La Souterraine (Creuse)

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La Souterraine
La Souterraine (Creuse)
Vue aérienne de La Souterraine.
Blason de La Souterraine
Blason
La Souterraine (Creuse)
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Guéret
Canton La Souterraine
Intercommunalité C.C. du Pays Sostranien
Maire
Mandat
Jean-François Muguay
2014-2020
Code postal 23300
Code commune 23176
Démographie
Gentilé Sostraniens, Sostraniennes
Population
municipale
5 315 hab. (2015 en diminution de 3,75 % par rapport à 2010)
Densité 143 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 14′ 15″ nord, 1° 29′ 10″ est
Altitude Min. 284 m
Max. 456 m
Superficie 37,07 km2
Localisation

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Site web Site officiel

La Souterraine (La Sotrana en occitan/marchois, prononcé [la su'trane]) est une commune française située dans le département de la Creuse, en région Nouvelle-Aquitaine. Les habitants de la Souterraine sont appelés Sostraniens.

Bâtie à l'emplacement d'une villa gallo-romaine, La Souterraine a conservé plusieurs témoins de ses fortifications du Moyen Âge dont, près de l'église, la porte Saint-Jean appelée aussi porte de Breith ou porte Notre-Dame. Édifiée aux XIIIe et XVe siècles, elle est ornée de deux tourelles en encorbellement, de créneaux et de mâchicoulis.

La commune de La Souterraine est labellisée Village étape depuis 2000.

C'est la deuxième ville la plus peuplée du département derrière la préfecture Guéret.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe du département de la Haute-Vienne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Souterraine[1]
Vareilles Saint-Agnant-de-Versillat Noth
Arnac-la-Poste
(Haute-Vienne)
La Souterraine Lizières
Saint-Maurice-la-Souterraine Fursac Saint-Priest-la-Feuille

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par la Benaize et la Sédelle.

Sur le territoire de la commune se trouve aussi l'étang du Cheix.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville, tel qu’il apparaît la première fois en 1268 (Subterranea), se rapporte à la crypte ou église souterraine de grande taille de la ville[2].

Cette crypte est un lieu de culte primitif avec deux puits.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vers 1017, Géraud (francisé, selon les auteurs, en Gérald ou Gérard), comte de Crozant, vicomte de Bridiers, vassal du Duché d'Aquitaine, donne cette 'Villa Sosterranea à l'Abbaye Saint-Martial de Limoges. À la suite de cette donation, on entreprend dès 1019 la construction de l'église, qui, commencée en style roman, sera terminée en 1220 en style gothique.

Jusqu'au XVIe siècle, la ville s'entoure progressivement de fossés et remparts. Des portes de l'enceinte, deux sont conservées: la porte Saint-Jean et la Porte du Puycharraud.

Au cours du XVIe, La Souterraine passe sous la dépendance administrative de la généralité de Limoges.

De 1790 à 1800, elle est chef-lieu du district de la Souterraine.

Depuis le Moyen Âge, comme dans toutes les communes du département, beaucoup d'hommes partaient tous les ans dans les grandes villes sur les chantiers du bâtiment pour se faire embaucher comme maçon, charpentier, couvreur. C'est ainsi que les maçons de la Creuse devinrent bâtisseurs de cathédrale ; en 1624, ils construisirent la digue de La Rochelle, au XIXe siècle, ils participèrent à la construction du Paris du baron Haussmann. Initialement temporaire de mars à novembre, l'émigration devint définitive : ainsi la Creuse a perdu la moitié de sa population entre 1850 et 1950. On retrouve dans le livre de Martin Nadaud, Mémoires de Léonard, la description de cet exode qui marqua si fortement les modes de vie.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Selon d'Hozier, la ville porte : D'azur, à trois faces d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du département de la Creuse (23) et de la région Nouvelle-Aquitaine.

Circonscription[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2009, La Souterraine appartenait à la première circonscription de la Creuse, composée des cantons de : Bénévent-l'Abbaye, Bonnat, Bourganeuf, Dun-le-Palestel, Le Grand-Bourg, Guéret-Nord, Guéret-Sud-Est, Guéret-Sud-Ouest, Saint-Vaury, La Souterraine. Depuis l'ordonnance no 2009-935 du 29 juillet 2009 instaurant un nouveau découpage des circonscriptions législatives, La Souterraine appartient désormais à l'unique circonscription de la Creuse, regroupant tous les cantons du département.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Maires de La Souterraine
Période Identité Étiquette Qualité
    Jean Gaillard   sieur des Bordes
    Louis Busson   sénéchal de La Souterraine
1711 1724 Jean-Baptiste Morel   écuyer, conseiller du Roi
1724   Pierre-Antoine Bonnet de Saint-Priest   sénéchal de la vicomté de Bridiers
1790 1793 Pleinchesne    
1793   Léon Lavaud    
1794   Redaud    
1809 1815 Sylvain Charles Dufour   propriétaire, avocat au parlement,
lieutenant civil et criminel de La Souterraine
avant la révolution
    Jean-François Montaudon des Fougères   propriétaire, avocat au barreau de Limoges
1816   Adolphe Rebière de Savignac   propriétaire, adjoint au maire de La Souterraine
    Charles-Rémy Montaudon du Cros    
    Martial Chastenet    
    François Bouyer    
1853 1864 Jules Montaudon-Desfougères    
1864 1869 Louis Sallet    
1869 1875 Ernest Montaudon   notaire
1878 1902 Alfred Vernadeau Républicain notaire
1945 1947 Henri Pluyaud PCF électricien
conseiller général du canton de La Souterraine (1945-1970)
1947 1971 Émile Parrain Soc.ind médecin
1971 1977 Guy Picoty DVG chef d'entreprise
1977 1995 Fernand Villard app. PCF enseignant
1995 2008 Yves Furet[Note 1] PS proviseur - conseiller général
2008 en cours Jean-François Muguay PS retraité fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21[3].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2017, le Conseil national des villes et villages fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2015, la commune comptait 5 315 habitants[Note 2], en diminution de 3,75 % par rapport à 2010 (Creuse : -2,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 9662 6652 6072 6982 9213 1483 0923 3853 680
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 9533 7544 0294 1314 3564 5624 9294 7734 586
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 6484 7054 3084 1294 2054 1064 4825 0745 090
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
4 7185 1045 3025 6905 4595 3205 3095 4965 295
2015 - - - - - - - -
5 315--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La cité scolaire Raymond Loewy accueille les élèves à partir de la classe de 6e jusqu'au post-bac. Le lycée prépare aux sections littéraire, scientifique, économie/gestion et arts appliqués du baccalauréat.

Trois classes de BTS en arts appliqués sont proposées :

  • Design d'Espace(DE)
  • Design graphique (DG)
  • Design de Produit (DP)

Une classe de mise à niveau est également proposée.

Une nouvelle formation a ouvert ses portes en 2012 : le DSAA (diplôme supérieur d'arts appliqués) créateur-concepteur, spécialité écoconception et design responsable. Cette formation de design global regroupe des étudiants des trois grands secteurs d'arts appliqués (espace, produit, graphisme). Les premiers diplômes seront décernés en 2014. Cette spécialité écoconception est unique en France.

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992, le fabricant de costumes De Fursac délocalise 342 emplois en Pologne[9].

L'une des principales industries de la ville est GM&S, sous-traitant de PSA, jusqu'à ce que, en avril 2017, PSA organise la fermeture de la société comptant 277 salariés[10] (283 selon Lutte ouvrière[11]). Pour le député socialiste de la Creuse, Michel Vergnier, comme pour le maire de la commune Jean-François Muguet, il s'agit d'une catastrophe économique[9]. A partir de l'été 2017, il apparait que les syndicats préfèrent l'obtention de primes de licenciement importantes à conserver plus de cent emplois.

Les autres activités économiques sont constituées par des écoles, une poste, une maison des jeunes et de la culture (MJC), un centre culturel, des magasins et des restaurants[9].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine historique[modifier | modifier le code]

  • La collégiale romane, chef-d'œuvre de transition du roman vers le gothique. Restaurée par Abadie au XIXe siècle, elle conserve une crypte, construite par les moines de l'abbaye Saint-Martial de Limoges aux environs de 1020 pour servir de sépulture au fondateur Géraud de Crozant.
  • Le château de Bridiers (dont la tour est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques). Ses douves sont remplies d'eau. Il date des XVIe, XVIIe, et XIXe siècles.
  • La porte Saint-Jean.
  • La porte du Puycharraud.
  • La lanterne des morts.
  • Le château Lezat, construit en 1901, est l’ancienne demeure de François Chénieux (1845-1910), médecin de grande renommée et chirurgien de talent dont la clinique existe toujours à Limoges. Il a été maire de Limoges.

Éléments remarquables[modifier | modifier le code]

  • Le Cirque Valdi, la plus grande maquette de cirque animée du monde réalisée par Maurice Masvignier, est fermé depuis 2013.
  • Nuage rouge, œuvre monumentale d'art contemporain de Laurent Saksik, installée dans la cour de la Maison des jeunes et de la culture, 27 rue de Lavaud.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Décès en cours de mandat. Jean-François Muguay est élu par le conseil municipal pour lui succéder (pas d'élection partielle car la commune comporte plus de 1 500 habitants).
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195), , 1852 p. (lire en ligne)., § 27484, p. 1520.
  3. FICHE | Agenda 21 de Territoires - La Souterraine, consultée le 26 octobre 2017
  4. Site des villes et villages fleuris, consulté le 7 décembre 2017.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. a, b et c « Sous-traitant automobile GM&S : 277 emplois menacés, une "catastrophe économique" », Franceinfo,‎ (lire en ligne).
  10. « Le groupe Peugeot a-t-il programmé la disparition de GM&S Industry ? - France 3 Nouvelle-Aquitaine », France 3 Nouvelle-Aquitaine,‎ (lire en ligne)
  11. « GM&S – La Souterraine : des travailleurs déterminés à se défendre », sur Lutte ouvrière : Le Journal (consulté le 26 avril 2017).
  12. 30 ans d'aviation dans le ciel creusois par Roland Tétard Édition Alain Sutton 2005 Page 8

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Favone, Histoire de la Marche., Dorbon aîné éditeur,
  • Dr Albert Guillon, Notre Sedelle : Monographie d'un ruisseau creusois et de sa vallée, Breith, Bridiers, la Souterraine, Saint-Germain-Beaupré, Crozant, Imprimerie Lecante,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]