en cuivre doré du XIVe siècle et des fragments de vitraux du XVIe ont été déposés au trésor de la cathédrale de Troyes. Il subsiste, dans l'église, des fragments de reliques de Saint Symphorien, Saint Bonaventure et Saint Lyé. Un panneau descriptif de l'église réalisé par le parc naturel régional de la forêt d'Orient est apposé à côté de la porte d'entrée. Les vitraux datent du XIXe et un du XXIe siècle.
  • Le monument aux morts : Il a été édifié après la guerre de 1914-1918 qui fit 17 victimes parmi les 70 hommes mobilisés. Y figurent également les noms de 3 victimes de la guerre de 1870, 8 de celle de 1939-1945 et une victime de 1959, pendant la guerre d'Algérie.
  • Le pont : Le pont qui franchit la Seine entre Villemoyenne et Saint Parres-lès-Vaudes était en bois en 1836. Il a été détruit en 1940 mais rétabli aussitôt par les Allemands. Bombardé par les Alliés il a ensuite été reconstruit en béton après la Seconde Guerre mondiale.
  • La fontaine Saint-Roch : Elle est située rue Saint-Roch. Au XIXe siècle, on y faisait une procession le jour de l'Assomption. Ceux qui étaient atteints de fièvre venaient boire l'eau de la source et prier.
  • Les croix : Il en existe plusieurs en fer forgé, l'une au cimetière situé route de Chappes et l'autre au carrefour du hameau de Courbeton.
  • Le chalet Laplanche : En 1789 on relève déjà un menuisier du nom de Laplanche. Ses descendants furent ébénistes et tapissiers. L'un d'eux créa l'enseigne troyenne Bellot-Laplanche qui devint par la suite Guillou-Blanchard. On trouve le chalet Laplanche au 5, rue Marcellin Lévêque. Cette construction vraiment typique fut réalisée vers la fin du XIXe siècle.
  • Le château : Situé 1, chemin du gué, à proximité de l'église et de la Mairie, il appartient à des particuliers. La présence d'un gros colombier datant de 1662 marque l'ancienneté du domaine. Le château serait daté de 1704 et a été reconstruit en 1713 par Claude de Mauroy. La grille monumentale a été posée vers 1850.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. https://fusilles-40-44.maitron.fr/?article217849
  9. Site officiel de la préfecture de l‘Aube
  10. https://reader.cafeyn.co/fr/1927222/21598181
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  15. Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V "des opérations de recensement".
  16. INSEE : Les grandes étapes : 2002 – 2009.
  17. « Calendrier des recensements des communes du département de l'Aube », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  18. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Villemoyenne (10419) », (consulté le ).
  19. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département de l'Aube (10) », (consulté le ).